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LE PRISME DE LA PROSTITUTION

Gail PHETERSON
L’Harmattan, Bibliothèque du féminisme, Paris 2001, 211 pages

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nicole-Claude Mathieu
Présentation - Note de lecture - Contenu de l’ouvrage - Auteur - Annexes

Présentation de l’ouvrage :

Ce livre est l’aboutissement d’un long travail de recherche engagé depuis 1983 (groupes de travail, conférences, enquêtes, entrevues). Quelques uns des articles (réunis ici en sept chapitres) ont déjà été publiés. L’ouvrage s’inscrit dans une mouvance marginale du féminisme. Celle qui dénonce les problèmes de l’esclavage et des violences faites aux femmes mais refuse la stigmatisation de la prostitution dans un discours victimisant.

Dès lors, le concept de putain est indissociable d’une appréciation psychosociale du rapport entre les sexes. L’auteure nous entraîne à réfléchir la prostitution au delà de la réalité déformée par le prisme de nos constructions sociales.

Prisme : Forme d’un cristal à plusieurs faces, en matière transparente, qui a la propriété de dévier et de décomposer les radiations. - Fig. Ce qui fait voir les choses à partir de préjugés et d’émotions. Voir à travers un prisme : voir la réalité déformée.” (note de l’auteure).

Note de lecture :

Gail Pheterson concentre son objet d’étude sur les femmes prostituées. Cette délibération d’approche est argumentée, dans l’introduction, autour du fait que “la prostitution” oblige une vision déshumanisée. Cette vision se faisant nécessairement “à travers un prisme de préjugés et d’émotions” (p. 9). L’auteure est convaincue que le fait prostitutionnel, tel qu’il est abordé dans nos sociétés, reflète (surtout dans sa dimension victimisante) une politique de contrôle social qui refuse son nom : celui du contrôle du corps des femmes assujetties à un pouvoir dominant (masculin). Ce contrôle s’opère par le cynisme qui entoure la prostitution. Et surtout par le stigmate de la putain qui peut être brandie devant chaque femme qui oserait se détourner de la place que la société traditionnelle lui a réservée.
Pour Gail Pheterson, ce qui devient transgressif dans une société traditionnelle n’est pas tant que l’homme utilise à son gré le sexe des femmes. La structure sociale intègre en effet facilement les rôle de mari, d’amant ou de client ; bien que prohibant l’adultère (la noblesse présumée des hommes est sauf - pour les femmes l’honneur est à jamais perdu -), le viol (extra-conjugual), l’inceste et le proxénétisme. Les femmes doivent dans ces cadres être aux services des hommes (recevoir de l’argent ou des biens contre un service sexuel est finalement admis). En revanche la transgression s’opère dès que les femmes revendiquent explicitement le droit de demander de l’argent ou de refuser de servir (p. 25).
C’est sur la base de cette constatation que l’auteure entend nous faire réagir sur les modèles qui animent aujourd’hui nos débats sur la prostitution. La mystification de l’amour romantique (apanage des femmes paraît-il) permet de renforcer le contrôle par l’institution du mariage (et la pureté qui doit l’accompagner). L’approche victimisante de la prostitution (engagée de “bonne foi”) ne fait que renforcée le stigmate de putain en lui refusant un statut social autre.
En réalité, pour Gail Pheterson, même une loi contre la prostitution des enfants permet de contourner les véritables problèmes sociaux et économiques fondant le pourquoi d’une telle attitude. La prostitution est finalement souvent un moyen de survie économique pour vivre une autonomie. Ainsi, nous dit-elle, l’ensemble des politiques tendant à la prohibition de la prostitution (y compris la Convention abolitionniste de 1949 sur la lutte contre l’esclavage) camoufle un vaste système de contrôle socio-économique (p. 30). Aujourd’hui le stigmate de putain permet aux Etats d’appuyer leurs contrôles aux frontières d’une immigration féminine, présumée au mieux victime de réseaux esclavagistes, au pire criminelle venant troublée l’ordre public de leurs activités lubriques.
Dans un premier chapitre elle engage une définition globale de la prostitution pour mettre à jour (notamment) que “les compensations financières ou matérielles données par les hommes pour obtenir les services sexuels de femmes peuvent être caractérisées comme prostitution ou bien s’intégrer à des relations comme le mariage ou les rendez-vous, au long d’un “continuum de l’échange économico-sexuel””. (p. 12). Autrement dit les relations entre hommes et femmes ne sont pas dissociable des intérêts de survie économique (que l’on peut choisir d’unir par le mariage par exemple). Le stigmate de putain dans cet échange économico-sexuel très explicite (qu’est la prostitution) permet au final aux hommes de conserver une emprise sur les femmes. En leur faisant croire que leur place en tant que femme du monde n’est pas dans le profit économique (et donc l’indépendance) qu’elle pourrait “tirer de leurs charmes” (si l’on peut dire). Que bien au contraire, ce faisant, elles s’exposent à la réprobation sociale ou à une victimisation qui dans tous les cas les rejettent à un statut social et politique de “seconde zone”.

Depuis des siècles, les politiciens, les réformateurs religieux, les autorités médicales et les sociologues discutent pour déterminer si le commerce sexuel devrait être légalisé, toléré ou interdit. Dans ces débats, la personne prostituée sert de symbole du désordre social, de l’immoralité et de la maladie (Corbin, 1978)”. (p. 41).

[Note : la sociologie existe depuis un siècle environ ce qui laisse un peu d’espoir pour la possibilité d’un discours nouveau]
Dans un second chapitre, une critique est posée de la recherche scientifique qui mélange nombre de variables sans jamais démontrer une spécificité des “travailleuses du sexe”. Le XIX°s aura marqué de son sceau l’approche hygiéniste mélangé à une craniologie lumineuse pour l’époque (sic) [Cf. Lombroso, La femme criminelle et la prostituée, 1885]. Toutes ces méthodes tendant à démontrer la nature criminelle d’une couche sociale par l’étude de sa psychologie ou de son physique ne seront pas sans rappeler des thèses pseudo-scientifiques contemporaines qui expriment au final ; une haine raciste [l’antisémitisme nazie, la ségrégation afro-américaine, l’apartheid sud africain, etc.]. L’auteure entend montrer comment le stigmate de putain permet de justifier des politiques offensives “relevant de la justice pénale (la prostituée étant le hors-la-loi suspect), de la santé publique (la prostituée étant le vecteur suspect de transmission des maladies), et/ou de la réforme sociale (la prostituée étant la victime impuissante qu’il faut réhabiliter).” (p. 14).

Le paradigme de la recherche croit évoluer mais demeure dans le cadre. La prostituée est toujours la variable centrale. En parlant de la sexualité privée des prostituées (qui semblerait plus grand que chez les femmes non prostituées (étude relevée p. 54), d’aucun viendrait à penser “que l’image de la femme qui trouve plus de plaisir dans la sexualité (...) n’est que le revers de celle qui n’en trouve moins” (p. 54). La certitude d’une détraction psychique (la perversion) des prostituées permet de renforcer l’idée de ne pas s’écarter de la variable pré-désignée (le paradigme demeure).
Dans le troisième et le quatrième chapitre, c’est la notion de stigmate (notion centrale du livre exprimée sur 80 pages) qui est abordée sous deux angles.

D’une part, Gail Pheterson dissèque deux notions structurantes des rapports hommes femmes dans une société traditionnelle. L’homme par la “noblesse” (sa dignité) qui le caractérise semble titulaire d’une immunité morale attenante (et logique). La femme par “l’honneur” qui la caractérise semble entravée par cette notion protectrice (italiques de l’auteur).

Cette analyse sur le genre humain démontre la subordination du genre féminin au genre masculin. Ainsi sous couvert d’une protection de la femme (de son honneur, de sa vertu, de son innocence, de sa chasteté) les hommes construisent un discours permettant de contrôler le corps des femmes. En distinguant les “femmes vertueuses” (dont ils respectent le statut social) des “putains” (dont ils consomment les corps), les femmes intègrent l’impossibilité d’une autonomie sexuelle et économique (ce qui caractérise la prostituée) (CQFD).

Ainsi “la honte de la femme (son déshonneur) repose sur ce qu’elle offre (ses services sexuels) tandis que la cause indigne (perte de la noblesse) à laquelle elle s’attache est censément le désir sexuel de l’homme en tant que client ou l’intérêt financier de l’homme en tant que souteneur” (p. 63).
Bien que méprisée par la plupart des principes moraux (et parfois prohibée), la prostitution demeure une activité sinon réglementée, libre. Néanmoins il semble demeuré que ce n’est pas tant l’acte sexuel qui soit en cause mais bien la demande expresse et libre d’une compensation financière.
D’un point de vue légal, le droit pénal permet d’encadrer la morale traditionnelle dans un champ qui préserve l’intégrité sociale. L’évolution sur ce terrain semble difficile, “les hommes de loi, soit sont eux-mêmes des clients, soit s’identifient aux clients” (p. 66). L’indignité masculine est alors réprimée non sur le terrain du désir (le client) mais bien sur l’intérêt financier (le proxénète) dont profiteraient des tiers. La lutte contre le proxénétisme devient alors l’alibi (du client) pour justifier l’absence de noblesse lié à l’activité prostitutionnelle. Les prostituées ne s’y trompent pas et “ont plaidés pour une réglementation commerciale, et non pénale, des commerces du sexe” (...) “Lors du Premier Congrès mondial des putains (voir Pheterson, éd., 1989)” en (p. 69).
D’un point de vue social, il est intéressant de noter que les prostituées elles mêmes définissent plutôt la notion de déshonneur autour de la compétence et de l’intégrité dans le travail : “il y a des “bonnes putains” et des “mauvaises putains””, (...), “les femmes qui font l’amour par devoir ou par soumission, celles-là sont les vraies putes” (p. 70 et 71). Au delà de ces considérations les standards sociaux (et leurs conséquences) perdurent. L’homme qui s’affiche avec une prostituée est de facto un proxénète (le client fuyant la publicité). On refuse par là une vie conjugale à la prostituée. Le déshonneur de la femme est alors lié à son indépendance, l’indignité de l’homme à sa dépendance (sexuelle ou financière). Seul échappatoire : la prostituée se pose en victime, et l’homme s’expose en agresseur (p. 78). Le client est rarement présent.
D’un point de vue psychologique, l’objectif est de replacer la prostituée dans un contexte de vie personnelle nécessairement douloureux (carence affective, sévices, frigidité, hostilité à l’homme, lesbianisme...). L’objectif étant que la prostitution est la preuve de la pathologie féminine tendant à séparer la sexualité et l’amour (c’est l’explication médicale du XIX°s et XX°s remplaçant le discours religieux) [note : ce que les hommes ne font jamais bien entendu]. Cette séparation de la sexualité et de l’amour permettant de renforcer l’idée d’une frigidité maladive. Et ceci bien que “des études (...) montrent qu’elles (les prostituées) ont de meilleures réactions sexuelles dans leur vie privée que des femmes non prostituées” (p. 84).

On l’aura compris l’homme se rassure en parlant de frigidité (qui n’est autre que du détachement professionnel) face à l’idée que les femmes puissent maîtriser leur sexualité.
D’un point de vue idéologique enfin, “historiquement, la réaction féministe et socialiste à la situation critique des putains a été d’appeler à l’abolition de la prostitution” (p. 89). Mais nous dit l’auteur, très rapidement les prostituées sont considérées soit comme des “victimes prototypiques du patriarcat et du capitalisme” (p. 90), soit comme collaboratrice d’un système dans lequel elles trouvent un moyen commercial de subsistance garantissant une certaine autonomie. Puisque l’objectif abolitionniste est la libération de toute forme d’asservissement (y compris du travail dans la théorie socialiste), le déshonneur féminin et l’indignité masculine demeurent. [“Une prostituée a fait remarquer qu’en termes marxistes, une épouse sans emploi dans une société capitaliste pourrait être classée comme maquerelle dans la mesure où elle vit des gains du travail aliéné de son mari” (note 10 p. 67). Note : je ne sais pas si l’on peut se rassurer en pensant que dans une société marxiste le chômage n’existe pas en principe.].
En tout état de cause, pour Gail Pheterson, c’est en enlevant le stigmate accroché au terme de putain que l’on pourra reconnaître, enfin, que dans le domaine des transactions sexuelles il existe des hommes dignes et des femmes honorables (p. 94). Ce qui serait cohérent d’admettre au regard des droits humains.
D’autre part, l’auteure expose que le stigmate de putain vise en réalité toutes les femmes. Dès lors, il aura aussi été un moyen de rassemblement de celles-ci subissant ce stigmate (prostituées, gouines ou épouses). Pour faire valoir par ce biais l’existence d’une véritable classe sociale digne d’être un sujet d’études auquel elles devaient participer, être associées voire maîtriser (en tant que premières concernées). Le crime d’impudicité des prostituées étant “de séparer la sexualité de la reproduction, du désir mâle et du mariage” (p. 97). Le stigmate de prostitué (comme celui d’homosexualité masculine ou féminine) opère comme un racisme. Une femme autonome socialement est rapidement soupçonnée de putain. Celle qui s’oppose trop clairement au pouvoir des mâles le sera de même. Au final “la prostituée, la femme cadre ou de profession libérale et la lesbienne représentent un modèle d’autonomie en ce qui concerne la sexualité, le travail et l’identité” tel que “chacune est exposée à une stigmatisation sexuelle - comme femme légère, frigide ou perverse - et à des attaques sexuelles” (p. 126).
Dans le chapitre cinq, l’auteure entend montrer comment, de la même façon que pour le stigmate de putain, le stigmate de l’enfance freine l’amélioration des conditions d’existence de cette population. Doublé par le stigmate de la prostitution il est alors impossible de sortir d’une vision patriarcale qui soumet l’enfant [“sans aucune distinction entre quelqu’un de trois ans et de dix-sept ans” (p. 133)] au statut de victime du travail forcé, mal payé et de l’inévitable exploitation sexuelle. Ainsi dans la Déclaration des droits de l’enfant (1959) ou la Convention des droits de 1989, il est possible de voir la contribution à une maltraitance ce qui est contraire aux principes exprimés. Pour l’auteure, toute politique de victimisation (et les politiques de prévention et de réhabilitation attenantes) conduit inéluctablement au refus de l’autonomie de certaines catégories de populations. Finalement entre victime et contrevenant, la personne humaine n’est pas véritablement considérée. Ce qui permet à l’Etat d’éviter de lui procurer tout ce dont elle a droit en tant qu’être humain. Ainsi, “un cadre social et légal destiné à fournir des ressources et à garantir les droits de l’être humain contrasterait fortement avec le système actuel de contrôles et de punitions discriminatoires” (p. 140). “Les interdictions sur la prostitution sont des instruments oppressifs qui sont utilisés pour rationaliser le déni de droits” (p. 141)
Dans le chapitre six, il est abordé la question du droit d’asile, de la migration et de la prostitution. Malgré une résolution du Parlement européen du 13 avril 1984, les Etats refusent de prendre en compte la réalité de “l’oppression de sexe/genre comme raison légitime pour accorder l’asile” (p. 143).

Sans reprendre l’ensemble de ce qui a été dit plus haut : il s’agit finalement ici pour l’auteur de dénoncer les politiques de répression autour de la prostitution (contre le proxénétisme notamment) qui ne font que renforcer les drames qu’elles entendent dénouer. La majorité des femmes migrantes fuient des situations économiques, sociales et politiques dont elles sont souvent victimes. La prostitution est parfois un moyen de réaliser la migration en espérant une autonomie et une autre vie. Mais, “constituant actuellement la majorité des femmes prostituées dans les villes d’Europe occidentale, ces femmes migrantes sont soumises à de multiples discriminations et violations, non seulement en tant que femme mais aussi, et de plus en plus, en tant qu’étrangères et en tant que prostituées étrangères” (p. 149). L’auteur dénonce ici “l’hypocrisie persistante des démocraties modernes” qui entretiennent un rideau de fumées (maintien de la mystification autour de la prostitution) pour cacher la dureté des mesures tendant à maîtriser l’immigration.
Dans le chapitre sept, l’auteure expose, à l’appui de l’histoire de deux ses patients (une femme, un homme) en psychothérapie, comment “le paradigme service féminin / compensation masculine correspond à un échange social inégal”. Et “qu’elles soient publiquement consacrées par la cérémonie du mariage ou clandestinement négociées dans l’industrie du sexe, les relations hétérosexuelles sont socialement et psychologiquement façonnées par le postulat du droit des hommes au travail des femmes” (p. 174).
Note : L’approche présentée dans ce livre a de quoi remuer plus d’un juriste acquis au certitude du droit positif. Il doit permettre, non une adhésion aveugle à un exposé qui ne manque pas d’arguments, mais bien un élan pour ouvrir son esprit à la critique que le droit pénal (en l’espèce) ne peut pas tout résoudre. Il est intéressant de comprendre (et d’admettre) qu’il est urgent de ne pas confondre le fait prostitutionnel en soi et les faits qui l’accompagnent parfois (sans conteste relativement souvent et pour cause si l’on a compris la thèse de l’auteur). Nous voulons dire l’esclavage, les violences et les contraintes, le délicat sujet des stupéfiants, l’autre de la pornographie, l’immigration (clandestine ou pas), etc.

L’enjeu semble se situer dans une réflexion autour de l’égalité et de la dignité des êtres humains (quelques soit leur sexe et leur âge et leur origine ethnique ou religieuse), notions simples en principe qui paraissent encore nous dépasser en actes. C’est sans aucun doute un défi en ce début de millénaire prometteur en termes des politiques du contrôle social...

Contenu de l’ouvrage :

L’ensemble des sept chapitres qui composent ce livre offre une perspective théorique et pratique permettant de sortir la prostitution d’une réflexion concentrée autour de la question du commerce du sexe ou de l’oppression des femmes. Il met en lumière le noeud psychosocial qui relie les femmes et les hommes. Il donne quelques pistes pour penser la prostitution au delà d’une vision déformée à laquelle nous sommes invariablement soumis : “le prisme de la prostitution”.
Auteur :

Gail Pheterson est co-fondatrice du Comité international pour les droits des prostituées et organisa le Congrès mondial des putains au Parlement européen en 1986. Psychologue et psychothérapeute, elle est actuellement en France maître de conférences à l’Université de Picardie Jules Vernes, à Amiens.
Annexes :

Annexe A (p. 178 à 183) : “ Alliance entre putains, épouses et gouines : projet pour un groupe de travail visant à démystifier et à éliminer la division des femmes en mauvaises, bonnes et perverses”.

Ce groupe de travail organisé dans la région de San Francisco (Etats-Unis d'Amérique) en 1984, a eu pour perspective de travail de réunir autour d’une table des femmes de toutes classes sociales travailleuses du sexe ou non. L’objet étant de faire émerger le concept de putain comme stigmate d’un contrôle des femmes par l’univers masculin. Par l’auto examen, la prostitution est reconnue comme concernant toutes les femmes et non pas celles seulement qui s’y adonnent. Un des outils fut un questionnaire destiné à toutes les femmes (annexe B).
Annexe B (p. 184 à 198) : “Questionnaire sur la prostitution adressé à toutes les femmes”. Préparé en 1983 il a servi dans les chapitres 3 et 4 du présent livre. Composé de 37 questions ouvertes et fermées élaborées après des entrevues faites avec des prostituées de milieux culturels divers (d’Amérique du nord et d’Europe occidentale). Il aborde tout autant le pourquoi (réel ou imaginé) d’une entré dans la prostitution, qu’il prend en compte l’expérience sexuelle personnelle (dans la vie prostitutionnelle ou conjugale), en passant par les questions de santé de niveau de formation et de rapports familiaux.
Bibliographie (p. 199 à 211) : plus de 150 références.

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