Résumé Deux visions de la stratégie, notamment, se dégagent de la littérature, à savoir l'adaptation au marché, d'une part, et la réalisation d'un plan, d'autre part.





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Arnaud Pellissier-Tanon

Un apport de la théorie autrichienne de l'entrepreneur
au management stratégique :
l'articulation des visions de la stratégie
comme une adaptation au marché ou comme la réalisation d'un plan

Communication au colloque
"Quelles perspectives pour l'économie autrichienne appliquée ?"
Paris, 18 & 19 mai 2000
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Résumé - Deux visions de la stratégie, notamment, se dégagent de la littérature, à savoir l'adaptation au marché, d'une part, et la réalisation d'un plan, d'autre part. La théorie autrichienne de l'entrepreneur permet d'articuler ces deux visions : elle insiste sur la vivacité à réagir par laquelle l'entrepreneur découvre, dans le système des prix, l'occasion d'un arbitrage profitable. En bref, son plan consiste en une adaptation au marché. Or l'entreprise ne se résume pas, le plus souvent, à la personne de l'entrepreneur : au fur et à mesure que le plan de l'entreprise croît en complexité, l'entrepreneur suffit de moins en moins à la tâche de surveiller les marchés, en amont et en aval de son entreprise, si bien qu'il doit déléguer cette tâche à des collaborateurs recrutés pour ce faire et s'en remet à leur vivacité à réagir pour adapter le plan de l'entreprise à l'évolution de ses marchés. Un dilemme apparaît donc entre la poursuite de l'intention fondatrice et l'adaptation du plan de l'entreprise à ses marchés. Ce dilemme se présente concrètement sous la forme d'un problème de management : l'entrepreneur constate que les décisions d'adaptation du plan de l'entreprise prises par les collaborateurs qu'il a recruté pour surveiller les marchés amont et aval ne concourent pas forcément à l'intention qui l'anime. L'identité de ce qui permet à l'entreprise et de poursuivre son intention fondatrice et de s'adapter à ses marchés découle donc de l'orientation que l'entrepreneur donne à la vivacité à réagir de ses collaborateurs, en bref de son leadership.
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Deux visions de la stratégie d'entreprise, notamment, se dégagent de la littérature, à savoir la poursuite de l'intention de l'entrepreneur, d'une part, et l'adaptation de plan de l'entreprise à ses marchés, d'autre part. La théorie autrichienne de l'entrepreneur, telle que Kirzner l'a initiée, apporte aux chercheurs en stratégie d'entreprise un cadre analytique permettant d'articuler ses deux visions : c'est par l'exercice de sa vivacité à réagir que l'entrepreneur a bâti un plan adapté à ses marchés et, quand les marchés évoluent, c'est toujours par l'exercice de sa vivacité à réagir qu'il adapte son plan à leurs évolutions.

Or l'entreprise ne se résume pas, le plus souvent, à la personne de l'entrepreneur : au fur et à mesure que le plan de l'entreprise croît en complexité, l'entrepreneur suffit de moins en moins à la tâche de surveiller les marchés, en amont et en aval de son entreprise, si bien qu'il doit déléguer cette tâche à des collaborateurs recrutés pour ce faire et s'en remet à leur vivacité à réagir pour adapter le plan de l'entreprise à l'évolution de ses marchés. Un dilemme apparaît donc, lorsque l'entreprise croît en taille et son plan en complexité, entre la poursuite de l'intention fondatrice et l'adaptation du plan de l'entreprise à ses marchés.

Ce dilemme se présente concrètement sous la forme d'un problème de management : l'entrepreneur constate que les décisions d'adaptation du plan de l'entreprise prises par les collaborateurs qu'il a recruté pour surveiller les marchés amont et aval ne concourent pas forcément à l'intention qui l'anime. S'il désire recentrer les décisions de ses collaborateurs autour de cette intention, il doit faire en sorte que les adaptations qu'ils préconisent permettent de mieux la poursuivre. L'identité de ce qui permet à l'entreprise et de poursuivre son intention fondatrice et de s'adapter à ses marchés découle donc de l'orientation que l'entrepreneur donne à la vivacité à réagir de ses collaborateurs, en bref de son leadership.
C'est ce que Stavros Ioannidès (1999a et 1999b) explique dans ses papiers développant, sur des fondements hayékiens, une théorie autrichienne de la firme : quand l'entreprise croît en taille et que le plan qu'elle met en oeuvre croît en complexité, les commandements que l'entrepreneur donne à ses collaborateurs acquièrent peu à peu les caractéristiques des règles de conduite des ordres spontanés, si bien que l'entreprise se désintègrerait si l'entrepreneur, par son leadership cognitif, ne recentrait les initiatives de ses collaborateurs autour de l'intention qui l'anime. Aussi stimulante soit-elle, la solution développée par Stavros Ioannidès suppose que le chef d'entreprise dispose du pouvoir de diriger la vivacité à réagir de ses collaborateurs dans le sens de l'intention qui l'anime et retient, sans justification, pour fonder ce pouvoir, son leadership cognitif, dans l'acception qu'Ulrich Witt (1998) a donné de ce concept.

Nous nous proposons, dans cette communication, d'affiner cette théorie de la firme comme leadership à l'aide de la conception kirznérienne de l'entrepreneur comme un homme vivace à réagir. Il nous faut, pour cela, reprendre à nouveaux frais la théorie autrichienne de l'entrepreneur : près avoir rappelé que la concurrence est une méthode de découverte (section 1), nous préciserons, à la lumière de la conception que les philosophes classiques se sont formée de l'intelligence de l'homme d'action, que l'entrepreneur est vif à agir (section 2) puis, à la lumière de la théorie hayékienne de l'information comme prévision, que l'entrepreneur tire profit de sa prévoyance (section 3). Nous pourrons alors formuler notre problématique, constater que l'entrepreneur est un leader en puissance (section 4) et brosser une théorie autrichienne du leadership comme le propre de l'entrepreneur qui fait autorité (section 5).

1) La concurrence, une méthode de découverte
Pour les autrichiens, la concurrence est une procédure de découverte. Hayek1 constate en effet "le caractère inévitablement imparfait de la connaissance humaine et le besoin subséquent d'un processus par lequel l'information est sans arrêt communiquée et acquise"2. Il est ainsi conduit à analyser les rôles du système des prix et de la concurrence. Kirzner3 précise que ce sont les entrepreneurs qui, grâce à leur vivacité à réagir4, réalisent ces découvertes et avivent la concurrence.
L'analyse du marché comme un processus de découverte repose sur le fait que les agents ignorent le plus souvent l'existence de nombreuses actions dont ils pourraient retirer un profit car l'information est fragmentée entre eux. Les marchés présentent ainsi de nombreuses occasions perdues d'échanges mutuellement profitables. Il y a, dans ce cas, un défaut de coordination des actions des agents. On dit que le marché est en déséquilibre. Or le simple fait de considérer avec attention les prix effectivement pratiqués peut indiquer l'existence d'occasions de profit jusqu'alors ignorées : ils nous apportent des informations sur les attitudes et les plans des autres participants. Ayant acquis ces informations, nous pouvons adapter notre attitude à celles des autres agents, ce qui n'est pas sans provoquer une certaine variation des prix et donc l'existence de nouvelles occasions de profit perdues. Hayek peut affirmer que "nous devons considérer le système des prix comme un mécanisme de communication de l'information"5. Il constate que, ce faisant, le système des prix étend "le champ d'utilisation de nos ressources au-delà du champ des contrôles ouverts à un esprit humain"6.
Si tous les agents bénéficient des informations portées par le système des prix, tous ne les exploitent pas avec la même intensité. A la suite de Mises, Israël Kirzner décrit le comportement de l'entrepreneur sur le modèle de l'arbitragiste7 qui saisit les occasions de profit qui se présentent à lui : l'entrepreneur est "quelqu'un qui prend des décisions, et dont le rôle tout entier résulte de sa vivacité à réagir à des occasions qui jusque là n'avaient pas été remarquée"8. "Le pur entrepreneur avance grâce à la rapidité qu'il met à découvrir et à exploiter des situations dans lesquelles il est capable de vendre à des prix élevés ce qu'il est capable d'acheter à bas prix"9. Si on fait abstraction du rôle qu'il joue dans la combinaison des facteurs de production, on peut aussi considérer le producteur comme un entrepreneur car "on ne le voit faire preuve de rien d'autre que de vivacité à réagir à l'existence de différences dans les prix, entre inputs et output"10. Encore faut-il que l'entrepreneur perçoive ces occasions de profit : Kirzner précise qu'il les "découvre", c'est-à-dire qu'il s'aperçoit que les circonstances qu'il observe représentent pour lui l'occasion d'une action profitable11. En bref, l'entrepreneur que Kirzner décrit sur le modèle de l'arbitragiste12 animé par la recherche du profit se distingue par l'exercice exemplaire qu'il fait de sa vivacité à réagir.
Ce faisant, il avive la concurrence13 et concourt à la découverte de nouvelles occasions de profit jusqu'alors ignorées. Ayant découvert une action profitable, un entrepreneur se porte acheteur ou vendeur en concurrence des agents qui assuraient jusqu'alors cet achat ou cette vente dans l'ignorance de l'action nouvellement découverte. Plus grande est la concurrence, plus complète est la liberté d'entrée sur un marché, plus les intervenants au marché seront effectivement mis en concurrence, plus d'entrepreneurs seront vivaces à saisir des occasions de profit jusqu'alors ignorées, plus de telles occasions seront effectivement découvertes. La concurrence des intervenants au marché génère elle-même le flux de découvertes que font les entrepreneurs. Hayek peut "voir en la concurrence une procédure de découverte de tels faits qui, si on n'y avait pas recours, ne seraient connus de personne, ou du moins ne seraient pas utilisés"14. Il précise que "le point important ici est qu'un esprit commercial hautement développé est... la condition d'une concurrence effective ; et que nous ne connaissons aucune autre méthode pour engendrer cet esprit, que d'ouvrir largement la concurrence à tous ceux qui veulent profiter des chances qu'elle offre"15.

2) L'entrepreneur, un homme vif à agir
Le propre de l'entrepreneur est donc sa vivacité à réagir : c'est cette faculté qui lui permet de découvrir, dans le système des prix, des occasions d'actions profitables ignorées jusqu'alors et de mener ainsi la concurrence. La théorie autrichienne de la concurrence et du rôle que l'entrepreneur joue dans la méthode de découverte en lequel elle consiste repose donc in fine sur une conception de cette faculté intellectuelle. Il nous faut la mettre au clair. La difficulté se présente que les autrichiens eux-mêmes n'ont pas fait, en tant que tel, ce travail et que les débats qui les opposent sur ce point sont plutôt confus16. Reste au chercheur le loisir de revenir à la source même du vocabulaire utilisé dans ces débats, la psychologie initiée par Aristote17 et développée notamment par saint Thomas d'Aquin, précisément la conception qu'ils se sont formée de l'intelligence que les hommes exercent pour agir, la prudence.
Aristote et saint Thomas d'Aquin ont développé une conception éthique de l'action. Il s'agit, pour eux, non pas d'imposer à l'action, de l'extérieur, des impératifs qui en garantirait la moralité mais de rechercher la rectitude intérieure qui apporte à l'homme agissant un bonheur durable. Ce bonheur découle de la façon dont il gouverne l'engagement dans l'action des potentialités de son caractère. Il s'agit, concrètement, que l'homme agissant mesure le déploiement des potentialités de son caractère aux biens dont il se propose de jouir, telles richesses, tels plaisirs, tels honneurs, in fine à la conception qu'il se forme du bonheur. La connaissance de cette mesure est, selon les philosophes classiques, l'objet d'une forme d'intelligence propre à l'action, qu'ils distinguent pour cela de l'intelligence qui préside à la connaissance abstraite et qu'ils appellent intelligence pratique ou prudence18. Ils relèvent que le bonheur découle, en fait, non de la jouissance des biens qu'on peut poursuivre mais de la mesure avec laquelle on déploie son caractère pour en jouir, de la connaissance qu'on a de cette mesure, en un mot, de la prudence que l'on exerce.
L'homme aspire donc au bonheur, gouverne l'engagement dans l'action des potentialités de son caractère et exerce, pour ce faire, sa prudence. Concrètement, l'homme agissant cherche à atteindre différentes fins qui, pense-t-il, le rendront heureux et rassemble pour cela des moyens, si bien que l'action humaine peut être analysée comme un rapport de moyen à fin et que la prudence peut être conçue comme l'intelligence de ce rapport : elle appréhende, avec imagination, les différents moyens possibles et délibère à leur propos ; elle appréhende, avec prévoyance, les faits futurs auxquels ces moyens sont contingents et juge du moyen à mettre en oeuvre ; elle appréhende, avec vigilance, l'occurence de ces faits futurs et se commande la mise en oeuvre du moyen retenu.

Ainsi, l'homme prudent fait preuve d'imagination, de prévoyance et de vigilance alors même qu'il délibère sur les tenants et aboutissants de son action, juge du moyen le plus opportun dans le contexte qui est le sien et s'en commande la mise en oeuvre au moment favorable. Mais on ne doit pas retenir de cette esquisse de la conception aristotélicienne de la prudence que toute action intelligente est sous-tendue par un schéma rigide où le commandement succéderait au jugement et le jugement à la délibération. Il suffit que, l'habitude ou l'imitation aidant, le rapport de moyen à fin, en lequel l'action consiste, soit effectivement assez imaginatif, prévoyant et vigilant pour que l'homme agissant en retire le bonheur qu'il en attend.
Revenons à notre entrepreneur. Vivace à réagir, il poursuit les richesses, les plaisirs ou les honneurs que peut retirer celui qui découvre dans la variation des prix des occasions de profit ignorées jusqu'alors. Il en est heureux dans la mesure même où il déploie sa vivacité à réagir avec la mesure qui lui permet de retirer de son activité les plaisirs, les richesses ou les honneurs qu'il en attend. Par exemple, le spéculateur en bourse, animé par la recherche de bons coups, cherche plus à faire monter la valeur de son portefeuille qu'il ne s'attache à chacune des entreprises dans lesquelles il investit. Au contraire du capitaine d'industrie qui, soucieux de laisser sa marque à un empire, s'engage dans ses affaires pour s'assurer de leur bonne marche au point de négliger peut-être la performance de ses placements.

L'un sera plus dans l'instant, l'autre dans la durée. L'un paraît plus vigilant qu'imaginatif : ne se contente-t-il d'assembler en un groupe des entreprises bâties par d'autres ? L'autre, plus imaginatif que vigilant : ne prend-il pas le risque de perdre tout ou partie de son apport pour assurer l'avenir de son amour de toujours ? En fait, l'un et l'autre font preuve d'imagination et de vigilance même si, effectivement, l'un paraît plus vigilant qu'imaginatif et l'autre plus imaginatif que vigilant : l'un bâtit ses plans au moment même où il perçoit l'occasion favorable à leur mise en oeuvre alors que l'autre attend l'occurence de moments propices pour mettre en oeuvre des moyens qu'il a longuement mûris. Il s'agit toujours d'imaginer un moyen permettant d'atteindre la fin qu'on se propose et d'exercer sa vigilance à saisir l'occasion favorable à sa mise en oeuvre.

L'image de l'arbitragiste, associée, malgré Kirzner lui-même, à l'entrepreneur kirznérien, ne doit pas occulter que sa vivacité à réagir ne consiste pas en la rapidité avec laquelle il bâtit son plan et le met en oeuvre mais la qualité avec laquelle il découvre des occasions d'action profitables. Peu importe que l'entrepreneur guette avec patience l'occurence de variations de prix favorables à la mise en oeuvre de plans qu'il a bâtis depuis longtemps ou qu'il bâtisse ses plans en même temps qu'une variation des prix en présente une occasion favorable. L'important, nous semble-t-il, ce qui compte pour l'entrepreneur, ce qui le fait vivre ou ce qui l'anime, c'est bien sa capacité à découvrir des occasions d'action profitables. Et ce qui distingue l'entrepreneur c'est sa capacité à découvrir, plus vivement que tout autre, de telles occasions. Plus vivement ? L'entrepreneur se définit non par un exercice particulier de la prudence mais par un exercice éminent, précisément un exercice plus vivant.
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