Synthèse du diagnostic et enjeux 2014-2020 en Champagne-Ardenne vok





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Synthèse du diagnostic et enjeux 2014-2020 en Champagne-Ardenne VOK






Synthèse du diagnostic et enjeux 2014-2020 en Champagne-Ardenne

Introduction : la méthode de rédaction des fiches thématiques et territoriales en Champagne-Ardenne



La contribution champardennaise à la préparation de l’accord de partenariat pour la période 2014-2020 s’inscrit dans un processus engagé dès le mois de mars 2012 et bénéficiant de l’appui du cabinet EDATER. Cette mission est constituée de deux phases :

  • Phase 1 : une contribution à la définition d’enjeux et d’objectifs de développement pour le territoire régional à l’horizon 2020,

  • Phase 2 : la mise au point de la « feuille de route » méthodologique de novembre 2012 à juin 2013, date à laquelle les programmes opérationnels devront être achevés et validés.


Les services du Conseil régional ont été impliqués tout au long de ce travail, dès la rédaction du cahier des charges. Ils sont représentés dans le comité de pilotage.
Les fiches « diagnostic territorial stratégique » élaborées en Champagne-Ardenne se sont inscrites dans la méthode préconisée par la circulaire du 16 juillet 2012, tant en ce qui concerne la méthode de collecte de données que pour le niveau de concertation mis en œuvre. Ces fiches ont en effet bénéficié :

  • des apports de l’état des lieux effectué avec l’aide d’Edater (synthèse des documents existants),

  • des entretiens et conférences téléphoniques effectués par le prestataire dans le cadre de sa mission,

  • de quatre rencontres avec les Préfets de département, accompagnés de leurs services et des DDI,

  • des contributions des services de l’Etat et des services du Conseil régional qui se sont chacun réunis en séminaire :

    • le 5 juin pour le Conseil régional au niveau technique (participation des Directeurs, DGS et DGA)

    • le 6 juin pour les services de l’Etat : plus de 60 participants dont le Préfet de région, les Préfets de département, tous les Directeurs régionaux, les sous préfets et les DDI.

  • des compléments apportés par les 219 participants (dont les deux Présidents de pôles de compétitivité, un vice-Président de Conseil général, les Chambres consulaires, les cinq agglomérations bénéficiant d’un Appel à Projet Urbain-FEDER, les acteurs économiques de niveau régional, les agences de développement économique…) aux quatre ateliers partenariaux se sont tenus les 10, 11 et 12 septembre 2012 sur les thèmes suivants :

    • atelier 1 : R&D, innovation et recherche, développement économique, économie verte,

    • atelier 2 : Développement durable du territoire Champardennais,

    • atelier 3 : Emploi, formation, enseignement supérieur, insertion,

    • atelier 4 : Développement équilibré des territoires.


Pour assurer la rédaction des fiches thématiques du diagnostic territorial stratégique demandée par la DATAR, le SGAR a mobilisé dès le 17 juillet, les Directions régionales, l’ARS et le Rectorat et le Conseil régional chacun pour la rédaction de une ou plusieurs fiches.
Les fiches du diagnostic territorial ainsi rédigées ont été examinées et validées lors du CAR du 24 octobre 2012. S’agissant du Conseil Régional, il convenait de compléter le travail réalisé avec les équipes techniques par une validation politique des fiches. Dans son courrier du 17 octobre, Monsieur le Président du Conseil régional souligne la qualité du travail réalisé et indique qsu’il communiquera le résultat de la consultation des élus régionaux dans le courant du mois de novembre.
Ce document de synthèse distingue, dans la présentation, les quatre priorités de l’Union Européenne à l’horizon 2020, et qui concentreront 80% des montants FEDER :

  • « L’Economie peu émettrice en Co2 »,

  • « La Recherche et l’Innovation »,

  • « La Compétitivité des PME / TPE »,

  • « Les Technologies de l’Information et de la Communication »,


des autres thématiques : « Transports et mobilité », « Emploi, formation, insertion », « Changement climatique et risques », « Aménagement équilibré du territoire régional ».

Les enseignements du diagnostic et les enjeux retenus en Champagne-Ardenne pour la période 2014-2020



Avec 1 338 000 habitants, la région Champagne-Ardenne représente 2,2% de la population nationale. Cette population décroît depuis 40 ans en raison d’un solde migratoire négatif. Faiblement métropolisée, elle ne présente que cinq villes de plus de 30 000 habitants dont Reims, l’agglomération la plus importante pour 210 000 habitants.35% de la population vit en milieu rural (contre 23% en France) et 30 habitants au km² en Haute Marne.

Quatrième région la plus industrialisée de France, elle se place au 6ème rang national pour le PIB par habitant, notamment en raison du poids de la filière viticole qui représente à elle seule, avec ses 11 000 entreprises, 11% du chiffre d’affaires régional. L’agriculture a un poids quatre fois plus important dans la valeur ajoutée brute régionale que la moyenne nationale et participe ainsi fortement, avec cette ressource viticole et les filières agro-industrielles (1/6ème des établissements industriels de la région, hors champagne), à la richesse régionale. La région n’en reste pas moins celle qui a perdu le plus d’emplois salariés au cours des dix dernières années.

La région présente des particularités fortes : un parc locatif social très important, des enjeux forts de rénovation urbaine (61 quartiers prioritaires), un niveau de formation plus faible que la moyenne nationale (29% de la population avec le niveau bac, contre 37% au niveau national), un taux de pauvreté (7ème région au niveau de vie médian le plus faible, selon l’INSEE) et un taux d’illettrisme (13% des adultes contre 9% au niveau national) élevés. C’est un territoire à l’identité difficile à construire, non seulement en raison de son fort étirement Nord-Sud, mais aussi parce qu’il connaît une attraction forte vers des pôles périphériques que sont la région parisienne, le Dijonais ou le sillon mosellan, et parce que ses pôles urbains fonctionnent de manière autonome.

Bien desservie par des infrastructures routières et autoroutières (A4, A5, A34, A26, A31), ferroviaires (ligne à grande vitesse Est européenne) et fluviales (mais sans capacité grand gabarit), la région ne retire aucun bénéfice de sa proximité de l’Ile de France et peine à capter les flux économiques qui la traversent. Des investissements sur ces trois types d’infrastructures pour moderniser son réseau sont toutefois encore indispensables.

Elle reste la première région en matière de puissance éolienne installée (Le 1000ème MW a été atteint) et offre de belles perspectives d’utilisation de la biomasse.


  1. Les quatre priorités thématiques de l’Union européenne (économie peu émettrice de CO², R&D et innovation, TIC, compétitivité des TPE et PME)



Economie faiblement émettrice de CO² 



Le constat en Champagne-Ardenne est celui d’une région qui se situe au-dessus de la moyenne nationale en matière de production de GES, de polluants atmosphériques et de consommation énergétique (région peu peuplée mais industrialisée, faible densité de population donc difficulté de développement des transports collectifs).

L’économie régionale bénéficie cependant de nombreux atouts en faveur d’une économie faiblement émettrice en CO2. Des gisements restent toutefois à exploiter, comme la méthanisation, la géothermie et l’hydroélectricité.

Avec une ressource sylvicole abondante et de qualité (mais avec une filière encore insuffisamment organisée et concentrée sur la première transformation, qui a diminué sa production par deux en dix ans), la région peut bénéficier de la croissance du marché de l’écoconstruction et de l’image positive du matériau bois.

Un trait marquant de l’économie, dans une région à la ressource agricole très importante, est la très forte orientation de l’industrie vers la valorisation de cette ressource.




L’action régionale doit donc s’attacher, sur la période 2014-2020, à :


  • Poursuivre l’effort d’investissement sur les filières d’énergies renouvelables (éolien, solaire, bois-énergie, méthanisation, agro-carburants) et de recyclage pour en amplifier les retombées économiques




  • Améliorer l’organisation locale de la filière bois et le renforcement des liens entre production et transformation




  • Optimiser l’utilisation de l’énergie et la maîtrise des consommations (BTP, Transports, amélioration énergétique du bâti…).

  • Mener un effort de formation, d’information et de conseil aux acteurs de la construction notamment dans le domaine de la rénovation thermique pour accompagner la mutation de la filière bâtiment vers la performance énergétique.




  • Dynamiser la certification environnementale des exploitations agricoles (bio, HVE, agriculture raisonnée).


R&D et innovation



La Champagne-Ardenne connaît un déficit régional en matière de culture de l’innovation et d’appropriation des changements technologiques dans les entreprises industrielles. Elle dispose d’une recherche académique modeste souffrant de la faible présence des grands acteurs nationaux. Ainsi, elle n’atteint pas un nombre critique de chercheurs suffisant pour être visible au niveau national. Cette faiblesse est en partie comblée par une recherche privée plus forte que la moyenne nationale. La région se classe ainsi au 20ème rang des régions françaises pour les dépenses consacrées à la R&D et la recherche académique représente seulement 24% de cet effort contre 37% au niveau national.

Un autre constat est que la Champagne Ardenne est confrontée à une importante problématique de perte d’attractivité illustrée par la fuite de ses étudiants diplômés vers d’autres régions. Si ce phénomène est en partie entraîné par une perte d’attractivité générale de la région (déficit migratoire), il est aussi dû à certaines carences collectivement identifiées:

- une formation supérieure insuffisamment connectée avec un marché du travail privilégiant les diplômes supérieurs « courts » (DUT, BTS, …) ;

- la quasi absence de Master pouvant jouer le rôle de « vitrine » des universités champardennaise afin de retenir voire attirer les étudiants.

- un manque de coordination entre établissements d’enseignement supérieur et de recherche à l’échelle régionale dans leurs orientations, initiatives et offre d’enseignement qui nuit à la lisibilité et la visibilité de l’offre in et hors région ;
Le secteur est cependant dynamisé par les deux Pôles de compétitivité interrégionaux que sont IAR (avec la région Picardie) et Materalia (avec la région Lorraine). Un point sensible en région est la nature de la réponse qui peut être apportée sur l’effort de R&D et de l’objectif de 3% du PIB fixé au niveau européen alors que le PIB est « gonflé » par la filière Champagne.

Les efforts de structuration et de mobilisation de moyens dans des domaines clés doivent donc être poursuivis alors que les investissements dans certains secteurs économiques traditionnels potentiellement remis en cause à long terme (industrie textile, industrie automobile) méritent sans doute d’être repensés.



Les enjeux identifiés pour la région dans ce domaine sont :


  • Le renforcement des capacités de recherche et d'innovation pour le développement :

    • de l’attractivité et de l’excellence de l’enseignement supérieur et de la recherche publique et

    • du potentiel de rayonnement des savoir-faire / procédés industriels traditionnels ou de haute-technologie existants et des productions locales


  • Le renforcement des compétences et la maîtrise des connaissances scientifiques et technologiques pour développer l’emploi dans une économie de la connaissance




  • La diffusion de la culture de l'innovation par la synergie et la coordination entre acteurs, le soutien à l’international, les liens entre recherche académique et entreprises


Il s’agit également dans ce cadre, pour la Champagne-Ardenne, d’inscrire les établissements régionaux dans les programmes nationaux et d’accentuer la dimension interrégionale et transfrontalière des projets de recherche ou d’innovation.


Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)


La Champagne-Ardenne présente une bonne couverture régionale en haut débit, malgré quelques zones blanches résiduelles dont la dynamique de raccordement se termine.

Les quatre Conseils Généraux ont élaboré ou élaborent leur SDTAN et adhèrent à une société publique locale fournissant des prestations liées à la e-administration. De plus, la Haute-Marne expérimente un espace numérique entreprise avec un objectif de généralisation régionale.

Malgré des infrastructures en cours d’achèvement pour le haut débit, le développement des usages du numérique peine à émerger, malgré les attentes exprimées sur les services rendus par cette technologie.

Le numérique représente donc une réponse potentielle à de multiples inégalités territoriales liées à l’éloignement géographique et représente ainsi une des solutions majeures pour donner un accès à tous aux services publics et privés de base. Par ailleurs, la qualité de la couverture numérique est aujourd’hui regardée par bon nombre d’entreprises comme une condition à leur installation.





Sur la période 2014-2020, l’action régionale doit avoir pour ambition de réduire la fracture numérique et généraliser le Très Haut Débit. Il s’agit de positionner le développement des infrastructures et l’usage du numérique comme clef de voûte du développement régional en bâtissant un projet régional de développement des usages des TIC (économie, culture, santé, tourisme, formation…).

Compétitivité des PME et TPE

Marquée par le poids important de l’agriculture (productions végétales, champagne : de la 1ère à la 4ème place au niveau national pour la production de Luzerne, orge, chanvre, colza, betterave sucrière, pomme de terre, blé) et de l’industrie agroalimentaire (17 000 salariés), l’économie régionale investit également des thématiques porteuses comme le médical / biomédical, la domomédecine, l’imagerie médicale et numérique, les nanotechnologies, la maîtrise des risques et la sécurité des systèmes.

Elle présente également des potentialités intéressantes pour la logistique et organise son offre d’accueil d’entreprises autour des Parcs d’Activités de Référence (PAR).
Les enjeux pour la période 2014-2020 sont les suivants :




  • Rechercher une hausse de la valeur ajoutée et dynamiser les filières émergentes :

Un des enjeux d’avenir est celui de la recherche de la hausse de la valeur ajoutée de la production industrielle et agricole (labellisation, transformation…). L’accompagnement des filières émergentes ou à potentiel, comme le recyclage / déchets (mâts d’éolienne, nucléaire …), logistique, secteur médical a été identifié.


  • L’entrepreneuriat, enjeu d’avenir :

De plus, face à une structure démographique défavorable , la région doit agir en faveur de son attractivité (faire venir et faire rester des actifs, notamment les plus qualifiés) tout en investissant le domaine de la création, de la reprise des activités et le développement de l’entrepreneuriat. Les caractéristiques régionales incitent également à soutenir les filières innovantes de services à la population permettant une qualité de vie dans les zones rurales, de même que le soutien aux clusters d’entreprises ou au développement de l’Economie Sociale et Solidaire.


  • L’appui au financement de l’innovation :

Parallèlement, l’aide apportée aux entreprises pour mobiliser le transfert de technologie comme levier de développement doit être renforcée en mobilisant les acteurs locaux, l’offre privée de conseil, les incubateurs ou les pôles de compétitivité, sans oublier les opportunités de financement (ingénierie de financement de l’innovation) des early stage, des projets à risques et de packages (business angels).




  • Susciter la mise en réseau des entreprises et les accompagner dans leur évolution :

Face à une difficulté à s’impliquer dans des projets impliquant des échanges d’informations stratégiques, le partenariat doit être notamment initié par des projets de commercialisation à l’international, marketing,…

Le résultat attendu est celui de la progression des projets collaboratifs impliquant un plus grand nombre d’entreprises dans des démarches d’innovation (gain en Valeur Ajoutée régionale) et le renforcement de la notion de solidarité économique régionale mixant PME et TPE. Cela suppose des dispositifs d’accompagnement de l’évolution des entreprises comme pour la prospective industrielle et la veille économique, ainsi que des moyens de financement autres que la subvention (ingénierie financière : early stages, projets innovants,…).

2) Les autres thématiques hors concentration

Changement climatique et risques, Environnement et gestion des ressources :


Avec trois PNR, un projet de Parc National des forêts de Champagne et Bourgogne, des milieux naturels et une biodiversité riche (26% du territoire couvert de forêts), une convergence des démarches réglementaires (SRCAE, SCAP, PRSE) et volontaire (Charte de la biodiversité), la région Champagne-Ardenne dispose de réels atouts en matière d’environnement.

Si le territoire est conscient de ses responsabilités inhérentes à sa position de bassin amont et si l’amélioration des techniques agricoles a un impact positif sur la qualité de l’eau, il n’en reste pas moins que 59% des stations ne relèvent pas d’un bon état écologique des masses d’eau, conséquences de pratiques agricoles anciennes mais cependant en cours d’amélioration, et les zones humides sont toujours en recul.

Alors que les milieux naturels se banalisent, on note une faible prise de conscience des enjeux naturalistes et une insuffisance de moyens pouvant être mobilisés en faveur de l’acquisition et la protection de sites naturels.




Les enjeux identifiés en Champagne-Ardenne sont les suivants :


  • La mise en œuvre des opérations nécessaires à l’atteinte du bon état (qualitatif et quantitatif) des masses d’eau à 2015 et/ou 2021 en poursuivant le soutien aux collectivités pour la restauration des milieux aquatiques et des zones humides, en améliorant la gouvernance pour une gestion interrégionale des masses d’eau souterraines, en soutenant les systèmes de production innovants et économes en intrants et en diffusant les savoirs vers les agriculteurs et, enfin, en facilitant la restauration de la continuité écologique des cours d'eau




  • La préservation de la biodiversité régionale : mieux connaître et faire connaître (rassembler, organiser, enrichir la connaissance, formation et éducation), enrayer la perte de la biodiversité remarquable et ordinaire (préservation, gestion, valorisation), associer protection des espaces (dont trames vertes et bleues) et des espèces et maîtrise de la dynamique d’artificialisation des sols liés aux activités humaines (urbanisme durable, économie de foncier…)




  • La mobilisation de l’ensemble des outils contribuant à l’accroissement des surfaces d’espaces naturels protégés




  • La mise en réseau les acteurs de la biodiversité


Transports et mobilité


La région dispose d’un réseau routier et autoroutier de qualité (A4, A5, A26, A31, et A304), mais desservant de manière inégale les départements champardennais avec, de plus, une surcharge et à une discontinuité dans la qualité et le gabarit de certaines sections routières.

Il existe une forte disparité d’accessibilité entre les différents territoires de la région, en particulier pour les départements de l’Aube et de la Haute-Marne. De plus, avec 35% de la population en milieu rural (contre 23% en France), la desserte du territoire en transports collectifs est complexe.

Malgré la desserte grande vitesse, le réseau ferroviaire présente des connexions Nord-Sud déficientes et des caractéristiques de réseau très variables selon les lignes.
Le réseau fluvial champardennais est dense (634 km de voies navigables soit 7,5% du réseau national), mais ne peut supporter que des petits gabarits, il manque d’entretien et son profil en long est peu favorable. Des initiatives visent toutefois à améliorer la situation du réseau fluvial avec, par exemple, le tracé d’un canal Saône - Moselle et le changement de gabarit pour l’accès au port de Nogent sur Seine.

Paris-Vatry est le troisième aéroport régional de fret en France avec 36 670 tonnes et plus d’un millier d’emplois. Avec une capacité de 60 000 tonnes de fret et 600 000 passagers par an, l’aéroport présente un potentiel de développement significatif.




Les enjeux identifiés en Champagne-Ardenne sont les suivants :


  • L’appui aux investissements en infrastructures ou services pour un rééquilibrage des parts modales en faveur des modes plus vertueux (moins émissifs en GES et moins énergivores) ;


  • La modernisation d’axes ferroviaires, la poursuite de l’aménagement des gares :

    • Le maintien des capacités nominales du réseau ferroviaire classique ;

    • L’offre de transport et les conditions de l’information sur l’offre ;

    • La modernisation des voies ferroviaires majeures (ex : Charleville-Givet), L’amélioration des liaisons transfrontalières (A 304, Givet-Dinant)




  • L’accessibilité du réseau aux personnes handicapées et à mobilité réduite 






  • Le renforcement de l’intermodalité et des nouveaux modes de transport :

    • Pôles d’échanges, mise au gabarit de Bray-sur-Seine/Nogent-sur-Seine, site de Vatry

    • Le développement de la centrale de mobilité VITICI et des systèmes billettiques intégrés

    • Covoiturage, autopartage, libre-service, services itinérants… notamment dans un contexte de vieillissement de la population et de renchérissement de l’énergie.




  • L’optimisation de la gestion des flux et des infrastructures, l’intermodalité dans les nœuds de réseaux (gestion temporelle des infrastructures, plate-formes ouvertes de données…) 


Education, formation et emploi


Ces domaines sont révélateurs de la question de l’attractivité régionale. En effet, la Champagne-Ardenne subit une « fuite aggravée de la matière grise » et voit également, pour plus d’un quart, ses jeunes bacheliers quitter la région pour entamer des études supérieures au sein d’autres régions plus attractives (avec, en tête, l’Ile-de-France). En lien avec les caractéristiques du marché du travail régional, ce phénomène est amplifié par une préférence des étudiants pour les filières courtes et technologiques.

La région se situe dans les derniers rangs (entre le 18e et le 21e) en ce qui concerne le nombre d’étudiants inscrits ainsi que le nombre de diplômés en master et en doctorat (1,8% contre 4,5% en France.

La mobilité reste toujours un obstacle à surmonter dans la construction des parcours de formation, même à courte distance (moins de 30km).

Elle présente également des pôles universitaires inégalement répartis (concentration dans l’Aube et la Marne) et une offre de formation concentrée sur l’agglomération rémoise.
Cependant, le contexte régional évolue positivement, avec un dynamisme de l’enseignement supérieur et de la formation continue, qui présentent des résultats supérieurs aux moyennes nationales. Les politiques partenariales se développent (PRES entre l’Université Reims Champagne Ardenne et l’université Jules Verne de Picardie) et l’URCA (une université qui est dans le premier quart national par sa taille) a engagé une démarche de mutualisation de ses équipements. L’Université Technologique de Troyes, captant une majorité d’étudiants hors Champagne-Ardenne, est de plus en plus attractive (mais 90% de ses diplômés quittent la région). Les niveaux de formation évoluent positivement et l’Ecole de la 2ième Chance, de taille importante, est très fortement territorialisée. Enfin, la présence de deux pôles de compétitivités est le support de choix de spécialisation.
En matière d’emploi, la région traduit un taux de chômage élevé (entre chute des emplois industriels et faiblesse des créations d’emplois salariés marchands), plus particulièrement chez les séniors et les jeunes, alors que les secteurs industriels traditionnels ont du mal à recruter. Les jeunes diplômés trouveront en Champagne-Ardenne de réelles opportunités d’accélération de carrière. En revanche, la région offre des niveaux de salaire inférieurs au reste du territoire national et ne parvient pas à faire rester ou capter les personnes qualifiées ou les plus expérimentées.

La région Champagne-Ardenne est celle qui, sur les dix dernières années, a perdu le plus grand nombre d’emplois industriels.

L’économie sociale et solidaire, qui a mieux résisté à la crise que les autres secteurs, représente près de 11% des emplois salariés en Champagne-Ardenne, soit environ 48 000 emplois.




Les enjeux identifiés en Champagne-Ardenne sont les suivants :


  • Une offre universitaire appuyée sur le renforcement de l’attractivité des sites existants, la création / renforcement / mise en réseau de pôles secondaires, et la réussite du PRES en visant notamment une offre « package » incluant logement/vie culturelle/restauration…




  • Le renforcement de la notoriété de l’offre d’enseignement régionale à travers un petit nombre de filières d’enseignement clés, à haute valeur ajoutée




  • La connexion plus forte entre l’offre universitaire/de formation et le tissu économique local, appuyée sur une connaissance précise de l’évolution de l’emploi par secteur d’activités : opportunités existantes entre les besoins/territoires et les formations/compétences à développer : compétences et RH dans le domaine de la médiation (culturelle, …), métiers de l’accompagnement de la dépendance + certification+ un emploi composite et multi-employeurs




  • Une offre de formation qui anticipe et accompagne l’adaptation des compétences aux besoins liés aux mutations économiques et aux filières émergentes (ex : agro-ressources et agro-alimentaire)




  • L’action en faveur de l’emploi des jeunes (formation professionnalisante) et des seniors (reconversion et mobilité) en lien avec les solutions apportées par l’ESS




  • La prise en compte de l’égalité femmes/hommes et de l’égalité des chances en général




  • Le développement des initiatives en GPEC/T et de prospective des besoins à 5 à 10 ans pour construire l’offre formation ad hoc




  • La réponse aux besoins en recrutement des entreprises en agissant sur l’attractivité du territoire (qualité de vie, « sédentarisation » des hauts niveaux de qualification), le renforcement de l’offre de formation professionnalisante courte polyvalente (BAC + 2/3)à en partenariat avec les réseaux industriels, la diffusion de la culture et de l’emploi technique et industriel: « métiers du faire » en tension type métallurgie, la mobilisation d’une partie de l’offre d’enseignement supérieur sur les filières d’excellence / emblématiques régionales traditionnelles ou en devenir en lien avec les pôles de compétitivité (Champagne, Agro-filières, Mécanique / métallurgie,…) et une meilleure adéquation entre qualifications et recrutements.




  • L’appui à la mobilité professionnelle des jeunes et des actifs et la gestion des mobilités domicile / travail, importantes, notamment entre certains bassins d’emplois (Reims / Paris, Troyes / Paris)




  • L’appui à la création/reprise/transmission d’entreprise (diffusion de la culture de l’entrepreunariat…)




  • Les actions en faveur de publics ciblés : jeunes des quartiers les plus en difficulté sortis sans qualification de la formation initiale, lutte contre l’illettrisme, le décrochage scolaire (y compris en 1èreannée universitaire), investissements matériels bénéficiant aux jeunes des quartiers les plus en difficulté (internats d’excellence ; écoles de la 2ème chance ; plates-formes de soutien et d’appui aux décrocheurs), l’accompagnement, l’inclusion sociale et l’aide au parcours vers l’emploi des publics fragiles.


Inclusion sociale et pauvreté


Bien que la région Champagne-Ardenne soit peu « métropolisée », elle est confrontée à des problématiques urbaines fortes. Elle comporte 61 quartiers en géographie prioritaire (30 ZUS et 31 nouveaux quartiers prioritaires) et dispose d’un parc HLM important, concentré à presque 50% dans la Marne.

Le taux d’illettrisme en région est particulièrement élevé (13% des adultes contre 9% au niveau national). Le niveau de formation est également plus faible que la moyenne nationale.

S’ajoutent également des problèmes de mobilité dans une région où les distances à parcourir pour accéder à certains services sont importantes.
Il est donc nécessaire d’axer des moyens en faveur de ces publics en difficulté et souvent éloignés de l’emploi par la proposition de formations accessibles à tous, la lutte contre le décrochage scolaire et l’illettrisme,… mais aussi en oeuvrant à l’amélioration de leur environnement (rénovation des quartiers, développement de l’offre d’activité sportives et de loisirs dans une logique de rationalisation du tissu des équipements).

Enfin, les moyens et actions doivent aider les publics en situation de pauvreté et de grande pauvreté par l’accompagnement vers l’hébergement et le logement, une aide alimentaire,…

Aménagement équilibré du territoire régional


Caractérisée par un fort étirement Nord-Sud, la région Champagne-Ardenne fonctionne en étroite relation avec les régions limitrophes : liens entre l’Aisne et les Ardennes, de la Marne et l’Aube avec l’Ile de France, de la Haute-Marne avec la Bourgogne, de l’Est de la Marne avec la Meuse, sans omettre les coopérations transfrontalières avec la Wallonie.

Premier constat : sur les 1 949 communes de la région, seules 146 sont urbaines (7 % des communes de Champagne-Ardenne, contre 19 % au niveau national, plaçant la région au 21e rang national).

La région Champagne-Ardenne fonctionne avec quatre systèmes urbains (Reims, Troyes, Chaumont, Saint Dizier). Le plus important, celui de Reims –à caractère interrégional car intégrant les villes de Laon, Soissons et Château-Thierry dans l’Aisne-, dépassait les 700 000 habitants en 2006. Excepté Troyes, les grands pôles de la région Champagne-Ardenne voient également une partie de leur population quitter les centres-villes en faveur de la couronne périurbaine.
La perte de population n’épargne pas les villes de plus de 2 000 habitants : 54 d’entre elles (sur 80) sont en situation de déficit démographique. De plus, la région souffre du fort déséquilibre Ouest-Est de l’aire métropolitaine de l’agglomération parisienne. Bien que située à proximité de Paris, la Champagne-Ardenne n’en retire pas les bénéfices. Les échanges avec la région Ile de France concernent l’Aube (le « desserrement » de l’Ile de France y est ressenti) ainsi que l’Ouest de la Marne.

Ainsi, s’accentuent :

  • les besoins de foncier impliquant la nécessité d’une meilleure gestion d’une ressource disponible et relativement peu onéreuse, et donc d’une réflexion en termes d’urbanisme durable ;

  • les besoins de transports à l’heure où les modes de déplacements demeurent encore trop individuels. Le diagnostic met en évidence un réseau d’infrastructures de qualité mais toutefois inégal. Cette dimension doit être réfléchie dans le périmètre infra régional pour résoudre les problèmes de mobilité des habitants mais aussi à un niveau inter régional et transfrontalier (exemple : le renforcement des connexions avec le Bénélux).




Les enjeux pour l’horizon 2020 sont les suivants :


  • La réduction des disparités territoriales par une organisation du territoire repensée autour des agglomérations et de liens urbain-rural renforcés. Il s’agit de structurer le territoire autour de l’attractivité des pôles urbains (gammes de services) avec des liens urbain-rural renforcés en y intégrant la dimension transports collectifs




  • L’approche interrégionale du développement régional et des projets de grands équipements (équipements et projets économiques).




  • L’exploitation, pour la Haute-Marne, des apports/conséquences du projet de site d’enfouissement des déchets nucléaires




  • Le maintien des services en milieu rural : services publics, commerce, artisanat, santé… Positionner l’enjeu de maintien / développement des services et de l’emploi en milieu rural comme priorité régionale en s'appuyant sur l'intercommunalité pour coordonner les initiatives en matière de maintien / développement de l’offre de services et innover dans ce domaine




  • L’optimisation et la rationalisation du tissu d’aménagements et d’équipements, parallèlement au développement de l’offre d’activités sportives et de loisirs (rénovation des équipements, polyvalence, mise en réseau)




  • Une action en faveur de la mobilité et des déplacements, le développement de l’interconnexion des réseaux de transport (urbains, interurbains, régionaux et nationaux) avec une dimension intermodale




  • La constitution d’une offre culturelle levier de développement, accessible au plus grand nombre et vecteur d’attractivité et d’intégration sociale




  • Monter en gamme et structurer l’offre touristique et de loisirs




  • Agir en faveur de la modernisation et de l’accessibilité du parc de logements Champardennais




  • La mise en place des outils nécessaires à la maîtrise du foncier et à la reconversion de sites du type Etablissement Public Foncier, incluant une action spécifique sur la reconversion des friches régionales



Ces enjeux réclament aussi du territoire un investissement dans les documents prospectifs (couverture du territoire en SCOT), la mobilisation d’une ingénierie adaptée (en milieu urbain comme en milieu rural) et l’inscription de son action dans des contractualisations pluriannuelles concertées.







SGAR Champagne-Ardenne

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