«Essaimage dom»





télécharger 215.27 Kb.
titre«Essaimage dom»
page1/3
date de publication07.10.2017
taille215.27 Kb.
typeEssai
e.20-bal.com > loi > Essai
  1   2   3

n:\djepva.a1\fonds-jeunes\communication\logo fej\ville_jeunesse_sports_fej\ville_jeunesse_sports_fej.jpg

http://www.guadeloupe.pref.gouv.fr/var/ezwebin_site/storage/images/design/en-guadeloupe/172-38-fre-fr/en-guadeloupe.jpg

mom fond bleu





INSERER LE LOGO DE STRUCTURE CANDIDATE




FONDS D’EXPERIMENTATION POUR LA JEUNESSE (FEJ)
APPEL A PROJETS OUTRE-MER N°5

« Essaimage DOM »
GUADELOUPE

Le dossier complet est à déposer le 2 septembre 2016 à minuit (heure de Paris) au plus tard.

Délai de rigueur
Site : http://www.experimentation.jeunes.gouv.fr

Rubrique « Les appels à projets », puis « déposer un projet »

Le dossier complet devra être déposé en format Zip. Il comprend ce document, qui devra être déposé au format Word, et deux annexes au format Excel (l’une relative au public bénéficiaire et la seconde constituant son annexe budgétaire).
Quelques rappels relatifs au remplissage de ce dossier :

  • Tout dossier transmis hors délai est considéré comme irrecevable. Tout report dans les délais de clôture est signalé sur le site internet.

  • L’organisme public ou privé qui dépose un dossier de demande de subvention doit s’assurer qu’il peut recevoir une subvention d’Etat.

  • Ce formulaire est obligatoire. Hormis le formulaire de dépôt proposé par le FEJ aucun autre type de dossier ne sera accepté. Tous les items doivent être renseignés, le plus précisément possible. Un dossier incomplet ou trop succinct expose l’organisme demandeur à voir sa demande rejetée.

  • L’attestation sur l’honneur (dernière page de ce document) est obligatoire. Elle permet au représentant légal de l’organisme dépositaire du projet de certifier exactes et sincères les informations du dossier.

  • Un recours à un cofinancement est indispensable. Le FEJ ne peut prendre en charge la totalité des coûts de l’expérimentation.




Note préliminaire :
La Ministre des Outre-mer et le Ministre de la ville, de la jeunesse et des sports ont présenté le plan Jeunesse outre-mer le 3 septembre 2015 qui concrétise l’engagement gouvernemental en faveur des jeunes ultramarins et réaffirme les deux priorités majeures que sont l’emploi et la formation des jeunes.

Le plan Jeunesse outre-mer se décline en 110 mesures et s’articule autour de cinq grandes priorités :

- la réussite éducative ;

- la transition entre la formation et l'emploi ;

- l'autonomie et la prise d'initiative des jeunes ;

- l'insertion professionnelle et sociale ;

- la lutte contre la délinquance et la promotion du "vivre ensemble".
L’appel à projets « outre-mer » du fonds d’expérimentation jeunesse (FEJ) s’inscrit pleinement dans les priorités du plan gouvernemental et vise, en réponse aux besoins précis et différenciés des territoires et des jeunes, à mettre à profit les enseignements des expérimentations passées pour initier de nouveaux projets.
En effet, le FEJ soutient des innovations sociales de terrain qui font l’objet d’une évaluation externe rigoureuse afin de renouveler les politiques publiques en faveur des jeunes. Les enseignements tirés des expérimentations les plus efficaces permettent d’alimenter la politique transversale du gouvernement pour la jeunesse et les actions mises en œuvre sur le terrain.
Depuis 2010, quatre appels à projets « outre-mer » du FEJ ont permis de financer une cinquantaine de projets sur des thématiques diversifiées(l’éducation, l’emploi, la mobilité, la santé et la lutte contre les discriminations) à destination des jeunes ultramarins .
Ce nouvel appel à projets du fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ) appelé « Essaimage DOM » concerne les territoires de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte et La Réunion. Cet appel à projets revêt un caractère spécifique dans la mesure où il prévoit une mise en œuvre déconcentrée, adaptée aux contextes et aux besoins des jeunes localement.
Les projets de qualité attendus dans le cadre de ces appels à projets devront présenter un caractère innovant, concerner un nombre significatif de jeunes et avoir un impact sur l'ensemble du territoire. Un appui en ingénierie de projets pourra être prévu par le porteur.



1. Identification de la structure candidate



Nom de la structure : Socialement Autres

Sigle :
Type de structure (établissement public, association, collectivité territoriale, etc.) : Association

Numéro SIRET :
Adresse du siège : Réduit - Chemin de Boisvin - 97111 Morne-à-l’Eau
Adresse de correspondance, si différente :
Téléphone : 0. 690. 676. 036.

Courriel : socialement.autres@gmail.com

Site internet :

Identification du responsable de la structure qui porte le projet (le représentant légal : le président ou autre personne désignée par les statuts)

Nom : ERMOND

Prénom : Nathalie Edith

Fonction : Présidente
Téléphone fixe :

Téléphone portable : 0. 690. 676. 036.

Courriel : socialement.autres@gmail.com

Identification de la personne qui pilote le projet (référent opérationnel) :

Nom : ERMOND

Prénom : Nathalie Edith

Fonction : Assistante de service social
Téléphone fixe :

Téléphone portable : 0. 690. 676. 036.

Courriel : socialement.autres@gmail.com

Informations complémentaires sur la structure :

Pour les structures associatives date de la création de la structure : 05 juillet 2016
Montant du budget annuel de la structure pour l’exercice N -1 : 00

Nombre de salariés : 00 dont équivalents temps plein (ETP) :
Avez-vous déjà été subventionné par le FEJ ? Non

Si oui, précisez sur quel appel à projets :

Cochez la case correspondante (un seul choix possible).

La structure est nationale ?




La structure est régionale ?

X

La structure est départementale ?




La structure est locale ?







2. Présentation générale du projet



THEMATIQUE DU PROJET

Le projet peut porter sur un ou plusieurs axes.

Cochez les cases correspondantes

AXE 1 : ENGAGEMENT DES JEUNES




AXE 2 : AIDE SOCIALE A L’ENFANCE

X

AXE 3 : INSERTION SOCIALE ET PROFESSIONNELLE

X



DESCRIPTION GENERALE DU PROJET

Titre du projet :

FEVA²  : Foyer Emmenant Vers l’Age Adulte



Résumé du projet (en trois ou quatre lignes maximum:

Lieu de vie post-ASE, destiné aux jeunes de 18 ans, devant permettre de préparer ceux-ci à la transition vers l’âge adulte. Il a pour finalité d’accompagner et soutenir les « jeunes majeurs » à ce stade de leur développement, favoriser l’insertion professionnelle et l’intégration sociale de ces derniers en maintenant et préservant la cohésion sociale sur le territoire.

Est-ce un projet nouveau pour votre structure ?

Cochez les cases correspondantes

Oui

X

NON




Si non, en quelle année le projet a-t-il été initié la première fois ?

Pourquoi avoir choisi de développer ces axes particuliers dans le cadre d’un projet existant ?




3. Description détaillée du projet



OBJECTIFS DU PROJET

Contexte, besoins identifiés et objectif général du projet :

Précisez les éléments de contexte et besoins identifiés conduisant à la mise en œuvre de votre projet. Les éléments de contexte liés aux spécificités du territoire seront également précisés s’il y a lieu (géographique, socioéconomique, démographique, partenariats existants sur le territoire, etc.).

S’il s’agit de la poursuite d’un projet, les éléments de bilan des années précédentes seront joints à ce dossier.

La jeunesse Guadeloupéenne construit son avenir dans un contexte économique et social particulièrement difficile.

• Selon l’enquête emploi 2012 (source : Insee), 80 % des jeunes de moins de 15 à 24 ans sont « inactifs » (étudiants, au foyer…) et sur cette tranche d’âge, le taux de chômage est de 57,6 % (contre 22,9 % pour l’ensemble des actifs de Guadeloupe). Le taux d’emploi des moins de 25 ans ne dépasse pas 9,7 %.

• Le travail précaire touche particulièrement les jeunes : le travail à temps partiel subi (personnes travaillant à temps partiel et désireuses de travailler à temps plein) concerne 11 % des emplois en 2011 mais 14 % des femmes et 19 % des jeunes en emploi (source enquête emploi). Les jeunes femmes sont probablement encore plus concernées. Les contrats à durée limitée (CDD, intérim, apprentissage, stages rémunérés) concernent surtout les jeunes de moins de 30 ans. Ces contrats représentent un quart des emplois occupés par les jeunes.

• Les jeunes de moins de 25 ans sans diplôme représentent 30 % de la population des 15 à 24 ans contre 18 % en France hexagonale. Les plus diplômés (bac+4 ou plus) représentent 3 % des moins de 25 ans. Au niveau national, ce taux est le double (6,9 %). L’accès à l’enseignement supérieur reste faible.

• Le taux de réussite scolaire, quel que soit le diplôme obtenu, est inférieur à celui de l’hexagone. S’il progresse pour les BEP et CAP, il tend à diminuer pour le baccalauréat : il était de 85,3 % en 2009 pour le Bac général, il est de 78,6 % en 2012. Le taux de sortie du système scolaire sans niveau de formation est important. 13 % de jeunes de niveau troisième (2ème cycle) ont quitté l’école en 2008. C’est 7,5 % en France au niveau national.

• Plus de 33 % des jeunes de 17/18 ans ont des difficultés avec la lecture et l’écriture (Journée défense et citoyenneté 2012).
Les jeunes Guadeloupéens doivent faire face à des difficultés structurelles sur le territoire :

• difficultés de mobilité à l’intérieur du territoire du fait du manque de transport en commun et à l’extérieur du territoire du fait du coût du transport aérien (y compris en régional : vers Saint-Martin, la Guyane, la Martinique, etc.);

• un tissu économique caractérisé par une forte atomicité des structures d’entreprises avec une surreprésentation de microentreprises qui constitue un frein au développement de l’alternance et offre moins de possibilités de stages ;

• un gisement d’emploi concentré sur la zone d’emploi de Pointe-à-Pitre, qui regroupe 12 communes et totalise les 3/4 des salariés du secteur privé.


Par ailleurs, le suivi des jeunes qui ont besoin d’être protégés constitue un défi pour les pouvoirs publics et nécessite la mise en œuvre de dispositifs innovants.

Le Livre vert de la Commission sur la politique de la jeunesse, élaboré en 2009, relevait ainsi que les jeunes pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) étaient particulièrement « fragiles», et « les premiers touchés par la précarité ».

De même, une étude récente sur les trajectoires des jeunes incarcérés a mis en évidence l’écart entre « la volonté de s’insérer» qui forme « l’espérance » de ces jeunes, et leurs « capacités réelles d’initiative », mises à mal par des parcours de ruptures, de pauvreté et de déscolarisation. Pour cette raison, le rapport final du Grenelle de l’insertion, avait estimé qu’un « effort particulier » devait être fait « pour leur faire une offre de service qui tienne compte des nombreuses ruptures de leur parcours ».


Pour ainsi dire, ces jeunes majeurs issus de l’ASE sont inscrits dans une dynamique d’insertion professionnelle mais ne peuvent subvenir en toute indépendance à leurs besoins alors qu’ils arrivent en fin de dispositif d’accompagnement social. Dès lors, ils doivent assumer seuls, toutes leurs charges ainsi que leurs frais de subsistance tandis qu’ils sont sans ressources ou disposent de très modiques revenus (contrat d’apprentissage, formation rémunérée, cdd temps partiel, …).


Les jeunes majeurs ont donc un impératif et non des moindres de se trouver un logement dans un délai relativement court et financièrement très accessible (à loyer très modéré). Cette entrée dans la vie adulte se fait de manière brutale et déconstruite, puisque ces jeunes se retrouvent dépourvus de tout soutien (familial) et accompagnement (institutionnel). Néanmoins, elle diffère d’un jeune majeur à l’autre eu égard au mode de placement dans lequel l’ancien mineur a évolué.


Compte tenu des éléments de contexte et besoins identifiés, l’association Socialement Autres a pensé à un dispositif post-ASE qui a pour but d’accompagner et soutenir ces derniers lors de leurs transitions vers l’âge adulte.

En somme, de leur placement jusqu’à leur majorité, au regard de l’expérimentation prévue, les jeunes de l’ASE se concentreront singulièrement sur leur reconstruction en tant qu’enfant et être humain, suite au traumatisme ayant conduit à leur mesure de protection. Puis, ils entreront dans l’expérimentation, de manière apaisée et en symbiose avec lui-même, son histoire pour apprivoiser son adultisation et son avenir.

Objectifs principaux du projet (en lien avec les axes choisis) : Accompagner et soutenir les jeunes majeurs issus de l’Aide Sociale à l’Enfance (avec une durée minimale de placement de 03 ans) dans leurs transitions vers l’âge adulte.

Précisez les principaux objectifs opérationnels du projet.

Objectif 1 :

Lever les freins à l’accès à la formation et à l’emploi durable de ces jeunes fragilisés et rendus vulnérables par les aléas de la vie.

Objectif 2 :

Permettre aux jeunes concernés de réapprendre à se connaître, à s’accepter, à communiquer, à vivre ensemble et à intégrer une communauté.

Objectif 3 :

Favoriser la reconstruction des liens familiaux, affectifs, intergénérationnels et humains des jeunes ayant connu un parcours de vie traumatique.

Autres :

Compléter la prise en charge existante.

Description détaillée des actions mises en œuvre pour la réalisation des objectifs :

(Une même action peut correspondre à plusieurs objectifs différents)

Action 1

(préciser en quoi elles répondent aux axes et aux objectifs)


  • Phase 0 : Phase préparatoire à la mise en œuvre du projet.

Les démarches administratives et juridiques sont entreprises afin de donner son existence légale à la structure.

Le projet est soumis aux différents partenaires pour attache et approbation. Leur adhésion est matérialisée par la signature d’une convention, qui stipule les engagements, les responsabilités, la contribution ainsi que la participation de chaque partenaire. Le comité de pilotage est alors constitué.

Les petits travaux d’aménagement et d’ornement des locaux sont réalisés. L’acquisition du matériel, des mobiliers et des équipements s’opèrent.

La liste des bénéficiaires est définie. Les invitations pour la réunion de présentation sont adressées à l’ensemble des jeunes et leurs environnements.

Action 2

(préciser en quoi elles répondent aux axes et aux objectifs)


  • Phase 1 : Phase de présentation et de recrutement des jeunes majeurs.

Le projet leur est présenté par le comité de pilotage avec les droits et obligations des volontaires.

Les jeunes majeurs adhèrent librement au projet, ils sont légalement majeurs et décident dorénavant de leurs avenirs. Ce qui leur laisse la possibilité de se tromper et d’intégrer le dispositif lors de leur résilience.

Ils contractualisent leurs adhésions au projet par la signature de différents documents, tels le contrat d’engagement, le règlement de fonctionnement, la charte du vivre ensemble, le livret d’accueil, etc.

Action 3

(préciser en quoi elles répondent aux axes et aux objectifs)



  • Phase 2 : Phase d’entretien, de programmation des ateliers.

Les jeunes majeurs sont reçus individuellement, en entretien (psycho-social), par l’équipe pluridisciplinaire de FEVA².

Les différents ateliers sont définis et programmés à l’issue des rencontres personnalisées, qui ont donné lieu à la tenue d’une équipe de suivi des insertions « esi » par l’équipe pluridisciplinaire. Ceci afin de répondre aux besoins réels en termes d’intervention socio-professionnelle.

Les bénéficiaires paraphent leurs contrats des insertions ainsi que le calendrier de mise en œuvre.

Les bénéficiaires intègrent les locaux et sont accueillis solennellement par le comité de pilotage, l’équipe projet et l’équipe pluridisciplinaire.

Action 4

(préciser en quoi elles répondent aux axes et aux objectifs)



  • Phase 3 : Mise en œuvre des ateliers théoriques et socio-professionnels.

Accompagnement des jeunes majeurs selon la contractualisation arrêtée, avec néanmoins un tronc commun indispensable à leur adultisation.

Ce tronc commun va porter sur des unités d’enseignements suivantes : * anamnèse de la société française (valeurs, principes et grands faits historiques), * structuration juridique française, * territorialisation et institutions, * vivre ensemble et citoyenneté, * estime de soi et autrui, * gestion du quotidien, * devenir adulte, * vie professionnelle.

Les différents ateliers sont mis en œuvre.

Des entretiens planifiés permettent d’ajuster le plan d’action ainsi que les interventions des professionnels au regard de l’atteinte des objectifs et de l’évolution du jeune.

Action 5

(préciser en quoi elles répondent aux axes et aux objectifs)



  • Phase 4 : Préparation de la terminaison de l’accompagnement.

Les jeunes majeurs s’inscrivent dans une dynamique de sortie professionnelle positive (cursus scolaire clos, formation achevée, emploi durable, etc.) d’une part, et ont acquis les mécanismes de fonctionnement rationnel d’un adulte au sein de la société, d’autre part.

Ils sont en situation d’autonomie. Des synthèses (bimensuelles, trimestrielles, semestrielles), sont prédéterminées et réalisées.

La sortie du dispositif est envisagée avec eux : elle est programmée et préparée conformément aux préconisations de « l’ESI ».

Les jeunes majeurs ne s’inscrivent dans aucune dynamique socio-professionnelle : les différents ateliers mis en œuvre ne permettent aucune acquisition. Ceux-ci se laissent vivre et rejettent implicitement (comportements, attitudes, …) l’accompagnement.

Des « ESI » spécifiques sont convoquées. Des séances de travail extraordinaires sont organisées avec le comité de pilotage. Des rappels, des sanctions sont décidés et exécutés.

Action 6

(préciser en quoi elles répondent aux axes et aux objectifs)



  • Phase 5 : Terminaison de l’accompagnement.

Les jeunes majeurs ont acquis une position sociale leur permettant de poursuivre seuls leurs parcours de vie.

Certains jeunes majeurs volontaires ne ressentent plus le besoin de cet accompagnement.

L’équipe pluridisciplinaire estime que le dispositif ne peut répondre aux attentes de ces jeunes majeurs.

En quoi les actions répondent aux axes et aux objectifs

  • De manière individuelle, les actions ne répondent pas toujours aux axes et aux objectifs du projet. Collectivement et globalement, toutes les actions déclinées en phase, permettent aux jeunes majeurs de se préparer sereinement à leur devenir adulte.

  • Nonobstant que l’expérimentation est constituée essentiellement par un cheminement - un développement psychosocial. Ce qui ne peut-être résumé, réduit à une action claire, précise et concrète ; mais par un ensemble d’actes et de faits générant cette évolution, cette mutation. Par conséquent, l’ensemble des actions est susceptible de répondre aux axes et induire l’atteinte de l’objectif fondamental.

En quoi le projet proposé présente-t-il une valeur ajoutée par rapport aux politiques publiques existantes à destination des jeunes ?

La valeur ajoutée du projet réside dans le public concerné. En effet, il est très rare que les jeunes issus de l’aide sociale à l’enfance bénéficient d’un autre dispositif d’accompagnement social.

Au regard de la situation socio-économique et financière du territoire, les travailleurs sociaux œuvrent dans un état d’esprit de mutualisation des moyens et de justesse dans la répartition et l’utilisation des différentes enveloppes budgétaires affectées à l’action sociale.

Par conséquent, ce public se retrouve sans voie de recours en situation de difficulté du fait de leur « origine ASE ».

En outre, ce projet va réunir et mettre à disposition, en un seul et même lieu, les informations et l’ensemble des partenaires susceptibles d’améliorer et de favoriser l’insertion socio-professionnelle des jeunes majeurs.


Par ailleurs, il permet de traiter une problématique cruciale, le devenir adulte des enfants protégés par le service gardien, de manière scientifique et bienveillante.

Dans la démarche, il n’y a aucune recherche de responsabilités, ni de remise en cause des compétences et capacités de l’institution. Elle est fondée sur les travaux des érudits du social (psychologues, sociologues, etc.) qui ont démontré que le passage à l’âge adulte n’était pas le même pour tous les jeunes, de surcroît ceux issus de l’ASE. En outre, ces travaux sont confortés par de nombreuses études spécifiques (sur le devenir de ces derniers) et génériques (l’insertion socio-professionnelle des jeunes de – 25 ans).



Sur quels points vous êtes-vous inspiré des enseignements des expérimentations déjà menées par le FEJ ?

Les expérimentations antérieures m’ont permis de découvrir tous les projets déjà mis en place à destination de la jeunesse guadeloupéenne.

Par ailleurs, j’ai pu découvrir les vastes champs d’actions qui composent les trois axes thématiques retenues pour une expérimentation menée par le FEJ.

De plus, j’ai pu m’enrichir des autres projets en ce qui a trait à la rédaction de mon dossier de candidature : je m’en suis servie comme outil méthodologique.




MODALITES DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET

Description du (ou des) public(s) cible(s) :


Caractéristiques du (ou des) public(s) cible(s) et modalités de sélection


Juridiquement, il existe plusieurs classifications des jeunes majeurs. Il me semble opportun de vous préciser celui faisant l’objet de notre expérimentation. Il ne s’agit pas des jeunes secourus (les jeunes âgés de 18 à 21 ans, qui n’ont connu aucune problématique familiale nécessitant un accompagnement et qui éprouvent des difficultés financières susceptibles de mettre en danger gravement leur éducation et équilibre), mais bien des jeunes ayant fait l’objet d’une mesure de protection (administrative ou judiciaire), conformément à la loi du 05 mars 2007 réformant la protection de l’enfance. Les jeunes majeurs concernés par l’adultisation sont ceux ayant été confiés à l’ASE suite à une décision administrative ou judiciaire.


Ce sont des jeunes présentant des difficultés et besoins spécifiques familiaux, sociaux, éducatifs, scolaires, psychologiques voire psychiatriques et parfois judiciaires.

Une majorité d'entre eux a vécu des traumatismes relationnels précoces, désorganisateurs des relations aux autres et des conduites d'apprentissage. Certains ont connu des situations abandonniques graves ou des discontinuités dans la présence parentale. D'autres ont subi des situations de violences physiques ou psychiques, des situations de carences affectives et de liens fusionnels, de carences éducatives, avec ou sans absences de limites et de référence à la loi et aux interdits.
Dans ces contextes, ces jeunes personnes connaissent des troubles dans leurs constitutions subjectives.

Elles ont développé des états d'angoisse, des sentiments d'infériorité et des mécanismes de défense privilégiant la recherche désordonnée de relations chaleureuses, conflictuelles ou violentes au détriment des capacités à s'apaiser, réfléchir, jouer ou communiquer en respectant les autres.

Elles ont été sujettes dans leurs parcours de vie, à des évènements traumatiques graves, sources d’une grande souffrance.


Puisqu’un jeune majeur est un enfant ou adolescent antérieurement confié à l’ASE, qui a bénéficié d’un accompagnement socio-éducatif, dans le cadre d’une mesure de protection et est actuellement âgé de 18 à 21 ans.

En somme, le jeune majeur a été au préalable un mineur, qui quitte le stade de développement psychologique appelé « adolescence » pour devenir un adulte autonome et responsable, et qui a, durant ce parcours de vie, connu une mesure de protection et prise en charge de l’ASE.

Le jour de ses 18 ans, le mineur « ordinaire » devient majeur. Il peut dès lors librement accomplir tous les actes de la vie privée : se marier, partir vivre à l’étranger, gérer et disposer de ses biens, souscrire un emprunt, etc. Il peut également voter, à condition qu’il soit inscrit sur la liste électorale.


En ce qui a trait aux modalités de sélection, il n’en existera pas : le projet est ouvert à l’ensemble des jeunes majeurs de l’ASE qui souhaitent être accompagnés et soutenus.

Estimation du nombre de bénéficiaires potentiels
Remplissez l’annexe 1 concernant les publics visés, à remettre au format Excel.

En 2012, « 158 » mineurs confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance ont atteint l’âge légal de la majorité.

En 2013, ils étaient au nombre de jeunes. Puis ils ont été respectivement de et de pour les années 2014 et 2015.

Par conséquent, il est prévu d’accompagner un intervalle de 130 à 200 jeunes âgés de 18 ans, compte tenu du nombre non figé de mineurs placés.

Toutefois, les budgets ainsi que les mobilisations des différents partenaires seront réévalués, si au cours de l’expérimentation, le nombre de jeunes venait à dépasser l’estimation. Ceci afin qu’aucun jeune ne soit lésé une fois de plus.

Territoire(s) d’expérimentation :

Précisez la région et le périmètre concernés ainsi que les spécificités du territoire (géographique, socioéconomique, démographique, partenariats mobilisés, etc.).

Le projet se déroulera dans le Département-Région d’Outre-Mer de la Guadeloupe. Il s’adressera précisément aux jeunes placés relevant du service gardien du 2ème groupement, qui assume la protection des enfants des communes de la Grande-Terre (Saint-François, Le Moule, Morne - à - l’Eau, Anse-Bertrand, Port-Louis, Petit-Canal, Les Abymes, Pointe – à – Pitre, Gosier, Sainte-Anne).

Durée du projet (en mois) :

L’expérimentation va durer 64 mois afin d’accompagner un volume conséquent de jeunes majeurs en vue de la réalisation d’évaluations et statistiques fiables d’une part ; et laisser du temps à ces jeunes pour qu’ils comprennent l’enjeu de la transition vers l’âge adulte, ainsi que celui de l’expérimentation pour en bénéficier pleinement et entièrement d’autre part.

En outre, le public bénéficiaire de l’expérimentation cumule des facteurs de risques interdépendants au niveau sociétal, communautaire, familial, personnel, alors que le passage à l’âge adulte n’est pas le même pour tous les « jeunes apprentis adultes ». Pour rappel, un jeune majeur est antérieurement un mineur ayant fait l’objet d’une mesure de protection par l’ASE et qui a atteint l’âge de la majorité légale. Par conséquent, ce sont des jeunes qui ont démarré dans la vie avec des antécédents, qui les ont mis en danger ou qui étaient susceptibles de compromettre gravement leur développement physique, leur éducation et/ou leur équilibre. Il a pu s’agir de violences psychiques et/ou corporelles, d’abus sexuel et/ou inceste, malnutrition, dénutrition, absences sans surveillances, etc.

Cette période relativement longue a été pensée en sus de l’ensemble de ces « éléments déterminants ».

Constitution de l’équipe projet (nombre d’ETP et domaine de compétences des personnes mobilisées) :

Dans l’immédiat, l’équipe projet est composée uniquement de Madame Nathalie ERMOND, assistante de service social.

Les recrutements s’effectueront pour la réalisation et la mise en œuvre de l’expérimentation. Il est prévu des embauches dans les professions suivantes : psychologue, conseiller en économie sociale et familiale, conseiller en insertion professionnelle, assistant de service social, coach en développement personnel, éducateur spécialisé et 1 directeur d’établissement social et médico-social, accompagné de son personnel administratif, comptable et financer.

Au gré des besoins et attentes, des conventions seront mises en place avec le concours de prestataires extérieurs.

Pilotage et coordination du projet :

Membres du comité de pilotage (ou de suivi de l’expérimentation) :

Mme Nathalie ERMOND, en sa qualité de chargée de projet.

Le directeur d’établissement.

1 représentant de chaque institution et partenaire (conseil départemental, conseil régional, ase, mission locale, cllaj, caf, cgss, chu, les bailleurs sociaux, le rectorat, le crfp, l’école de la 2ème chance, drjscs, les communes et communautés d’agglomération relevant du 2ème groupement, crij, le conseil de vie du foyer, etc).

Modalités d’organisation, dont fréquence prévisionnelle des réunions (mensuelle, annuelle...) :

Le comité de pilotage se réunira, sur convocation de la chargée de projet, de manière trimestrielle pour réaliser des synthèses intermédiaires et réajuster les préconisations si nécessaires.


En début de chaque année civile, le comité s’assemblera collégialement (toujours sur convocation de la chargée de projet) pour pré-accueillir les jeunes devant intégrer l’expérimentation, du fait de leur majorité immédiate.

Il en sera de même en fin d’année civile. Il s’agira dès lors de dresser le bilan de l’année écoulée et de définir les grandes orientations de celles à venir.


En outre, il sera convoqué lorsque le besoin se manifestera. Pour exemple, quand l’équipe pluridisciplinaire aura atteint ses limites vis-à-vis des comportements et attitudes d’un jeune. Elle s’appuiera sur son analyse et sa distancia face à la problématique pour prendre une décision ferme et définitive.
  1   2   3

similaire:

«Essaimage dom» iconLoi Scellier dom-tom

«Essaimage dom» iconL’essaimage
«tomax et zefirex r & D» et des ressources proposées, vous réaliserez une étude en répondant aux questions suivantes

«Essaimage dom» iconAtelier 1 : L’entrepreneuriat et l'intrapreneuriat, essaimage
«Assises de l’entrepreneuriat de 2013 pour le développement de l’esprit d’entreprise». IL se décline en quatre mesures

«Essaimage dom» iconUne histoire vécue pour comprendre le fait religieux
«Le voyaige itinéraire et transmarin de la Saincte cité de Hierusalem» écrit par dom Loupvent

«Essaimage dom» iconEssaimage d’un modèle ayant fait la preuve de son efficacité
«structure d’insertion par l’activité économique» et répondant à des besoins collectifs peu ou mal satisfaits localement

«Essaimage dom» iconDrom = département et région d’outre-mer (ancien dom) : Guyane française,...
«assouplissements» dus à leur éloignement; ainsi les drom bénéficient de plus d’autonomie que les autres départements ou régions...

«Essaimage dom» iconDe l'avitaillement des bateaux
«énergie», précise les critères d'exonération de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (tipp) en métropole...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com