Une structure sociale est une répartition de la population en groupes sociaux différents. Selon les époques, les critères dont différents





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Les structures sociales :
Une structure sociale est une répartition de la population en groupes sociaux différents. Selon les époques, les critères dont différents :

  • Dans les société anciennes : les critères sont l’âge, le sexe, la religion qui étaient très importants.

  • Dans les sociétés modernes : les critères sont la profession, la richesse, le prestige…

Le terme de structure sociale est synonyme d’inégalités : une structure sociale est une différentiation de groupes basée que une distribution différente des ressources et des positions. Si l’inégalité est une différence de situation, toutes les différences ne sont pas perçues comme des inégalités (la position des femmes n’était pas perçue comme une inégalité, ce n’est que très récemment que l’on a transformé cette différence en inégalité => intervention réparatrice de l’opinion publique peut parfois produire un système de structurations.
2 types d’analyses des structures sociales :

  • l’analyse stratégique : (Weber, Tocqueville, Mendras) structure sociale en terme d’échelle, idée de continuité, de mobilité sociale. Elle conçoit en terme de stratégies le changement social non pas e termes de conflits mais en terme individuels. Il y a possibilité de changements sociaux…

  • l’analyse en classe : (Marx, Bourdieu) opposition des classes peu nombreuses entre lesquelles il n’y aura pas de mobilité possible => discontinuité dans la structure entre les dominants et les dominés => changement social nul => lutte des classes.

Intérêt : montrer le pluri déterminisme de l’action sociale.

On ne peut pas réduire l’action sociale à un seul type d’action comme le fait la sociologie de Durkheim (« l’individu est déterminé par des normes intériorisées »).

Weber a introduit une rupture aux sciences de la nature :

Les hommes ne sont pas des choses => sciences de la nature inadaptées.

Il faut privilégier une science de la culture propre aux humains.
Intérêt des 4 types d’actions :

  • Point de vue des méthodologistes, puisqu’on ne peut pas postuler à priori quel type d’action détermine les individus => le sociologue est obligé d’adopter une méthode individuelle.

  • Faire démarrer l’analyse des individus, de leur motif d’action.

  • Pour déterminer lesquels des types on conduit sur l’action.

  • Aucunes actions réelles ne sont déterminées par un seul type mais une action réelle combine toujours à des degrés divers ces types.

  • La notion d’idéaltype : le danger de la méthode individualiste => subjectivisme => la projection de ces propres préférences => absence de neutralité. =>idéologie.


Comment le contrôler ?

L’idéalisme permet de contrôler le subjectivisme. L’idéaltype est une construction théorique du social => un modèle abstrait, une représentation stylisée et partielle d’une réalité dont les principaux traits ont été grossis. Ce modèle n’existe jamais à l’état pur.

Ex : loi de l’offre et de la demande dans un régime de concurrence pure et parfaite. Aucun marché réel ne correspond jamais au modèle (les libéraux voudraient que le réel se plie au modèle) mais chaque marché incorpore dans son fonctionnement la loi de l’offre et de la demande.

Cette loi nous permet de comprendre par écarts entre le modèle et la réalité le fonctionnement de tous les marchés. Ainsi les 4 types d’actions sont des idéaux-types, aucune action réelle ne correspond à une combinaison de ces 4 types.


1/ Origine de la sociologie :

Références :

M. Lallemand, histoire des sujets sociologiques.

R Aron, les étapes de la pensée sociologique

R. Nisbet, la tradition sociologique
La sociologie apparaît au 19ème siècle, les œuvres des pères fondateurs apparaissent fin 19ème ex : Durkheim « division du travail social », M. Weber « l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme ».
Le 19ème siècle est celui des révolutions :

  • Révolution agricole : accroissement de l’activité agricole => l’exode rurale

  • Révolution démographique (ou transition démographique) : augmentation de la population => diminution taux de natalité.

  • Révolution industrielles : de plus en plus de l’entreprise moderne, capitaliste, mécanisée, divisée dans le travail => une montée de la caste ouvrière, marchandisation de l’économie.

  • Révolution des transports : moyen de communication : chemin de fer => décloisonnement des régions.

  • Révolutions libérales : croyance fondamentale en la raison s’appuie sur l’idée que e progrès réside dans l’émancipation : liberté de pensée (différent de la religion), la religion agit sur la raison car sur la conscience et la science.

Corporation des métiers : antilibéralisme, syndicats qui contrôlaient tout.

Famille patriarcale : le patriarche contrôlait tout et avait droit de vie et de mort sur sa famille.

En 1791, le « décret d’Allarde » supprime la corporation des métiers et laisse a quiconque le droit de devenir ce qu’il veut. La « loi le chapelier » supprime les syndicats et atomise les libéraux supprime les ordres (les noblesses, les clergés et le tiers état).
En 1792, ils s’estiment l’indisobilité du mariage est contraire a la raison => création du divorce. Les enfants illégitimes obtiennent des droits de succession. L’autorité du patriarche est encadrée, son pouvoir est contenu.

Les libéraux s’attaquent à tous les piliers de la tradition => risque individualisme, négation de la société.
Pourquoi sommes-nous passés du traditionnel au moderne ?

  • Pour A. Comte (1798-1857) c’est l’évolution de l’esprit humain.

  • Pour E. Durkheim (1858-1917) c’est la division du travail.

  • Pour M. Weber (1864-1920) c’est la rationalisation des activités sociales.

  • Pour K. Marx (1818-1883) c’est la lutte des classes.

  • Pour A. Tocqueville (1805-1859) c’est la passion pour l’égalité.


Les libéraux détruisent les groupes hiérarchisés : plus on supprime les groupes et plus il y a d’individualistes, d’intéressés voire même une montée de l’égoïsme, perte de la solidarité.

Le libéralisme aboutit à la guerre de tous contre tous.
2/ La sociologie du fait social.

Comte, Durkheim, Marx sont les précurseurs.

Principale philosophie : rejet de l’individualisme et du libéralisme comme méthode et aussi philosophiquement. Les faits sociaux ne s’expliquent pas par les individus car ils ne sont pas conscients de ce qui détermine leur comportement, il ne faut donc pas s’appuyer sur eux. Si il n’y a pas d’individualisme, on développe le holisme qui consiste à étudier le ou les tout dans lequel les individus sont insérés. Il faut étudier les groupes ce qui détermine les individus et le non conscient collectif. A. Comte est le précurseur français « cours de philosophie » (1830) remplacement de la physique sociale par la sociologie. Rejet des méthodes individualistes, les hommes ne sont pas des êtres de calcul et de raison, les hommes sont des êtres de foi et de croyances : les hommes ont besoin d’idolâtrer, de vénérer ce qui les dépasse.
Les idées libérales (démocratie, liberté..) sont de dogmes qui remplacent les anciens (et grâce à elles nous sommes sorti de l’obscurantisme féodal). Les dogmes libéraux sont des dogmes révolutionnaires qui créent des guerres si chacun suit son intérêt, il n y a plus de cohésion sociale

Les collectifs priment sur l’individuel, il compare la société à un corps humain, toutes les parties hors du « tout » n’ont aucune signification, l’individualisme est par conséquent contre nature puisqu’il a pour principe l’affranchissement des individus de toutes les communautés.
2 branches de la sociologie : la dynamique et la statique sociale.

Pour Comte, l’histoire s’explique par des révolutions de l’esprit humain par 3 étapes :

  • l’enfance (théologique)

  • la jeunesse (métaphysique)

  • la maturité (positif de l’esprit humain)

Théologie : « l’esprit humain se représente les phénomènes ». Dans l’état positif, l’esprit reconnaissant l’impossibilité d’obtenir des notions absolues s’attache à découvrir le raisonnement des phénomènes :

  • la première chose est d’observer.

  • la deuxième chose est de repérer entre ces phénomènes des rapports déterminants.

La sociologie : dernière des sciences, pour A. Comte c’est la cuisine des sciences.

Il y a 3 étapes selon lui : politique, science, esprit et la 4ème étape : la statique sociale. « La société humaine se compose de familles et non d’individus ». Pour Comte, le noyau, l’unité élémentaire est la famille, c’est le pilier et le cercle le plus restreint qui encadre l’individu. Il est pour certains rétablissements des familles patriarcales. Pour Rousseau c’est l’individu l’unité complémentaire. Dans la famille patriarcale, l’homme s’occupe de la politique et de l’économie, la femme s’occupe de la maison.

Il faut des corporations de métiers au dessus des familles patriarcales : il faut promouvoir une nouvelle religion, laïque, de l’humanité.
3/ La sociologie de M. Weber (1964-1920)

« L’éthique protestant et l’esprit du capitalisme »
Weber réfute le holisme méthodologique, récuse le déterminisme social selon lequel nous sommes déterminés par des normes.

Les faits sociaux ne sont pas des choses parce que les êtres humains ne peuvent être considérés comme des choses car il ont une conscience et par conséquent une certaine réflexivité. Ils obéissent mécaniquement aux stimulations de l’environnement :

  • la sociologie est une science qui se propose de comprendre par l’interprétation l’action sociale.

  • Les actions sociales regroupent leurs interactions.

  • la sociologie est une science des interactions qui se déroulent par rapport à autrui, les uns par rapport aux autres (ex : le marchandage, la séduction…)

Le travail distingue 4 types d’actions sociales :

      • l’action émotionnelle : spontanée dont les conséquences et les formes e sont pas réfléchies.

      • l’action traditionnelle : déterminée par les habitudes, coutumes, traditions (action mécaniques : règles de politesse)

      • l’action rationnelle en valeur : action consciente et réfléchie : l’acteur se soumet consciemment à une valeur intériorisée => conscience des conséquences et des risques.

      • l’action rationnelle en finalité : action consciente mais cette action se déroule par rapport à un objectif que l’auteur s’est fixée de manière rationnelle=> pas d’état d’âme (ex : ingénieur qui fabrique un pont) => fins choisies de manière rationnelle

Chapitre 1 Caste, ordre et classe


  1. Les castes


Les castes représentent la structure sociale de l’Inde. Cette structuration est, depuis des millénaires, abolie entre les deux guerres mais dont l’esprit perdure.

Le mot caste signifie « pur », « ce qui est non mélangé ».

Le critère de hiérarchisation de cette structure a un fondement purement religieux puisque sa place se fait en degrés de pureté de religion :

    • prêtre (Brahmans) sont les plus purs

    • militaires

    • commerçants

    • serviteurs

    • les intouchables sont les moins purs et sont exclu du système religieux mais pas exclu économiquement, ils monopolisent les fonctions ingrates.


Chaque chaste est un groupe fermé défini autrefois par la loi religieuse qui codifiait pour chaque caste toutes les pratiques (vestimentaires, alimentaires…) rien n’était laissé au hasard : les mariages entre castes étaient impossible => mobilité sociale inenvisageable.
Louis Dumont (1966, Homo hiérarchicus) sur le système des castes pour mieux comprendre notre système social, il y distingue 2 systèmes de valeurs :

    • le système traditionnel (holiste) : l’accent est porté sur les fins collectives auxquelles sont subordonnés les fins individuelles d’où l’idée de hiérarchie puisqu’elle fixe chacun à sa place pour satisfaire les fins collectives. La hiérarchie est légitime, non contestée car elle permet la satisfaction des valeurs collectives.

    • le système moderne : chaque homme incarne l’humanité toute entière car nous sommes tous égaux, par conséquent les fins collectives sont légitimes, reconnues que si elles sont partagées aux fins individuelles. « les sociétés modernes s’ignorent en tant que société hiérarchisée » : une contradiction les caractérise : ces sociétés refoulent les principes de hiérarchie et les sociologues montrent que la hiérarchie est la contradiction et sue toute société est hiérarchisée. La contradiction est que les individus perçoivent dans leur vie quotidienne des inégalités et l’absence de légitimité, d’explications. Il pense que le racisme est la manière dont les gens font expliquer les différences => explication raciale commode => solution nouvelle pour les problèmes anciens




  1. les ordres


Ils caractérisent les sociétés d’ancien régime (en France jusqu’en 1783 : la révolution supprime les ordres). La hiérarchie des ordres (différentes des castes) se rapporte au prestige et honneur proférer aux fonctions militaires :

    • noblesse

    • clergé

    • tiers état

La hiérarchie des ordres comme celle des castes est héréditaire => mobilité sociale nulle, cependant les bourgeois ont été anoblis pour leur réussite commercial et financière et le clergé était ouvert.


  1. Les castes


Les classes apparaissent fin 18ème siècle dans un contexte de proclamation des égalité de tous => les premiers à utiliser la notion de classe sont Smith et Ricardo qui distingue les 3 grandes classes :

    • les propriétaires fonciers (les rentes)

    • les entrepreneurs (perçoivent le profit)

    • les travailleurs (perçoivent le salaire)

=>opposition des intérêts.
Chaque classe ouverte à tous quelque soit son origine sociale => pas d’hérédité

Ex : si un fils de cadre n’a pas + de chances de devenir cadre que les fils d’ouvriers alors il n’y aurait pas de classe car il n’y en aurait qu’une. Egalité des chances => nullité totale de reproduction. Or les stratégies mettent en évidence une reproduction d’où l’idée de classes => elles sont nécessairement source de conflit et contestée.

Chapitre 2 les principales analyses de la structure sociale


    1. Marx

« Le manifeste du parti communiste » (1848)

Il développe une analyse déterministe et matérialiste de l’histoire et de la structure de l’histoire. Pour les sociologues, l’anatomie de la société est à rechercher dans l’économie => la structure sociale est déterminée part la structure économique.

  1. l’analyse de la structure économique

Différentes expressions existent pour désigner l’économie : mode de production.

Mode de production = une infrastructure à la base économique et matérielle c’est une force.

A l’occasion de la production de matériel, l’homme noue des relations indépendantes de leur volonté caractérisée par une opposition lors du partage des richesses => une classe a toujours cherché à s’approprier le travail de l’autre par conséquent une classe sociale est une place dans les rapports de son existence.

L’ouvrier est triplement dépossédé et aliéné par le système capitaliste selon Marx :

    • dépossédé par le mécanisme de la plus-value : sons salaire ne correspond pas à la valeur de son travail mais à la valeur de sa force de travail.

    • Dépossédé par son salaire : la force de travail (salaire) est déterminé par, à court terme, l’offre et le demande de travail et, à long terme, par le coût de reproduction de la marchandise travail => ce salaire tend au minimum vital pour que les ouvriers se reproduisent dans le temps (la loi des raz salaires), dans le minimum vital il y avait très peu de bien secondaire et selon une statistique de l’époque (loi de Engel) 70% à 80% du revenu de l’ouvrier passait par la nourriture et ce qui va avec => l’ouvrier par la faiblesse de son revenu est incapable de racheter les biens qu’il a fabriqué.

    • Dépossédé par la division du travail qui permet aux bourgeois de s’approprier les savoirs des ouvriers et de les déposséder de celui-ci => forme de travail très puissant. Le rêve des capitalistes est l’interchangeabilité des facteurs du travail. La division du travail c’est l’assassinat d’un peuple, l’exploitation capitaliste est la plus puissante et la plus éhontée parce qu’elle se donne une apparence d’égalité, de liberté et qu’en réalité c’est l’exploitation de la plus forte.

  1. Le problème du nombre de classes

Le nombre de classe varie selon les écrits de Marx : 2 classes puis 4 (bourgeoisie, petite bourgeoisie, paysannerie et prolétariat) parfois même 8 (bourgeoisie financière, bourgeoisie industrielle, bourgeoisie commerçante, petite bourgeoisie, propriétaires fonciers, paysannerie, prolétariat et sous prolétariat).
=> Combien de classes ?

Pour Marx même si on peut observer 8 classes ou 4, la structure fondamentale du capitalisme c’est 2 classes et il va essayer de le montrer de deux manières différentes :

    • la loi de la bipolarisation de la structure sociale. En effet, le capitalisme part de la concurrence très forte qui existe entre les entreprises => une concentration de structuration productive. Les petits commerçants, artisans ne peuvent pas faire face à cette concurrence => disparition des petits et augmentation de la taille des plus gros et ces petits bourgeois sombrent dans le prolétariat. Les petits paysans ne peuvent pas suivre le progrès technique => ils vendent leurs terres aux gros paysans et viennent se prolétariser dans les usines des bourgeois, les plus gros paysans vont s’endetter avec l’achat des terres des petits paysans et deviennent dépendants des banques et donc de la bourgeoisie qui les contrôlent => au final, bipolarisation structurelle en 2 classes avec la bourgeoisie de moins en moins nombreuses mais plus riches et un prolétariat de plus en plus nombreux mais de moins en moins riche. (« Les couches moyennes : toutes ces classes tombent dans le prolétariat » (= petits industriels, marchands et rentiers, artisans et paysans) Le manifeste du parti communiste, 1848 Marx)

    • La conscience de classe. Pour Marx, on ne peut parler de vraie classe que si les individus ont conscience d’y appartenir. Il distingue 2 types de classe : la classe en soi et la classe pour soi. Il prend l’exemple de la paysannerie française du 19ème siècle : les paysans étaient très nombreux, vivaient de la même façon et travaillaient tous dans la même activité ; ils vivent en quasi autarcie grâce à leur polyculture => ils s’auto suffisent, pour l’observateur, il y a bien une classe en soi parce que tous ces critères les distinguent des autres classes mais ils n’ont pas de conscience d’appartenance car les groupes qui comptent à leurs yeux c’est la paroisse religieuse (le village) et la famille patriarcale : le reste ne compte pas, de plus, ils échangent peu entre eux, ce manque de lien social ne leur permet pas de prendre conscience de leurs intérêts, de leur unité => ils n’ont pas d’organisation, de parti politique qui pourrait les représenter : ils sont étranger à l’histoire, ils ne font pas la révolution, ce ne sont pas des révolutionnaires ce sont des « spectateurs passifs de toutes les tyrannies de l’histoire » => ils se soumettent à tout. Les ouvriers sont différents des paysans car selon Marx il y a un processus de formation de classe : Au départ (début de la révolution industrielle), les ouvriers se concentrent dans les usines, ils ont des origines territoriales et sociales différentes ; ces ouvriers sont divisés et luttent entre eux (ils se font de la concurrence) pour garder leur emploi et avoir un plus gros salaire => ils ne pensent qu’à leur propre bonheur. Mais les ouvriers sont concentrés dans des espaces restreints (usines et cités environnantes), ils travaillent ensemble etc. => il y a des relations et progressivement ils prennent conscience, notamment à travers la lutte, que leur véritable ennemi c’est le bourgeois qui les exploite. Les luttes sont des émeutes sans projets, sans organisations mais progressivement ils construisent une unité, prennent conscience de leur intérêt commun et atténuent (voire font disparaître) les divisions internes et canalisent leur violence sur le projet consensuel (les bourgeois) => ce processus de lutte commence à l’échelle locale, puis nationale et enfin internationale. (Marx finit son manifeste par « prolétaires unissez-vous »)

« Ainsi cette masse est déjà une classe vis-à-vis du capital mais pas encore pour elle-même. Dans la lutte cette masse se réunit, elle se constitue en classe par elle-même » 1847, Marx. Point important : le rôle de la lutte, une classe se définit que dans la lutte => la classe existe dans la lutte conflictuelle. On prend conscience de soi dans la lutte. L’histoire s’arrête quand il n’y a plus de classes => la philosophie fait de la conscience un produit de la lutte. Ambiguïté :

Pour Marx, le parti communiste ne doit pas entrer dans le jeu de la démocratie parce que c’est bourgeois (sur le terrain ça ne bouge pas) et le système démocratique représentatif ne changera rien. Le rôle du PC c’est d’organiser la révolution, de prendre le pouvoir par la force et d’instaurer la dictature du prolétariat.

Ceci dit, pour Lénine, le mouvement ouvrier ne peut par lui-même (par ses luttes et sa force) arriver à ce degré d’organisation, de conscience de classe. Il faut nécessairement des interprètes, des représentants (des intellectuels non originaires du monde ouvrier) pour éclairer les ouvriers sur la perspective du projet politique et l’histoire à venir (forme de dépossession) derrière la philosophie => l’ouvrier aura une conscience de classe si on le lui dit (c’est de l’idéalisme), le but intellectuel est de former les classes.


  1. les classes sociales : un phénomène total

Pour Marx, la classe sociale c’est une position dans les structures économiques et cette position détermine les valeurs, les idées, la culture et aucune institution sociale n’est neutre. Les idées dominantes sont les idées de la classe dominante, la culture dominante est la culture de la classe dominante etc. toutes les institutions sont marquées par les classes => jamais autonomes par rapport aux classes, ces éléments forment une superstructure (ensemble des idées, des valeurs et.) déterminée par la position de le mode de production (infrastructure : base économique).

Pour Marx, l’égalité juridique (liberté, égalité) servent les intérêts des bourgeois => les ouvriers doivent rompre radicalement avec le système, instaurer par la force un socialisme d’Etat, une dictature du prolétariat pour éliminer le capital pour ensuite aboutir au communisme qui est la redistribution des moyens de production à tous les travailleurs => à ce stade là il n’y aura plus de violence parce que pour les marxistes la violence a une origine de lutte matérielle => tout disparaîtra.

    1. Analyse de Max Weber (1864-1920)

Weber critique Marx sur 2 points :

    • la généralisation à toute l’histoire de ce qui n’est qu’un contexte historique : la lutte entre les prolétaires est les bourgeois => Marx fait de la lutte des classes une loi d’histoire, une universalisation abusive.

    • Il lui reproche d’avoir fait fusionner les classes et les groupes sociaux (communauté) c'est-à-dire d’avoir fait des intérêts économiques la base exclusive de la définition d’une classe.


Weber propose une analyse multidimensionnelle de la structure en distinguant :

Types de stratification

Economique

Social

Politique

Types de hiérarchisation

Prestige

Richesse

Pouvoir

Types de groupement

Classes

Statuts

Partis

Politique va avec partis et pouvoir etc.

  1. la méthode : le nominalisme

Il existe deux théories de la production de classifications :

    • le réalisme : théorie qui affirme qu’il existe une réalité indépendante de la pensée qui n’a pas besoin d’être pensée pour exister. Cette réalité possède ses caractéristiques et ses propres lois d’évolution et tout ceci est caché aux sens des individus, à la pensée immédiate => but scientifique = découvrir ces lois cachées par le raisonnement et par l’effort de fonctionnement du réel. Marx adopte cette philosophie réaliste parce qu’il dit « au-delà des apparences qui nous font percevoir (6 ou 8 classes) l’essence du capitalisme : l’existence de 2 classes », c’est une démarche réaliste car elle nous révèle sue deux classes font bouger le système et qu’il y a toujours eu 2 classes et ce sont leurs luttes qui font avancer le système => il croit avoir découvert la loi de la réalité. Réalisme = démarche qui consiste à réifier les catégories.

    • Le nominalisme : pour cette méthode, les idées, les théories, les concepts ne sont que des étiquettes qui ne peuvent saisir l’essence des choses qui échappent à l’entendement => les théories ne sont que des constructions de l’observateur, du scientifique dont le but n’est pas de découvrir l’essence des choses mais de rendre le monde intelligible, de lui donner un sens parce que le monde n’en a pas => rendre humain un monde qui ne l’est pas. Le travail par construction d’idéaux types adopte complètement cette démarche nominaliste, aucune structure réelle ne peut se réduire à un type de structure mais toutes présentent une combinaison de ces 3 structures à des degrés différents : c’est l’erreur de Marx selon Weber.

  1. le type idéal de structure en terme de classe

Weber parle de classe mais c’est un raisonnement en terme de strates où il y a de nombreuses classes. C’est plutôt une classe qui est définit comme un ensemble d’individus placés dans les mêmes conditions économiques, c'est-à-dire les mêmes chances d’accès aux biens, la même capacité de consommation.
Les revenus des personnes proviennent de 2 sources :

    • le patrimoine pour la classe possédante : terre, logement, épargne…

    • Le travail pour la classe d’acquisition chaque personne a une fonction économique et loue des services : location, service économique…

  • Le structure économique selon Weber = une échelle de revenus (il reprend l’idée de Marx).


Y a-t-il un intérêt même de classe dans un même groupe?

Oui, même intérêt économique mais différent de Marx : ce n’est pas parce que les membres d’une classe ont les mêmes intérêts qu’ils vont former un groupe, qu’ils vont avoir une conscience d’appartenance, le même projet politique, les même valeurs. C’est possible mais ce n’est pas une loi universelle (contrairement à Marx) => mêmes intérêt éco n’entraîne pas la formation du groupe : ce n’est pas la fonction économique qui produit mécaniquement un groupe social => les motivations individuelles dépendent elles-mêmes de types d’actions qui sont différents => prudence par rapport aux mécanismes.


  1. La stratification en groupes de statuts : la structure sociale

La structure sociale : hiérarchie de prestiges, d’honneurs. Ses critères ne sont pas quantitatifs mais intersubjectifs : ils qui dépendent de l’opinion publique (échelle de prestige dans une société ?).

Un groupe de statuts détermine un certain accès à l’honneur :

    • la communauté (= un groupe) avec des valeurs et des normes communes, des relations fréquentes, intenses et une conscience d’appartenance. L’honneur et le prestige se fondent sur la fonction religieuse et militaire : structure en terme de castes (2nd type de structure : la structure sociale, hiérarchie en fonction de prestige, fonction religieuse) / d’ordres (hiérarchie de prestige : fonction militaire, importance des armes) : la hiérarchie de prestige «évolue (religion, militaire, politique …)

    • dans nos sociétés modernes, c’est plus compliqué car la richesse est aussi un élément de prestige. Tocqueville montre qu’aux USA l’honneur provient de la réussite économique alors que nous à la même époque (18ème) l’honneur était basé sur le militaire. C’est complexe car nos sociétés modernes sont différenciées : c’est difficile d’établir une hiérarchie de prestige unique => difficulté de dégager un consensus sur ce qui est prestigieux ou pas.


Existe-t-il des groupes qui ne dépendent pas de leur position dans la hiérarchie économique ?

Autrefois, la classe ouvrière est une classe (fonction économique) et un groupe de statuts (présence de normes, valeurs, conscience de classe, parti communiste, syndicat (CGT)) => fusion entre le social et l’économique. Mais aujourd’hui, ils ne sont plus une communauté ou un groupe de statut : ils sont hétérogènes.
La jeunesse forme-t-elle un groupe de statut ?

Oui car elle créée un mode de vie qui rassemble en faisant abstraction des appartenances de classe.

Non (Bourdieu) car « la jeunesse n’est qu’un mot » c'est-à-dire qu’elle ne représente aucune entité sociologique. La jeunesse reste une structure ordonnée, divisée, opposée par des appartenances de classe.

  1. Le type de structure en terme de partis politiques

Hiérarchie de pouvoir :

Weber s’oppose à Marx : Marx ne distingue pas la hiérarchie de pouvoir et la hiérarchie économique : ceux qui ont le pouvoir politique ont le pouvoir économique. Si Marx avait une raison, tous les partis politiques seraient des partis de classe. Or, dans l’histoire de la classe ouvrière au maximum de sa puissance votant le parti communiste représenté 30% de votes => une des plus grand parti.

Pour Weber, tous les partis politiques ne sont pas des partis de classe mais des partis universels qui s’adressent à tout le corps politique et cette tendance c’est vérifiée : les partis de classe ont régressés, le PC représente 1/3 tandis que les partis universalistes augmentent (le PS en 1971 est sorti de l’ouvriérisme en s’adressant aux classes moyennes).

Cela ouvre la thèse de Weber sur l’autonomisation du politique par rapport à l’économie, aux classes.
Est-ce que les partis dépendent des groupes de statuts ?

Certains partis émanaient de groupes de statuts (le parti écologiste était un parti de groupe, aujourd’hui généraliste comme le front national).

Le politique s’autonomise au niveau de l’économie, du social. Weber « la modernité c’est l’autonomisation de ces 3 principes de structures ».

Avant la société était prévisible car les trois ordres (économie, social et politique) étaient proches mais aujourd’hui c’est l’éclatement total => les structures mentales ne plus déterminées par la classe.
Qu’est ce qui forme les groupes aujourd’hui ?

Les ethnies, les religions, le régionalisme, le communautarisme, le critère de divorce, etc. => la vision compliquée des gens.

    1. La structure sociale selon Emile Durkheim (1858-1917)

De la division du travail social (1893)

Durkheim fixe comme objectif à la sociologie l’étude de la morale d’un peuple, elle s’observe dans le droit et les mœurs : la sociologie est la science de la morale.

Cette science n’a pas seulement un intérêt spéculatif mais elle devra permettre de résoudre des problèmes pratiques. Durkheim rejette donc le Marxisme et les libéraux qui ont élaborés des théories qui ne sont pas scientifique mais construites par l’imagination et non pas par l’observation : cette théorie voudrait que le réel corresponde à leur principe.
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