Vient du grec et signifie «se coucher/être coucher, se pencher» c’est donc un soin qui se pratique au chevet du malade





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GRANDS COURANTS

DE LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE : (L2 psychologie)

Introduction :

Définir l’objet de la psychologie clinique est ardu car l’appellation « clinique » est revendiquée par des courants de pensée différents, voire antagonistes sans revendiquer d’école et donnant à ce terme des sens divergents au gré des approches théoriques et des époques.

Psychologie clinique = à la fois objet et méthode de la psychologie

Flou en tant que discipline du fait de son projet d’étudier l’individu dans sa totalité et en situation.

1- Bref rappel historique :
La psychologie clinique nommée comme telle apparaît après la deuxième guerre mondiale.

Cependant, depuis l’Antiquité, on peut trouver les prémisses de la pratique clinique.

Rappelons l’étymologie du mot clinique : ce mot vient du grec et signifie « se coucher/être coucher, se pencher » c’est donc un soin qui se pratique au chevet du malade.

Donc clinique, psychologie clinique trouve ses racines dans la médecine

Cependant, ce sens a évolué en psychologie, ce n’est plus seulement se pencher sur un sujet malade mais sur un sujet humain. D’ailleurs, on peut considérer que dans tous les métiers où il s’agit d’être à l’écoute… c’est de la clinique.
A la fin du XVIIIème siècle, on parlera de clinique médicale comme une nouvelle discipline. Elle consistera en une collection de cas ou inventaire de faits pathologiques.

Méthode clinique est donc née d’une révolution dans la manière d’envisager la maladie, la reconnaître et la traiter.

Le XIXème siècle connaît l’essor de la psychiatrie clinique :

  • Constitution de l’individualité comme objet scientifique

  • Décrire et ordonner les faits avant de les expliquer.

2- LES FONDATEURS :
On peut considérer qu’il existe plusieurs fondateurs de la psychologie clinique qui ne sont pas à proprement parlé des psychologues cliniciens étant donné que la discipline n’existait pas comme tel.

* Witmer (1867-1956) :

On attribue à Witmer la fondation de la psychologie clinique

En effet, il présente en 1896 une nouvelle discipline à l’APA (Americain Psychology Association) sous le terme de psychologie clinique et méthode clinique.

Au début du siècle, il accueillait des enfants scolarisés, amenés par leurs parents ou leur enseignant parce qu’ils présentaient des difficultés en classe, c’est-à-dire qu’ils ne progressaient pas aussi vite que les autres enfants ou parce qu’ils avaient des difficultés comportementales.

À cette clinique psychologique, les enfants étaient évalués physiquement et mentalement puis on leur recommandait des traitements médicaux et pédagogiques appropriés. Witmer a été le premier à déclarer que des psychologues devraient être entraînés à répondre à des problèmes d’ordre éducationnel (Fagan, 1990).

Peu de retentissement : c’est seulement en 1919 que l’APA ouvre une section clinique ayant pour tâche l’étude de cas individuel (diagnostic, bilan, thérapie individuel et groupal)


* Janet (1851-1947) : (nous y reviendrons dans la partie « l’école française de psycho clinique »)

Parle de psychologie clinique mais dans un sens proche de psychologie médicale.

Définit comme une discipline destinée aux médecins qui s’intéressent aux maladies mentales et qui serait édifiée par la philosophie.

L’ensemble de ces travaux évoque la psychologie clinique sans qu’elle soit revendiquée dans le sens où il tente de promouvoir la réflexion psychologique (critique de la rationalité, intérêt pour le cas particulier, observation fine…).

Certaines des positions théoriques de Janet préfigurent donc celles de certains psychologues cliniciens : remise en cause des procédures de test, opposition à l'utilisation de la statistique qui refuse la dimension du singulier, critique des recherches en laboratoire qui isolent les variables et contrôlent artificiellement leurs manifestations et leurs interactions.

Pose donc les bases de la psychologie clinique en considérant qu’il n’y a pas de frontière entre le normal et le pathologique (rupture avec la psychologie médicale) et qu’il faut resituer la conduite présente de la personne globale dans l’interaction en tant qu’elle exprime l’influence actuelle de la situation et la réaction consciente et inconsciente de l’individu dans cette situation.

Définit une méthode = « l’analyse psychologique » qui consiste à étudier le même sujet de manière régulière pendant une longue durée car pour lui mesurer des fonctions psychologiques ne pourraient s’avérer que stérile.

Consiste avant tout à bien connaître le sujet dans sa vie, dans ses études, dans son caractère, dans ses idées... et à être convaincu qu’on ne le connaît jamais assez.

Malgré tentative pour imposer la psychologie clinique, son labo est fermé en 1910 sous l’influence des expérimentalistes

* Freud (1859-1939) : (sur lequel nous reviendrons également dans un chapitre)

Terme absent de son univers conceptuel mais préoccupation (évoque une fois le terme de psychologie clinique dans une lettre à Fliess), méthodologie et démarche peuvent être qualifiées de clinique.

Il s’agit certes là, comme chez Janet, d'une application des connaissances psychologiques aux données de l'expérience clinique.
La théorie psychanalytique représente donc un modèle en tant qu’elle prône l’analyse des cas individuels dans la production des théories sur les maladies et sur le fonctionnement du psychisme : il disait lui-même qu'il s'attendait à voir jaillir la lumière des cas singuliers.

Ce sont principalement le souci de compréhension des phénomènes psychologiques en référence à l'histoire d'un sujet et la mise en évidence des particularités de la relation entre le sujet et l'observateur qui font de l'oeuvre de Freud une source d'inspiration pour la psychologie clinique.

De plus, elle représente la pure application des connaissances psychologiques aux données de l’expérience clinique.
En s’écartant de sa formation médicale et en créant le concept d’appareil psychique = donne un objet autonome et défini à la psychologie.

Cet objet est compréhensible à travers tout le processus de sa genèse (stade du développement psychosexuel par exemple) et de la structure du psychisme telle qu’il la définit (topique)

Fonde cadre conceptuel de nombreux cliniciens.

* Claude Prévost :

Découvre Revue de Psychologie Clinique et Thérapeutique (publiée entre 1897-1901)

Les textes définissent ce que sera la psychologie clinique française à savoir que la psychologie clinique s’oppose à la psychologie expérimentale (isole les faits psychologiques). La psychologie clinique exposée ici est plus concrète et ne se limite pas à la pathologie. C’est l’étude des réactions naturelles et spontanées d’un sujet en présence d’excitations sous les influences combinées de l'hérédité et du milieu, elle poursuit le développement, normal et pathologique de la personnalité. Son but est d’individualiser et non de schématiser.

Cependant, malgré sa modernité, ce texte semble inconnu et n'a sans doute pas eu d'influence sur l'histoire de la discipline.
* Lewin (1890-1947)

Considéré comme le père de la psycho sociale (pas de détail sur son œuvre car nous éloigne trop de notre sujet…) mais surtout il fait parti de la première génération des tenants de la Gestallt-théorie

Dans la logique de la Gestallt-théorie (théorie de la forme), il est considéré que le tout est davantage que la somme des parties qui le constituent (idée qui se retrouve dans l’approche systémique que nous allons voir et surtout principe de base de la psychologie clinique : s’intéresser à l’homme global plus importante que vision atomiste comme dans la psychologie expérimentale qui cherche à isoler les faits, les fonctions…).

La théorie de la Gestalt, qu'est-ce que c'est ?

La théorie de la Gestalt est une théorie générale qui offre le cadre pour de différentes connaissances psychologiques et leur emploi. L'être humain y est compris comme un système ouvert; l'homme interagit activement avec son environnement.

Théorie qui (comme la psychologie clinique par la suite) s’est érigé contre une notion d'éléments dans la psychologie et une psychologie behavioriste.

La théorie de la Gestalt comme une théorie de la connaissance correspond à un point de vue critique et réaliste. En ce qui concerne la méthode on essaie de relier d'une façon sensée l'expérience et la phénoménologie. Des phénomènes centraux sont examinés sans renoncer à la rigueur expérimentale. La théorie de la Gestalt se définit donc comme une position scientifique non fixée, comme un paradigme en évolution.

Ce bref retour dans le passé est là pour rappeler que la psychologie clinique est issue d’une longue réflexion sur l’étude de la singularité de l’être humain. Tous ces auteurs avaient en effet en commun l’idée que la totalité est primordiale et que seule la genèse pouvait l’expliquer.

Quoi qu’il en soit et comme déjà mentionner : essor après la 2ème GM notamment aux EU : 1947, sous l’impulsion de l’APA définit ce que doit être l’enseignement de la psychologie clinique (stage, méthodes diagnostic et de recherche…).
France plus réfractaire : l'institution médicale a difficilement et lentement accepté - pour autant qu'elle l'ait fait entièrement - que le terme "clinique" et la pratique du même nom, qu'elle estimait de son domaine exclusif, puissent constituer aussi un des domaines de la psychologie. Cependant, les remaniements de la psychiatrie et de la médecine somatique ont contribué de manière non négligeable à l'essor de la psychologie clinique.
En effet, les profondes transformations de la psychiatrie après la seconde guerre mondiale (psychothérapie institutionnelle, travail de secteur dans la communauté, intérêt d'une partie de la psychiatrie pour les sciences humaines, découverte des médicaments psychotropes, différenciation des structures d'accueil, extension des prises en charge psychologiques…) ont fait apparaître des besoins dans le domaine de l'observation clinique, de l'analyse institutionnelle, de l'évaluation (par tests et échelles), de l'analyse psychopathologique clinique des cas, des psychothérapies…

D’où extension à partir de 1949 grâce à Lagache (que l’on étudiera plus précisément dans le chapitre consacré à l’école française… dont nous observerons les particularités)

2- Généralités : objet, méthode, démarche…

Le terme "clinique" possède des sens différents.

La signification du terme "clinique" varie selon que l'on se situe dans l'axe de la psychiatrie clinique (où prédomine l'observation), dans celui de la clinique psychologique telle qu'elle s'est développée en France (singularité et totalité de la situation), dans la pratique du psychologue travaillant dans la santé ou dans la clinique psychanalytique ("clinique sous transfert").

Afin de ne pas rentrer dans ces subtilités qui, je pense, ont ou vont être développé par ailleurs, nous retiendrons que parler de "clinique" c'est désigner un ensemble de pratiques, de méthodes, différentes qui ont en commun de reposer sur la rencontre avec le sujet, mais ne forment une unité qu'au regard de ce dont elles se distinguent, à savoir l'expérimentation.

Principales caractéristiques de la psychologie clinique :

  • Psychologie appliquée et concrète (c'est-à-dire que applique théorie (psychanalytique, systémique…) dans domaine d’intervention)

  • Pratique appuyée sur une méthode (clinique) visant un objet (l’homme) et procédant essentiellement à l’analyse de cas (généralisation à partir de ces cas singuliers)


Objet de la psychologie clinique c’est donc l’homme : l’homme global, concret, celui qui a une histoire de vie, un quotidien, celui qui doit réussir à trouver sa place dans le monde, celui qui se sent unique et qui a une conscience, un vécu qui n’est jamais totalement communicable à l’autre.

D’après LAGACHE, dont la définition est encore d’actualité c’est « l’étude approfondie de cas individuels ». La psychologie clinique vise donc la connaissance et compréhension de la personne totale et singulière en situation et en interaction.

C’est encore l’étude des conduites humaines normales (deuil, difficultés professionnelles…) et pathologiques (troubles psychologiques) à tous les âges de la vie.

Différentes méthodes peuvent permettre cette étude : étude de cas, entretien individuel ou en groupe, observation de comportement, analyse du discours, passation de tests (projectifs, passation d’échelle…)… sans recours à l’expérimentation. La méthode clinique se distingue donc de la méthode expérimentale en ce qu'elle ne coupe pas son objet de la réalité dans laquelle il apparaît.

Ceci ne signifie pas qu'aucune procédure d'objectivation soit utilisée : les tests, les techniques projectives... constituent des outils utilisés dans la démarche clinique et peuvent faire l'objet de quantification.

Cependant, leur utilisation répond plus souvent à une recherche de processus, à un souhait de qualifier (et non pas forcément de quantifier). (ex : dans la pratique)

Les échelles quant à elles, qui restent descriptives, extérieures, et quantitatives, sont utilisées en clinique, mais semblent plus éloignées de la problématique de la méthode clinique.
On peut donc dire que la psychologie clinique part des cas singulier et utilise la totalité de la situation, pour aboutir à une généralisation.

Il ne peut donc s'agir ni d'une réflexion statistique ni d'une analyse typologique mais d'une tentative de description des processus.

Ses résultats sont parfois considérés comme des préalables devant être justifiés et validés par d'autres méthodes. (recherche exploratoire…)

Démarche clinique :


  • Lien avec la pratique : pratique diverses dans des contextes diverses et dans des objectifs différents

Notion d’expérience et de distance à l’expérience : trouver la « bonne distance »



  • Importance accordée au rôle de la demande : exprimée par le sujet, en son nom, par le chercheur…

Demandes diverses (reconnaissance, soin, formation…) explicite ou implicite…

TOUJOURS ANALYSER LA DEMANDE ET NE PAS Y REPONDRE D’EMBLEE

Double demande humaine : savoir et amour / connaissance et reconnaissance donc en fait demandeur et démandé sont tous les deux en positions de demandeurs

Travail s’engage dans l’espace ouvert par la demande qu’elle analyse, structure et instrumentalise



  • Importance de la relation sujet/psychologue : démarche interpersonnelle, travail dans la relation et sur la relation



  • Prise en compte de l’implication

Implication du clinicien, de sa théorisation et de son maniement
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