David Zambon, adjoint au directeur des services du transport de la dgitm





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CNS : LA COMMISSION NATIONALE DES SERVICES

Le temps fort de la SITL, c’était le 3 avril 2014 : la table ronde organisée par la Section Thématique Logistique & Supply Chain de la Commission Nationale des Services au sein du Ministère du Redressement Productif. Lancée le mardi 4 juin 2013 par Arnaud Montebourg, cette Commission a pour objectif de mettre en œuvre toutes les actions nécessaires pour valoriser le potentiel de croissance du secteur des services aux entreprises, des activités financières, des transports, des services aux particuliers, des services à la personne, comme des services aux collectivités. Plusieurs chantiers ont été ouverts parmi lesquels celui de la chaîne logistique.

C'est Laurent Grégoire qui préside cette section thématique logistique & Supply Cain. Il est par ailleurs président de la commission management de la logistique de l'AFNOR, président d'honneur de l'ASLOG ; il mène depuis 35 as sa carrière dans le domaine de la logistique industrielle en entreprise de production papetière.

La table ronde organisée lors de la SITL réunit :

  • David Zambon, adjoint au directeur des services du transport de la DGITM (Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer) du ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie (MEDE) en charge des transports. Cette direction s’occupe de tous les modes de transports à l’exception de l’aérien, et ce au travers de trois directions, à la fois sur les affaires maritimes, sur les infrastructures de transport (autoroutes, voies navigables…) et sur les services de transport (ferroviaire, transports urbains, transport de voyageurs et transports de fret, transport routier, ports…). Cette administration centrale a bien entendu un rôle de réglementation, un rôle de tutelle (celle de la SNCF, ou de la RATP), un rôle visant à favoriser les secteurs économiques sur lesquels elle intervient.

  • Jo Michel Dahan, sous-directeur à la DGCIS (Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services) au Ministère de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, nouvelle appellation du ministère dirigé par Arnaud Montebourg. Comme son nom l’indique, la DGCIS est centrée sur la promotion des actions, des réglementations et des conditions favorables aux entreprises de l’industrie et des services. En particulier, elle intervient (avec d’autres ministères) sur les Pôles de Compétitivité qui représentent l’un des moyens permettant d’aider les entreprises à se centrer sur la recherche et le développement.

  • Caroline Mondon, présidente de FAPICS, l’association française de Management des Opérations de la Chaîne Logistique

  • Fabien Esnoult, co-fondateur de Colizen, administrateur et membre du comité exécutif de l’ASLOG,

  • Bruno Durand, enseignant chercheur à l’Université de Nantes et président du groupe de travail e-commerce et logistique de l’ASLOG,

  • Jérôme Verny, enseignant-chercheur à l’École de Commerce de Rouen, et directeur scientifique du centre de recherche Mobis, spécialisé en transport et logistique au sein de NEOMA Business School (Rouen),

  • Éric Dessert, chef de produit Supply Chain chez Cegid, éditeur français de logiciels figurant dans le top 10 des éditeurs concernés par le retail et la distribution.

  • Julien Morel, président de Centrale Achats et Supply Chain, groupement professionnel rattaché à l’association des Centraliens. Il est de plus ancien directeur Supply Chain de Nespresso, actuellement Regional Commercial Manager de Nespresso à Lausanne,

  • Jérôme Douy, directeur délégué aux Pôles Multimodal, Supply Chain et Développement Durable chez TLF, fédération des entreprises de Transport et de Logistique de France,

  • Anne Sandretto, directrice déléguée Relations Extérieures et Partenariats chez TLF, présente à cette table ronde en tant qu’experte OEA,

  • Xavier Hua, délégué général d’ECR (Efficient Consumer Response) France, association regroupant industriels et distributeurs de produits de grande consommation de façon à les faire travailler ensemble et mieux répondre aux attentes des consommateurs.

Finalement, Laurent Gregoire dévoile le nom de la cheville ouvrière de la section thématique qu’il préside : Éric Berner, de la DGCIS.
http://www.aslog.org/userfiles/image/les-intervenants.gif
La préparation de la conférence nationale sur la logistique
En introduction de cette table ronde, David Zambon fait état de la future conférence nationale sur la logistique. Il rappelle qu’il y a à peu près un an, une loi était débattue au Parlement, comportant diverses dispositions en matière de transport, favorisant les initiatives (parlementaires en particulier). Le député Gilles Savary a souhaité que soit inscrite dans la loi l’organisation d’une conférence nationale sur la logistique. Cet objectif, voté à l’unanimité par tous les groupes parlementaires, partait d’un certain nombre de constats, celui que les transports étaient plutôt traités par modes successifs, et non dans leur globalité, ou encore que les actions (plutôt ponctuelles) sur l’intermodalité n’intégraient pas toute la chaîne de valeur de la logistique. Force était de constater un manque d’investissement des pouvoirs publics dans ce secteur, comme le souhait d’une meilleure coordination entre tous les acteurs. Il convenait de s’appuyer sur le modèle allemand de Master Plan logistique dont l’une des caractéristiques fortes est d’avancer groupés et de manière coordonnée entre la logistique et l’industrie. Sans oublier la recherche de performance de la chaîne logistique, qui est celle de la performance des territoires, de l’économie et de l’emploi.

À partir de tous les constats qui ont été ainsi établis, la démarche proposée par David Zambon a pour objectif de rassembler les acteurs, d’établir des diagnostics, de définir d’où l’on part et où l’on veut aller ensemble, d’identifier ce que peuvent être les leviers collectifs pour l’amélioration de la performance de ces domaines en examinant et en évaluant tous les échelons du territoire, que ce soit au niveau national, ou celui du terrain.

« La logistique est un domaine extrêmement vaste. J’imagine que dans une telle conférence, on ne pourra pas approfondir tous les sujets », admet Laurent Grégoire et de s’interroger « y a-t-il certains sujets qui sont déjà abordés par ailleurs, ou d’autres pour lesquels il y a une certaine urgence à en débattre ? ». Réponse de David Zambon : « nous en sommes actuellement à la phase de définition de ce que nous souhaitons faire d’ici cette fin d’année. La loi nous a fixé un cap, un périmètre. Effectivement, l’un des enjeux du lancement de la démarche est de cerner toutes les démarches qui ont été déjà engagées (et la CNS en est une), de faire un état des lieux et d’analyser comment construire cette démarche collectivement en tenant compte de ce rendez-vous qui nous est fixé en fin d’année. À défaut d’avoir défini le fonds, on travaille sur la méthode au travers de comités de pilotage, de comités scientifiques, de groupes thématiques opérationnels desquels on attend des résultats les plus concrets possibles. Un schéma a été testé dans d’autres occasions : ainsi, j’anime une démarche sur le fret ferroviaire qui pose des questions à peu près équivalentes, où l’on voit bien que chaque question (parfois très importante, de très haut niveau) peut trouver des réponses à condition de les attaquer par le bas, par des approches opérationnelles, à la recherche de résultats concrets. Il y a aussi un enjeu de cohérence de l’ensemble des actions qui peuvent être menées par chacun des acteurs… Rappelons à cet égard quelques actions engagées par le ministère de transports : l’action liée à la qualité de l’air avec des objectifs sur la chaîne logistique urbaine, la conférence sur le fret ferroviaire dont l’un des objectifs est d’intégrer ce mode de transport dans une chaîne logistique, dont la performance dépend aussi des problèmes de rupture de charge, de desserte… Nous assurons par ailleurs la tutelle des grands ports maritimes au sein desquels l’état a défini en 2013 une stratégie via trois leviers : l’un de ces leviers est de faire des ports des acteurs de la logistique, des "architectes de solutions logistiques" avec la volonté de faire de la promotion de la plate-forme portuaire, car il en va de la performance de la chaîne logistique… Voilà un certain nombre d’actions qui visent une démarche globale et cohérente ».

Est-il dès à présent possible de préciser la forme que prendra cette conférence nationale sur la logistique ? Y aura-t-il un vaste débat ou au contraire une somme de travaux préparatoires à une conférence qui établira les conclusions de ces travaux ? Voire, en sens inverse, un début de travail qui pourra se poursuivre par la suite ? « La connaissance partagée pourrait être le point de départ de la conférence nationale sur la logistique », répond David Zambon : « il s’agira de réaliser un certain nombre de travaux préparatoires d’ici la fin de l’année, soit au niveau national, soit au niveau territorial. Des démarches sur la logistique existent au niveau régional et le schéma qui sera proposé au ministre consistera à organiser des réunions territoriales pour illustrer, sur des cas concrets, des exemples qui fonctionnent, et d’organiser un rendez-vous en fin d’année qui débouchera nécessairement sur un plan d’actions, des orientations, donc avec une suite en aval. Il est hors de question d’organiser un grand événement sans lendemain, mais nous voulons engager une démarche, un travail collectif et de maintenir cette démarche collective avec les acteurs et les professionnels. Ce sont eux qui seront à la manœuvre pour obtenir des résultats ».
La Commission Nationale des Services
Laurent Grégoire passe la parole au représentant du ministère de l’Économie, du développement durable et du Numérique : Jo-Michel Dahan, à qui il demande de faire un point sur la Commission Nationale des Services créé l’an passé : « cette Commission a été officiellement mise en place le 4 juin 2013 par Arnaud Montebourg. Les services, tels qu’ils sont définis dans ce contexte, sont les services B-to-B et l’ensemble des services professionnels nécessaires au monde industriel et aux services eux-mêmes, ainsi qu’à l’ensemble des mondes économiques ayant besoin de s’alimenter en services de plus en plus professionnalisés. Cela va des services opérationnels (sécurité privée, propreté…) au monde des services intellectuels ou des conseils d’assistance, l’ingénierie… ».

Selon le site www.dgcis.gouv.fr/services/commission-nationale-des-services, les services marchands représentent en France : 1 031 milliards d’euros, soit environ 51% du PIB, et emploient 13,3 millions de personnes, soit environ 49% de l’emploi intérieur total (source : Insee 2012). Les services marchands ont également apporté une contribution positive de 30,3 milliards d’euros à la balance courante de la France (source : BdF 2012). Les services sont à la fois des créateurs d’emplois nets, des amortisseurs en cas de crise, mais aussi des accélérateurs de croissance pour la compétitivité globale de notre économie. D’où l’importance de la Commission Nationale des Services qui est une structure miroir du Conseil National de l’Industrie : on a considéré qu’il n’était pas exclusif du monde industriel de parler de l’ensemble des secteurs. Depuis le 4 juin 2013, le ministre préside, avec Christian Nibourel (président d’Accenture France et président du Groupement des Professions de Services), comme vice-président, une Commission comptant 70 personnes. Le travail réalisé par les sections thématiques du ministère est ordonnancé autour de feuilles de route. La CNS fonctionnera, à l’instar du Conseil National de l’Industrie (CNI), avec des sections par filière, des avis sur des sujets qui comptent pour l’ensemble des secteurs du service, et des prises de décision en faveur des services et de l’ensemble des filières industrielles et de services. L’une de ces sections thématiques est consacrée à la logistique et à la Supply Chain. « On veut, au travers de cette structuration, des débats qu’il est possible de mener à l’intérieur des métiers au sein d’une même entité ou d’une même filière, la possibilité de faire apparaître les points de force et les points de faiblesse. L’ensemble des débats prend à bras-le-corps les sujets les plus sensibles, notamment les difficultés réelles à un moment donné : si l’on n’a pas de feuille de route nationale, si l’ensemble des acteurs ne s’est pas posé autour de la table, on est alors segmenté chacun sur un bout de son activité. Or, on est dans un secteur de services aux entreprises, ce qui signifie que tout le travail mené au sein du ministère avec le médiateur interentreprises, sur les difficultés rencontrées dans les négociations entre le donneur d’ordres et le client, appartient à la liste des sujets sur lesquels on se doit d’être attentif (on ne peut pas laisser passer n’importe quel type de pratique). On a aussi un objectif de promotion des métiers. Il faut les valoriser, faire mieux connaître les emplois de la logistique dans toutes les chaînes… La logistique, c’est à la fois une filière, c’est aussi une fonction dans les entreprises, et dans cette fonction, on a deux possibilités d’envisager les choses :

  • Soit ses emplois sont internalisés et c’est le cas lorsque l’entreprise croît, et qu’elle professionnalise les métiers…

  • Alors que, lorsqu’elle est toute petite, il y a une réelle difficulté dans l’appréhension de la logistique.

On pourrait essayer d’avoir une offre, soit groupée pour plusieurs petites entreprises de façon à ce qu’elles puissent être sensibilisées et qu’elles puissent avoir une approche logistique utile pour l’entreprise, soit, pour les entreprises plus importantes, avoir un Monsieur ou une Madame Logistique dans l’entreprise de façon à ce que ce métier ne soit pas improvisé ».
Les réponses à la demande des pouvoirs publics
http://www.aslog.org/userfiles/image/laurent_gregoire_aslog.gif« Dans la présente table ronde, nous avons adopté une démarche quelque peu logistique… Puisqu’en logistique, on regarde d’abord la demande, puis l’offre », constate pour sa part Laurent Grégoire : « la demande vient de nous être exprimée par des représentants des pouvoirs publics. Nous allons commencer à regarder comment nous y répondons et les suggestions d’offres que nous pouvons émettre. Dans notre section thématique Logistique & Supply Chain, nous traitons de la logistique à la fois comme une filière de l’économie (celle de tous les prestataires qui interviennent dans les opérations logistiques), et comme une fonction valable pour toutes les entreprises : les entreprises industrielles (les donneurs d’ordres), mais aussi les entreprises de distribution et les entreprises de services. À terme, il devra y avoir une fonction logistique y compris dans des entreprises dites de logistique, mais aussi les banques, les hôpitaux, les assurances, etc. Ce sont donc ces deux dimensions que nous traitons. Autour de cette table ronde, siègent les experts de cette section thématique Logistique & Supply Chain. Il en manque juste trois qui ne pouvaient être des nôtres ce matin : Louis-François Gombert, président du Club Demeter Environnement et Logistique, Adrian Choffé de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Metz, et Boris Pernet, directeur Ingénierie et Solutions Client chez Geodis ».

Ces experts travaillent depuis six mois. Au cours des premières sessions de "remue-méninges", a été dressée une liste de plus d’une soixantaine de thèmes et de sujets sur lesquels il paraissait important de travailler : quelques-uns d’entre eux ont été sélectionnés pour pouvoir commencer le travail. Laurent Grégoire ajoute : « Aujourd’hui, nous allons rapidement aborder certains de ces thèmes… C’est loin d’être exhaustif. Parmi ceux-ci, l’emploi est une priorité, aussi bien pour les pouvoirs publics, que pour toute personne citoyenne en France ».
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