«America’s back» à partir des années 1980





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L’économie des E-U au XXe siècle suite et fin


 Mme Stern ECS2 2009


  1. « America’s back » à partir des années 1980

Période marquée par une volonté de redressement dans les 80’ et un redressement certain ab 90’ jusqu’à la crise ouverte en 2007.

Le succès des E-U mélange la valorisation d’atouts permanents et l’évolution du contexte (fin de la guerre froide, mondialisation, régionalisation, mutations du système productif ...).
A. Les années Reagan 81-88

Idée clé : libéralisme éco et conservatisme idéologique et social du grand communicateur qui a su rassembler les Américains derrière son programme fondé sur :


  1. La restauration de la puissance

Politique extérieure très active centrée sur bras de fer avec l’URSS qualifiée d’empire du mal. Cf implantation des euromissiles (les Pershing) face au déploiement sov. des SS 20.  des dépenses militaires (IDS) ce qui met l’URSS à genou technologiquement. De +, série interventions en Am latine # la subversion communiste et retrait d’institutions jugées antiaméricaines comme l’UNESCO (retour en 2002) alors que les E-U en étaient le principal contributeur.


  1. La libéralisation de l’éco  ou « un ND à l’envers » Ch. Stoffaes


Les fondements du retour en grâce du libéralisme dans les 80’:

- L’arrivée de Reagan = rupture idéologique et politique privilégiant l’offre plus que la demande. cf

- la tradition répub de soutien au big business et les succès de Reagan comme gouverneur de Calif où il avait réduit le déficit de l’Etat fédéré.

- la dénonciation du Welfare et de son coût, jugé exorbitant, selon un discours malthusien : l’aide aux pauvres multiplie les pauvres pas les richesses ...

- les théories des économistes de l’offre comme Laffer qui préconisent de libérer l’activité par la  des impôts qui permet de relancer les investissements (donc la prod, l’emploi et les recettes fiscales) et des monétaristes de l’école de Chicago comme Friedman attachés à un strict contrôle de l’évolution de la masse monétaire selon l’idéologie libérale de la neutralité de la monnaie qui n’est réalisable que si les prix sont stables. La lutte contre l’inflation devient une priorité éco et commerciale …

- Le discours d’investiture  en jan1981 confirme la rupture avec les héritages du ND et avec le pilotage à vue keynésien de l’éco, jugé inefficace : « Dans la crise actuelle, le gouvernement n’est pas la solution de nos pbs, c’est le gvt qui est le problème».

- La politique menée a pour objectifs de :

- privilégier la stabilité monétaire en renonçant à la pratique du déficit budgétaire, source d’inflation.

- redonner de la compétitivité aux firmes US et donc reconquérir d’abord le marché intérieur où les Japonais et Allds ont effectué une percée (¼ des véhicules vendus aux EU sous marque étrangère en 1980), puis les marchés tiers pour sortir du déficit commercial malgré un $ faible dans un contexte éco dégradé : crise du fordisme avec effondrement de la productivité , crise du vieux bastion ind du ¼ NE ...

- Enfin, les E-U ne sont pas sans atouts pour aborder ce changement : rôle moteur dans l’internationalisation des économies, avance dans l’informatique, l’aéronautique, les industries de défense, domination d’Hollywood... et dynamisme de la sun belt....
 Les axes de sa politique :

- des tx d’intérêt pour restaurer le $ et la confiance dans la monnaie donc vaincre l’inflation.

- des impôts rapide et importante aussi bien pour les entreprises que les ménages.

- déréglementation de nbx secteurs pour renforcer la concurrence et faciliter  des prix ;

- Ex : déréglementation du transport aérien qui  une restructuration des grandes Cies (disparition de la Pan Am …, formation de nvx géants comme Am Airlines ou Delta…), essor des low costs mais aussi moindre sécurité et moindre desserte des destinations peu rentables.

- assouplissement du fonctionnement des marchés financiers pour faciliter l’accès des entreprises à ces marchés multiplication des OPA.

- lutte contre les monopoles et démantèlement d’ATT en 84 ce qui a permis  des tarifs télécom.

- assouplissement de la législation du w en matière de licenciements  essor des emplois précaires, tendance à la  des salaires et retour à la compétitivité des E-U au prix Xtion ptts boulots.

- mise au pas des syndicats dès 1981 avec le bras de fer engagé contre les contrôleurs aériens. A la suite d’un mvt de grève # la déréglementation du ciel, 12 000 contrôleurs sont licenciés. Elle se poursuit avec l’interdiction de l’Union shop  à l’embauche. Dès lors ce qui compte pour l’AFL : sauvegarder l’emploi quelqu’en soit le coût en terme de durée (en ) et de salaires (en ) ce qui débouche sur un recul du tx de synd de 30% à 20% des salariés dans les 80’.

-  des dépenses publiques : c’était l’objectif prioritaire mais il n’a pas être réalisé. Certes :  du budget social d’≈ 20% au début 1er mandat marqué par recul du montant des retraites, du nbre de food stamps distribués,  nbre des fonctionnaires fédéraux et plafonnement de leur salaires. Mais le budget fédéral continue de se creuser du fait :

- poursuite du welfare même si recul des prestations à la suite de la crise provoquée par la hausse des taux, puis des échéances électorales régulières.

-  dépenses militaires.

- coût élevé de la polit. agr (fond de commerce élect des répub + élément de la puissance). Les subventions à l’agriculture X5 après l’effet boomerang de l’embargo céréales/URSS.

- coût élevé de la politique d’aide aux entreprises : pour des raisons polit malgré idéologie lib, il y a une polit ind de sauvetage et d’aide à la reconversion des ind jugées stratégiques comme l’automobile (sauvetage de Chrysler) l’aéronautique ou les ch.navals.
3. Les résultats sont inégaux

- Les années Reagan = des années contrastées. Les E-U ont connu la + forte récession depuis la guerre en 82 et la + forte cr entre 83 et 91. Ils ont connu aussi la + forte  du $ puis sa + forte  ab 85 initiant le mvt de yoyo de cette monnaie au gré de l’intérêt national. Ils ont enfin connu la + forte  de Wall street ( près de 100% 83-87 puis krach de 87 :  40% en qqs jours).

- en matière monétaire et financière = succès /objectifs =  et stabilisation du $, inflation maîtrisée. Les effets du krach de 87 ont été limités par la  des taux par Greenspan.

- en matière de croissance. Deux étapes : forte récession en 81-82 (année 82 = année noire avec cr négative = -2,2% ,  de la prod ind de 7,2%/81, 12 mil de ch (= 1 actifs sur 10). Puis reprise vigoureuse et précoce ab 83. La forte reprise, avt les concurrents, fait des E-U le moteur de l’éco mondiale.

- en matière productive : les E-U entrent ds l’ère information et communication avec une longueur d’avance sur leurs concurrents, permettant un regain de productivité. La tertiarisation de l’activité s’accentue (70% des actifs).

- Mais le déficit commercial s’aggrave du fait faiblesse des exportations ( $, crise plus durable en Europe) et du fait que le 1/3 des importations = des produits des FMN US à l’étranger (essor maquiladoras, ZES…) Ex GM 1er export de Taïwan vers E-U !

- le déficit budgétaire s’accroit : cf X2 des  des dépenses milit en 8 ans ds contexte  des impôts et de  des dépenses sociales contrairement aux annonces officielles. Ainsi, derrière le credo libéral, de fait polit keynésienne avec aides fédérale aux secteurs en crise + ds la mesure où les Tax cuts ont permis retour de la consommation par  des revenus qu’elles ont procuré ds la durée.

- et l’endettement se généralise :

- la dette publique est X3 et représente 50% du PIB en 88 générant mécontentement de la sphère politique (en 85 la loi GRH, Gramm Rudman Holings, impose au Pt de réduire de 5% / an le déficit du budget avt 91= échec), un transfert d’une partie des dépenses fédérales sur les Etats fédérés et les villes ( not dépenses soc.), une dépendance externe (bons du trésor achetés par Jap). Enfin, les Américains font payer le coût de la guerre du Golfe à leurs alliés, dont la charge milit est faible, cad All et jap.

- l’endettement des ménages explose:en 88 il est > à celui de l’Etat, tendance à vivre à crédit

- l’endettement des entreprises représente 46% de la valeur de leurs actifs.

Conséquences

  • en 1985 : pour la première fois depuis 1914, les E-U deviennent débiteur/étranger  drainant l’épargne mondiale.

  • Peu de moyens pour les dépenses d’infrastructures, d’enseignement etc…

Bilan social du reaganisme :  de la différenciation sociale. Les gagnants = les riches ( des impôts, cf Yuppies, Donald trump…) et surtout les très riches. ¼ du patrimoine des E-U détenu par 0,5% des + riches. Les pauvres ont été affectés par tendance à stagnation des salaires et leur nbre en  (13% de la popul sous seuil de pauvreté en 88 soit 33 millions #  7 % en 80). Apparition des poor workers. Qt à la classe moyenne = se sent déstabilisée, craint de basculer ds pauvreté dans un pays où il y a moins de filets soc qu’en Europe.
CCL nuancée.

  • Il y a bien retour de l’Amérique ds les 80’ = impose aux autres ses choix éco que ce soit les tx élevés, la  du $ entre 85 et 87 ou l’Uruguay round. Mais aussi, sentiment d’un modèle qui atteint ses limites. Ex en France, Xtion d’articles et d’ouvrages sur la fin de l’hégémonie US sinon le déclin (ex Pisani-Ferry : « l’épreuve américaine » en 88).

  • Cpdt une révolution dans le rapport au monde est enclenchée, celle de la mondialisation comme instrument de sortie de crise, ce dont l’Europe prend plus lentement conscience...

  • Enfin, ce qui parait dominer, c’est la victoire stratégique dans la guerre froide : après avoir déstabilisé l’URSS avec l’IDS, Reagan devient l’homme de la paix car il peut négocier en position de force. Il signe avec Gorbatchev le traité de Washington sur le démantèlement des missiles intercontinentaux en 1988. Il soutient les efforts de démocratisation en Europe centrale nott Solidarité.


G. Bush : les E-U entre la récession et la puissance unipolaire (1/89 à 1/92)


Contexte nouveau = fin de la guerre froide et redéfinition d’une politique de défense moins onéreuse pour permettre de faire reculer le déficit budg. Mais 1er conflit N / S avec tempête du désert en 1/91 ( 500 000 hs, 28 pays) et bras de fer commercial avec les Jap et les Eur. dans lequel E-U imposent leur pt de vue dans la phase finale de l’Uruguay round.
1. Une politique structurelle ambitieuse et ts azimuts

- des dépenses d’éducation et de R/D selon volonté de résoudre la faiblesse des tx de productivité et celle de la compétitivité. Ex : coordination et subvention par l’Etat de programmes de recherche sur les semi-conducteurs alors que les Jap sont en passe de surpasser les Am dans ce domaine jugé stratégique + ambitieux programmes de recherche sur l’intelligence artificielle sous la responsabilité de grandes universités dont le MIT.

- un nv clean air act sur l’environnement en 1990, novateur car il inaugure à partir de crédits à polluer alloués aux entreprises un marché des droits d’émissions négociables entre ceux qui dépassent leurs droits et que ceux qui ne les utilisent pas entièrement. //T, durcissement de la réglementation # la pollution (ex limitation des émissions de soufre par les centrales électriques fonctionnant au charbon encore nbses aux E-U). Cependant au sommet de Rio, EU refusent de signer le traité sur la biodiversité (tjs volonté de préserver la liberté des E-U).

- tentatives avortées de réguler davantage les secteurs des transports et de la finance.

.

2. Une politique conjoncturelle de G. Bush fondée sur la volonté de réduire le déficit budgétaire et l’endettement du pays

  substantielle de la fiscalité indirecte ab 1990, suppression d’avantages octroyés aux hauts revenus ab 1991,  des dépenses militaires, contrariée à court terme par la guerre du golfe, des subventions à l’agriculture et de l’assistance médicale aux personnes âgées.
3. Bilan inquiétant

- Une récession en 1991 = creux de la vague 4e tr 90 (PIB à - 4%). Le chômage touche 10 mil d’Am. En 91 : la vague de licenciements massifs des grandes entreprises, le down sizing pour tenter de restaurer leurs marges ( cf IBM, GM…) touche aussi les cadres : la white collar recession + crise de l’immobilier de bureau

- Echec en matière budgétaire. Le déficit passe 3% du PIB en 89 à 5% en 91. Principales explications = la récession qui a provoqué la  des rentrées fiscales attendues et le sauvetage des caisses d’épargne dont les comptes étaient plombés par des obligations pourries estimées à 300 mds $ (l’Etat les renflouent émettant pour ≈ 150 mds d’obligations).

- Accroissemnt des inégalités :  nbre des pauvres se poursuit, stagnation du revenu des classes moyennes, numériquement les + nbses (ce qui constitue un pt faible politiquement).
CCL = Fin 1991, les Am. n’ont pas retrouvé la confiance. La moyenne de la cr de la présidence Bush = 1% / an. A la veille des élections de nov, Le Monde publie une série d’art sur « les désarrois américains ». Les Am sont déçus par un Pt qu’ils accusent d’avoir privilégié l’extérieur à l’intérieur. (NB le fils en tirera la leçon au moins jusqu’au 11/9/2001 en s’intéressant peu à l’extérieur)  choix d’une nouvelle génération avec le ticket Clinton / Gore qui annonce une nouvelle politique pour répondre au délabrement des systèmes de santé et d’éducation (tx d’illettrisme record) et relancer la productivité de 0,5%/an pdt les 12 ans des répub (# moyenne 2,7 ds OCDE aux mêmes dates).


C. Les succès de Bill Clinton


Idée clé = sortie de crise et fierté retrouvée avec le rebond spectaculaire de l’éco US... On qualifie l’ère Clinton de 10 glorieuses, sa politique de pragmatique.

Le contexte =

- une pax americana confrontée à système international inédit :

- L’équipe Clinton mène une politique internationale de stabilisation des points chauds (Moyen Orient et ex-Yougo). Cf poignée de main Clinton, Rabin, Arafat après les accords d’Oslo en 93 et accords de Dayton en 96) et de fermeté vis à vis des Etats terroristes : Irak et Libye. L’Otan est réactivée ds les conflits périphériques, élargie au pays d’Europe centrale ce qui irrite la Russie de Eltsine qui doit se contenter de rodomontades car il a besoin des capitaux occidentaux + Une expérience malheureuse = intervention en Somalie en 1993 sous égide de l’ONU ( cf La chute du faucon noir de R. Scott, 2002).

- Un déficit commercial pérenne qui transforme le Pt et son ministre du commerce Mickey Kantor en représentants de commerce des intérêts des E-U à travers le monde.

- Ab 94 = écrasante majorité répub au Congrès qui a compliqué la tâche du gvt.

- Une croissance exceptionnelle au regard des décennies précédentes, des 2 autres pôles de la triade

Le programme =

- Clinton définit sa politique éco, centrée sur les classes moyennes, comme la recherche d’une troisième voie caractérisée comme une stratégie d’émancipation vis-à-vis de l’idéologie keynésienne de son propre parti et une stratégie de captation de certains éléments libéraux des républicains. Bref à la recherche d’un consensus entre Keyn et Lib surtout pdt 1er mandat. Après, l’orientation est + lib cf discours sur l’état de l’Union en 96 : « the era of big gvt is over ».

- Priorités : assainir les finances publiques et améliorer les systèmes de santé et d’éducation tout en modernisant les infrastructures. Pb comment y parvenir sans  le déficit ou les impôts qui pèsent sur la classe moyenne qui a massivement voté pour lui ?
1. Une politique structurelle active

- Politique commerciale ambitieuse, articulée à la politique extérieure, adaptée aux défis de la mondialisation.

- aide à l’ind not hautes. techno et soutien aux ind de pointe (cf autoroutes de l’info de Al Gore).

- recomposition du système bancaire avec l’abolition du Glass Steagall act de 33 par la loi Gramm-Leach-Bliley en 2000 (fin de la séparation banques d’affaire/banques de dépôt) qui a relancé les fusions acquisitions et le développement de banques universelles. Une déréglementation qui coûte cher aujourd’hui...

- relance de la législation antitrust héritée d’avt 1914.  procès retentissant # Microsoft ab 96 qui a perdu en première instance (avril 2000) et qui n’avait pas encore épuisé toutes les voies de recours qd l’adm Bush a décidé de renoncer à poursuivre le fabricant de logiciel après le 11/9/2001.
2. Une politique conjoncturelle fondée sur une policy mix

Recul progressif du déficit budg ab 94. Excédents ab 1998 (167 mds $. en 2000)

Explications :

- recul des dépenses publiques :  des dépenses militaires générant crise inédite du CMI., gel des salaires dans la fonction publique (justifiée par l’absence d’inflation), renoncement au grand projet de sécurité soc et  dépenses sociales du fait amélioration situation éco. Ce retour aux excédants a facilité la  les tx lors du ralentissement de 2001.

- et  des recettes :  des impôts sur les hauts revenus,  de la taxe pétrolière et surtout, croissance qui provoque  mécanique et importante des recettes publiques

- succès = mélange de croissance et de modestie des programmes sociaux voire des programmes de R/D comme les autoroutes de l’info qui prennent du retard.

Une politique monétaire qui évolue vers une anticipation des évolutions macroéco: dès qu’il y a perception d’une menace d’inflation, les tx sont relevés et vice versa qd la confiance renait ; fluctuation aussi des tx qd risque de ralentissement ou prévision de reprise. Ainsi, la FED dirigée par Greenspan intervient en amont ds le maniement des taux. Csqses, interventions nbses perçues comme autant de signaux en direction des marchés sur lesquels Greenspan exerce un magistère énorme. Cependant, son pouvoir d’influence qui ne fonctionne pas tjs. Ex : qd il constate la formation d’une bulle spéculative sur les marchés des nouvelles technologies en 96, il remonte les tx et prévient de « la folle exubérance des marchés » cf l’indice Dow Jones X3 entre 95 et 99 et Nasdaq par 6 ! ! ! Mais le « magicien » n’a pas freiné la spéculation qui débouche sur un krach rampant ab 4/2000 d’abord sur le NASDAQ puis sur l’ensemble des marchés financiers.

Résultats des politiques menées =

- Une cr forte, + forte durant le 2ème mandat (4,4%/An#3,2%/an durant 1er mandat), à relier à la diffusion de la « nouvelle économie » et à la forte confiance des entreprises, de la bourse, des ménages. Cette croissance a été créatrice d’emploi (20 mil créés pdt l’ère Clinton), sans inflation (env. 2%), facilitant retour à la compétitivité de l’éco US en partie entravée par $ fort ab 95…


  1. Les explications au dynamisme retrouvé.

- Impact des NTIC, créatrices des richesses, de gains de productivité (un salarié US sur 2 équipé d’ordi en 98 # 1 sur 4 dix ans plus tôt), une meilleure logistique. Effet d’entrainement surtout autour de la net eco contribuant à répandre l’idée d’une cr sans crise ds éco de flux et la spéculation sur le NASDAQ. Cpdt, illusion d’un new age d’une cr sans crise : retournement cyclique en 2001 que certains prédisaient impossible du fait du passage d’une éco de stocks à une éco de flux, impliquant la fin des risques de surproduction (sic!).

- Confiance : malgré le faible niveau de l’épargne et le fort endett des ménages, la demande des Am. est soutenue, à relier au recul du chômage qui descend à 4% et à l’absence d’inflation contenue autour de +1,5%/an.

- reprise des investissements. 12%/an pdt les 8ans, une locomotive à la cr //t à bourse en.

- Ces bons résultats (cr et prix)  appréciation du $ ab 1995 qui entretient le déficit commercial, qu’il convient cpdt de relativiser : bcp de commerce intrafirmes. Effet positif des importations à bas prix sur les entreprises US : elles pratiquent une modération de leur prix sur le marché intérieur face à la concurrence des produits étrangers et une certaine modération salariale pour maintenir leurs marges et rester compétitives (deux explications de la faible inflation). Ainsi, $ fort et prix quasi stables à relier.
4. une politique sociale qui renvoie aussi à la troisième voie:

- du côté des préoccupations des démoc : Clinton a poursuivi les discriminations positives vis à vis des minorités ; il a résisté au lobby du tabac (  taxes et interdiction pub incitatives) ; il a tenté de mener une polit fiscale + redistributive; il a pérennisé le système de retraite des fonctionnaires fédéraux hérité du ND grâce au retour aux excédents budg ; il a réformé le système scolaire.

- en direction de la majorité silencieuse, il a réduit le nombre de familles assistés ( 40% de 5 à 3 mil ≈ entre 93 et 98) ; il a renforcé la présence policière ds les quartiers difficiles ( + 100 000 hs entre 94 et 98). Il a accepté sans état d’âme l’application de la peine de mort et le durcissement des peines ( cf loi de 97 : 3 condamnations pour un délinquant  prison à vie  population carcérale a  = 1,8mil.)

- Au total, 3ème voie en matière sociale selon un rapport de l’OCDE « art de défendre ce qui est populaire ». Une forme de populisme ? + échecs = la réforme du système de santé au cours du 1er mandat, le maintien tx de pauvreté autour 13%, le renforcement des inégalités ds cette décennie 90 : le revenu des 20% d’Am les plus pauvres a  de 1% et celui des 20% les plus riches de 16%.1% de la population détient 38% de la richesse nationale.
CCL

- performances uniques en matière de cr mais derrière l’euphorie, maintien d’une Am à deux vitesses = 44 mil d’Am sans protection sociale.

- Clinton = un brillant modéré qui a orchestré la poursuite du recul de l’Etat et l’accélération de la mondialisation de l’éco US. Il a bénéficié d’une décennie de « destruction créatrice ».

- Points forts = il laisse derrière lui un budget en équilibre et un fort recul de l’endett de l’Etat.

- Point faibles = fort déficit commercial, formation d’une bulle spéculative et l’endettement ménages et entreprises reste élevé.
D. Bush 2 = Un programme libéral mais une politique de relance du fait ralentissement cr et contexte terrorisme et guerres extérieures.
Deux mandats pdt lesquels les chocs géopolitiques ont bcp pesé (alors que Bush ne voulait pas être impliqué comme son père ds les affaires du monde qu’il connaît mal). Il y est obligé rapidement en raison des attentats du 11 sept 2001. Deux mandats placés sous le signe de la nouveauté tant idéologique que géopolitique et économique et de l’échec tant économique qu’international : il part en pleine tempête éco et enlisement en Afghanistan et Irak.


  1. Politique économique conçue comme libérale mais confrontée au ralentissement ab 2001.

- Réponse :  des tx et des impôts, facilitée par l’absence d’inflation et les excédents budgétaires, soutien aux entreprises (abandon des poursuites contre Microsoft en 9/2001).

- politique commerciale agressive fondée sur subventions aux export malgré condamnation en 2002 par l’ORD de l’OMC à la demande des Européens et protectionnisme accru. Ex 2001:  des droits de douanes sur l’acier de 8 à 30% selon les produits. Mais effets boomerang : des pénuries et une  des prix de l’acier qui atteint env . 70%. Csqses : 9/2002, assouplissement de la taxation. Autre ex d’actualité : taxation 300% du roquefort # refus de l’UE d’importer du bœuf aux hormones.
2. Réaction au 11/9 qui marque la fin de l’après guerre froide et l’entrée dans une longue guerre # le terrorisme nott avec les interventions ruineuses en Afghanistan, 2001 puis Irak, 2003 :

- réarmement massif fondé sur relance des dépenses militaires avec bcp d’ambition. cf le programme de GDS (global defense system) qui est une relance de l’IDS des 80’, et sur effort R/D militaire (60mds de $ dès 2002). To day, EU = ½ des dépenses milit ds le monde.

- instrumentalisation de la peur de l’opinion pour promouvoir vision manichéenne du monde.

- définition d’une nouvelle doctrine stratégique en 2002 face au terrorisme qui remplace celle de la dissuasion et de l’équilibre de la terreur héritée de la guerre froide = la doctrine de la guerre préventive ou de l’ingérence sécuritaire les Eu se donnent le droit d’intervenir partout ds le monde au nom de la défense de leur sécurité. 1er test de cette doctrine = la guerre en Irak avec décalage discours (défense des valeurs occidentales), enjeux (pétrole...) et pratiques (tortures...).
3. De nouveaux enjeux éco

- le premier est apparu avec les faillites d’Enron puis de Wordcom : il s’agit de la régulation du libéralisme et la moralisation de la gouvernance d’entreprise  Loi Sarbanes/Oxley de 7/2002 qui renforce les sanctions contre les fraudes, crée un organisme indépendant de contrôle des commissaires aux comptes, interdit le cumul des fonctions de commissaires aux comptes, cad de certification des comptes, et de conseil aux entreprises, comme cela avait été le cas pour Anderson auprès d’Enron et accroit les peines encourues par les patrons et les auditeurs indélicats. Enjeu la confiance et la sécurité des actionnaires.

- 2ème enjeu = le financement des retraites : certes pb – aigu qu’en France mais retraite par répartition au bord du gouffre d’autant que la situation budg ne permet pas leur redressement (ce mode de retraire = 80% du revenu de 60% des retraités parmi les - favorisés) et retraite par capitalisation moins généreuse du fait conjoncture boursière alors que les baby boomers arrivent à l’âge de la retraite pas de limite d’âge au w aux E-U…

- 3ème enjeu = éviter une crise systémique de la crise des subprimes à celle des banques et de l’économie. Mais pb de légitimité face à l’ampleur de la crise dans un contexte fin de règne ...
CCL = Un bilan provisoire négatif....

- écont : crise sans précédent depuis 1929 (+500 000 suppression d’emplois par mois depuis oct 2008), explosion des déficits et de la dette fédérale (+9000 ms $ été 2008 à la veille de la crise), échec dans lutte # terrorisme, collusion pouvoir/CMI (ex : united defense industries fabrique des missiles et des blindés pour le Pentagone avec pour principal actionnaire Carlyle où Bush fils a travaillé ds une filiale début des 90’, Bush père a occupé la fonction de conseiller jusqu’en 2003 et où ont émargé, John Major, Ramos (ancien pt philippin), G Soros, Colin Powell et même des membres de la famille Ben Laden...).

- polit : des formes d’incurie du pouvoir (3000 morts à la Nouvelle Orléans en 2005).

- Image dégradée des EU sur le plan international en raison des pratiques unilatérales (guerre en Irak, rejet du protocole de Kyoto, refus de la CPI, blocage de l’OMC avec subvention au coton…).
Conclusion générale :

- Trois tournant majeurs : 1933 ( régulation publique), 1981 (tournant libéral et déréglementation dans cadre mondialisation impulsée ab EU) et 2008/2009 (regain d’intervention : plan Paulson).

- Mais au pays du libéralisme, l’Etat a tjs été un acteur majeur : politique commerciale, impulsion de la modernisation donnant une longueur d’avance aux E-U / concurrents...

- Les choix effectués depuis Roosevelt, dans leur diversité, ont permis au E-U de maintenir leur place de 1er producteur mondial. 2008 = 25% avec 5% popul mond + une partie prod en dehors du territoire national # 50% en 45. Ce chiffre de 25% = le même qu’en 1929 à la veille du Krach.

- Poids des EU sur l’éco mondiale du fait de leur position dominante. La crise actuelle en témoigne..

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