Chapitre 1 : L’urbanisation au xixe siècle





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Chapitre 1 : L’urbanisation au XIXe siècle

22/01/2007

Les villes commencent à croître au XIXe siècle, à l’ère de l’industrialisation et de l’urbanisation.

Qu’est-ce qu’une ville ? Il s’agit d’une concentration des habitats et des activités. Elle est liée à une spécialisation des tâches, au développement des échanges.

La population française s’urbanise progressivement au XIXe siècle.

I. Une population qui s’urbanise progressivement

A. La lente croissance de la population française

  Moitié du XVIIIe siècle : ralentissement de la croissance démographique accentué par les guerres.

  1815 : la France comporte moins de 30 millions d’habitants mais est le pays le plus peuplé d’Europe (n°2 : Russie).

  1846 : la France compte 35 millions d’habitants.

  1911 : la France compte 39 millions d’habitants.

Il s’agit d’une croissance relativement faible si l’on compare avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne à la même époque : en 1804, l’espace allemand compte 24 millions d’habitants et 70 millions en 1913.

En France, la baisse de la natalité est compensée par la baisse de la mortalité. Elle connaît un comportement malthusien de la natalité alors que le reste de l’Europe connaît une forte croissance.

Pourquoi est-elle plus basse en France ?
  Les paysans ne veulent pas dilapider leurs possessions en une multitude d’héritiers ;
  Les bourgeois préfèrent se concentrer sur moins d’enfants pour mieux transmettre le rang social et l’éducation.

Au XIXe siècle, la démographie française est peu dynamique. La France devient ainsi un pays d’immigration alors que les autres pays européens sont des pays d’émigrations. Viennent en France des Polonais, des Belges et des Italiens.

B. La répartition des populations : une population longtemps majoritairement rurale

Au début du XIXe siècle, la France compte une population à 90% rurale et à 10% urbaine.

Aussi, pour estimer la population urbaine, il faut pouvoir définir le phénomène urbain. A partir de quel niveau d’agglomération peut-on parler de ville ?

En Europe, la ville a longtemps été définie et délimitée par ses enceintes. Au XIXe siècle, celles-ci sont déclassées ou détruites. Les villes closes s’ouvrent alors et intègrent les faubourgs à un centre.

La ville européenne désignait aussi des agglomérations de population disposant de droits privilégiés (en France, il s’agissait des privilèges monarchiques).

Doit-on alors définir la ville sur des critères :
  physiques ?
  juridiques ?
  ou statistiques ? Le dernier critère implique l’installation d’une forte administration pour adopter une approche statistique de la population. L’outil utilisé est le recensement. Après la Révolution française, l’unification territoriale et son redécoupage en départements et circonscriptions consacre ainsi l’administration préfectorale.

  Au début du XIXe siècle, on fixe le seuil minimum des villes à 1000 habitants.
  Il est fixé à 2000 habitants au XXe siècle.
  En 1949, il s’agit de 2000 habitants agglomérés autour d’un chef-lieu.

Il s’agit de valeurs relatives, difficiles à comparer à l’échelle internationale, à cause de la disparité des seuils.

Progressivement, la population urbaine prend le dessus sur la population rurale. En 1800, la France compte 5 millions d’urbains et 18 millions en 1914.

Jusqu’au XVIIIe siècle, la ville en France fait figure d’exception. Il existe bien quelques zones de concentration urbaine, mais celles-ci se situent pour la plupart dans le Nord de la France et dans la future Belgique.

L’inversion de tendance est surtout liée à l’Exode rural, initié vers 1840 et qui connait une accélération dans les années 1870-1880. Ce phénomène d’exode est lié au processus d’industrialisation.

Au début, l’Exode rural se caractérise par des départs très souvent temporaires vers la ville. Ces mouvements d’allers et de retours rendent difficiles l’évaluation du mouvement d’exode rural.

Pourquoi y’a-t-il exode ?

En France, les campagnes très peuplées vont de pair avec une main d’oeuvre abondante donc mal payée. L’objectif de chacun est alors d’accroître le patrimoine. Or, l’amélioration des techniques enlève du travail aux ouvriers agricoles, qui doivent alors partir travailler en ville, là où se sont installées les usines.

A la fin du Second Empire, les ruraux représentent encore 66% de la population. En 1930, la proportion d’urbains devient plus importante que la proportion de ruraux.

C. Les rythmes de l’urbanisation en France

Au XIXe siècle, le taux de croissance des villes équivaut à 1%. Durant la seconde moitié du XIXe siècle, il est surtout dû aux migrations des campagnes vers les villes.

La croissance urbaine bénéficie davantage aux moyennes et grandes villes qu’aux petites.

  1850 : 3 villes dépassent les 100 000 habitants ;
  1911 : Paris domine toujours très largement ; 16 ville dépassent les 100 000 habitants.

II. Un territoire transformé par l’industrialisation

A. Le modèle d’industrialisation français

Le mode de production artisanal est progressivement transformé par un mode de production industriel ; les ateliers sont délaissés au profit des usines.

L’Europe connait alors 2 révolutions technologiques :
  la machine à vapeur ;
  le moteur électrique. Celles-ci entrainent alors une révolution des transports et une forte croissance économique.

L’industrialisation comporte un caractère progressif, ce qui la rend difficile à dater. On estime cependant ses débuts en France vers 1830.

L’industrie naissante cohabite alors avec l’artisanat et la proto-industrie. Le secteur textile se mécanise et il existe déjà des extractions charbonnières dans le Massif Central et dans le Nord.

Des entreprises de développement à proximité des villes ou en leur sein.

La proto-industrie, première étape de l’ère industriel, consiste en une industrie dans les campagnes, attirée notamment par la proximité d’une main d’oeuvre foisonnante.

29/01/2007

Quand il n’y a pas de travail, les ouvriers peuvent retourner à l’agriculture.
Ce qui veut dire que la proto-industrie reste avantageuse assez longtemps et dont l’apogée est atteint pendant le Second Empire.

Son déclin à la fin du XIXe siècle est dû à une concurrence internationale plus rude : le système proto-industriel est peu rentable et peu productif.

L’offre d’emploi se déplace ainsi vers les lieux d’activité plus intenses et plus productifs : les usines, situées en ville. La main d’oeuvre rurale se voit ainsi contrainte de rejoindre la ville pour travailler.
C’est ce qui explique l’accélération de l’Exode rural vers 1880.

Le territoire français évolue beaucoup avec l’industrialisation. On passe d’un territoire cloisonné en bourgs et villages à un territoire qui se désenclave.
A l’époque, on voyage peu en France. Beaucoup de Français découvrent de nouvelles régions lors des campagnes napoléonienne. La fin du XVIIIe siècle, l’effot d’amélioration des routes royales et la construction de canaux tendent à casser le repli sur soi. Les routes en mauvais état impliquaient une difficulté supplémentaire à la circulation de l’information.

Le réseau postal évolue également avec l’instauration d’un nouveau système de tarification. C’est l’expéditeur qui paye désormais ses envois, alors qu’il en était du ressor du destinataire auparavant. La France compte 2000 bureaux de poste pour 36 000 communes.

Ce morcellement de l’espace français a des conséquences en cas de disette.

Progressivement, l’Etat va s’engager dans la « révolution des transports », alors que la France issue de la Révolution de 1789 est censée être plutôt libérale.

Au cour du XIXe siècle, les infrastructures de transport évoluent en vue de l’unification du marché national. Par exemple en 1850, un réseau bancaire va drainer l’épargne pour financer l’industrie , ce réseau nécessite une amélioration des voies de communication. Parallèlement aux circuits physiques traditionnels, le télégraphe participe également à l’amélioration de la circulation de l’information.

A côté de l’amélioration du réseau de canaux et des infrastructures routières, on modernise les ports pour qu’ils s’adaptent à des bateaux au tonnage de plus en plus important. Les voies ferrées s’étendent également. Le 11 juin 1842 est créée la première organisation nationale du chemin de fer, c’est-à-dire un batîment public chargé d’acheter les terrains pour la construction des liaisons et chargé de la construction des gares. La gestion des lignes et leur entretien est du ressor des compagnies privées.

La loi du 11 juin 1842 décide également d’une structuration du réseau ferré en étoile, à partir de Paris.

Le plan Freyanet de 1878 complète le dispositif national par la liaison des petites villes entre elles par le train. Il s’agit d’un vaste plan de construction peu rentable.

C’est sous la Monarchie de Juillet que débute réellement la mise en place d’un réseau ferré français.

La loi Thiers de 1836 donne naissance aux chemins vicinaux contribuant aux désenclavement des campagnes.

Le marché national peut ainsi s’unifier ; les prix également. La consommation s’uniformise.

Quelles sont alors les grandes régions industrielles ?
  Nord : charbonnage, sidérurgie
  Alsace
  Normandie
  Massif Central
  Région lyonnaise
  Région parisienne
  Lorraine

En 1800, le textile est dominant. En 1850, le secteur industriel lui emboîte le pas.

Paris devient également une grande zone industrielle.

Le développement de l’industrie au Nord et au Nord-Est (à l’Est de la ligne Marseille-Le Havre) se fait au détriment du Sud de la France. Localement, la concentration industrielle se fait au niveau des banlieues et des villes.

Les villes françaises ont connu un certain bouleversement avec la Révolution de 1789, qui a opéré un redécoupage administratif du territoire français. Cette nouvelle configuration a redistribué les hiérarchies et les armatures urbaines. Après 1789, la France s’est dotée de 90 chefs-lieu devant avoir les mêmes fonctions administratives et la même assise départementale.

Souvent, les chefs-lieu ont été choisis en fonction de leur centralité.

Les villes sont le lieu des échanges, des foires et des marchés. L’industrie y importe des services comme le commerce, les banques, les assurances. Pour beaucoup de villes, c’est la diversification des services qui les fait vivre.

Les villes sont également des centres culturels et les lieux où se situent les établissements scolaires et parfois les Universités. Les villes sont les endroits où se forme l’élite.

Des villes connaissent une forte croissance au XIXe siècle ; il s’agit des villes qui comptent entre 20 000 et 50 000 habitants : des ports comme Brest, mais aussi Roubaix, Tourcoing, Mulhouse.
Les plus petites villes qui connaissent une forte croissance sont celles qui ont des industries, comme Cholet en Vendée.

Ces industries restent peu productives et nécessitent une main-d’oeuvre importante. Le secteur du textile amène pour la ville de Roubaix une croissance de 4,5%/an.
Les villes de la métallurgie ont une croissance plus soutenue : c’est le cas de Saint-Etienne et du Creusot.
Parfois, l’installation d’une industrie permet une reprise démographique des villes en déclin : c’est le cas avec Clermont-Ferrand et l’implantation de Michelin.

Des activités ont également un impact sur l’aspect des villes et les paysages, comme l’industrie minière ou les hauts fourneaux de la métallurgie. Il naît en France un véritable paysage urbain industriel.

Certaines villes comme Cholet, Lyon et Mulhouse sont au centre d’activités industrielles dispersées.
D’autres lient plus fonctions anciennes : l’industrie s’insère alors au cadre urbain existant comme à Paris, Lille ou Marseille.

La naissance de villes de tourisme est une des conséquences indirectes de l’industrialisation. Il s’agit des stations balnéaires comme Biarritz et des villes thermales. Cela implique que l’industrialisation peut modeler le paysage directement et indirectement.

Les croissances démographiques les plus continues proviennent des villes qui cumulent plusieurs fonctions comme Paris et les capitales régionales historiques.

Chapitre 2 : Centre et périphéries : la ville transformée

05/02/2007

A partir de la première moitié du XIXe siècle, il existe un mouvement général de croissance urbaine. La ville s’étend et se peuple. Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, il y remodellement des centres urbains.

En parallèle intervient l’émergence d’une crise urbaine.

I. La crise urbaine

A. La densification des centres urbains

Les villes au début du XIXe siècle sont peu étendues et enserrées dans des murailles.

Les logements, commerces, industries et institutions se situent au même endroit : absence de réseaux de transports et la population augmente sur un même espace.

Il y ainsi un phénomène d’encombrement et la construction immobilière s’accélère.

La croissance économique stimule la construction qui elle-même en retour nourrit la croissance.

Pendant la Restauration (1814-1830), il y a beaucoup de logements d’initiative privées. Par exemple, les marges de la ville de Paris au Nord-Ouest sont lôtiés et plusieurs milliers de logements se construisent sur les anciennes propriétés des nobles.

Au milieu du XIXe siècle :
  Logement : + 12% ;
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