Synthèse et évaluation de la production des standards par les projets ticpme2010





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Synthèse et évaluation de la production des standards par les projets TICPME2010

Le contexte d’appréciation générale des projets TICPME2010

Les projets ont produit des résultats assez inégaux, mais c’est un constat auquel on pouvait s’attendre en raison des poids économiques différents des organisations sur lesquels ils reposent.

Il n’est d’ailleurs pas aisé de produire des évaluations complètes en dehors d’un travail d’investigation européen et international qui est non seulement en dehors des ressources mobilisables par les activités de coordination de TICPME2010 mais aussi difficile à pratiquer tant manquent les informations fiables, les études de cas convaincantes.

Bien que quelques économistes de renom aient parfaitement compris quels sont les enjeux de l’entreprise étendue, autrement dit de l’entreprise échangeant d’une part des données de la gestion des chaînes d’approvisionnement (e-Business, Supply Chain) et d’autre part des données techniques relatives à la conception collaborative (PLM, PLCS) d’objets plus ou moins complexes, le monde de l’enseignement et de la recherche consacre peu d’efforts à documenter les cas d’échanges électroniques, à les évaluer.

A cela s’ajoutent plusieurs facteurs qui ne facilitent pas la bonne compréhension ou le facile déploiement des projets « Echanges électroniques inter entreprises ».

  1. Une standardisation dont les contours sont difficiles à cerner. Ainsi le projet SEINE dit-il « Il existe une compétition entre différents standards parfois redondants, interdépendants et souvent incompatibles » dans le document référencé 070712SEINE_WP2_PLMStandards4SEINE_1.2. Cette appréciation exacte doit certes être tempérée par le constat de l’existence d’un Memorandum of Understanding (MoU) entre les organisations de standardisation de droit (ISO, CEI, ITU, UNCEFACT), lequel a pour objet précisément de coordonner les actions et programmes de travail respectifs de ces organisations dans le domaine du commerce électronique. Les organismes de standardisation de facto, pourvu qu’ils aient un certain nombre de caractéristiques précises qui garantissent leur fonctionnement démocratique, donc indépendant d’intérêt industriels trop dominants, sont associés au MoU Management Group. C’est notamment le cas d’OASIS qui a pris une part importante dans la modernisation des solutions d’échanges électroniques (ebXML qui a aboutit à l’enregistrement par l’ISO des recommandations issues de ces travaux (Série 15 000). S’ajoute à cela que diverses organisations de standardisation ont été développé des standards dont l’utilisation s’impose comme une évidence. Ainsi en va-t-il du W3C (XML et ses déclinaisons), de l’Internet Engineering Task Force (AS1, 2 et 3). Les standards de ces organisations sont utilisés avec profit pour développer les échanges inter organisations, mais elles ne participent que de loin et indirectement au développement des standards d’échanges électroniques, leur fournissant des « briques de base ». Enfin, on serait incomplets si on ne mentionnait pas les nombreuses organisations sectorielles qui ont à cœur de contribuer aux travaux de standardisation mondiaux : ROSETTANET, CIDX, PIDX, HR-XML, AIAG-ODETTE etc..



  1. Dans son analyse des risques, le projet SEINE relève ceux qui sont « liés à la complexité tant des environnement d’ingénierie que des environnement informatiques, mais également à la gouvernance et à l’urbanisation de ces environnements dans le cadre du réseau d’entreprises que constituent les diverses chaînes de sous-traitances, les entreprises étendues ou virtuelles ».

  2. La presse spécialisée traite peu et souvent d’une façon trop confuse des standards et des solutions d’échanges électroniques, sachant que les échanges de type conception collaborative (PLM, PLCS) sont cependant mieux cernés car plus spécialisés et moins sujets aux improvisations.

  3. L’enseignement informatique et l’enseignement de la gestion traitent peu des échanges électroniques et ne comprennent pas quels sont les défis que pose l’interopérabilité transsectorielle et internationale

  4. L’industrie des TIC développe des produits et des services nouveaux, ce qui est un facteur de progrès, mais il n’est pas facile d’installer une certaine stabilité là où elle serait nécessaire dans un contexte d’apparition incessante de nouvelles solutions. L’évolution des techniques, aussi utile qu’elle soit, ne peut pas conduire à déclasser des systèmes qui rendent de bons et loyaux services même s’ils sont quelque peu dépassés techniquement. Ainsi le vieil EDI à base d’EDIFACT ou de X12 (aux Etats-Unis) reste en place là où il fonctionne. Comme le disent les anglo-saxons « if it works, don’t fix it ». De plus, cette industrie des TIC agit en la circonstance dans le sens de son propre intérêt mais si celui-ci est dans une certaine mesure compatible avec celui des utilisateurs des solutions TIC, il développe et tend parfois à imposer des solutions d’une sophistication disproportionnée avec la difficulté du problème à résoudre. Il appartient aux utilisateurs d’être suffisamment bien informés, et compétents, pour choisir les solutions suffisantes en regard de leurs besoins.

L’appréciation particulière des projets
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Le module 1 a produit des résultats qui ont été pris en compte par les éditeurs de logiciels métier.

Une question pourrait être posée. Le e-Design collaboratif pourrait-il comme dans le cas de l’industrie de la chaussure (projet européen EFNET 3) produire des standards d’échanges entre outils de CAO.

Le module 2, outil de visualisation 3 D est d’un intérêt incontestable. Compte tenu d’un financement public, il aurait peut-être été intéressant qu’il soit distribué en tant que gratuiciel.

Le module 3 a produit des mannequin 3D et physique et réalisé une étude des applications de CAO 2D/3D.Il a été complété par des outils de formation correspondants ;

Le module 4 est le plus important du projet. Il a voulu concevoir des solutions de conception « à la demande » de vêtements féminins et permettre de gérer les relations avec les sous-traitants.

Les mise en application expérimentale sont récentes - année 2008.

On manque donc du recul nécessaire pour apprécier les résultats obtenus

Le module 5 est celui qui concerne la gestion de la chaîne d’approvisionnement. Le projet renvoie aux travaux de GS1. On aurait souhaité, dans une perspective de développement des échanges électroniques de données transfrontières, une ouverture vers les travaux italiens (ModaML), mais est-ce à l’Union Européenne de susciter les concertations sectorielles entre Etats membres ou est aux fédérations nationales de se soucier de la concertations avec les autres fédérations nationales ? La question mérite effectivement d’être posée, car les travaux de standardisation représentent un investissement non négligeable et la duplication d’efforts est à éviter autant que faire se peut. Plusieurs exemples pourraient être cités de telles duplications vis-à-vis desquelles nous considérons que la vigilance de l’UE est insuffisante dans des domaines tels que le commerce électronique de chaussures (programmes EFNET 1, 2 et 3 de la Confédération Européenne de la Chaussure) ou de meubles (le projet FunStep a tout de même produit un standard ISO STEP et 1) une structure évoluée de catalogues électroniques et 2) un moyen d’alimenter les systèmes de gestion de production), l’achat public hospitalier.
EDI Optique
Le projet EDI optique a produit des résultats très convaincants. Il a pris en compte les méthodes et outils préconisés par le programme gouvernemental, accompli un travail en profondeur dans un domaine complexe.

Le travail ainsi accompli conduit à exprimer des demandes d’évolution des normes de catalogues UNCEFACT, afin qu’elles soient aptes à gérer de tels catalogues. Après un examen consciencieux, le projet a qualifié les structures proposées par UNCEFACT pour formaliser ses besoins, ayant examiné au préalable l’intérêt de structures proposées par d’autres pays (BME Cat notamment, structure proposés pour les catalogues industriels par l’industrie allemande).

Le projet devra cependant songer à prendre comme référence les composants UNCEFACT en lieu et place des composants UBL, mais comme ceux-ci sont en voie d’alignement, le travail d’EDI Optique en sera ipso facto facilité.
e-Export
Ce projet est au nombre de ceux qui devraient être considérés comme d’importance stratégique.

Des prises de position politiques ont été faites à ce sujet et des initiatives envisagées.

En 2006, des annonces très médiatiques ont même été faites aux Nations Unies, laissant à penser qu’un grand projet français était imminent.

Il s’agissait de permettre à la France de mettre à la disposition de ses exportateurs des systèmes d’information leur permettant de bénéficier de guichets uniques et de développer des échanges électroniques dématérialisés

Transfrontières, conformément aux recommandations des Nations Unies qui encouragent les pays à développer de tels services dits Single Window.

Le constat fait par le gouvernement français était en effet que les pays de la zone Asie, à travers la constitution d’une Alliance asiatique pour le commerce électronique international et transfrontières, s’étaient doté de services conférant un avantage comparatif à leurs exportateurs.

Cette alliance revendique un nombre d’organisations s’élevant à plus de 150 000(cf le site http://ww.paa.net où l’on lit les informations suivantes

1) «  Combined membership of the parties now exceeds 150,000 organisations, representing almost all active trading enterprises in the Asian market.

Et 2) The Work Group has reported a 40% growth of the transaction volume of the PAA secure cross border services in the last three months.- premier trimestre 2009).

Pour diverses raisons, le grand projet national n’a finalement pas vu le jour, en partie faute d’avoir trouvé les aides qu’il souhait obtenir de l’Etat et ou de rencontrer une demande solvable. Au surplus, le constat fut fait par une mission confiée à un cadre de la DGTPE qu’il existait un nombre significatif d’initiatives tendant à développer les échanges électroniques internationaux en France et que l’on n’y partait pas de rien.

Une Mission Dématérialisation des échanges électroniques transfrontières a donc été installée et elle associe la DGTPE, les douanes et bien entendu diverses initiatives qu’il s’agit de concerter pour en faire un ensemble cohérent.

C’est dans ce contexte un peu délicat que le projet e-Export, qui avait été lancé dans le cadre de TICPME2010, s’est engagé. Son objectif était d’abord de développer des solutions de e-commerce international à l’usage du pôle de compétitivité Cosmetic Valley. Cet objectif – probablement dans le cadre d’une recherche de ressources complémentaires – a été élargi à d’autres partenaires, à d’autres domaines. Des passerelles ont été développées avec Taiwan, membre de l’Alliance asiatique, avec le Sénégal, pays à l’origine de la création d’une alliance africaine pour le développement du e-Commerce international. Une plateforme PlaceInternational a été développée et différentes solutions y sont disponibles. Un travail a été accompli en vue de préciser les conditions d’utilisation par les opérateurs français et leurs partenaires étrangers du jeu de documents UNeDocs des Nations Unies, lesquels – il est important de le savoir - ne sont pas alignés avec les standards plus récents des Nations Unies. Nous sommes ici, une fois encore, face un héritage de travaux passés dont ceux qui les utilisent souhaitent voir le maintien et donc face à un problème de migration.

Quoi qu’il en soit, il est maintenant nécessaire de voir ce qui peut être retiré des travaux du programme e-Export. Peut-être serait-il judicieux de le recentrer sur le pôle de compétitivité qui justifia sa création initiale et lui servit de champ d’application prioritaire ?

Au total, il est difficile de prononcer un jugement définitif au vu des seuls livrables déposés. Peut-être d’autres informations sont-elles disponibles.

Ces livrables représentent un travail qui mérite une appréciation positive, nonobstant le fait que les standards et les analyses ou modèles livrés soient dans un format inexploitable.

Dans une perspective de relance éventuelle du projet ou de sa continuation, signalons enfin l’intéressante analyse de ce qu'il faut faire pour une filière, présentée sous la forme d’une suite de tâches.

A ce stade de l’analyse et avec les informations lacunaires dont nous disposons, il est difficile d’en dire davantage. Simplement souhaitons que la Mission DGTPE/Douanes bénéficie d’une attention et de moyens suffisants pour que nos exportateurs disposent le plus rapidement possible des services dont ils ont besoin pour gérer leurs relations commerciales internationales avec leurs clients comme avec les administrations.
GESFIM
Le projet GESFIM revêt une importance très grande. Il ne s’agit pas moins que de définir les standards du commerce et des échanges électroniques d’un grand nombre d’entreprises de toutes tailles, au nombre desquelles on trouve beaucoup de PME. Il s’est consacré à divers travaux dans le cadre de trois chantiers A, B et C.

Un travail très utile de pédagogie à l’usage des entreprises a été entrepris pour faire mieux connaitre les exigences communautaires. Les possibilités offertes par le système de dédouanement automatisé Delt@ des douanes ont également été bien expliquées et documentées.

En dépit de ces aspects positifs, un travail important reste à faire. Il est indispensable que la filière maîtrise les méthodes et outils définis par les Nations Unies. A l’exemple du travail réalisé pour définir les scénarios d’échange et les schémas de messages du transport maritime courte distance par le projet européen ShortseaXML, la filière, avec le concours de l’UE doit définir l’ensemble des scénarios d’échange des différents modes de transport et les échanges de données logistiques correspondants. On ne peut à ce sujet qu’être étonnés des constats opérés par des projets européens concluant, heureusement provisoirement, que les standards mondiaux étaient inapplicables, opinion radicalement différente de celle émise par les pays asiatiques. De même, compte tenu des résultats probants du travail rendu par ShortseaXML, on ne peut qu’être étonné que les mêmes experts se soient vu refuser de poursuivre avec la même efficacité la standardisation des échanges de données du transport ferroviaire. Serait-ce que l’UE ne fait pas référence aux méthodes et outils des Nations Unies (UMM/CCTS/NDR) dans ses appels à projets et ne conditionne pas ses dotations au respect des bonnes pratiques ? Il est permis de s’interroger à ce sujet, tout comme il est permis de s’interroger sur la qualification des experts évaluateurs lorsque l’on voit des projets qui sont une incontestable réussite au niveau français recalés lors des soumissions européennes. Nous faisons ici allusion à la filière Jouets.

Pour conclure il est indispensable que la filière, de préférence dans le cadre d’actions concertées avec l’UE, délivre au marché les standards UML/XML modernes dont il a besoin. Elle se doit de recourir aux outils de modélisation les plus adaptés, ne pas se tromper dans leur choix (les travaux de l’OMG auxquels il convient de se référer ne sont pas ceux connus sous le nom de Model Driven Architecture qui visent à définir des modèles indépendants de leur contexte technique de mise en œuvre mais ceux auxquels les Nations Unies se réfèrent : UML Unified Modelling Methodology en tenant compte des adaptations marginales baptisées UMM1 ayant pour objet de spécialiser UML au contexte particulier de la modélisation inter entreprises).
ALLE Horlogerie
Ce projet est intéressant en raison de la démonstration qu’il a faite de la possibilité de déployer un système d’échanges électroniques de données auprès d’un nombre important d’entreprise de taille moyenne ou petite.

Les échanges électroniques d’une telle filière de biens de consommation ne soulèvent pas de difficultés particulières. Le modèle Buy / SHIP / PAY des Nations Unies, conjugué avec les travaux de GS1 s’y appliquent sans grande difficultés.

Il n’est guère besoin - dans un contexte aussi bien balisé - d’entreprendre des travaux de modélisation spécifiques, ceux qui ont déjà été effectués par ailleurs s’appliquant dans grandes modifications.

Le dialogue avec les éditeurs de solutions utilisés dans la filière a pu, semble-t-il s’établir sans grandes difficultés.

Ces éditeurs ne proposent pas de solutions telles que les ERP de type SAP ou ORACLE qui conduisent les entreprises qui les vendent à participer aux travaux sectoriels de standardisation qui peuvent être complexes et se traduire par des jeux de 20 à 25 documents type.

L’interfaçage de ces logiciels a donc pu sans difficultés majeurs.
RESAGRI
Le projet RESAGRI est conduit dans le respect des bonnes pratiques des Nations Unies. Il associe les éditeurs de logiciels, l’administration et les organisations professionnelles impliquées.

Les livrables rendus sont de qualité, mais on peut regretter qu’ils ne soient que partiellement versés dans le domaine public. Les architectures techniques utilisées ne sont pas précisées et semblent devoir être modernisées, notamment dès lors que leur obsolescence les condamne irrévocablement.
Rungis Volaille Informatique

Ce projet a été conduit de manière satisfaisante par une équipe réduite. Il s’agissait de profiter d’exigences nouvelles édictées par l’UE en matière de traçabilité pour moderniser les applications existantes et développer les échanges électroniques. La société Influe, dont la base installée est importante, notamment dans le monde de la grands distribution, a été mise à contribution et a livré un résultat satisfaisant. On regrettera toutefois que le référentiel choisi n’ait pas été plus récent, mais pour une première phase de développement des échanges électroniques dans un contexte simple, cet inconvénient n’est pas majeure.
SEINE
Le projet SEINE est l’un des projets phare du programme TICPME2010. Il est remarquable à plus d’un titre.

Dès le lancement du projet, il disposait des normes qu’il devait utiliser pour gérer les chaînes d’approvisionnement des grands donneurs d’ordre de l’industrie aéronautique. Ces normes avaient été développées en se référant aux méthodes et outils des Nations Unies et elles furent au nombre des premières normes ainsi conçues.

Non content de développer ce type d’échanges électroniques le projet étendit son domaine d’initiative pour intégrer les échanges de données techniques, utilisant à cette fin les normes ISO STEP qui avaient été préalablement définies. Un travail important de définition de profils d’application de ces normes fut défini.
Ce travail d’investigation conduisait inévitablement à jeter les bases d’un projet important nécessitant des financements correspondants. La décision du financement ne pouvait donc être prise qu’au plus haut niveau et au vu d’arguments sérieux et sous cet angle aussi le projet est exemplaire.

Au stade actuel, le projet est en cours de développement. Les offreurs de solutions ont été invités de faire des propositions au vu des cahiers des charges qui ont été établis par les responsables du projet qui désormais se déroule conformément à un programme industriels classique.

Le temps n’est pas encore venu de faire une large communication sur ce projet mais dès à présent il peut être qualifié de programme exemplaire, plus que de projet (ce stade est dépassé).

On ne peut que souhaiter que tous les grands secteurs de l’industrie se hissent au niveau de celui de l’industrie aéronautique européenne, laquelle cependant n’a fait en la circonstance que rattraper – et souhaitons-le dépasser - le niveau atteint par le programme nord américain comparable.

Il est également souhaitable que les grands éditeurs de logiciels s’engagent plus à fond dans le développement des échanges électroniques de l’industrie aéronautique comme ils l’ont fait pour l’industrie des composants ou pour l’industrie chimique.

TICIO
Le programme TICIO est en partie lié au programme ROSETTANET qu’il prend en compte tout en cherchant à en étendre le champ d’application au plus grand nombre de fabricants et d’acheteurs de composants.

Dans cette optique, des analyses économiques ont été réalisées pour démonter l’importance des enjeux du commerce électronique dans ce domaine. Sur un plan plus technique, le projet a défini des tables de correspondances entre différents standards sectoriels et il cherche ainsi à développer l’interopérabilité entre des systèmes établis et hétérogènes.

Les importants travaux récents du programme ROSETTANET réalisés dans une perspective d’alignement sur les normes UNCEFACT seront à prendre en considération pour les déploiements à envisager du programme.

Il sera également indispensable d’obtenir l’engagement des grands donneurs d’ordre de la filière, ce qui n’est pas chose aisée car ceux-ci peuvent considérer que ROSETTANET, programme auquel ils sont associés, satisfait leurs besoins les plus importants. Nous pensons que TICIO est une contribution au programme de connexion avec divers secteurs clients de l’industrie et qu’il mérite donc davantage d’attention et de soutiens.
TP2010
Le projet TP2010 est un autre programme phare du programme TICPME2010.

De conception plus récente que SEINE (BoostAero), le projet bénéficie du soutien affirmé de la Fédération des travaux publics. Du fait de la production récente des normes ‘échanges électroniques, TP2010 a pu utiliser les méthodes de modélisation les plus orthodoxes du point de vue des exigences Onusiennes.

Il est à ce titre exemplaire. Ce qui est désormais à faire c’est de déployer ces normes en relation avec les acheteurs de travaux publics, lesquels sont dans une large mesure les collectivités locales. Des déploiements expérimentaux sont en cours dans plusieurs Conseils Généraux, notamment celui de l’Aube, ce conseil général s’impliquant au point de participer activement aux travaux des Nations Unies.

TP2010 a trouvé dans son organisation EDIBUILD l’appui dont il eut besoin pour développer le très important travail de normalisation que le programme TICPME2010 a permis de finaliser. L’Observatoire des marchés publics est un autre lieu de promotion diffusion des travaux TP2010, lesquels doivent être aussi être utilisés par les organisations européennes, d’autant plus que ces travaux ont été également conduits dans le cadre du CEN.

Enfin, les échanges électroniques relatifs aux marchés de travaux publics ne sauraient être dissociés des travaux plus généraux portant sur l’achat public de tous biens et services, lequel fait l’objet de directives européennes.

TRACENET

Le projet TRACENET concerne la gestion électronique des flux logistiques de la Fédération française du jouet et de la puériculture. Il vient après plusieurs années de travaux couronnés de succès visant à développer les échanges électroniques de cette filière, travaux portés depuis le début par les instances dirigeantes de cette fédération.

Ce projet est une parfaite illustration du besoin d’agir avec méthode et persévérance pour développer un programme de commerce électronique. La filière progresse de façon continue, intégrant peu à peu de nouveaux axes de dématérialisation. Elle illustre parfaitement comment une organisation professionnelle doit agir, dans la durée, en développant méthodiquement uns spirale de progrès. Le seul regret que l’on puisse exprimer, c’est que l’UE et ses experts n’aient pas estimé ce projet digne d’être étendu à toute l’Europe, au moins. En la circonstance, l’UE n’a pas fait montre d’une grande sagacité.
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