Introduction à la géographie du monde grec





télécharger 310.4 Kb.
titreIntroduction à la géographie du monde grec
page1/10
date de publication18.10.2017
taille310.4 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > loi > Documentos
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   10
Introduction à la géographie du monde grec
La Grèce Antique est le monde des cites grecques comprenant la Grèce, la Turquie, le sud de l’Italie, la Sicile, les côtes de mer Noire. Le monde grec antique se situe dans la partie orientale au centre géographique de la mer Egée où se trouve le sanctuaire de toutes les cités (Delphes, Olympie).

I] Les grands ensembles

1) Généralités
La mer Méditerranée est une mer au milieu des terres (Europe au Nord, Asie à l’est et l’Afrique au sud) et s’ouvre par le détroit de Gibraltar (Atlantique), le détroit de Bosphore (Mer Noire) et le Canal de Suez (ouverture artificielle au XIXème siècle). La mer Méditerranée est cernée par les montagnes voire la haute montagne, à part l’Egypte et la Libye. Elle est aussi divisée par des mers secondaires soit en bassin occidental ou oriental, soit des mers fermées (Adriatique, Golfe du Syrte). La mer Egée fait partie des bassins secondaires fermés de la mer Méditerranée :

  • Ouverture sur la Crète et le détroit vers la mer Noire,

  • Entourée de montagnes par la zone balkanique d’où des soulèvements récents,

  • Issue d’un phénomène d’effondrement d’un plateau formé par deux montagnes.

La Grèce est un pays de montagne à 70-80% du territoire, la géographie du pays est compliquée et fragmentée.

2) Cinq régions
La Grèce du nord-ouest est une péninsule balkanique due à un prolongement de chaînes de montagnes dont les Alpes Dinariques, la chaîne u Pinde qui est l’épine dorsale entre deux versants (est-ouest). La chaîne occidentale est bordée par la mer Ionienne tournée vers la mer Adriatique. Le climat est doux, tempéré et les régions sont boisées d’où peu de cités à part dans les îles Ionienne avec Corcyre (ou Corfou).

Le versant oriental est une façade tournée vers la mer Egée et subit un climat sec, semi-aride avec des orages violents et un été long. Morphologiquement, ce bassin de la mer Egée se divise par la plaine de la Macédoine, de Thessalie, de la Béotie (Thèbes), de l’Attique (Athènes, Mégare).

La Péloponnèse est constituée par la chaîne du Pinde coupée par un effondrement et ensuite envahie par la mer (Golfe de Corinthe). C’est une vaste presqu’île orientée vers le sud, vers l’isthme de Corinthe, c’est également un vaste massif montagneux, compact, élevé (2 000 mètres). On retrouve trois corps dirigés vers l’Afrique, divisés par des plaines côtières d’est ou ouest dot la plaine de Messénie, de Laconie, de l’Argolide. La Péloponnèse et une région de cités importantes dont Corinthe, Argos, Sparte et Elide.

La mer Egée, elle-même, est un vaste plateau effondré où émerge des sommets immergés qui forment une centaine d’ensemble d’îles. Les îles du nord sont éloignées, étendues dont l’île de Thassos. Les îles du centre comprennent l’île de Délos et l’île de Sporades qui sont des îles en forme de cercle (quiqlos = cycle). La Crète constitue un grand mur de montagnes entre la mer Egée et la mer Méditerranée et est un archipel.

L’Asie Mineure est une péninsule anatolienne, une partie avancée du continent asiatique (Turquie). Ce territoire est une immense masse montagneuse soulevée du Moyen-Orient vers un plongeon dans la mer Egée. L’immense plateau anatolien, dont fait parti Ankara, s’abaisse et se fractionne dans la mer (île de Samos). Le Méandre est un fleuve puissant dans la région grecque, ce phénomène de méandres est dû à l’alluvionnement crée peu à peu de la plaine côtière gagnant du terrain sur la mer. La partie inférieure n’appartient pas au monde grec et la façade maritime grecque s’étale de l’île de Samos, Milet à Ephèse.

II] Les contraintes du milieu

1) La terre et les hommes
Le paysage grec varié est dû aux contraintes climatiques livrant une zone dure pour l’homme par ces conditions naturelles difficiles. La Grèce admet un certain type de culture que l’on nomme la Triade méditerranéenne (céréale avec le blé et l’orge, l’olivier et son huile, la vigne). Chaque cité vit en autosubsistance pour l’idéal mais il y aussi des exportations entre elles. Les cultures s’organisent en plusieurs niveaux, un système d’étagement sur trois niveaux :

  • La plaine donne une récolte des céréales, des vignes, des légumes et des fruits réclamant beaucoup de main-d’œuvre pour un effort de drainage afin de transformer la terre en marécage. La main-d’œuvre doit faire effort de bonification des sols marécageux, le mode de production exige de laisser les terres en jachère un an sur deux.

  • La colline est le lieu des cultures d’oliviers d’où l’aménagement en terrasses. Pour changer le paysage en terrasse, il faut un travail titanesque à les faire et également à les réparer car les terrasses ont tendances à se désagréger souvent.

  • La montagne est une zone inculte où o travaille l’élevage des moutons et des chèvres pour leurs viandes, leurs laits et leurs laines. C’est une zone de maquis et de garrigue, et est généralement la zone frontalière des cités limitrophes.

L’agriculture grecque est une poly-agriculture vivrière, toutes les gammes de denrées de bases à la société humaine sont cultivées. Le régime alimentaire est frugal et peu varié (galette, pain, bouillie, soupe, fromage, huile, vin) avec rarement de poissons et très rarement de la viande. La pluviosité est faible et très irrégulière, et menace l’équilibre agricole des cités et l’équilibre des récoltes. La menace de la disette étant permanente détermine un réseau d’échanges commerciaux.

2) Relations maritimes
Les relations maritimes sont abondantes car les relations par voies terrestres sont très difficiles. La plupart des cités grecques dispose d’un port et les relations maritimes s’organisent à deux échelles :

  • Les relations locales relient la mer deux cités quotidiennement, pour exemple, Athènes avec Salamine. La cabotage (biens que l’on échange) introduit un commerce de proximité.

  • La navigation à grande distance se fait pour le transport du bois de construction (sauf au sud), des métaux (étain, cuivre venant de l’Occident et de Chypre), des céréales (blé par la Sicile, l’Egypte et la mer Noire). La route du blé est la voie maritime de l’Occident vers la Sicile, en allant de la mer Egée à la mer Noire. Il y a une dépendance économique égéenne reliée par des grandes routes commerciales donnant pour la plupart, l’origine des expansions territoriales et de la colonisation.



Le monde grec au IIème millénaire avant notre ère
Les archéologues distinguent deux étapes, l’âge du bronze et l’âge du fer. Les deux âges successifs existent pour toute l’Europe avec des dates différentes. En Grèce, l’âge du bronze est entre le IVème siècle et le IIème millénaire. Les grecs ou les hellènes sont une population, une ethnie et viennent d’un peuple indo-européen de l’Eurasie centrale caractérisée par une langue grecque et des pratiques religieuses particulières. C’est la civilisation mycénienne, nous allons voir son développement et sa disparition.

I] Les premiers états grecs

1) Premier développement : les protomycéniens (1650-1450)
Les protomycéniens s’installent dans la façade du Péloponnèse et forment une société en 1650. On a retrouvé aucun texte mais des vestiges archéologiques dont des zones d’habitats, des tombes, des sépultures. Grâce à ses vestiges architecturaux, on voit une société organisée par des centres de pouvoir dans le Péloponnèse (Mycènes, Pylos) et la Béotie (Thèbes). Cette société est dirigée par des princes territoriaux ayant tous les pouvoirs. Les tombes regroupent des familles de même clan dynastique et des familles princières. La matière des tombes et les objets ornant ces tombes viennent de loin. On y trouve également des armes d’apparats de guerre et de chasse, les activités aristocratiques par excellence. Les grecs ont mis peu à peu une société hiérarchisée avec une série de petites principautés dans la Grèce et le sud placée sur des plates-formes. Les tombes sont de plus en plus enrichies par des relations lointaines (Egypte, Europe du Nord) d’où un enrichissement des sociétés grecques. On parle de protomycénien avant de parler de mycénien.

2) Le rôle des minoens
Les princes protomycéniens étaient contemporains d’une civilisation développée, les minoens installés sur l’île de Crète depuis longtemps parlant une autre langue. La civilisation minoenne est un développement extraordinaire au le IIème millénaire (2000-1450). La civilisation est fondée sur des grands états centralisés autour d’un immense palais, civilisation palatiale. La Crète est divisée en quatre grands royaumes, Cnossos, Malia, Zakros et Phaistos. Vers 1700, les quatre royaumes ont fondu en un seul le royaume de Cnossos. Toute l’organisation est gérée par un palais central. Le palais prélève une part importante de son royaume par des scribes, des comptables où à l’intérieure des administrations parsemées sur le territoire. Les minoens se distinguent de leur art et de leur production d’outils. Les objets crétois dans leurs tombes sont un signe de richesse. Les minoens vont avoir une influence fondamentale sur la civilisation grecque.

3) L’ère des palais mycéniens (1450-1200)
Le modèle de la Crète va donner une mutation sur les petits royaumes protomycéniens qui vont se transformer en grands états palatiaux. Les princes mycéniens vont faire la conquête de la Crète et détruire complètement le palais principal de Cnossos. Ils vont coloniser l’île où des peuples hellénophones s’y installent et vont devenir la population grecque. La Crète fait partie du monde grec (1450). Le rayonnement ancien minoen a une influence sur la Grèce mycénienne qui va s’organiser en cinq grands états palatiaux, Mycènes, Tirynthe et Pylos dans le Péloponnèse, et Thèbes et Cnossos en Crète. Ces cinq grands états vont connaître 250 années brillantes et vont établir à un état centralisé. Cet état compte parmi les plus avancés du monde méditerranéen.

Ces royaumes vont s’effondrer les unes après les autres pendant 100 ans (1300-1200) et vont disparaître. Des hypothèses sont émises sur le mystère de cette disparition dont les grandes invasions, les grandes catastrophes naturelles dues à un changement climatique. Soit ces royaumes guerriers se sont éliminés au cours de guerres, soit le système d’organisation rigide s’est effondré de lui-même ou les deux ensembles.

II] Les rois mycéniens et leurs palais

1) Le pouvoir royal
Les palais de Mycènes et de Pylos sont dirigés chacun par le Wa-Na-Ka (roi) qui siège dans leur capitale respective du royaume. Le Wa-Na-Ka a des privilèges fonciers réservés, un culte royal et poursuit une aristocratie, une caste de chefs héréditaires installées dans les quatre coins du royaume, les BasiLeus. Le BasiLeus dirige son état et contrôle personnellement l’administration secondée par un premier ministre appelé le La-Wa-Gétas. Les états sont divisés en provinces, eux-mêmes en district. Le Wa-Na-Ka transmet ses ordres et nomine les dirigeants de ces subdivisions.

2) L’exemple de Mycènes
Le palais de Mycènes domine son territoire, son système de fortification est détruit puis renforcé. Le palais est l’appartement du roi sur la partie haute de la ville. Une pièce centrale à quatre colonnes précède un vestibule qui est une pièce d’apparat (mégaron). On trouve dans le palais un appartement d’habitation, d’archives, de stockage et des pièves consacrées aux cultes. Sur la partie basse, la ville occupe cet espace de production, d’objets, de biens où le roi en et le roi. Les tombes sont situées en haut de la ville en forme de rond. Le palais concentre le pouvoir militaire, économique et politique.

III] L’économie palatiale
Outre les vestiges, nous avons des documents écrits trouvés dans les pièces d’archives, ce sont les premiers documents écrits de l’histoire grecque transcrits. La langue grecque n’est pas alphabétique mais se transcrit par signes pour chaque syllabe, l’écriture grecque est de type syllabique appelé linéaire B d’où des nouvelles fabrications d’instruments pour la retranscription. On retrouve peu de documents à part des textes courts sur des tablettes d’argiles (quelques lignes) conservant des comptes provisoires (denrées alimentaires, liste des habitants) retranscrits par des scribes. Parmi ces documents, il n’y en a aucun définitifs, seuls les documents partiels sont conservés. Les tablettes d’argiles ont été cuites par un incendie et ont traversé les millénaires pour ensuite nous parvenir. Les documents concernent l’année précédente de la dernière année de vie du palais détruits par l’incendie final. Les peu de documents nous livrent un instantané, une prise sur le vif sur la vie du palais.

Les documents nous apprennent qu’il existait un large système fiscal en nature sur la production agricole du royaume. Le roi donnait des ordres de prélèvements qui sont repartis de façon plus ou moins proportionnelle dans le royaume. Des celés sont mis sur les contenants de denrées au départ de la campagne et à l’arrivée au palais, on liste ces biens. Ces productions prélevées sont la laine, l’olivier (huile) et les bêtes pour les sacrifices (moutons, bœuf, chèvre). Les biens étaient consommés soit par le roi ou des matières premières de production industrielle dans des ateliers dispersés dans le royaume. Ces ateliers d’états produisent du textile, des vêtements, les huiles parfumées, les objets métalliques (armes, outils) d’où un besoin d’ouvriers et d’ouvrières qui sont des hommes, des femmes libres ou des esclaves. Le roi avait autorité sur les ateliers de broderie, de tisserie et de forgeron.

Les documents montrent que le roi versait à ses ouvriers des rations alimentaires. Cette production d’état est exportée par le roi dans son royaume ou à l’extérieur notamment des céramiques mycéniennes contenant de l’huile retrouvées en Italie, en Asie Mineure, au Proche-Orient, en Mer Egée et en Egypte. Cette industrie a dû faire la fortune des ros pendant 250 ans.

Les peu de documents retrouvés sont maigres et concernent une organisation élaborée et rigide inspirée du modèle crétois à partir de 1450. L’Etat fort a disparu vers 1200 sans laisser de traces, des cendres vont naître (âges obscures) et beaucoup plus tard (200 à 300 ans) donneront les cités grecques (micro états).
Le monde grec à l’époque géométrique (1200-750)

Et à l’époque archaïque (750-500)
I] Des palais mycéniens aux cités

1) Période géométrique : transition (1200-750)
Les états palatiaux mycéniens s’effondrent où suit une longue période de régression en Grèce. Cette période connaît un déclin matériel avec aucune ville et aucun habitat, un déclin économique et commercial où les échanges commerciaux entre la Grèce et l’autre partie du monde méditerranéen cessent. On suppose également un déclin culturel où les grecs perdent l’usage de l’écriture (fin du système linéaire B), un déclin démographique entraînant une désorganisation de la société. Les tombes deviennent extrêmement rares à cause d’une dépopulation massive du nombre d’habitants. Ce recul global est appelé les âges obscures (le Moyen Age grec). On connaît de mieux en mieux cette période grâce à l’archéologie, elle est nommée l’époque géométrique car les vases sont décorés par des motifs faciles à reconnaître. Cette époque géométrique dure entre 1200 et 750 avant notre ère.

La Grèce connaît de grands mouvements de population. Les grecs partent en masse, traversent la mer Egée et viennent en Asie Mineure. La migration ionienne (1200-900) accroît l’étendu helléniste. La Grèce balkanique connaît un déclin général mais toutes les formes sociales ne sont pas disparues. Les grecs ont conservé certains traits de leur civilisation dont la langue et la religion. Ils doivent essayer de réorganiser la société. On perçoit cette reconstruction au bout de deux siècles (1000) dans la région de l’Eubée et en Adique (Athènes). On y a découvert des tombes recouvertes de céramiques et d’objets importés du Proche-Orient. Par exemple, la tombe de Lefkandi est une tombe d’un chef où se trouve aussi sa femme et ses quatre chevaux. Ce chef guerrier riche a dû recevoir des funérailles grandioses, c’est la trace d’une société organisée où on trouve autour de cette tombe, un habitat. Cette société se structure comme un groupe cohérent qui va devenir peu à peu la première cité.
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   10

similaire:

Introduction à la géographie du monde grec iconMme pages
«introduction à la géographie du Maghreb-Machrek». Nous disposons d’une quarantaine d’heures pour traiter le sujet. C’est somme toute...

Introduction à la géographie du monde grec iconAgrégé de géographie. Dea de sciences de l'éducation. Professeur...

Introduction à la géographie du monde grec iconFamille et société dans le monde grec et à Rome / en Italie

Introduction à la géographie du monde grec iconProgramme de troisieme – geographie la france et l’europe dans le monde d’aujourd’hui
«De la ville à l’espace rural, un territoire sous influence urbaine» dispose de 10% du temps consacré à la géographie soit un volume...

Introduction à la géographie du monde grec iconI. Introduction II. Histoire et géographie

Introduction à la géographie du monde grec iconComment qualifier les connaissances géographiques des Européens vers 1482 ?
«carte du monde», in Géographie de Ptolémée (V. 90-v. 168), Ulm, 1482 (in P. Boucheron, Histoire du Monde au xve siècle, Fayard,...

Introduction à la géographie du monde grec iconHistoire, géographie et géopolitique du monde contemporain (hggmc)
«première mondialisation» (1870-1914) et une réflexion sur le monde du début des années 2000. Un point de vue et une base à de futurs...

Introduction à la géographie du monde grec iconHistoire, géographie et géopolitique du monde contemporain (hggmc)

Introduction à la géographie du monde grec iconEntree en ecs1 histoire-geographie-geopolitique du monde contemporain 2017-2018

Introduction à la géographie du monde grec iconQuestion 2 : L’Afrique face aux défis du développement et de la mondialisation
«Introduction à une géographie des conflits», L'Information géographique, 2011/3 Vol. 75, p. 6-22






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com