I. generalites a. La nature de la croissance





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ECONOMIE D’ENTREPRISE - LA CROISSANCE


La croissance est l’accroissement de la taille de l’entreprise. Elle se traduit par une augmentation de ses dimensions, par exemple de son chiffre d’affaires. Cette augmentation quantitative s’accompagne d’une évolution qualitative (au niveau des structures, de l’organisation…).
Cette croissance, l’entreprise peut l’opérer seule, c’est la croissance interne, ou s’associer avec d’autres, c’est la croissance externe.

I.GENERALITES

A.La nature de la croissance



L’entreprise peut grandir de 3 manières différentes :

  • par croissance horizontale

L’entreprise développe des activités situées au même stade de production. Cette croissance permet de gagner des parts de marché. C’est la plus fréquente car elle n’oblige pas l’entreprise à changer de domaine technologique.

  • par croissance verticale

L’entreprise développe des activités complémentaires ou s’oriente vers l’amont pour contrôler ses fournisseurs ou vers l’aval pour intégrer ses clients

  • par croissance conglomérale

L’entreprise développe des activités complètement différentes et indépendantes les une des autres. Elle cherche à répartir ses risques ou est guidée par des impératifs financiers, les activités nouvelles étant choisies en fonction de leur capacité à générer des profits et non pas pour constituer un ensemble cohérent.

B.Les raisons de la croissance



Il existe de multiples raisons à une stratégie de croissance liées aux avantages de la dimension :

  • Sur certains marchés, il existe une taille minimale appelée taille critique. Elle est variable selon les domaines d’activité. L’entreprise doit l’atteindre si elle veut rester compétitive.

  • La taille permet de réduire les coûts. Les économies d’échelle obtenues avec l’augmentation des quantités produites et vendues rendent les produits plus compétitifs et permettent de meilleures marges.

  • De manière générale, la taille confère un pouvoir plus important sur l’environnement, facilite les rapports avec les partenaires, clients, fournisseurs, banquiers…

  • Une entreprise d’une taille importante possède des moyens financiers et matériels qui lui permettent d’améliorer la qualité de son travail : recherche – marketing – formation…



II.LA CROISSANCE INTERNE



La croissance interne résulte des seuls efforts de l’entreprise. C’est le mode de croissance type des PME.

Elle résulte du développement du chiffre d’affaires suite à l’agrandissement des capacités de production ou à l’adjonction de circuits de distribution complémentaires. Elle repose sur les ressources propres de l’entreprise (augmentation de capital et autofinancement) et sur sa capacité d’endettement.

A.Les avantages



Outre les aspects déjà mentionnés, la croissance interne a des avantages spécifiques :

  • les responsables gardent la maîtrise du développement de leur affaire et préservent leur indépendance

  • la croissance interne n’implique pas de bouleversements brutaux dans la structure de l’entreprise

  • elle induit des effets positifs sur le climat social car elle est synonyme de bonne santé de l’entreprise, de sécurité de l’emploi et de perspectives de carrière et de promotion qui maintiennent les salariés compétents et expérimentés.



B.Les limites





  • elle est relativement lente et peut s’avérer peu réactive à une évolution brutale de l’environnement

  • elle est conditionnée par les ressources financières de l’entreprise : fonds propres ou capacité d’endettement

  • elle est souvent associée à une stratégie de spécialisation et, dans ce cas, peut rendre l’entreprise vulnérable aux évolutions conjoncturelles ou de marché.



III.LA CROISSANCE EXTERNE



Elle se réalise par le regroupement d’entreprises qui mettent en commun leurs actifs.

A.Les modalités de la croissance externe

1.Les modalités juridiques


Juridiquement, il s’agit d’un achat de droits de propriété ; la croissance externe a pour effet de regrouper des patrimoines. Pour cela, les entreprises peuvent utiliser 4 moyens :

  • la prise de participation : une société achète une partie du capital d’une autre de manière à la contrôler ; si la participation est supérieure à 50%, l’entreprise contrôlée devient filiale. Les 2 entreprises restent juridiquement distinctes.



A

B


x%


  • la fusion : elle peut prendre 2 formes :

    • la fusion avec création d’une société nouvelle

2 sociétés A et B réunissent leurs actifs et disparaissent juridiquement pour donner naissance à une nouvelle société C.

A

C



B



    • la fusion-absorption

Une entreprise A, de dimension importante, en incorpore une autre B de dimension en général plus petite qui disparaît juridiquement ; la société qui absorbe augmente son capital.

A

A



B


  • l’apport partiel d’actifs :

Il permet à une société A d’échanger une partie de son patrimoine contre des actions d’une société B ; aucune des 2 sociétés ne disparaît.

A

A





B

B



2.Les modalités financières


Les procédures financières les plus courantes sont :

  • la négociation :

Une société A qui désire racheter une société B négocie directement avec ses actionnaires ; c’est le cas des sociétés non cotées en bourse ou de celles dont le capital est concentré entre un petit nombre d’actionnaires.

  • le ramassage boursier :

L’entreprise achète discrètement en bourse les titres d’une autre. Quand le capital d’une société est dispersé entre un très grand nombre d’actionnaires, il est en effet possible de la diriger en en détenant un faible pourcentage. La société acheteuse doit informer l’autre à partir d’une détention de 5% de son capital.

  • l’offre publique d’achat : OPA

C’est une opération par laquelle une société offre publiquement de racheter les actions d’une autre, à un cours supérieur au cours boursier et pendant une période limitée. L’OPA doit porter sur la totalité du capital de la société convoitée ; elle peut être amicale ou inamicale quand la société est rachetée contre la volonté de ses dirigeants.

  • l’offre publique d’échange : OPE

Les actionnaires de l’entreprise rachetée reçoivent en paiement, non pas des espèces comme pour l’OPA, mais des titres de la société initiatrice de l’opération.
Dans les années 80, les opérations se réalisaient souvent sous la forme d’OPA : les groupes rachetaient les entreprises mal gérées, les démantelaient et empochaient des plus-values. Le rachat pouvait se faire sans apport de capital, avec un fort endettement. Aujourd’hui, cet endettement démesuré est banni ; les sociétés préfèrent le paiement par échange d’actions.

B.Les avantages de la croissance externe

1.Dans le cas du regroupement d’entreprises concurrentes


  • Les entreprises se regroupent pour des raisons commerciales :

    • acquisition rapide de parts de marché et de la taille critique permettant de dépasser les seuils dimensionnels et de soutenir la concurrence sans subir de handicap

    • réduction de la concurrence dans le secteur : la croissance externe est parfois un moyen de devenir leader sur un marché

    • accès aux marchés internationaux : l’achat d’entreprises étrangères permet d’éviter des erreurs grâce aux connaissances des partenaires locaux. Il permet aussi de contourner d’éventuelles barrières protectionnistes

  • Les entreprises se regroupent pour des raisons financières :

Les regroupements ont aussi pour objectif de réduire les coûts grâce  :

    • aux économies d’échelle : la croissance horizontale est une bonne manière de réduire les coûts. En effet, sur des marchés caractérisés par la pression sur les coûts, la standardisation des produits et des investissements importants en publicité ou recherche, la concentration permet d’augmenter les volumes et de mieux répartir les coûts fixes

    • aux synergies dégagées, que ce soit au niveau de la recherche, des achats, de la logistique, de la production, des produits ou des marchés

    • à la suppression des moyens faisant double emploi



2.Dans le cas du regroupement d’entreprises complémentaires


Outre les éléments déjà dégagés :

  • un accès rapide à des technologies et des compétences nouvelles, moyen d’opérer éventuellement une reconversion d’activité

  • un meilleur contrôle des approvisionnements et/ou des débouchés si les entreprises concernées appartiennent à une même filière ; la rentabilité du groupe s’améliore par appropriation des marges intermédiaires.



C.Les limites de la croissance externe



La croissance interne comporte de nombreuses limites :

  • l’importance des capitaux nécessaires pouvant entraîner un alourdissement important de l’endettement (sauf regroupement par échange d’actions mais dans ce cas, il y a le risque d’une dilution du pouvoir avec l’arrivée des nouveaux partenaires)

  • des réorganisations compliquées qui nécessitent de restructurer les différentes activités

  • des coûts sociaux car les opérations s’accompagnent souvent de licenciements en raison des doublons dans certains services

  • des différences culturelles freinant l’intégration des salariés

  • la création de structures très lourdes manquant de flexibilité et de capacité de réaction rapide aux changements ; l’entreprise risque alors de perdre en coûts administratifs ce qu’elle gagne en coûts de production du fait de sa taille.


Les opérations de croissance externe peuvent être menées en plusieurs étapes : prise de participation minoritaire pour tester les rapports avec le partenaire et mesurer l’intérêt de l’entreprise, puis augmentation de l’engagement jusqu’au contrôle final.
  
La croissance des entreprises provoque une concentration des marchés, la concentration étant le phénomène par lequel le nombre d’entreprises sur un marché a tendance a diminuer et la taille de celles-ci à augmenter.

Pour limiter ce phénomène, les pouvoirs publics contrôlent les concentrations contraires au bon fonctionnement des marchés et à l’intérêt des consommateurs. (voir le cours de droit)
Ces 15 dernières années ont été marquées par la multiplication des opérations de croissance externe. Elles ont été favorisées par la libéralisation des mouvements de capitaux et la globalisation des marchés. Mais des études récentes mettent en évidence le résultat décevant de certaines ; une fusion sur deux se solderait par un échec.

Dans la pratique, en effet, les économies d’échelle se révèlent moins fortes qu’espérées et les problèmes de gestion du rapprochement plus importants que prévus.

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