Jean-Marie Pelt, écologiste et humaniste





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Les Jardins Secrets de Jean-Marie PELT

Ecriture du projet Janvier 2016
Jean-Marie Pelt, écologiste et humaniste

La dégradation de l'environnement, liée à l'épuisement et à la détérioration des ressources naturelles, menace la qualité de vie, voire même la survie de l’espèce humaine.
Quel monde allons-nous laisser à nos enfants mais aussi quels enfants allons-nous laisser au monde pour qu’ils puissent, à leur tour, léguer à l’humanité notre Terre ?
Jean-Marie Pelt fut un homme remarquable et précurseur qui a éveillé nos consciences sur les enjeux de l’écologie urbaine et du monde que nous laissons à nos enfants.
Avec le projet des Jardins Secrets de Jean-Marie Pelt (JSJMP), nous voulons amener les individus à participer de façon responsable et efficace à la prévention de l’environnement.
Acquérir des connaissances

Un objectif de mieux- être individuel et collectif : participer à la formation et à l’épanouissement. Eveiller les femmes, les hommes et les enfants, qui, dans leurs différences y trouvent richesse, complémentarité et partage.
Aider l'individu à acquérir de nouvelles attitudes, notamment de respect, vis-à-vis de lui-même, de son environnement, de la société et d’autrui, en s’inscrivant ainsi dans une humanité en marche vers nos fondamentaux…
Former aux pratiques

Un objectif méthodologique : acquérir des méthodes d'approche diversifiées, pour développer la capacité à observer, comprendre, penser, imaginer et à agir avec créativité, lucidité, responsabilité et esprit critique. Passer d’un état de découverte à celui de la compréhension et de la contemplation.
La bio de Jean Marie PELT

Jean-Marie Pelt est né le 24 octobre 1933 en Moselle à Thionville (57100).

Il passe les premières années de sa vie à Rodemack.

Au déclenchement de la seconde guerre mondiale, sa famille fuit l’est de la France pour trouver refuge à Marcillat-en-Combraille, dans l’Allier. Il est décédé le mercredi 23 décembre 2015 à l'âge de 82 ans. Il est inhumé à Rodemack, où il est né, et où est né son amour des plantes.
Sa carrière universitaire

1956 : doctorat d’Etat

1958 : docteur en pharmacie

1961 : agrégation de pharmacie

1962 : professeur de botanique, de biologie végétale et de cryptogamie à la Faculté de Pharmacie de Nancy

1967-1971 : professeur de biologie végétale à la faculté de pharmacie de Nancy

1971-1994 Professeur de biologie végétale à l’université de Metz

1994 : retraite universitaire

La recherche

Il n’était pas seulement un botaniste et un pharmacologue exceptionnel, il était aussi un grand explorateur de mondes méconnus. Il est envoyé en Afghanistan par le ministère des Affaires étrangères et le CNRS où il arpente les montagnes afghanes et publie ses premiers travaux sur les plantes endémiques de l’Hindou Kouch et leurs propriétés pharmacologiques. Il voyagea pour l’Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer (ORSTOM) à Lomé au Togo où il participe à une étude sur les pharmacopées traditionnelles. Il consacra de nombreuses publications scientifiques à l'écologie végétale et aux pharmacopées traditionnelles lors de ses grandes explorations en Afrique, au Vietnam et au Brésil où il contribua à isoler une substance antibactérienne contre la lèpre.
En politique

JMP n’était pas un écologiste politique. Il était botaniste, environnementaliste. Naturaliste et scientifique, il fût un précurseur de l'écologie politique et humaine.
Très marqué par le centrisme et la foi de Robert Schuman, le « Père de l’Europe », il devient son secrétaire de 1956 à 1963. Une rencontre qui le marquera beaucoup tant du point de vue politique que spirituel.
Entre 1971 et 1983, il est membre du conseil municipal de la ville de Metz et occupe le poste de Maire-adjoint. Il a fait de Metz le laboratoire d’une ville-jardin plus juste et plus harmonieuse. Il joue un rôle majeur dans la sauvegarde du centre historique de la ville. En plein accord avec Jean-Marie Rausch, le Maire de l'époque, on lui doit le plan d'eau, l'affectation du cloître Saint-Clément à la Région Lorraine, la restauration du cloître des Récollets, de l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains, du musée de la Cour d'Or et enfin la restauration des quartiers des Roches, des Piques et des Tanneurs.
En 2012, lors de l’élection présidentielle, Jean-Marie Pelt avait appelé le prochain Président de la République à faire de l’écologie sa « priorité absolue », en alertant sur le fait que "notre société est à un tournant capital".
Distinctions

1978 : le grand prix des lectrices de Elle

1982 : L'Académie française prix Nicolas-Missarel pour son livre La Médecine par les plantes

1984 : la médaille d’argent du prix Antoine-Girard pour Drogues et plantes magiques17

1989 : Officier de l'ordre national du Mérite et commandeur le 15/11/97

1995 : Chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur et officier le 13/07/5

2006 : l’Académie des sciences morales et politiques prix Édouard Bonnefous pour son œuvre consacrée à la défense de l'environnement

2008 : l'Union internationale d'astronomie salue "son engagement pour l'environnement et la planète" en donnant son nom à une étoile
Une vie en faveur de l'environnement et l’écologie

« Il paraît chaque jour plus évident que la croissance économique ne se poursuit qu’au prix d’une décroissance écologique, tout comme une tumeur cancéreuse ne s’alimente qu’au détriment de l’organisme qu’elle épuise : dans les deux cas, le bilan final est désastreux. »


Jean-Marie Pelt a une vie entièrement dédiée à l'étude et à la préservation de la planète, c’est une figure de l'écologie. Il fonde l’Institut européen d’écologie à Metz en 1972. En 1996, il prend la présidence de FeREePAs (Fédération Européenne de Recherche sur l’Education et l’Ecologie de la Personne et de ses Applications Sociales).

En 1999, il fonde avec Corinne Lepage et Gilles-Eric SERALINI le comité de recherche et d’informations indépendantes sur le génie génétique et avec un groupe de spécialistes, la Fondation européenne de recherche sur l'éducation et l'écologie de la personne et de ses applications sociales.

Il fut membre du comité scientifique de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et du Comité 21, Ambassadeur bénévole de l'environnement de l'Union européenne.

En 2007, il fut nommé membre des groupes du Grenelle de l’environnement concernant la biodiversité et les OGM.

En 2008, il préside le Comité des 12 et son Assemblée dédié au développement durable à la Région Lorraine.
Les convictions de Jean-Marie PELT

Son œuvre s’articule autour de 3 thématiques principales : les plantes, l’écologie et les Hommes.

Inlassable pédagogue de notre environnement, il su alerter l'opinion grâce à une présence médiatique singulière.
Télévision : auteur de séries documentaires télévisées

L’Aventure des plantes 1, TF1, 1982

L’Aventure des plantes 2, TF1, 1987, 7 d’or du meilleur documentaire

Apostrophes de Bernard Pivot, A2, 1990

Des plantes et des hommes, Arte, 1993, 1994

Trois Minutes pour changer le Monde, Terre TV, 1995

La Preuve par cinq, La 5, CNDP, novembre 1995

Traversée des jardins, France 3 Nord-Pas-de-Calais-Picardie 1995, Planète, 1996

Bouillon de Culture pour le livre « langage secret de la nature », 1996

Jean-Marie Pelt, l'homme-fleur, Terre TV, 1996

Noms de dieux, RTBF, 1999

Le Goût du bonheur. Fruits et légumes, France 5, 2001

Passion terre, France 3 Lorraine, 2002

La Planète végétale racontée aux enfants, Terre TV, 2005
Radio : Chroniqueur régulier sur différentes antennes

Les Plantes médicinales (France Inter, 1981)

Histoires de plantes (France Inter, 1985 -1987)

Chroniques écologiques (RTL, 1990 - 1992)

Nous n’avons qu’une terre (Radio France internationale, 1995 -1996)

Hexagonale Poursuite - chronique (France Inter, 1996 -2000)

Chassé croisé - chronique (France Inter, à partir de septembre 2000)

CO2 mon amour - chronique (France Inter, depuis septembre 2002)
Bibliographie : Il a été l’auteur francophone le plus prolifique sur les relations entre la nature et l’homme

Les plantes qui guérissent

2014 : Les plantes qui guérissent, qui nourrissent, qui décorent – Editions du Chêne

2001 : Les nouveaux remèdes naturels - Editions Fayard

1979 : Les drogues : leur histoire, leurs effets - Editions Douin

2004 : Les vertus des plantes (photos : Peter Lippmann) - Editions Du Chêne

1969 : Les médicaments - Editions du Seuil, Collection Microcosme

1971 : Drogues et plantes magiques - Editions Horizons de France, nlle édition 1983 Fayard

1981 : La médecine par les plantes - Editions Fayard - nouvelle édition 1986

1993 : Le monde des plantes : entretiens avec Danielle Fournier - Editions du Seuil

2010 : Les dons précieux de la nature – Editions Fayard

2015 : Légumes d’autrefois
Les plantes qui nourrissent

2012 : Cessons de tuer la terre pour nourrir l'homme ! (avec Franck Steffan) – Editions Fayard

1998 : Plantes et aliments transgéniques - Editions Fayard

2006 : Ces plantes que l'on mange (photos : Rob White) – Editions Du Chêne
Les plantes qui décorent

1994 : Des Fruits - Editions Fayard

2002 : Les épices - Editions Fayard 1993 : Des légumes - Editions Fayard

2009 : Herbier de fleurs sauvages – Editions Du Chêne

1970 : Evolution et sexualité des plantes - Editions Horizons de France, nouvelle édition 1975 1997 : Les plantes en péril - Editions Fayard

2007 : La beauté des fleurs et des plantes décoratives– Ed. Du Chêne

1981 : La prodigieuse aventure des plantes - Coauteur J.-P. Cuny - Fayard, réédition 1986 2004 : La solidarité chez les plantes, les animaux, les humains (avec Franck Steffan) - Fayard

1986 : Mes plus belles histoires de plantes - Editions Fayard

1980 : Les plantes : amours et civilisations végétales - Editions Fayard, nouvelle édition 1981 1999 : La plus belle histoire des plantes - Editions du Seuil

2000 : A l'écoute des arbres (photos : Bernard Boullet) - Editions Albin Michel

1984 : La vie sociale des plantes - Editions Fayard, nouvelle édition 1986

1996 : Les langages secrets de la nature (avec Franck Steffan) - Editions Fayard

2000 : Variations sur les fêtes et les saisons - Editions Le pommier
Ecologie :

2010 : Quelle écologie pour demain – Editions L'esprit du temps

2000 : La terre en héritage - Editions Fayard

2006 : Après nous le déluge ? (JM Pelt et Gilles-Éric Séralini) – Editions Flammarion et Fayard

2010 : L'écologie pour tous – Editions du Jubilé 2007 : C'est vert et ça marche ! (en collaboration avec Franck Steffan) – Editions Fayard

2003 : La loi de la jungle (en collaboration (avec Franck Steffan) - Editions Fayard

2014 : Le monde a-t-il un sens ? (coécrit avec Pierre Rabhi) – Editions Fayard

1993 : Une leçon de nature avec des lettres sur la botaniques de J.-J Rousseau - Ed. P.U.F.

2003 : L'avenir droit dans les yeux – Entretiens avec Martine Leca - Editions Fayard

2000 : La vie est mon jardin - Editions Alice (Belgique)

1977 : L'Homme re-naturé - Editions du Seuil, prix européen d'écologie

1999 : La cannelle et le panda : les grands naturalistes explorateurs du monde - Ed. Fayard

2010 : Les voies du bonheur (photos Sebastião Salgado) - Editions La Martinière

1992 : Au fond de mon jardin - Editions Fayard

1990 : Le tour du monde d'un écologiste - Editions Fayard

2013 : Héros d'Humanité – Editions Flammarion

2013 : Carnets de voyage d'un botaniste (avec Franck Steffan) – Editions Fayard

2005 : Le nouveau tour du monde d'un écologiste (avec Franck Steffan) - Editions Fayard


Foi et science

1995 : Dieu de l'Univers. Science et foi - Editions Fayard

1998 : Le jardin de l'âme - Editions Fayard

2011 : Heureux les simples – Editions Flammarion

2004 : Dieu en son jardin : entretiens avec Rac Goettmann - Ed.Desclée de Brouwer

2008 : Le monde s'est-il créé tout seul ? (coauteur) – Editions Albin Michel

1996 : De l'univers à l'être : réflexions sur l'évolution - Editions Fayard

2009 : La raison du plus faible (en collaboration avec Franck Steffan) – Editions Fayard

2011 : L'évolution vue par un botaniste – Editions Fayard

2008 : Nature et spiritualité (en collaboration avec Franck Steffan) – Editions Fayard

Le projet des jardins secrets de Jean-Marie Pelt se concretise par la création d’un centre d’éducation et d’échange à l'environnement

Il s’agit :

  • Un sentier pédagogique et andragogique de sensibilisation des publics aux problématiques environnementales dédié à l’œuvre de Jean-Marie PELT

  • Un espace de loisirs ludique de promenade et de contemplation de la nature

  • Un lieu de recherche scientifique

  • Une structure d’économie et de consommation collaborative


Le sentier pédagogique

Il s’agit de créer un Musée Naturel de l’œuvre scientifique de Jean-Marie Pelt.

Sur un sentier de randonnée de 2 km, nous allons poser des jardins, 9 plateaux d’exposition sur 3 thématiques :

  • Magie et médecine,

  • La vie dans les jardins,

  • Des jardins et des hommes.


Pour chacune de ces thématiques, nous associerons 3 jardins :
Magie et médecine :

  • Jardin des plantes médicinales,

  • Plantes et herbes disparues,

  • Jardin et légendes.


La vie dans les jardins :

  • Jardin du compagnonnage,

  • Jardins d’eau,

  • Arbres et légendes.


Des jardins et des hommes :

  • Potager,

  • Verger,

  • Plantes herbes fleurs qui se mangent.


Pour chaque jardin, nous développerons une œuvre de JMP.
Jardin des plantes médicinales

Les plantes répondent très bien là où les médicaments chimiques échouent.

La valériane, l'aubépine ou la passiflore offrent des aides incomparables et douces pour vaincre l'anxiété ou l'insomnie. On n'explique cependant pas toujours bien leur mode d'action de par leur composition complexe. Il s'est même avéré impossible de rapporter les propriétés pharmacologiques de la passiflore à l’une ou l'autre de ses nombreuses substances actives, car c'est leur action combinée qui expliquerait son action.

Il faut donc parfois s'incliner devant l'intelligence et la complexité des plantes, parfaites illustrations de la célèbre phrase de Pascal : « Le tout est plus que la somme des parties. » JMP est allé à la rencontre de tradipraticiens du monde entier afin de découvrir les plantes médicinales. Par des approches à mille lieux des raisonnements rationnels et scientifiques, ces rencontres marquantes avec des guérisseurs l'ont amené à développer la pharmacopée traditionnelle.
Plantes et herbes disparues

C'est dans les 3 milliards d'années de génie écologique des plantes – comparé aux 200.000 ans de l'être humain – que résident la plupart des réponses à nos problèmes.
Jardin et légendes

Nous ne pouvons vivre sans les plantes contrairement à elles, qui peuvent très bien se passer de nous. Fruits, légumes, céréales, pain, viande, mais aussi papier, charbon, pétrole, oxygène... sans les plantes, nous n'existerions pas. Le sort de l'homme et de la nature sont étroitement liés.
Jardin du compagnonnage

Les comportements coopératifs, les végétaux, ont des stratégies d'alliance et de complémentarité bien connues des jardiniers et sont aussi capables, en cas d'attaque, de s'entraider. Ainsi, un arbre blessé prévient-il du danger ses voisins et amis, afin qu'ils puissent secréter des molécules répulsives. Sous terre, un vaste réseau de filaments de champignons, digne d'Internet, relie les végétaux entre eux et offre un système de partage de nourriture très élaboré, tout naturellement, des plus nantis vers les plus démunis. Certains grands arbres alimentent sous leur ombrage des herbes qu'ils privent de lumière. Et il existe une forme de solidarité familiale chez les végétaux : certaines plantes parentes limitent la croissance de leurs racines pour ne pas empiéter sur celles de leurs sœurs. D'autres ont même la délicatesse d'adapter leur feuillage afin d'éviter de faire de l'ombre aux membres de leur famille.
Jardins d’eau

Vivre avec la nature et la diversité biologique. La biodiversité correspond à la diversité de la vie, la diversité du monde du vivant, avec toutes ses interactions et sa complexité. C’est donc la richesse biologique des organismes vivants, mais aussi la diversité des relations qu’ils entretiennent entre eux et avec leur milieu, qu’il s’agisse de nature ordinaire ou remarquable, sauvage ou domestique. L’homme fait partie intégrante de cette biodiversité : la plupart des milieux qui nous entourent ont une histoire à laquelle l’homme a contribué, tour à tour favorisant la biodiversité ou concourant à sa dégradation.
Arbres et légendes

Préserver les ressources naturelles et énergétiques. Les premiers hommes puisaient dans la foret lors de cueillettes de fruits, de racines et de feuilles. Ils chassaient, pêchaient et récoltaient le miel des abeilles sauvages pour répondre à leurs besoins de base (se nourrir, boire, se vêtir, s’abriter). C’était une économie de subsistance naturelle.

Puis est venu le temps de la sédentarisation et de la domestication des végétaux et animaux. Les hommes inventant au néolithique l’agriculture et l’élevage ont créé de plus en plus d’outils pour ces nouvelles activités, puisant dans le sous-sol des ressources minérales. Pendant plusieurs milliers d’années, cette civilisation rurale évolue tranquillement. Le XIXe siècle transforme l’Europe et la fait entrer dans une civilisation industrielle.
La machine à vapeur s’immisce dans les usines, dans l’agriculture, dans les transports. Tout se motorise et se mécanise. C’est le temps de la sidérurgie et de la métallurgie qui sera mis à mal par deux guerres mondiales. Vers 1960, c’est l’ère de la « société de consommation » : électroménager, automobile, télévision entrent dans la plupart des familles occidentales. Cette consommation de masse se poursuit et s’accélère : ordinateurs, téléphones portables, jeux vidéos, fast-food, agro-alimentaire, mode vestimentaire, voyages... Consommation qui augmente la pression sur les ressources naturelles : le bois, le coton, le blé, le maïs, les poissons, les énergies fossiles, les minerais... et qui multiplie les nuisances sur l’environnement : pollution de l’eau, de l’air, des sols, disparition d’espèces, impacts sur la santé humaine, altération des écosystèmes...
Potager / Verger / Plantes herbes fleurs qui se mangent

Le rapport entre la qualité alimentaire et la santé. Reprenant l’adage d’Hippocrate : "Que ton aliment soit ton médicament" ou, passer du régime curatif au remède préventif. JMP a traité les problèmes de sécurité alimentaire ou encore l’impact des pesticides sur l'environnement et la santé. JMP fut un défenseur de l'agriculture biologique.

Manger « cinq fruits et légumes différents par jour ». On n’en mange effectivement pas assez, et de plus, ils proviennent de loin puisqu’ils voyagent. Certains légumes ou fruits dégagent une quantité gigantesque de gaz à effet de serre : 3 à 4 kilos de gaz carbonique par kilo transportés, bilan énergétique épouvantable qui contribue au réchauffement de la planète.

Les OGM furent l'un des autres grands combats de la vie de Jean-Marie PELT. Il s’était opposé aux organismes génétiquement modifiés (OGM). En 1997, lorsque la France autorise la mise en culture de maïs transgénique, Jean-Marie Pelt dénonce les généticiens qui ont joué « aux apprentis sorciers ».
Un espace de loisirs ludiques de promenade et de contemplation de la nature

Ce musée naturel doit être un lieu vivant culturel et ludique.
Parce qu’il change au rythme des saisons, des années et des croissances, le plateau d’exposition sera agrémenté d’outils pédagogiques interactifs d’éveil sensoriel capables de stimuler la communication visuelle auditive kinesthésique et olfactive.
Ainsi, on y trouvera des tables pédagogiques de lecture pour les enfants et les adultes, des cartels objet pour designer les plantes et un panneau dédié à JMP, en lien avec le jardin.
Pour rendre la visite dynamique, autant pour un promeneur, une famille ou un groupe, le plateau d’exposition et le sentier seront équipés de mobilier urbain, aire de jeux, cabane de jardinier, mobilier de décoration et sculpture, ainsi qu’un espace pique-nique.
Un lieu de recherche scientifique

Parce que la recherche fait partie intégrante de l’éducation et apporte davantage de pertinence, d’efficacité et de légitimité au projet, nous voulons que la recherche contribue à apporter une « valeur ajoutée » en explicitant les fondements du projet, mais aussi en éclairant l’action éducative. La recherche doit aussi contribuer à conserver la mémoire de Jean-Marie Pelt et renforcer le «patrimoine» de réflexions, de savoirs et de savoir-faire légués par ce dernier.
Il sera possible de faire de la recherche dans un cadre universitaire, mais aussi rejoindre ou créer un groupe de recherche.
Une structure d’économie et de consommation collaborative

Produire et consommer sain et responsable. La plupart des besoins vitaux peuvent être satisfaits au contact direct de la nature. La société de consommation a cependant ajouté tout un ensemble d’intermédiaires (producteurs, transformateurs, distributeurs et autres revendeurs !) qui agrandissent le fossé entre l’Homme et la nature. Cet éloignement de la nature, mais aussi la création de nouveaux besoins ou encore la mondialisation, sont les moteurs de la consommation de masse.
De plus en plus de citoyens, qu’ils soient producteurs ou consommateurs, ne se retrouvent cependant pas dans une consommation impersonnelle et dénaturée. Alors, ils (ré) inventent des modes de consommation plus sains, plus responsables. Du jardinage familial aux associations de maintien de l’agriculture paysanne, de l’épargne solidaire aux réseaux d’échanges, des marchés paysans au commerce équitable, de la construction d’une maison autonome à l’achat d’énergie propre.
Cette économie collaborative sera le 4ème pilier de ce projet.

Nous visons à créer une structure organisant les citoyens en réseau et visant à produire de la valeur en commun. C’est à dire une organisation qui repose sur la mutualisation de biens, d‘espaces et d’outils. Préférer l'usage plutôt que la possession.
Notre modèle collaboratif inclut, dans un premier temps, la consommation collaborative (ex : AMAP), mais également les modes de vie collaboratifs (ex : services à la population).
Le projet pédagogique

Si les connaissances sont nécessaires, elles ne sont pas suffisantes pour permettre aux individus de se sentir responsables et de modifier leurs modes de vie. Devant l’urgence d’agir pour la planète, de plus en plus de pratiques s’orientent vers l’éducation pour l’environnement, celle qui favorise une démarche menant de la réflexion aux changements de comportements. Le changement de comportement est décidé par des personnes qui se sont approprié une problématique et qui s’engagent ensuite dans un processus collectif.
Pour les plus jeunes, nous privilégierons l’éducation par et dans l’environnement qui permet la construction d’un lien fort entre les enfants, la nature et leur cadre de vie, un sentiment d’appartenance et une empathie pour son milieu de vie.
Pour les plus âgés nous favoriserons une éducation pour l’environnement, qui intégrerait, entre autres, la démarche de développement durable, en s’inscrivant dans une approche critique et sociale, évitant ainsi de focaliser uniquement sur les gestes à adopter.
Les participants

Au regard des enjeux environnementaux, les chantiers sont vastes et la sensibilisation d’un public large est nécessaire. Diversifier les publics, c’est aussi rendre le message plus universel, lui donner une plus grande portée. C’est prendre en compte la personne dans toutes ses dimensions et tout au long de sa vie.
Les écoliers

Le public majoritairement à sensibiliser reste le public enfant, notamment dans le cadre scolaire. L'école est un formidable cadre pour l'action en matière d'éducation à l'environnement. La possibilité de travailler sur une durée longue avec un groupe stable, la disponibilité des enfants, la participation des enseignants spécialistes sont autant de facteurs propices.
Les collégiens et lycéens

Certaines disciplines (histoire-géographie, sciences de la vie et de la terre, sciences physiques, éducation civique, juridique et sociale) se prêtent bien à des projets d’éducation à l’environnement. En lycée professionnel de même qu’en lycée agricole, les occasions d’éducation à l’environnement sont nombreuses.
Les jeunes handicapés

Nombreuses sont les possibilités de rompre et d’améliorer un quotidien parfois difficile à vivre des personnes atteintes de déficience intellectuelle, de handicap moteur, de troubles du comportement. Il y a un intérêt à utiliser la nature et l’environnement comme médiation éducative, comme prétexte à socialiser, valoriser, faire émerger des capacités.
Les personnes en difficulté sociale

L’environnement est un prétexte à l’insertion, à la socialisation, à la valorisation, à la formation des personnes sans emploi, en situation de précarité, victimes d’échec scolaire.
Les professionnels en activité

Des entreprises se lancent dans des démarches de responsabilité environnementale et sociale pour mesurer, modifier et optimiser leurs impacts sur le territoire et l’environnement. Agriculteurs, artisans, prestataires de services à la personne, commerçants... sont des professionnels que l’on peut contribuer à sensibiliser, former et accompagner. Les chambres consulaires, syndicats professionnels et organismes de formation initiale ou continue sont alors des partenaires incontournables.
Les consommateurs

La consommation a un impact environnemental et social non négligeable. Par ce que je consomme, je prends le parti des paysans de mon territoire qui distribuent leur production en circuit court ou le parti de la grande distribution qui commercialise des produits aux origines plus lointaines ; je favorise la production d’emballages ou je la limite ; j’appuie l’usage de produits phytosanitaires ou je le désapprouve. Le raisonnement par éco gestes n’est cependant pas suffisant. La palette des possibles est large pour amener les citoyens à penser et assumer leur consommation.
Les citoyens

De nombreuses actions peuvent être mises en œuvre selon des approches et démarches variées. L’amélioration du cadre de vie, le développement du territoire, l’épanouissement des individus, la réconciliation entre les habitants et la nature peuvent être certains des objectifs visés.
Les outils pédagogiques

Notre volonté de ne produire aucune impression papier pour accompagner la découverte d’un jardin nous amène à utiliser les outils du digital pour permettre de partager la connaissance.
Le participant équipé de tablette numérique, prêtée lors des visites organisées ou utilisant son Smartphone personnel aura accès à diverses informations grâce à la technologie du flash code qui sera installé autant sur les plateaux d’exposition que sur le sentier.
Ainsi, il aura accès librement à divers supports média :

  • l’œuvre de Jean-Marie Pelt au travers de la boîte à livre,

  • le film du jardin pour expliquer le contenu, mais aussi compenser le manque de visuel lorsque la plante végète,

  • un jeu interactif pour mesurer la compréhension et permettre de remédier les contenus,

  • des informations pratiques,

  • les événements, conférences, expositions temporaires, collections,

  • le programme des ateliers,

  • le merchandising, objets dérivés, vente des récoltes…


Les jardins pourront faire l’objet de visites guidées et organisées autour de thématiques (entretien, élagage, taille, dessouchage, débroussaillage, reboisement, plantations, jardinage, taille, récolte…)
L’immobilier du projet

Plusieurs infrastructures constituées par des bâtiments du patrimoine communal seront aménagées pour répondre aux besoins des participants :

  • Administration et service accueil en Mairie,

  • Restauration au Périscolaire,

  • Boutique, à la Maison des associations,

  • Conférences expo à la salle communale,

  • Ateliers aux Rucher Ecole.


La communication

La communication interne

Une lettre d’information électronique périodique sera créée pour promouvoir le projet au sein des structures représentées.
La communication externe

L’organisation d’événementiels, journées portes ouvertes, fêtes, colloques, contribueront à créer la dynamique du projet tout au long de l’année tout comme la valorisation du projet auprès des relais d’opinion et des medias.
Les partenariats

Un projet d’éducation à l’environnement se construit rarement seul. Ceux qui s’y essaient constatent vite qu’ils ne disposent pas de toutes les compétences et ressources nécessaires. Dès la genèse du projet, nous sommes partis à la recherche de partenaires techniques, financiers, institutionnels et nous avons organisé notre réflexion selon une logique organisée en sphères :

  • la sphère Etat : l’Etat, ses ministères, ses établissements publics (ex : agences de l’eau), ses services déconcentrés (ex : direction régionale de la culture et de la communication), ses établissements publics d’enseignement, ses organismes de recherche (ex : CNRS),

  • la sphère Collectivités : comprend les collectivités territoriales et les établissements publics territoriaux,

  • la sphère société civile : comprend les associations à but non lucratif, les fondations, les syndicats et les citoyens,

  • la sphère entreprise du secteur marchand : comprend les entreprises (y compris les entreprises de l’économie sociale et solidaire) et les travailleurs indépendants,

  • la sphère scientifique, botaniste, pharmacien, écologue, universitaires, ethno pharmacologie, CRIIgen, institut européen d écologie,

  • la sphère des aménageurs, paysagistes, jardiniers, muséographie.


Notre mission est de démontrer que le projet des JSJMP est un formidable outil d’information, de sensibilisation et de formation pour accompagner les politiques et projets environnementaux de nos partenaires.
Le financement du projet

Le budget prévisionnel dans sa phase de construction, de 2012 à 2018, est estimé à 480 000 €, dont 270 K€ d’aménagement, 60 K€ pour la mission d’études, 60 K€ pour les outils pédagogique, 70 K€ de frais de personnel, 20 K€ pour la communication.
Nous savons que le projet n’a pas vocation à être financièrement rentable en lui-même, et les activités et projets ne génèrent que très rarement des bénéfices monétaires. L’éducation à l’environnement, comme l’éducation en général, se situe plutôt dans le champ de la mission de service public, et bénéficie donc encore essentiellement de subventions publiques.
Ce projet, de par son interdisciplinarité, peut faire l'objet d'aides financières très diverses.

Les régions, départements, communes, intercommunalités, syndicats.


  • les structures dépendant des conseils départementaux ou régionaux œuvrant sur les actions environnement,

  • les services de l’Etat en région : la DREAL, la DRJS (direction régionale jeunesse et sports), la DRRT (délégation régionale à la recherche et la technologie), la DRAF (délégation régionale de l'agriculture et de la forêt), la DRAC (direction régionale des affaires culturelles), les rectorats et les inspections d'académie, 


  • l'ADEME, agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, 


  • les agences de l’eau, pour les projets liés à l'eau, aux zones humides et milieux aquatiques, 


  • le député de la circonscription,

  • le programme des ministères de la Santé, de la Jeunesse et des Sports,

  • l'Europe,

  • les entreprises,

  • des fondations privées et fondations d’entreprise : Fondation de France, EDF, Ensemble, Nature et Découvertes, Nicolas Hulot, Yves Rocher, Véolia environnement, Gaz de France, Alstom, UEM …


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Dossier préparé en partenariat avec la Fédération européenne de recherche sur l'éducation et l'écologie de la personne et de ses applications sociales et avec le support du guide pratique d’éducation à l’environnement.



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