Rapport Final





télécharger 422.44 Kb.
titreRapport Final
page1/9
date de publication06.07.2017
taille422.44 Kb.
typeRapport
e.20-bal.com > loi > Rapport
  1   2   3   4   5   6   7   8   9
Projet FEMISE/CIHEAM-IAMM


Produits de terroir méditerranéen : conditions d’émergence, d’efficacité et mode de gouvernance

(PTM : CEE et MG) - ALGERIE


Rapport Final.

Par Zoubir SAHLI

Université de BLIDA

en collaboration avec Skender MEKERSI

INRA Algérie

SOMMAIRE :
Introduction
1. Situation générale du système agroalimentaire algérien et place des produits de qualité

2. Réglementation et dispositifs institutionnels

    • Le dispositif réglementaire concernant la normalisation, la certification et les appellations protégées

    • Les dispositifs institutionnels mis en place 

    • Les actions nouvelles, les organes et les dispositifs institutionnels en prévision (2004-2006) 

    • Dossier OMC et Algérie  (Etat des lieux des négociations d’adhésion de l’Algérie à l’OMC)


3.Recensement des produits du terroir existants ou potentiels

    • Les vignes de cuve et les vins d’appellation.

    • L’huile d’olive

    • Les olives de table

    • Les dattes de qualité

    • Les fruits à noyau et à pépin

    • Les autres produits


4. Analyse : croisements entre terroir, produits et réputation :

    • Les vins d’appellation de la région de Tlemcen-Ain Témouchent

    • L’huile d’olive de Petite Kabylie

    • Les dattes de qualité « Deglet Nour » de la région de Ghardaia

    • Les pêches de Bouhlou, les pommes d’Arris, les abricots de Messaad et de N’gaous, les raisins de table de Ben Chicao et les olives de Sig

5. Produits de terroir, Développement local et Dynamiques territoriales : :

Conclusion - Annexes

INTRODUCTION :
Le monde rural a été de tout temps le lieu géographique et le lieu symbolique de l’existence d’une variété de produits agricoles et agroalimentaires de grande qualité. Ces produits ont certes assuré la sécurité alimentaire d’une population souvent nombreuse et exigeante, mais ils ont aussi contribué à faire connaître les espaces et les représentations culturelles et patrimoniales de ces mêmes populations.

Les populations du monde rural ont en effet développé des produits « génériques » assurant leur alimentation de base, mais elles ont peu à peu appris à développer des produits « spécifiques » élaborés à partir d’une interaction entre savoir faire locaux et ressources naturelles particulières (sol, climat…)1 ; ces derniers devant procurer une valeur ajoutée au niveau des marchés et une considération meilleure auprès des consommateurs .

Pour cela, de nombreux pays se sont lancés dans la construction de « signes officiels de qualité » (SOQ) pour promouvoir ces produits. Les SOQ encouragent la constitution de nouveaux marchés en favorisant la différenciation des produits2 : un produit doit en effet avoir une spécificité liée à l’origine qui le différencie des produits similaires, un terroir d’implantation, une réputation et des acteurs mobilisés pour le valoriser et le promouvoir.
L’Algérie comme de nombreux pays du sud et de l’est de la Méditerranée ont eu peu d’initiatives pratiques en matière de produits de qualité, si l’on exclut les quelques tentatives de valorisation de quelques produits d’appellation d’origine (vins ). Les nouvelles conditions économiques (réformes structurelles, plans de développement de l’agriculture et du monde rural…) et les nouvelles perspectives d’ouverture des marchés3 ont cependant amené les pouvoirs publics et quelques opérateurs privés à reconsidérer la place de quelques produits de terroir algérien et à essayer de les valoriser en vue de les faire mieux connaître (tels les vins d’appellations d’origine de sept régions du centre et de l’ouest algériens, l’huile d’olive de la région montagneuse de Kabylie, les dattes de qualité des oasis et quelques autres fruits ayant déjà une réputation locale, nationale, voire même internationale comme les abricots, les pommes, les oranges, les olives de table…) .
Conformément aux objectifs du projet de recherche « Produits de terroir méditerranéen : conditions d’émergence, d’efficacité et modes de gouvernance… » et aux recommandations de l’atelier d’Antalya4, le présent rapport de la partie algérienne sera composé des parties suivantes :
- Une première partie générale consacrée à une analyse historique et institutionnelle qui reprend la situation du système et des filières agroalimentaires, les dispositifs réglementaires et institutionnels.
- Une deuxième partie consacrée à l’analyse des produits de terroir existants ou potentiels avec : un recensement des principaux produits de terroir et une analyse par produit et par terroir spécifique ; au cours de cette analyse il sera aussi question des positions et des stratégies des acteurs impliqués de près ou de loin dans la valorisation de ces produits .
Ce travail d’analyse s’est essentiellement basé sur une démarche explorative et descriptive destinée à faire surtout un état des lieux de l’existant en matière de produits à promouvoir, de zones potentielles à faire connaître, d’institutions et d’acteurs opérateurs à impliquer . Il concerne aussi bien les produits « classiques » ayant fait l’objet d’une démarche de promotion de la qualité ou de la zone d’origine (en fait essentiellement les vins d’appellations d’origine garantie, VAOG) ou ayant une certaine vocation à le devenir comme l’huile d’olive de Kabylie ou les dattes de qualité des oasis, que de nouveaux produits comme certains fruits ayant une réputation établie (Agrumes de la Mitidja, figue de Kabylie, olive de table de Sig, pommes de la région de Tlemcen, abricots des Aurès et de la steppe, oranges de l’ouest…).
Ce travail a été difficile à réaliser vu le peu d’informations précises et chiffrées sur les produits et leurs conditions de production, sur les coûts et les prix sur les marchés, et sur les acteurs réellement impliqués dans le processus de qualification des produits et de construction des signes de qualité .
Un travail plus approfondi sur des terroirs précis et pour des produits précis serait donc nécessaire pour avoir les données les plus récentes pour pouvoir apprécier la dynamique enclenchée récemment et pour ensuite pouvoir avoir les éléments de comparaison avec les dynamiques engagées dans d’autres pays de la région méditerranéenne.

1. Le système agroalimentaire, les filières et les produits agricoles et agroalimentaire algériens
Le système agroalimentaire est caractérisé en Algérie par un secteur agricole encore peu productif mais en pleine mutation4, un faible taux de couverture de la consommation alimentaire par la production nationale et une forte dépendance alimentaire. Les importations de produits alimentaires, de matières premières et de facteurs de production agricoles et agro-industriels avoisinent les 2,5 milliards de dollars US par an en moyenne ; elles représentent plus de 80% des importations des matières premières nécessaires au fonctionnement des industries alimentaires .
Les marchés agricoles et agroalimentaires sont donc beaucoup plus des marchés de demande que des marchés d’offre. Hormis certaines catégories urbaines privilégiées, les consommateurs n’expriment la plupart du temps que des besoins quantitatifs. Ils ont encore un comportement alimentaire « primaire » qui fait apparemment moins de place aux notions de qualité autres que les notions de qualité « classique » (organoleptique, nutritionnelle et de sécurité). Les démarches « qualité » et « produits de qualité » ont été, jusqu’à ces dernières années, des démarches classiques de puissance publique visant la sécurité alimentaire et la protection des consommateurs . Ces démarches visent essentiellement les produits dits « génériques » de consommation courante ; les notions de produits « spécifiques », ayant une réputation, une qualité spécifique ou une région d’origine à valoriser ne sont pas bien maîtrisées et ne font pas encore l’objet d’une attention particulière.
Le système agroalimentaire algérien a cependant connu ces dernières années de multiples transformations organisationnelles, notamment à travers les réformes successives du secteur agricole5 et les différentes restructurations du secteur de la transformation et de la distribution des produits agricoles et agroalimentaires. Ce système est également en train de changer grâce à la refonte complète des lois et des instruments juridiques et institutionnels, dans le cadre des Ministère du Commerce (contrôle de la qualité et répression des fraudes, politiques de prix, négociations internationales diverses….) et du Ministère de l’Agriculture et du Développement rural (valorisation et promotion des filières et des produits à haute valeur ajoutée, introduction de nouveaux dispositifs visant les marchés agricoles et la qualité des produits ….) .
11- Le secteur de l’agriculture :
Le secteur de l’agriculture a été tout d’abord profondément restructuré et en grande partie réformé, à travers notamment les lois sur la restructuration du secteur agricole d’Etat, la transformation progressive de l’environnement technique et institutionnel, la réforme des prix et des subventions agricoles et l’encouragement des organisations professionnelles à se regrouper par filière de production et par zone de production. L ‘agriculture, jusque là, « parent pauvre » de l’économie algérienne, a été souvent en deçà des potentialités naturelles et humaines locales. Les réformes entamées depuis la fin des années 80 ont ainsi fortement contribué à la relancer et à redonner confiance aux acteurs opérateurs et aux populations qui y vivent, y compris au niveau des aspects « relance des filières et des produits de qualité ».

Ainsi même si pour les filières de produits « génériques » ou de consommation courante (blé dur, blé tendre, huile de graine, lait et produits laitiers, viandes rouges et blanches, légumes secs…), la situation n’a pas évolué fortement6 , il y a un léger mieux pour des filières agricoles « émergentes » pouvant constituer pour l’avenir du pays des modèles de promotion de produits « spécifiques », ayant une qualité, une origine et une réputation « spécifiques ». Parmi ces filières, on note essentiellement les filières végétales typiquement nord-africaines et méditerranéennes comme la filière viti vinicole (produisant des produits locaux de grande réputation comme les vins de cépage et les raisins de table de qualité), la filière oléicole (produisant une huile de qualité dans une région montagneuse, la Kabylie, ainsi que des olives de table), la filière phoenicicole (produisant des dattes de grande réputation comme les dattes « deglet nour »), la filière légumes primeurs (tomate, pomme de terre et ail…), la filière fruits (abricot, pomme, grenade, figue sèche…) et enfin les filières de cueillette de produits naturels comme les plantes aromatiques, condimentaires et médicinales (thym, coriandre, truffe blanche du désert, armoise blanche, jasmin, orange amère, géranium, sauge bleue, menthe….). On peut aussi compter les filières de production animale (produisant essentiellement de la viande ovine de qualité et de réputation comme la viande ovine « Ouled Djellal» de la steppe, ainsi que du miel de montagne).
12- Le secteur des industries agroalimentaires (IAA) :
Ce secteur a été réorganisé récemment dans le cadre de la politique de restructuration des entreprises publiques et la libéralisation progressive des marchés agricole et alimentaire. Dans ce secteur évoluent désormais de nombreuses PME dynamiques qui ouvrent de nouvelles perspectives de promotion de nouvelles méthodes de production et de promotion de produits nouveaux.

Dans ce secteur, on voit donc apparaître peu à peu des signaux nouveaux et des acteurs nouveaux travaillant dans le sens de la construction d’une démarche commerciale qui peut vite aboutir à une démarche construction de la qualité des produits vendus. On voit apparaître (mais sur des marchés encore informels) des produits nouveaux qui sont fortement appréciés par les consommateurs citadins comme le pain « metloû » (galette maison), la « rechta » (pâtes traditionnelles des régions de Constantine et d’Alger faites à la main), le son et les germes de blé, le « robb » (confiture de dattes ), le « hermes » ou « fermes » (abricot séchés), le « klil » (fromage de brebis)….
13- Le secteur du commerce agroalimentaire :
Ce secteur est en train de vivre une mutation complète avec la libéralisation des marchés et la stratification des couches sociales. Les domaines de la distribution, du transport et de la conservation (notamment sous froid) sont en train de prendre de l’avance avec l’apparition de nouveaux acteurs dans ces secteurs de service.

Du côté officiel, les textes et les institutions se mettent peu à peu à niveau et s’adaptent aux règles internationales.

2. Le dispositif réglementaire et institutionnel concernant la normalisation, la certification et les appellations protégées – Application au cas des produits de qualité :
Une démarche institutionnelle globale se met aujourd’hui en place en Algérie à la faveur des réformes. Elle concerne aussi bien la revue complète des textes juridiques existants, la production de nouveaux textes que la mise en place de nouveaux organes et de nouvelles missions pour promouvoir les règles de sécurité alimentaire, de qualité de produit et de loyauté du commerce. Cette démarche, encore nouvelle, n’est toutefois pas suffisamment coordonnée par un centre de décision unique.
21. Rappel du schéma actuel de prise en charge de la qualité, de protection du consommateur et de valorisation des produits :
L’Algérie dispose depuis la fin des années 80 d’un dispositif dense de prise en charge de la qualité. Ce dispositif réglementaire et institutionnel concerne deux aspects importants : la protection du consommateur et les preuves de la qualité des produits et des services aux consommateurs (normalisation, certification, auto contrôle, accréditation des laboratoires, protection phytosanitaire et zoo sanitaire…).
211- Le dispositif réglementaire et législatif :
De manière schématique, on compte les lois et les règlements juridiques et législatifs suivants :
1°/ Une première loi fondamentale : la loi 89-02 du 07/02/1989 relative aux règles générales de la protection du consommateur, avec des décrets exécutifs assez clairs sur diverses questions liées au contrôle de la qualité des produits et à la répression des fraudes, la garantie des produits et des services, les conditions d’hygiène des produits, les additifs, l’auto contrôle, les laboratoires d’analyse, la métrologie légale etc….
A travers cette loi , les pouvoirs publics voulaient mettre en place une politique algérienne en matière de qualité et de conformité des produits avec des objectifs clairs de : préservation de la santé, de la sécurité et des intérêts matériels et moraux des consommateurs, la promotion de la production nationale par le développement de la qualité.
2°/ Des lois et des instruments juridiques et réglementaires spécifiques au domaine agricole et agroalimentaire et à la normalisation :
- Une deuxième loi fondamentale : la loi 88-08 du 26/01/1998 relative à la médecine vétérinaire et à la protection de la santé animale (avec le décret 91-452 du 16/11/1991 relatif aux inspections vétérinaires aux frontières).
- Une troisième loi fondamentale : la loi 87-77 du 1°/08/1989 relative aux produits phytosanitaires.
- Une quatrième loi fondamentale : la loi sur les semences et plants : une loi permettant la mise en place d’un schéma national de la certification des semences et des plants par groupe de culture.

A la suite de cette loi, il a été engagé récemment un projet sur les obtentions végétales et les systèmes de production du matériel végétal.
3°/ Une loi cadre : la loi cadre 89-93 relative à la normalisation et à la propriété industrielle, avec le Décret 90-32 du 15/05/1990 relatif à l’organisation et au fonctionnement de la normalisation, et les 11 Arrêtés du 03/11/1990 fixant les modalités d’élaboration des normes ainsi que l’organisation des Comités techniques de normalisation

En fait et conformément aux règles établies à la suite de la loi fondamentale de protection du consommateur, ce sont les objectifs de premier niveau de contrôle, de promotion et de valorisation de la qualité des produits « génériques » qui sont mis en évidence. Ce sont là les éléments d’expression de la puissance publique (avec en outre les éléments liés aux règles de normalisation et de propriété industrielle) qui sont mis en avant.
4°/ Des dispositifs juridiques et réglementaires relatifs à la valorisation de la qualité et des produits de qualité :
- L’Ordonnance 76-65 du 16/07/1976 relative aux Appellations d’origine : la seule actuellement disponible en matière d’indication géographique appellation d’origine (concernant principalement les vins d’appellations d’origine garantie : 7 VAOG)



    • Les coteaux du Dahra

    • Les coteaux de Tlemcen

    • Les coteaux de Mascara

    • Les coteaux du Zaccar

    • Les monts de Tessala

    • Ain Bessam-Bouira

    • Médéa


A la suite de cette Ordonnance, il est initié par l’administration agricole un processus d’actualisation et/ou d’élaboration d’une réglementation spécifique aux principales filières de produits de qualité (notamment les filières viti-vinicole, oélicole, dattière, fruits et légumes primeurs….)
- Le Décret 76-121 du 16/07/1976 relatif aux modalités d’enregistrement et de publication des Appellations d’origine et fixant les taxes y afférentes (mais qui ne concerne en fait que les VAOG). Ce dispositif réglementaire permet à l’Etat certes d’exercer ses prérogatives traditionnelles de puissance publique et d’exercer les contrôles de qualité y afférents. Cependant, il paraît être encore inachevé et n’inclut que de façon aléatoire les démarches de labellisation et de promotion des produits de terroir.
Par ailleurs, il apparaît que peu de produits ont fait réellement l’objet de textes spécifiques relevant de la réglementation verticale et horizontale spécifiant la qualité intrinsèque des produits, notamment les produits agricoles et agroalimentaires de qualité. Or, c’est là un des problèmes importants qui rend aléatoire tout contrôle de conformité à la qualité et à l’origine géographique des produits .
212. Les dispositifs institutionnels mis en place :
- Le 1° dispositif : L’organe de normalisation et de propriété industrielle et ses comités annexes  :


  • Tout d’abord un Office national de la propriété industrielle (ONPI) crée par le Décret 63-248 du 10/07/1963




  • Puis un Institut national de la normalisation et de la Propriété industrielle (INAPI) crée par l’Ordonnance 76-62 du 21/11/1973



  • Et enfin un Institut algérien de la normalisation (IANOR) crée par le Décret 98-68 du 21/02/1998, avec comme attribution principales : l’adoption de marques de conformité aux normes algériennes et de labels de qualité, ainsi que le contrôle de leur usage dans le cadre de la législation en vigueur


- Les comités annexes : le Comité d’orientation et de coordination des travaux de normalisation et les Comités techniques
- Le 2° dispositif : L’Office national du Droit d’Auteur (ONDA), avec comme attributions la protection des œuvres et du patrimoine
- Le 3° dispositif : Le Centre national du registre du commerce (CNRC) dont relèvent les marques de fabrique, de commerce et de services, les noms commerciaux dont les Indications de provenance et les appellations d’origine.
213. Les actions nouvelles, les organes et les dispositifs institutionnels en prévision (2004-2006) :
A. Pour l’agriculture biologique :


  • Création d’un réseau d’appui au développement de l’agriculture biologique

  • Création d’un groupe d’animation pour : consolider la nomenclature des produits et des actions, et lancer des programmes d’information et de sensibilisation au niveau des terroirs potentiels d’agriculture biologique

  • Création d’un comité de suivi, d’encadrement technique et d’appui à l’agriculture biologique (au niveau des 3 instituts techniques, ITCMI, ITELV et ITGC)

  • Promotion d’actions de soutien à l’agriculture biologique

  • Organe pilote : le Centre national de certification des semences et des plants (CNCC) : cellule de contrôle et de certification des produits biologiques


B. Pour les produits de labels et à indication géographique (Rf. Loi d’Orientation agricole – Art.136 ; Accords SPS/OMC ; Accords ADPIC/OMC- Partie II, sect.3, Art.22/23 et Partie II, sect.5, Art. 27/31)


  • Proposition d’un projet d’Arrêté, à titre temporaire, fixant les modalités et les conditions d’attribution des labels pour les produits agricoles bien définis, ainsi que les différentes formes de labels à créer ou à promouvoir (AOC, AOP, IGP, AB) ;




  • Création officielle d’institutions pour la labellisation de produits agricoles et agroalimentaires :




    • Une Commission nationale des Labels et de des Certifications (CNLC) dont la charge est d’accréditer et de certifier les labels ;




    • Un Comité algérien d’Accréditation (CAA) qui aura la charge d’accréditer les attributions et la certification des labels et de la CNLC



  • Arrêter la liste officielle des produits à labelliser ainsi que les conditions de production pour chaque groupe de produits.

  • Organiser la commercialisation des produits bio et labellisés.

  • Réviser, actualiser et élaborer des textes portant sur les délimitations des zones de production et les conditions d’attribution des appellations d’origine de produits de terroir et des indications géographiques, ainsi que les modalités de leur enregistrement.

  • Créer un dispositif d’émulation par des primes ou de récompenses spécifiques pour les producteurs de produits bio ou de labels




  • Deux (02) projets de loi :




    • 1°- Sur les marques – Indications géographiques (IG) et les appellations d’origine (AO).




    • 2°- Sur les obtentions végétales – systèmes de production du matériel végétal




  • Un (01) projet algéro-italien sur la certification des cultures fruitières




  • Un (01) programme OEPP sur les protocoles de certification ;


Les nouveaux produits cibles ( programme d’action 2004-2006 du Ministère de l’Agriculture et du Développement rural)
Les principaux produits agricoles et agroalimentaires ciblés pour la démarche labellisation prévus dans le programme d’action 2004-2006 sont :


  1. Les Dattes (notamment la variété « Deglet Nour ») et les produits dérivés des dattes (« Robb » et « farine de dattes » , notamment) – Zones potentielle : Sud-est et Sud-ouest




  1. L’Huile d’olive - 06 Zones potentielles : Grande et Petite Kabylie (Centre-est), zones de Skikda, Jijel et Guelma (est et nord-est)




  1. L’Olive de table (notamment la variété « Sigoise ») - Zone potentielle : zone de Sig – Mohammadia (nord-ouest)




  1. La pomme de terre - 05 Zones potentielles : El Oued (sud-est), Sud de Khenchela (est), Sud de Tebessa (extrême est), Mascara, Ain Defla (centre-ouest et ouest)




  1. La Tomate - 02 Zones potentielles : Adrar (grand sud) et Biskra (sud-est)




  1. Le poivron - 02 Zones potentielles : Tipaza (littoral centre-ouest) et Biskra (sud-est)


D’autres produits sont susceptibles d’êtes pris en charge dans l’avenir, on peut citer :


  • le miel et les autres produits apicoles (notamment la gelée royale)

  • les plantes aromatiques, médicinales et condimentaires (armoise blanche, jasmin, coriandre, thym, sauge bleue, menthe..)

  • l’agneau de la steppe (notamment les races « Ouled Djellal » et « Rembi »)

  • L’artichaut et la carotte

  • La truffe blanche du sud (« Fougâa »)

  • L’abricot

  • Les pommes

  • Les grenades

  • Les raisins de table (« Dattier » et « Ahmar bou Amar » de la région du Titterie)


Pour tous ces produits, il est recommandé le programme d’action suivant :


  • Identifier les groupes (de spécialistes) par filière




  • Identifier et désigner l’organisme chargé de la délivrance des labels

  • Délimiter l’aire de production (zone géographique)

  • Définir les conditions de production (systèmes de production, caractéristiques agronomiques, technologiques…)

  • Caractériser le produit (caractéristiques physiques, organoleptiques…)

  • Procéder à la normalisation du conditionnement, de la commercialisation et du transport du produit

  • Créer le comité ou la commission de labellisation

  • Elaborer – publier les textes


22. Dossier OMC et Algérie  (Etat des lieux des négociations d’adhésion de l’Algérie à l’OMC) :
221. Accords SPS/OTC :
A - Les accords SPS :
Il y a une mis en conformité du dispositif législatif et réglementaire algérien régissant les activités :


    • Phytosanitaires : loi 87-17 du 1/8/1987 et ses textes d’application




    • Vétérinaires : loi 88-08 du 26/10/1988 e(t ses textes d’application)


Cependant, les capacités scientifiques et d’encadrement humains de mise en œuvre du dispositif restent insuffisantes

B – Les accords OTC :
Le dispositif actuel d’encadrement législatif et réglementaire est jugé comme encore très insuffisant pour l’ensemble des produits, notamment non agricoles (Cf. Loi 89-23 relative à la normalisation)

Certains règlements ne reposent pas sur le principe OMC d’équivalence (frontière interne)
- Les actions sectorielles engagées en 2003-2004 :


    • Mesures d’identification de l’autorité d’identification.




    • Renforcement des capacités scientifiques et techniques pour l’encadrement de mise en œuvre (assistance technique) .




    • Suivi des innovations et des aspects des normes et des procédures révisées en relation avec les accords SPS/OTC pour les produits agricoles.


C. Accords ADPIC : Principales actions sectorielles :
- Mise en conformité et renforcement du dispositif législatif et réglementaire :


    • Loi sur les semences et plants permettant la mise en place d’un schéma national de certification des semences et plants par groupe de culture



    • Loi sur les marques (secteur industriel) déjà promulguée




    • Les Indications géographiques et la protection des appellations (dispositifs en cours)



La situation est donc en train de changer. Il semble qu’il y ait une réelle prise de conscience de l’intérêt à aller vers une démarche de construction de la qualité de produits autres que les produits « génériques » et une réelle volonté de promouvoir les produits et leurs zones d’origine. L’exemple des vins d’appellations d’origine garantie (VAOG) qui peuvent éventuellement évoluer en VAOC est malheureusement le seul exemple concret.
Sur le plan réglementaire et institutionnel, il y a comme un balisage nécessaire, mais la route est encore longue, notamment pour les autres produits de qualité et de réputation établies. Les enjeux sont par ailleurs importants, notamment avec l’ouverture de l’économie algérienne. Une première démarche et quelques réalisations à caractère réglementaire ont commencé à se mettre en place dans le cadre des récentes négociations dans le cadre aussi bien de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC que de son partenariat avec l’Union Européenne.

3.Recensement des produits du terroir existants ou potentiels :
Dans cette partie, il sera question des produits existants ou potentiels pouvant faire l’objet d’une indication géographique (IG). Il prend en charge les aspects techniques et économiques liés aux produits agricoles et agroalimentaires ayant fait ou pouvant faire l’objet d’une démarche de qualification «produits de terroir », ainsi qu’à leurs filières d’appartenance.

Dans ce travail, nous avons identifié et analysé quatre (04) groupes de produits de terroir : la vigne de cuve, les dattes de qualité, l’huile d’olive, les fruits comme les abricots, les fruits de qualité (pommes, les grenades, les olives de table…..

Filières

Wilaya


Site d’étude identifiés

Critères de choix


VinS

- Mascara

- Tlemcen

- Aïn - Timouchent

- Tighenif

- Chetouane

Regions renommées par leurs vins VAOG

Huile d’Olive


- Bouira

- Béjaia

- Tlemcen

- Mascara


- Lakhdaria

- Nord de la wilaya

- Chetouane

- Sig

Concentration des oliveraies et des huileries, bonne qualité de l’huile

Dattes

- Ghardaia

Ghardai

Metlili

Concentration de palmiers-dattiers

Fruits de qualité

- Batna
- Djelfa

- Laghouat

- Tlemcen

N’gaous et Arris,
Messaad

Bordj Snoussi, Aïn Madhi, Tadjmount,
Bouhlou et Beni Snous

+ Renommé par l’abricotier et le Pommier de très bon goût et de bonne qualité dû essentiellement aux conditions

agro-pédo-climatique

+ Existence des savoirs-faire ancestral, fruit de bonne qualité (goût, calibre,…)

+ Renommé par le Pêcher de goût succulent de gros calibre favorisé par le climat – sol
  1   2   3   4   5   6   7   8   9

similaire:

Rapport Final iconRapport final du contrat de recherche trm pour la dgitm, Juin 2017...
«La sous-traitance dans la messagerie Urbaine» in Blanquart C., Niérat P., Rème Harnay P., Rapport final du contrat de recherche...

Rapport Final iconRapport Final

Rapport Final iconRapport final

Rapport Final iconRapport final

Rapport Final iconRapport final

Rapport Final iconRapport final

Rapport Final iconRapport final

Rapport Final iconRapport final

Rapport Final iconRapport final

Rapport Final iconRapport final






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com