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UF2 L’Ethique des établissements

S5

Contenu


Introduction 1

Définitions 1

La question des valeurs 2

Un ingrédient à toutes les sauces 2

S’entendre sur ce que l’on veut dire au mot. 4

L’éthique 4

Qu’est ce qui fait qu’on avance ou pas vers l’éthique ? 5

Pour Spinoza 5

L’insaisissabilité de l’éthique 6

Actualité de l’éthique dans le quotidien de l’association 7

2ème partie : les applications 7

Modalité 1 : Mngt de l’éthique de l’établissement. 7

Bienfaisante insécurité permanente 8

Structuration par l’éthique 8

Comité d’éthique 8

Modalité 2 Le ménagement éthique. 9

Modalité 3 : Aménagement éthique 10

Les dispositifs 11

Bibliographie : 12

Par JEAN PIERRE TOUTUT

Le management éthique de l’établissement

Introduction


Prend 50% du temps de JP Toutut. Une question qui va devenir de plus en plus prégnant dans les questions à venir.

Plus simple de regarder les questions de budget, de RH, de gestion de conflit, que de se poser des questions sur l’éthique de l’établissement.

L’éthique n’est pas une question scientifique.

Les valeurs sont au centre de ce que l’on souhaite faire au niveau professionnel.

L’éthique c’est 90 % de nos actions, de nos choix, de notre être au monde. mais on s’en aperçoit pas. Ce que l’on voit, ce sont nos actes apparents mais tout le soubassement n’est pas de l’ordre du rationnel. On se rapproche plus de l’inconscient, du sujet intime. Certaine prudence à avoir avec les questions d’éthique.

Approche du cours :

  • Repérage autour de la notion d’éthique

  • Les démarches de type éthique dans l’établissement : 3 modèles de gestion de l’éthique au sein de l’établissement.

Définitions


Lorsque l’on parle d’éthique, on en vient très vite à parler de valeurs. Mais différent.

Attention à la porosité de l’éthique / idéologie. Un peu comme la laïcité.

Pas de définition à l’éthique mais bien s’entendre ce que veut l’on donner comme sens au mot. Approche constructiviste, une notion que l’on construit et qui n’existe pas indépendamment de nous-même.

La question des valeurs


Dans tous les projets d’éts, les projets asso, une 3ème page sur les valeurs. On commence tjrs par une déclaration d’intentions. A 80% tjrs les mêmes alors que les éts sont différents. On a l’impression de s’être acquitté d’une oblig morale et on passe au reste qui est plus important « organisation, fonctionnement … ! »

On met à distance la question des valeurs et de l’éthique en inscrivant à l’intérieur d’une charte préalable et on passe à autre chose, le corps du projet d’ets. Dans 2ème partie, on va voir qu’il y a moyen d’écrire des PE uniquement sous l’angle de l’éthique.

Les valeurs, c’est ce dans quoi on met du prix. Ce sont des principes qui importent.

Risque ou conséquence : on cristallise, on fige des choses comme ayant du prix. Les valeurs, c’est de l’éthique cristallisée.

Yves Mougine le Management par les valeurs qu’il considère comme « vertues mise en actes ».

Gilles lipovetzki, étude des valeurs dans le temps sur 2 millénaires. Il dit qu’elles n’ont pas changé depuis 2 millénaires.

Les valeurs ne bougent pas beaucoup tandis que l’éthique elle bouge toujours.

L’éthique, c’est l’interprétation, le regard que l’on va porter aux valeurs.

Notion de valeur contournée, détournée par l’ANESM. Cf reco sur la bientraitance en matière d’éthique. L’Anesm n’est pas très à l’aise. Repris par Brigitte Bouquet. Pour l’Anesm le questionnement éthique est comment on va mettre en œuvre, en application les valeurs de l’établissement, comment on met en œuvre le projet d’établissement. L’éthique n’est pas ici le questionnement du projet, mais sa mise en œuvre.

L’éthique n’est qu’une singularisation du projet d’établissement, questionnement à la marge.

Une étude (Brigitte Bouquet) montre que les valeurs du travail social tournent autour de :

  • Valeurs humanistes

  • Valeurs fondées sur le droit

  • Valeurs démocratiques.

Ces valeurs s’étayent les unes aux autres et forment un système.

Tout le monde a des valeurs.

Un ingrédient à toutes les sauces


La notion d’éthique est révolutionnaire si l’on travaille dans l’esprit.

Est-ce qu’il existe des personnes qui n’ont pas d’éthique ?

On ne se pose pas en général la question d’éthique pour soi-même mais on se la pose pour les autres.

2 impasses :

  • dénier à certains leur capacité éthique

  • considérer que les défauts d’éthique sont chez les autres.

En dehors d’état de sommeil, de mort ou de psychose, l’homme, être sujet se pensant, est capable de raisonnement éthique.

Accepter qu’il y ait de l’éthique chez des gens qui ont des valeurs radicalement opposées aux nôtres.

  • Y a-t-il des degrés ? est on plus ou moins sujet. Oui : Quand on est semi-endormi.

  • Est-ce que la société nous entraine pas d’une certaine manière à nous éloigner de ce questionnement sur les valeurs.

    • Donnant des définitions de nous-même à tel point que l’on va plus les remettre en question. Il existe des instrumentalisations des positions de sujets qui tendent à nous faire quitter des positions de pensée.

Enormément de situations qui semblent évidentes et qui ne le sont pas. Des positions dans lesquelles on défend des choses sans savoir ce que nous même en pensons. Paradoxe de manipulation.

L’éthique c’est le questionnement et pas la réponse. La distance que je pose par rapport à la pensée me positionne comme sujet éthique.

Si l’on maintient ce questionnement, alors les valeurs et les pensées bougent.

Mais à aucun moment, je peux dire que je suis sûr que mes pensées, mon questionnement est le mien.

Il n’y a aucun acquis qui soit à remettre en question par l’éthique.

  • Qui est contre l’éthique ?

Les actes prouvent l’éthique, mais la nature de l’éthique c’est le questionnement. Si le questionnement arrête l’action, alors je ne suis pas dans le questionnement éthique.

Pour Aristote, l’éthique est la vie examinée.

Questionnement <> évaluation qui se base sur un référentiel.

Personne n’est contre l’éthique. Tendance à prendre une place du mythe, ie l’impossible à remettre en question  et vient prendre une place de système de défense absolue.

L’éthique est sensé ouvrir et non fermer.

Il existe un vide existentiel, un vide spirituel, de la transcendance, de la dimension supérieure. Ce vide peut être efficacement occupé par l’éthique.

L’éthique ce n’est pas s’arrêter aux valeurs que l’on trouve. Avec ou sans religion, l’éthique appelle à un dynamisme du questionnement.

S’entendre sur ce que l’on veut dire au mot.


Ethos et éthos, deux mots grecs avec signification différente mais qui colorent bien pour exprimer l’éthique.

Le droit dit ce qui est juste mais pas ce qui est vrai. Il y a des causes justes qui ne sont pas vraies et réciproquement. Des lois indignes (ex : loi de Vichy).

Le droit fait référence à un code écrit. Ce qui est permis, ce qui n’est pas permis, ce qui est juste. La jurisprudence se rapproche de l’éthique car vient questionner le droit. La jurisprudence fait évoluer le code.

La Morale vient dire ce qui est bien et ce qui est mal. Se pose tjrs sur un référentiel subjectif (venant de soi) ou objectif (ex : morale chrétienne).

La déontologie dit ce qui se fait ou ce qui ne se fait pas en terme de pratique professionnelle. Fait référence aussi à un code des pratiques du métier. Parfois écrit. Parfois un ordre fondé pour décrire ces pratiques.

L’éthique


Ce qui est bon pour soi et pour les autres. Ce qui est bon n’est pas forcément bien, ni forcément juste, ni même déontologique.

Ce qui est bon n’est pas forcément dans la morale, ni dans le droit. Ex : rentrer dans la résistance

  • Pas juste du point de vue du droit (hors la loi de Vichy)

  • Pas moral (condamné par l’église catholique)

  • Ceux qui faisaient le choix d’entrer en résistance considéraient que c’était bon pour eux et pour les autres. Les résistants faisaient un choix éthique.

  • N’oublions pas que par notre éducation, les résistants sont considérés comme les bons, tandis que c’était des « terroristes ».

L’éthique c’est un affranchissement de la loi, de la morale, de la déontologie qui mène à une réflexion personnelle qui permet de faire choix en fonction de ce que l’on estime de bon ou pas bon.

L’éthique sert à fabrliquer des valeurs mais aussi à les contester.

Dès que l’on est sujet, on fabrique son éthique. Dès que l’on est sujet, on se fabrique avec l’altérité. Le sujet dit JE à partir du moment où il a perçu l’existence de l’autre. Tant qu’il ne peut pas, il est psychotique.

A partir du moment où l’on perçoit soi-même et son altérité, ce que je dit est intimement lié à l’altérité. De fait ce que je dis bon pour moi ne peut se faire dans le déni de l’autre, même si l’éthique conduit à quelque chose pas bon pour les autres.

Un mystique complètement dévoué pour les autres n’existe pas sinon psychotique. Pas clair :::!!??? L’image du Christ qui pourtant s’est exprimé à la 1ère personne.

L’interprétation

Ce que l’on définit comme bon est tjrs une interprétation du droit, de la morale ou de la déontologie. L’éthique est une interprétation personnelle. Mais rien ne dit qu’elle ne soit pas en conformité avec le droit, la morale…

Ex : questionnement sur les fondements de la morale chrétienne en psychanalyse. Catherine Clément Une psychanalyste marquée une éducation très rigoureuse, qui s’est affranchie de cette morale d’enfance pour ensuite choisir elle-même les repères de cette morale chrétienne.

Expérience de Stanley Milgram (cobaye tortionnaire sous l’emprise de l’autorité : décharges électriques. 60-65% dépasse le cadre des risques potentiels pour causer des dommages graves) repris dans le film « I Comme Icare ». Voir aussi « 12 hommes en colère ».

Ce que je fais évoluer, fait évoluer le collectif. C’est une théorie de l’évolution.

Construction personnelle qui renvoie à une question d’autonomie, de choix.

Qu’est ce qui fait qu’on avance ou pas vers l’éthique ?


On met un peu ou beaucoup d’éthique dans ce que l’on fait.

Déterminant psychiques. L’évolution de la nature est inévitable.

Pour Spinoza


Spinoza a été l’inspirateur de la psychanalyse. Auteur de l’éthique. Cf. relecture de Luc Ferry et de Michel Onfray.

L’homme est à l’intérieur d’une configuration générale qui est la Nature (qui pour Spinoza est Dieu). L’homme est à l’intérieur et porteur de la Nature. La Nature est en évolution constante. L’homme n’a pas de libre arbitre car pris dans le mouvement de l’évolution de la nature. Mais l’homme a le choix de décoder les lois de la nature par la raison (ce qui fait dire que la raison est le chemin qui mène à Dieu). La raison nous permet de nous conformer de plus en plus aux lois de la nature. Si on s’y oppose, c’est vain. Mais si on accepte, on va découvrir les lois de la nature en nous, et donc la liberté. Nous sommes libres de choisir les lois de la nature, mais aussi de s’y opposer. Dans le mental se fabrique les résistances aux lois de la nature, mais aussi les représentations de la nature qui se dévoilent.

Nb : « ce que vous n’êtes pas capable de présenter à un gamin de 6 ans, c’est que vous ne l’avez pas compris ». Einstein.

Ex : un enfant qui a fugué ; Soit on cherche à comprendre la loi de la nature, on va rechercher le sens en partant de l’idée que ça a du sens. Quelle loi de la nature est à l’œuvre. On est dans la présupposé que ça veut dire quelque chose.

Autre approche : chercher le responsable et mettre en place une procédure.

Pour la plupart des établissements, la recherche est avant tout la conduite à tenir plus que le questionnement du sens.

L’argument opposé est le pb du temps. Mais l’investissement en recherche de sens peut être source d’économie en pb à gérer.

Il faut absolument chercher une autonomie de penser. Si on la prend pas, personne va nous la donner.

Il y a parfois des questions sans réponse, mais aussi parfois aussi nécessité que les questions soient sans réponse.

Le biberon prive le bébé de son cri – Winnicott

La richesse c’est dans l’intervalle, dans le maintien du questionnement. Parfois, admettre de ne pas avoir de réponse immédiate fait plus de bien que de donner une mauvaise réponse immédiate.

Pour qu’il y ait position de sujet, il faut accepter la solitude.

Cf article de Winicott « de la capacité à être seul »

L’insaisissabilité de l’éthique


Pris entre le désir et le devoir

Pris entre l’éthos (individualité) et l’éthos (collectivité). Ex : j’aimerais bien tel questionnement éthique dans l’ets mais les équipes pas d’accord.

  • Pas imposable : ne peut pas s’imposer à quelqu’un d’autre.

  • Relative à chacun : c’est à chacun de fabriquer, construire, reconstruire… qui en va de sa construction personnelle.

  • En dialogue avec l’institution : pour certains considéré comme le vers dans le fruit, subversif.

  • En dialogue avec les règles : situation qui peut venir questionner les règles existantes ;

  • Au cas par cas : à deux situations similaires, on peut donner des réponses différentes.

Illustration intéressante : à Auteuil, les régles sont définies mais parfois appliquées différemment quand circonstance particulière (handicap d’un jeune) mais ne peut pas forcément être expliqué (confidentialité). Ici, un champ à explorer est la question de la confidentialité avec les jeunes, comment tout le monde peut avancer avec cette question.

Actualité de l’éthique dans le quotidien de l’association


  • De plus en plus fréquent dans les fiches de poste de directeur

  • Très présent dans le questionnement de l’évaluation.

2ème partie : les applications


3 regroupements de mesure pour 3 types d’approches de l’éthique. Mais dans la pratique, ces méthodes sont regroupées.

Modalité 1 : Mngt de l’éthique de l’établissement.


Tout l’éts est en jeu « le déménagement éthique »

Point de départ : on revendique que le questionnement de l’éthique est structurant et non seulement colorant.

L’éthique au centre de l’établissement. On garde les murs, on le vide et on remet uniquement les meubles issus d’une réflexion éthique. Une forme « d’intégrisme éthique ».

= une politique de l’inconfort structurant contractualisé.

  • Inconfort : on ne se satisfait pas de ce que l’on a ou du moins dans un statut relatif – durée de vie limitée et existe tant qu’on n’a pas trouvé mieux ;

  • Ce qui est structurant ici, c’est le changement instauré. Sur le plan éducatif, il y a des projets que l’on requestionne sans arrêt pour voir si on n’a pas gagné dans le temps quelque chose qui permet d’améliorer le projet éducatif.

  • Contractualisé car il faut que l’ensemble des personnes soit ok.

Cela suppose 3 engagements précis :

  • Que le dirigeant soit aux avant-postes du mouvement éthique,

  • La dimension du changement soit présent dans le projet institutionnel ; On pourrait parler de « bienfaisante insécurité » ou encore impermanence éthique.

  • Une structuration systémique et systématique par l’éthique. C’est tout le système qui est questionné. On dépasse uniquement la dimension éducative. On prend en compte les dimensions administratives, logistiques

Plus en détail

L’éthique du dirigeant : les 4 valeurs du dirigeants : Exemplarité – Engagement – Espérance – Ecoute

Exemplarité : des éléments très concrets : de la politesse à l’égard de tout le monde, la loyauté (faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait), fidélité et solidarité avec l’équipe, c’est pouvoir dire quand l’équipe se trompe et remettre en route.

Ecoute : regarder les situations et comprendre ce que les situations veulent nous dire. Se défendre du jugement, de l’indifférence et du repli.

Espérance : une espérance que le changement existe, qu’il est possible d’évoluer.

Engagement : exprimer le pourquoi je fais comme ça.

Bienfaisante insécurité permanente


C’est considérer que sens et valeurs ne sont jamais acquis dans le temps.

Il n’y a pas d’innovation sociale sans destruction préalable : des acquis, de ce qui a été construit avant ; On détruit ce qui ancien est devenu nouveau. On détruit des organisations de travail, des projets qui sont devenus caduques, des conceptions qui au bout d’un moment sont devenus des freins plus que des opportunités.

Une simple phrase « alors on n’a pas mieux aujourd’hui » introduit dans les réunions une notion de mouvance qui imprègne la culture.

On ne donne pas du sens, on réunit les conditions pour que l’autre trouve du sens. C’est pareil pour le processus psychothérapeutique où l’on permet la remise en cause des constructions préalables qui permet une émergence du sens créatif. Pour accepter que des choses soient détruites, il faut que le cadre soit solide. Et le premier cadre c’est le directeur.

Structuration par l’éthique


Avant tout choix important, je me pose la question éthique. Les valeurs du choix que je vais prendre et si les valeurs sont bonnes pour moi et pour l’autre pour qui je vais prendre la décision.

Ex : l’écriture du projet d’établissement. Je ne mets en place l’organisation de l’équipe qu’après m’être questionné sur les valeurs que je défends de l’éthique.

Les dispositifs sont ce qui apporte la sécurité.

Comité d’éthique


Entre 6 et 10 personnes. Représentatif des différents services et métiers. Avec appui ponctuel d’une personne extérieur ; mais sans le directeur. Fonctionne indépendamment du directeur.

Il y a tjrs un animateur et un secrétaire.

2 fonctions majeures :

  • La sensibilisation, l’information permanente sur la notion d’éthique et bientraitance pour maintenir le questionnement

  • Répondre aux interpellations singulières qui ne sont pas résolus par les structures institutionnelles de l’établissement.

L’observation externe est exclue. C’est un travail confidentiel. La moindre sortie confidentielle du groupe est exclue. Les questions sont débattues. N’en sortent que les avis.

Ce n’est pas un organe de pilotage de l’éthique institutionnelle.

Fréquence d’une demi-journée par mois.

Jean Philippe Toutut illustre cela par une association accompagnée qui s’inscrit dans ce cadre depuis 4 ans ; a fait progresser significativement la structure.

Le comité d’éthique fait des affiches, deux fois par an fait venir des conférenciers.

Ex : saisie d’un éducateur du ComEth car désaccord avec son supérieur qui avait giflé un jeune. Réponse a été donnée, puis une modélisation pour notification d’un avis sur les attitudes face aux jeunes « insupportables ». Si l’avis avait préconisé une sanction, pourrait saisir la direction en demandant un avis.

Modalité 2 Le ménagement éthique.


Avant on mettait les meubles uniquement s’ils avaient une valeur éthique. Dans cette 2ème modalité, on garde tous les meubles mais on les repeints.

  • Placer l’éthique en éclairage de tous les actes de gestion ; Mais dans toutes les pièces, une petite lumière éthique.

  • L’éthique partout dans l’établissement.

C’est une politique du détournement éthique des structures.

3 dimensions

  • Formalisation des projets

    • Question de méthodologie

    • De fond

    • De renouvellement

  • Les actes de gestion institutionnelle

  • Gestion de l’imprévu

Formalisation des projets


Ex : une asso qui souhaitait revisiter son projet central et le projet de 3 services sous l’angle de l’éthique.

La méthodologie de travail est en soi porteuse de sens.

Dans les gr de travail, tout le monde participait.

Relecture ligne par ligne du projet. Est-ce que c’est ce que l’on souhaite aujourd’hui. Si oui, on garde, si non, on enlève ou on réécrit.

Dans chaque groupe, réflexion sur la durée de validité de ce qui était écrit.

Le projet est amendable à tout instant.

Le fait que le projet soit écrit par tous, l’acte d’écriture du projet était en soi un acte éthique. Les principes ont beaucoup marqué les esprits. Projet vivant et ouvert.

Actes de gestion institutionnelle


  • Etre autant dans le care que dans le cure. Le Care, éclaire le cure et réciproquement.

  • Dans les chiffres de gestion, les explications sont de l’ordre de l’éthique.

  • Apparaissent des notions de budget éthique ou de CPOM éthique.

    • Ex : un ets dans la protection de l’enfance qui avance la nécessité d’accueil mais aussi de répondre à leurs besoins. Refus par le CG d’1/2 temps d’infirmière. Mais l’Ets maintient ce poste pour être en phase son approche éthique.

  • Gestion des RH

    • Quelles sont les valeurs qu’on souhaite défendre

Gestion de l’imprévu


  • Tout imprévu comme une opportunité de réviser les procédures.

  • Apprendre des situations (différent avec le point 1 qui est comprendre, ici apprendre pour répondre à d’autres situations)

  • Prescrire l’imprévisible. Les systèmes clos génèrent plus d’imprévu. Dans le médicosocial, décrire les tâches de la fiche de poste à 90% du temps de travail, qui maintient 10% pour les imprévus

  • Manager positivement les zones d’incertitudes. Laisser un certain temps de maintien de l’incertitude qui peut devenir un temps créatif.

Modalité 3 : Aménagement éthique


Un établissement qui maintient les questions sans donner les réponses. L’éthique devient une démarche permanente.

Politique d’équipement éthique des structures : on garde l’immeuble, le mobilier et on va conserver une pièce pour qu’elle soit génératrice d’éthique pour tout l’établissement. Par exemple : un comité d’éthique et de bientraitance (CEB)

  • Une perspective éthique instituante

    • Le générateur apporte à l’ensemble de l’institution des contenus pour l’institution soit tjrs dans un processus de création de sens. Permet de lutter contre l’anomie (perte de sens au travail qui conduit au burn out). NB Taux d’absentéisme moyen 15-16% dans les ESMS cf lecture de l’ANACT sur l’absenteisme (baisse de motivation). Un moyen est la mise en place d’un dispositif de réflexion sur le travail social.

  • Institutionnalisation de dispositifs éthiques

    • Mettre en place des dispositifs éthiques

    • 3 principes pour implanter

      • Cohérence stratégique globale : il faut que la structure soit prète à accueillir cela. Si par ailleurs, bcp de prb sociaux, des crises…

      • Rigueur technique : des règles claires (ex : clarté des rôles avec d’autres instances CHSCT)

      • Inclusion dans le dispositif

    • 2 principes de réalité

      • Le coût (mais retour sur investissement)

        • Donc voir si l’on est prêt à investir et évaluer le retour sur investissement.

      • Le soutien de la direction indispensable : au minimum de la neutralité bienveillante.

Les dispositifs


  • Comités d’éthique

  • Comité de bientraitance (parfois fusionné avec les comités d’éthique)

  • Groupes d’analyse de pratique = gr de prof de même champs et même niveau hiérarchique qui dans le cadre de réunions régulières (tous les 4-6 semaines 2-3h) avec un intervenant extérieur généralement psy permettant d’exprimer les charges émotionnelles, leur questionnement grâce à un animateur qui va reformuler et détendre. Avoir un regard sur les pratiques plus éclairé sous couvert de confidentialité complète.

  • Dispositifs d’organisation apprenante : concept des US et aussi de Piaget. chacun apprend de soi-même des situations qui surviennent. On apprend et on diffuse à tout le monde. Un retour de formation, il communique à l’ensemble. Enrichissement collectif permanent. Dans une société de l’apprentissage permanent, favorise ce sentiment d’apprendre en permanence.

  • Prévention des Risques Psychosociaux

  • RSE : recouvre le développement durable mais aussi l’éthique.

  • Formalisation dans fiche de poste FDP et EAE entretien annuel d’évaluation

  • Conférences et formations sur l’éthique.

Bibliographie :


  • Management éthique en pratique dans les ESMS de JP Toutut chez CELI Arslan

  • Organisation Management et éthique JP Toutut chez L’Harmattan

  • L’éthique dans le travail Social Brigitte Bouquet chez Dunot

  • Reco de l’Anesm sur l’éthique 2010

  • Le métier de directeur, JM Miramon chez CELI Arslan

  • Morale et communication : théorie de l’agir communicationnel de Jurgen Habermas chez Fayard

  • Le savant et le politique de Max Weber



13 mai 2014 /

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