Écoles d'art, d'ingénieurs et de commerce : l'innovation tous azimuts





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Quand les écoles s'emparent de l'innovation

Écoles d'art, d'ingénieurs et de commerce : l'innovation tous azimuts

Jean-Claude Lewandowski  |  Publié le 24.06.2013 à 17H00, mis à jour le 24.06.2013 à 17H04



Laboratoire de chimie à l'INP Toulouse. Avec INP Innov', l'Institut veut rapprocher entreprises et laboratoires autour de l'innovation © JPGphotographies

Formations dédiées, centres de recherche, colloques, livres blancs, événements en tous genres... L'innovation met en effervescence les écoles d'arts, d'ingénieurs et de commerce. Mais innover ne s'enseigne pas comme les autres disciplines.

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La conviction est désormais largement partagée dans les entreprises, auprès des pouvoirs publics et chez les économistes : le salut de l'économie française passera par l'innovation. Elle est l'une des clés pour renouer avec la compétitivité, la croissance et l'emploi. Innover, tel est donc le nouveau credo.
Conscientes de l'enjeu, les grandes écoles se mobilisent et multiplient les initiatives. "C'est un thème qui monte et qui passionne beaucoup nos élèves", constate Sihem Jouini, professeur à HEC et titulaire de la chaire France Télécom Management de l'innovation et globalisation ainsi que de la chaire Safran-HEC-Supaéro, Management de programmes innovants.

Il s'agit d'abord de "sensibiliser" les étudiants à la question. En favorisant le développement de leur créativité, en les incitant à lancer de nouvelles idées. Le plus souvent, la démarche prend la forme de projets confiés aux élèves, dès le début du cursus. À HEC, c'est le cas du programme appelé "FACT Innov", qui permet à des étudiants de première année de monter de petits projets de tous types et, au passage, de faire l'expérience de la vie au sein d'une start-up.

Le volet principal reste cependant la formation proprement dite. Mais comment enseigner l'innovation ? "Ce n'est pas une discipline académique comme les autres, relève Delphine Manceau, directrice corporate de l'ESCP Europe. Nous n'avons pas de département innovation. Nous sommes pourtant convaincus que l'innovation, la gestion de projet innovant, cela s'enseigne." L'école aligne d'ailleurs une dizaine de professeurs qui traitent du sujet, au sein de différents départements.

Formation interdisciplinaire

Reste que cet enseignement présente plusieurs caractéristiques propres. D'abord, il s'agit le plus souvent d'une formation "transversale", dans laquelle un grand nombre de disciplines ont leur mot à dire – à l'instar de ce qui se passe pour l'entrepreneuriat.

"Les solutions innovantes et responsables ne peuvent naître que du croisement des savoirs et des approches", indique ainsi Michel Andrieux, responsable des projets collaboratifs à Strate Collège. "Travailler avec des ingénieurs permet de présenter une offre commune, associant business et technologie", souligne de son côté Sihem Jouini. HEC mène d'ailleurs une réflexion commune, au sein du consortium ParisTech, sur l'enseignement de l'innovation.
Des professeurs de marketing sont ainsi appelés à travailler avec ceux de stratégie ou de finance, des écoles d'ingénieurs avec des business schools : des élèves de l'ESCP Europe planchent ainsi en équipes-projets avec ceux de Polytechnique, dans le cadre d'un cours optionnel.

Les établissements tournés vers la création (écoles d'art, d'architecture, de mode et surtout de design) sont également très impliqués. Strate Collège collabore ainsi avec l'ESSEC et Centrale Paris sur un programme de "conception de projets innovants". L'ENSCI-Les Ateliers multiplie les travaux associant des élèves de plusieurs écoles d'ingénieurs ou de gestion.

Autre trait marquant de ces enseignements : il s'agit en général de travailler sur des projets, si possible proposés par des entreprises. La formation à l'innovation s'inscrit ainsi dans la logique de "l'apprentissage par l'action", et la dimension collective y est très marquée. Le plus souvent, ces projets interviennent en fin de cursus : les étudiants peuvent alors mobiliser toutes les compétences qu'ils ont acquises.

Enfin, l'enseignement de l'innovation ne s'adresse pas à l'ensemble des étudiants : il se concentre dans des programmes "à la carte", des options ou des électifs – et surtout des programmes de spécialité : mastères spécialisés "Innovation by design" à l'ENSCI, "Innovation & Transformation" à Centrale Paris, "Innover et entreprendre" à l'ESCP Europe, "Management de la technologie et de l'innovation" à EM Lyon, ou encore "Management créatif : innovation et entrepreneuriat" à Toulouse Business School.

La thématique est également très présente en formation continue, à travers par exemple le cycle "Innover avec succès dans l'entreprise" à l'ESCP Europe, ou bien "l'École de l'innovation et de la performance" aux Mines d'Alès.

La formation à l'innovation s'inscrit souvent dans la logique de "l'apprentissage par l'action"

La recherche mobilisée

Ce n'est pas tout. L'apport de la recherche, sous des formes variées, joue également un rôle essentiel. MinesParisTech, l'une des écoles les plus en pointe dans ce domaine, a ainsi créé plusieurs centres de recherche sur ces questions. Comme le Centre de sociologie de l'innovation, un laboratoire associé au CNRS, qui planche sur "la façon dont les connaissances et les innovations transforment nos sociétés". Ou, plus récemment, i3 (Institut interdisciplinaire de l'innovation).

"Nous cherchons à former des chercheurs-innovateurs, capables de conduire des raisonnements différents et d'aller plus loin que la simple intuition ou la créativité", explique Pascal Le Masson, professeur au Centre de gestion scientifique (CGS) de l'école. L'établissement a notamment recours à la "Théorie C-K", conçue par Armand Hatchuel, titulaire de la chaire Théorie et méthode de la conception innovante, avec des industriels comme Dassault Systèmes, Renault et Thales, et qui vise à favoriser la création de produits "disruptifs", en intégrant l'apport des sciences cognitives. L'école organise en outre, du 23 au 25 juin 2013, en lien avec l'université Paris-Dauphine, la conférence "Innovation and Product Development Management" (IPDM), un événement de référence pour la recherche en gestion de l'innovation.

À l'ESCP Europe, Delphine Manceau a fondé i7, un groupe qui réunit des professeurs de différentes disciplines et qui vient de présenter un rapport sur l'innovation et le développement durable. À l'ESSEC, l'ISIS (Institute for Service Innovation & Strategy) travaille sur la problématique dans les services. Quant à l'INP Toulouse, il vient d'organiser, en juin 2013, "INP Innov", un événement visant à doper les transferts technologiques en provenance de ses laboratoires.

En additionnant enseignements optionnels, cycles spécialisés et travaux de recherche – sans oublier leurs incubateurs ou l'organisation d'événements (comme "Les Matins de l'innovation" à l'ESSEC), certaines écoles ont acquis une solide expertise sur le sujet. Pêle-mêle, on peut citer l'ESCP Europe et MinesParisTech, Centrale Paris, HEC, l'ESSEC, Grenoble EM, les Mines d'Alès, Télécom EM... La liste est loin d'être exhaustive.

Reste que le sujet n'est pas anodin. Travailler sur l'innovation conduit en outre les établissements, bien souvent, à repenser leur pédagogie, voire à s'interroger sur leur façon de travailler. "Cela bouscule le fonctionnement traditionnel des écoles", observe Sihem Jouini de HEC. Un exemple : EM Lyon collabore avec Centrale Lyon autour d'un projet d'école radicalement innovante... et dédiée à l'innovation, baptisé Idea School. Ce n'est sans doute qu'un début.

Jean-Claude Lewandowski  |  Publié le 24.06.2013 à 17H00, mis à jour le 24.06.2013 à 17H04

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