«le roi, en tournant constamment une manivelle, fasse produire par des automates tout l’ouvrage de l’Angleterre» (Sismondi – xix° siècle)





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Daniel Cohen, Nos temps modernes, éd Flammarion, 1999

P 13-63

Introduction

Prologue

I La nouvelle vague

II Burn out

III La consommation, entre public et privé

IV Du capital financier au capital humain

V La nouvelle politique économique

VI L’île aux chômeurs

VII Le capitalisme peut-il survivre ?

Conclusion

Introduction :

Avant

Maintenant

Famille

Travail standardisé, rigide

Institutions (entreprises, familles, patrie) paternalistes et autoritaires

Sentiment d’unité

Individu

Travail polyvalent, flexible

Instituions permissives, libérales

Sentiment d’insécurité


Causes de cette évolution

→ capital financier ?

→ « fin du travail » ?

→ individualisme ?

« Aucune […] ne peut expliquer la force du renversement à l’œuvre. Il faut une cause autrement plus puissante pour expliquer le changement de monde dans lequel nous sommes engagés. »
La fin du travail, J Rifkin (1995)

→ « perspective d’une société de travailleurs sans travail » Condition de l’homme moderne, H Arendt

Crainte millénaire : « le roi, en tournant constamment une manivelle, fasse produire par des automates tout l’ouvrage de l’Angleterre » (Sismondi – XIX° siècle)

≠économistes : progrès → croissance → emploi : « au cours de la période des 30 Glorieuses qui forment aujourd’hui dans l’imaginaire des Français l’image du paradis perdu, le travail est devenu deux fois plus productif, et jamais le chômage n’avait été aussi bas. »
Si on suit perspective de Sismondi, les objets sont produits à coût nul (grâce aux « automates »),

mais hist éco ne s’arrête pas, d’autres objets sont consommés (exple : biens agri → biens ind → services – « objets postindustriels ») et si tous les objets sont produits à coût nul, si tous les objets sont gratuits, alors « ce sera l’homme qui coûtera cher, infiniment cher dans ce cas limite » (médecine, éducation _ // capital humain)
Opposition consommation « sur mesure » « juste à temps » produite pour un particulier

biens « publics » produits pour une communauté (médecine …)

« La difficulté d’être de l’homme moderne […] : l’ultra-individualisme côtoie sans solution de continuité des valeurs radicalement publiques. »
« utiliser le capital humain d’un travailleur ne signifie pas pour autant que le monde productif sera humanisé » (solitude du travailleur dvt son ordinateur, exigence des clients, stress, obligation de résultats : plus qualifiés, mieux payés → exigence de productivité)
Désillusions de notre époque :

Temps modernes, progrès ≠ fin du travail

« ce n’est pas de moins faire travailler les gens que le capitalisme est coupable, mais de vouloir les faire travailler trop »
Prologue :

Paradoxe sur les comédiens

Fin du travail ?

→ un exemple : métier de comédien

Théâtre isolé du monde technique (↑productivité par rapport aux décors, à l’éclairage mais principal « matière première » au théâtre = homme / comédien) → peu de gains de productivité au théâtre et //↑ salaires comédiens → théâtre de + en + cher

(≠ cinéma ou télévision) : « maladie des coûts »_D Baumol et W Bowen

↓ fréquentations, ↓revenu artistes

→ ↑ subventions : en 1960, le coût de fonctionnement de la Comédie-Française était assuré à 80% par ses recettes et à 20% par les subventions ≠ aujourd’hui 80 % de subventions
Paradoxe du comédien : « pourquoi un monde où les hommes asservissent les objets est-il aussi hostile aux activités dont l’homme est la matière vive ? »

Techniques semblent éliminer l’homme (homme + cher que objet)

Fin de l’hist éco : seul homme aurait de la valeur → éco correspondrait alors à l’accomplissement d’act humaine

MAIS « si les technologies libèrent en effet l’homme de l’asservissement de la nécessité, elles ne le libèrent pas de la technique elle-même »
Le déversement

Fin des paysans, fin des ouvriers : « à force d’être chassé de ses terres, où va le travail humain ? »

Division de l’éco en 3secteurs : agriculture, industrie, service

Gains de productivité dans un secteur, ↓ nbre de travailleurs dans ce secteur (// théorie du déversement – Sauvy)

Si des gains de productivité sont réalisés dans les services, dans quel secteur se déverseront les travailleurs ?

Retour sur la notion de services et de tertiarisation : « trop de dimensions hétérogènes sont en fait agrégées dans cette notion »

Regroupons les activités selon des critères autres que ceux habituellement retenues :

production des objets : production + act de conseils aux entreprises

« [la production d’objets] représente 40 % de l’emploi total en 1920 (en France comme aux USA) et 40% en 1990 » → montée en puissance des act de services, mais services liés à la production

intermédiation : commercialisation, intermédiation et mutualisation des risques (banques, assurances) : « 18.7 % de l’emploi américain en 1920 et 20.7% en 1990 »

France 15% 1920 et 20.5% 1990

« A l’image de la production des choses, l’intermédiation n’évolue guère »
« grande transformation du XX° siècle » = ↓emploi dans agriculture / ↑emploi dans services sociaux

« substitution de la production de l’homme par la terre (agriculture) par la production de l’homme par l’homme (éducation, santé) »
►part de l’emploi consacrée aux objets n’a pas variée (progrès technique → ↑prod objets)

Et // « travail humain semble retourner à l’homme lui-même » (cf théoriciens de la fin du travail)
« Cette « humanisation » progressive de la production au cours du siècle est à la fois bien connue, le XX° siècle est celui de la Sécurité sociale, et mystérieuse. Ne doit-on pas plutôt parler de « déshumanisation » pour comprendre ce siècle ? Faut-il, en d’autres termes, croire en des vases communicants entre l’homme et l’objet, ou y voir deux logiques qui s’affrontent ? »
I La nouvelle vague

Aldous Huxley Le meilleur des mondes

Ere nouvelle qui commence avec l’invention de la ford T, tout est produit en série (même les hommes)

« rien n’illustre mieux les attentes et les désillusions du XX° siècle que ce qu’on a appelé le « fordisme » »

Fordisme se retrouve dans toutes les professions : standardisation et production de masse (cf films d’Holiwood)
Le décalage social

« Dans le monde du XX° siècle, la manière de rendre les travailleurs efficaces semble consister à tout faire pour séparer aussi radicalement que possible le travailleur de son humanité »

Standardisation → ↑ production mais travail demandant peu de qualifications // abrutissant
« Comment le XX° siècle qui est celui où l’homme, libéré de la tyrannie des famines, devient l’objet de tous les soins (éducation, santé), a-t-il pu concevoir un cadre aussi déshumanisant que celui du travail à la chaîne ? »

Décalage entre structures productives et structures sociales

XIX° « le monde féodal s’entasse dans les villes » (Braudel) → même pauvreté dans les villes du XIX° que dans les campagnes du XVIII°

Dans les usines, ouvriers qualifiés possédant un savoir faire // corporations

Taylorisme, fordisme : « L’ouvrier voit son activité réduite à un geste identique, indéfiniment répété ; il est brutalement exproprié de son savoir-faire »

Car fordisme veut faire travailler des ouvriers le plus souvent illettré (exode rural, immigrés) → « Taylor rend possible l’entrée en masse des non-qualifiés dans la production »

► exclusion du travailleur du processus de production, pris en charge du temps, exclusion du savoir, de la communication, de la coopération (ouvrier seul à son poste)

Taylor conscient des drames humains que son système va engendrer mais ↑ productivité, ↑ richesse → « Il y aura un temps pour souffrir et un temps pour jouir »
Mai 1968

Décalage entre société et économie ne dure qu’un temps, devient pesant

« Mai 1968 peut s’interpréter comme le moment où se casse la branche sociale sur laquelle est assis le monde industriel des « temps modernes » »

« fureur de vivre jetée contre le monde réifié des parents »

Cf Les Choses, G Perec → l’auteur ridiculise la possession comme unique mode d’existence
Protestation de mai 1968 universelle, « un trait commun à tous les pays industrialisés », « fait de génération »

Cinéma aux premières loges de cette remise ne cause →la « nouvelle vague »

« Les spectateurs ne supportent plus de voir des films auxquels manque « toute vérité superficielle »(Truffaut) », JL Godard : filmer « les choses telles qu’elles sont »
Informatique et liberté

Les deux révolutions industrielles du XX° siècle, F Caron : c’est « l’hédonisme contestataire des années 1960 qui s’accomplit dans la technologisation de la société des années 70 et 80 »

Universités = principaux agents de diffusion et d’innovation sociale

Informatique → étudiants « brise la standardisation du monde créée par leurs parents »

« saga informatique » (Manuel Castells) très courte entre 1970’s et 1980’s

// grappe d’innovations : machine à vapeur 1770’s, électricité 1880’s 1890’s

« notre révolution industrielle, celle de l’informatique » se fait aussi sur un temps très court

1971 Intel-microprocesseur, 1976 1er ordi portable-Apple II, 1984 Apple- MacIntosh

1978 : 2 étudiants qui ne veulent pas payer le ministère de la défense pour utiliser le futur Internet inventent le modem
Invention de l’électricité : on a pensé qu’elle sauverait les petits ateliers qui ne possèdent pas de machine à vapeur, résultat : amélioration du processus de production des grands établissements

« Aujourd’hui, l’informatique est porteuse de la même utopie que l’électricité en son début . On attend d’elle qu’elle fasse accéder le travail à une autonomie nouvelle par rapport aux grosses structures industrielles nées de la seconde révolution industrielle » Résultat : …
II Burn out

Aujourd’hui, ère de l’informatique : obsession de tout « dé-standardiser » → travailleurs polyvalents, production juste à temps → « le zapping est devenu l’étendard nouveau du monde moderne »
Paradoxes sur le zapping

Adam Smith : division du travail, spécialisation → ↑ productivité

Mais limites de la division du travail : exple de l’universitaire, besoin de coordonner le savoir, de partager connaissances, universitaire doit être spécialisé + généraliste
Informatique : moyen de ↓ coût de communication → informatique devrait entrainer une ↑ de la spécialisation (communication facilitée) → « paradoxe économique du zapping » → ↓ coût de coordination // ↓ spécialisation

car :

  • Coordination des tâches = nouvelle tâche qu’on ne peut pas spécialiser

  • Exple : cadre qui tape lui-même ses textes (pas de secrétaire) : informatique détruit d’anciens métiers, disparition de tâches → polyvalence du travailleur

  • Moins de structures hiérarchiques : pas de contrôle de chefs, mais régulation du programme informatique : « il n’y a plus un col blanc qui donne des ordres à un col bleu. Il y a un col de couleur intermédiaire, saisi d’un problème qu’il doit résoudre » → « tâches d’encadrement liquidées par la révolution informatique »

  • Chasse au temps mort → polyvalence du travailleur : exple : veilleur de nuit fait de la compta

« le nouveau régime cherche désormais à réaliser des économies en compressant le plus grand nombre possible de tâches sur la même personne »

Intensification du travail car :

  • Informatique →+ facile de zapper d’une tâche à l’autre

  • ↑coût de l’homme → ↑coût des temps morts


« plus on s’élève dans l’échelle des revenus, plus l’on rencontre des gens surchargés de travail »

« les managers aimeraient souvent travailler et gagner moins »

Ce sont ceux qui considèrent le plus qu’ils sont sous payés pour le travail qu’ils font et – en- d’avantages en nature

« les managers occupent […] la charge qui était partagée par trois à cinq personnes auparavant »

Cadres ne sont pas pour autant moins spécialisés qu’avant, mais ils font plus de tâches

Leçons du fordisme

«  [Ford] croyait possible de construire un monde productif basé sur l’idée qu’un homme puisse totalement s’oublier dans la tâche qui lui est assignée » → abêtissement, absentéisme, turnover, sabotage, distraction des ouvriers

« Dès le début du fordisme, le problème apparaît clairement aux dirigeants d’entreprises » → essaie de créer un « climat affectif » puis création du 5 dollars a day (contre 2 / 3 $ chez les autres) → attachement de l’ouvrier à la firme, pas de turnover

Pour augmenter la productivité, ce qui est important c’est que les salariés soient mieux payés qu’ailleurs → imitation des autres entreprises, machine fordiste s’essouffle
Le e du travail

Théorie du salaire d’efficience : « mieux payer les ouvriers fait gagner de l’argent à leurs patrons »

Risque de perdre un bon salaire, coopération des ouvriers qui sont plus productifs

Avt on demandait aux travailleurs effort physique et maintenant empowerment (plus de responsabilités)
La nouvelle condition ouvrière
Chasse aux temps morts, polyvalence, kanban, juste à temps, autonomie du travailleur, cercle de qualité // 1960’s Toyota

« la nouvelle classe ouvrière, désormais mêlée pour l’essentiel aux employés, se recrute aujourd’hui davantage dans les hypermarchés que dans l’industrie automobile »

Ouvriers non qualifiés plus en plus nombreux dans les services : « dans les années soixante, les trois quarts des ouvriers travaillent dans l’industrie. Aujourd’hui, plus de la moitié sont employés dans les services »
Le travail à vif

Toyotisme : volonté d’impliquer le travailleur dans le processus productif mais performance individuelle prédomine → désormais nouveaux pb de santé liés au travail : stress

« Ce n’est plus à l’entreprise de surveiller les ouvriers. Ce sont aux ouvriers de démontrer à l’entreprise qu’ils ont bien fait leur tâche. »

« Le stress devient le mode de régulation de la société post-fordiste. Le travail vivant devient le travail à vif. Et le risque d’être brûlé, « burn out », est la limite nouvelle de l’organisation du travail. »

« Dans le monde d’aujourd’hui, ce ne sont plus les machines qui tombent en panne, ce sont les hommes eux-mêmes »


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