Atelier de faïences Yvonne Rigo et fils





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titreAtelier de faïences Yvonne Rigo et fils
date de publication19.05.2017
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Dossier de presse

La Faïence fine d’Apt
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Sommaire

Histoire et patrimoine



  • La Faïence fine d’Apt : patrimoine vivant, outil de développement

  • À travers les siècles

  • Histoires de familles et de personnalités

  • Secret de faïence

  • Un musée différent


Les faïenciers



  • Christine Jouval-Marcel – Apt faïences Luberon

  • Pascale Mestre – Faïences et créations

  • André Nouaille Degorce – L’atelier de Berdine

  • Atelier de faïences Yvonne Rigo et fils

  • Centre Tourville les Ramades

  • Jean-Claude Savalli – Faïencerie d’Apt

  • Tomettes et carreaux: Jean Deïana, l'héritier


Chronologie
Contacts


Visuels disponibles sur demande : « La faïence fine d’Apt »
et autres thématiques (poteries, villages, paysages du Luberon, patrimoine, etc.).


La Faïence fine d’Apt : patrimoine vivant, outil de développement

Faïences et plus largement terres cuites, ocres et fruits confits : tel est le socle sur lequel Apt et son pays ont construit leur économie pendant des siècles. Des secteurs d’activité qui, tout en ayant connu des fortunes diverses, ont cependant traversé l’histoire pour être encore d’actualité.
C’est vrai qu’il est loin le temps où les faïences d’Apt inondaient les marchés des grandes villes de la région. On était au XIXe, ce siècle, qui fut le témoin, en quelques décennies, de l’apogée et du déclin du secteur. Mais il y a toujours eu une flamme, tantôt vacillante, tantôt robuste, pour que ne s’éteigne pas un savoir-faire ancestral, celui de la faïence fine et des terres mêlées. Flamme protégée par quelques artisans, voire artistes. Grâce à eux, les belles pièces ne sont toujours pas condamnées à être seulement exposées derrière les vitres d’un musée ou sur une table d’antiquaire. Elles font souvent partie du quotidien des familles d’ici dont les racines puisent leur vie dans les terres colorées du Luberon.
Aujourd’hui, cette activité faïencière devient emblématique d’un territoire par la volonté de ceux qui l’administrent. Certes il n’est plus question d’industrialisation, mais bel et bien de contribuer à la reconnaissance et à la pérennisation de techniques qui appartiennent au patrimoine, pour hisser Apt et son pays au niveau d’autres creusets de la faïence de luxe. Pour aussi en faire un outil de promotion touristique élégant et fascinant. Car s’ils travaillent encore, pour une partie de leur activité, sur des moules « historiques », les nouveaux faïenciers développent des formes en adéquation avec les tendances actuelles tout en proposent des coloris dans l’air du temps en usant des pigments avec goût et talent, procurant ainsi à leurs productions une modernité séduisante.
Alors, faire savoir le savoir-faire : telle est la volonté affichée désormais sur ce territoire afin que les nouveaux faïenciers puissent poursuivre leur route sur les chemins de la création tout en perpétuant la tradition.

À travers les siècles

La naissance

À quelques kilomètres d’Apt, c’est dans le petit village de Castellet que tout a commencé. En 1728, exactement, lorsque Claude Moulin, prieur du lieu, demande à son neveu César de venir le rejoindre pour s’occuper de ses affaires. César est le fils d’un potier aptésien et comme les affaires de l’oncle ne lui prennent pas tout son temps, il demande à ce dernier de pouvoir s’essayer à la réalisation de faïences. Claude Moulin demande audience au seigneur du Castellet, le baron Brancas, et sollicite son accord pour créer une faïencerie. Le baron accepte sans restriction et César Moulin réalise rapidement ses premières pièces en faïence fine. Pendant vingt ans, la terre, l’eau, le feu font partie du quotidien de l’artisan. Puis, un jour, les habitants du village reprochent à César Moulin, et à sa petite entreprise prospère, d’être responsable du déboisement de la montagne aux alentours. Une délégation s’en va à Aix-en-Provence porter plainte auprès de Mgr de Brancas, l’Archevêque. Ce dernier, avec un bon sens évident, demande au faïencier de payer une redevance de 100 livres par ans pour le bois. Ce qui sera fait jusqu’à l’extinction du four à la mort de Claude-César Moulin, petit-fils de César, en 1852.
Les faïences de Castellet sont réputées pour leur couleur jaune très particulière. César Moulin travaillait aussi avec des ouvriers venus d’Italie, artisans de talent, réputés pour la finesse de leurs créations. On leur doit certainement quelques-unes des plus belles statuettes connues, notamment « Les Quatre saisons » exposées au Musée d’Apt.

La prospérité

Quarante ans, après l’ouverture de la fabrique paternelle à Castellet, deux des fils de César Moulin partent à Apt créer leur propre fabrique. C’est à eux que l’on doit l’émergence de la faïence fine jaspée, née de la cuisson de terres mêlées, vraisemblablement de l’argile d’Apt et de l’argile de Castellet. L’un des frères mourra sans descendance, la fille du second épousera un fils de faïencier de Moustiers, Joseph-Jacques Fouque. C’est Claire Fouque, veuve Arnoux, qui rachètera la fabrique en 1799, rallumant les fours des frères Moulin. D’autres familles ouvrent des fabriques et à la fin du XVIIIe siècle, quatre ateliers de faïences fines sont réputés et obtiennent des commandes publiques. Au début du XIXe siècle, les fabriques se multiplient à Apt. On en compte rapidement plus d’une douzaine à l’ouest de la ville qui bordent la route d’Avignon. La production devient industrielle et des fours géants sont en activité comme celui de la fabrique Esbérard ; dix mètres de haut, huit foyers : four d’enfer pour tonnes de faïences. C’est l’époque où les professionnels d’Apt optimisent la production et pallient la disparition de grands ateliers à Marseille, Moustiers ou Varages. Ils répondent à la demande des grands marchés urbains. Les formes se simplifient et la faïence fine devient accessible à toutes les bourses. Nous sommes en 1840 ; c’est l’âge d’or.

Le déclin

L’embellie sera de courte durée. À partir de 1865, les fabriques vont fermer les unes après les autres, victimes de la concurrence de nouvelles unités de fabrication en Provence et Languedoc. Puis il y a de grosses difficultés pour trouver le bois qui chauffera les fours. En Angleterre ou à Sarreguemines, les faïenceries s’installent à proximité des mines de charbon réduisant ainsi leurs coûts. C’est l’arrivée du chemin de fer à Avignon et Marseille qui portera le coup fatal. Dans les wagons, les faïences de Choisy-le-Roi, Creil et Montereau arrivent ici. Elles sont à la mode et peu coûteuses. Alors quelques industriels tentent de diversifier leur production, mais les marchés visés sont des niches trop étroites pour assurer la survie. Et peu avant la première guerre mondiale tous les ateliers industriels ont disparu.

L’espoir

Ce sont quelques hommes de l’art, formés dans les ateliers industriels, qui vont entretenir la flamme de la faïence d’Apt. Léon Sagy, André Bernard, Félix Guende, entre autres, deviennent artistes artisans. Certains seront suivis dans leur travail par leurs descendants, d’autres formeront des passionnés. Au siècle dernier, la faïence à Apt c’est surtout une histoire de familles et de quelques individualités, comme Antony Pitot. Des artistes dont se revendiquent à demi-mots quelques-uns des nouveaux faïenciers. Force est de constater qu’au fil des heures, heureuses ou malheureuses, des moules ont été donnés (ou achetés) et des éléments d’ateliers transférés. Ce qui fait qu’ici le patrimoine vit encore, …

Histoires de familles et de personnalités

Au commencement il y eut les Moulin. César, créateur de la fabrique à Castellet en 1728. Deux de ses fils, Claude-François et Barthélemy, partirent fonder leur atelier à Apt. Le troisième fils, César, prit la suite du père à Castellet avant de passer la main à son fils Claude-César. À la mort de ce dernier, les fours s’éteignent dans le village.
L’un des deux frères Moulin partis à Apt a une fille qui épousera Joseph Jacques Fouque. Et c’est une Fouque, Claire, la veuve Arnoux, qui achètera la fabrique des frères Claude-François et Barthélemy Moulin. L’atelier prospère en cette fin de XVIIIe siècle, tout comme celui d’Elzéard Bonnet qui passera ensuite la main à son fil avant que la manufacture ne soit vendue à Coupigny puis à Bernard Delacroix.
Cyrille Julien dirige, lui, une fabrique à la Cucuronne. Il est le seul à avoir tenté l’expérience de la faïence blanche en période de crise.
Après la première guerre mondiale, Léon Sagy, qui a appris le métier chez Bernard Delacroix, va relancer la tradition de la faïence fine d’Apt. Il est à l’origine de la technique des terres flammées. Sept de ses créations sont au musée national de la céramique de Sèvres.
Mais le siècle dernier sera marqué par la dynastie des Bernard-Faucon.

En même temps que Léon Sagy, André Bernard crée sa fabrique. Son fils Joseph travaille à ses côtés et sera un fameux faïencier. À Apt, où ses terres mêlées sont très recherchées, mais aussi au Maroc où il créera l’institut Royal de la céramique de Rabat à la demande du Roi Hassan II. Son petit-fils Jean ne perd pas une miette de l’enseignement de son grand-père. À la mort de ce dernier, il ouvre un atelier à Apt qui gagnera très rapidement une réputation dépassant largement les frontières.
Pendant 25 ans, Jean dirigera l’atelier avant de disparaître brutalement en 2001. Pierre, son frère, aventurier dans l’âme, ne se destinait pas à travailler la faïence. Il s’y était cependant intéressé en fréquentant l’atelier de son grand-père puis celui de son frère. Et il prend la relève. Hélas, quatre ans plus tard, Pierre disparaît à son tour brutalement en pratiquant son autre passion : le parapente.
Aujourd’hui, c’est la mère de Jean et Pierre, Mady Faucon, fille de Joseph Bernard, qui entretient la mémoire de cette dynastie de faïenciers.
Et comme si une malédiction avait frappé, deux élèves de Jean Faucon, Luc Jacquel et Benoît Gils, qui ont créé leur atelier à la suite du décès de leur « maître », disparaîtront eux aussi, prématurément.
Autre grande personnalité de la faïence d’Apt, Antony Pitot qui a travaillé un temps à Goult aux côtés des Faucon.

Secret de faïence

Faïence fine
Elle se distingue des autres catégories de faïences par son émail transparent, semblable à du verre, fait de silice et d’oxyde de plomb. Cette transparence laisse voir la texture de la terre cuite et sa couleur. Le faïencier peut jouer avec les couleurs de la pâte mais est obligé d’utiliser une terre lavée à texture fine et homogène. C’est cette texture qui donne son nom à la faïence fine.
Faïence jaune
C’est la couleur des premières faïences fines réalisées à Castellet. Elles imitent les formes d’argenterie et d’orfèvrerie : plats et assiettes à bords chantournés, aiguières et bassins ornés de jeux d’enfants avec des animaux, bols à bouillons au décor «grain de riz».
Faïence jaspée (ou terres mêlées)
La technique de la faïence jaspée consiste à mêler des terres de différentes couleurs de façon à obtenir des aspects marbrés à la surface du tesson. Les différences de ton entre les couleurs seront rehaussées par la transparence et la brillance de l’émail.
Faïence flammée
C’est une technique de terres mêlées qui donne l’illusion de flammes colorées qui montent le long de la pièce.
Un musée différent

À l’heure où la volonté est de redonner à la faïence fine du pays d’Apt une vraie place dans l’économie locale, par la promotion des nouveaux faïenciers, ces « artisans-artistes » tournés vers la modernité sans renier leurs racines, elle est aussi de lier intimement au tourisme les autres activités industrielles patrimoniales du pays : les ocres et les fruits confits.
Dans ce cadre, le Musée de l’aventure industrielle, installé dans une partie de l’ancienne usine de fruits confits Marliagues en centre-ville, trouve toute son importance. Venant compléter les grands frères consacrés l’un à la paléontologie et la géologie, l’autre à l’histoire et l’archéologie, il ferme une boucle de façon magistrale et spectaculaire, tout en laissant une porte grand ouverte sur le siècle qui vient de s’ouvrir et les évolutions technologiques dont il devrait être témoin. On peut y découvrir l’histoire de la faïence fine en pays d’Apt en parcourant les salles qui lui sont consacrées. Des pièces uniques y sont exposées et témoignent de la qualité artistique de ceux qui les créaient.
Le musée de l’aventure industrielle du pays d’Apt a fêté, en 2013, son dixième anniversaire. Et si la grande exposition organisée à cette occasion avait pour titre : «L’aventure continue, lumière sur les entreprises innovantes», ce n’était pas le fait du hasard, on s’en doute. Car si l’argile, l’ocre et les fruits confits sont le socle historique de l’économie locale, d’autres piliers modernes, innovants, à la pointe de la technique, sont, depuis, venus solidifier l’édifice industriel de cette vallée entre plateau d’Albion et Luberon. Luminaires, prothèses et pièces industrielles et médicales en silicone, entreprises œuvrant dans le domaine de la santé à travers des activités liées à la recherche, à l’innovation et à l’esthétique y prospèrent.
Plus que jamais ce Musée de l’aventure industrielle a sa place au cœur de la ville d’Apt.


Contact : Musée de l’aventure industrielle du Pays d’Apt - Place du Postel 84400 Apt

T. 04 90 74 95 30

Ouvert de juin à septembre : du lundi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h30 - d’octobre à mai : du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 17h30.
Christine Jouval-Marcel Apt faïences Luberon

« La faïence c’est toute ma vie » : c’est le cri du cœur de Christine Jouval-Marcel. Il faut dire qu’elle est née à Roussillon, patrie de l’ocre en Luberon. Dès son plus jeune âge, elle réalise des poteries ; c’est sa passion. Alors, au fil des ans, elle va se donner les moyens de l’assouvir de fort belle façon. Elle débute son « apprentissage » chez Mme Kessler (atelier Buisson-Kessler) qui compte parmi les meilleures céramistes de la région. Elle restera un temps auprès des frères Julien, à Saignon, avant de fréquenter pendant quatre ans dans l’atelier de Luc Jacquel, lui-même formé par Jean Faucon. Luc Jacquel qu’elle érige au rang de maître et dont elle tient à perpétuer la mémoire.
Christine Jouval-Marcel a installé, depuis peu, son atelier là où se trouvait l’une des faïenceries industrielles d’Apt.
Nombre de ses moules lui ont été donnés par les frères Julien. Elle en possède aussi quelques-uns ayant appartenu à de grands anciens de la faïence. Sa production fait preuve d’une grande personnalité et d’une belle finesse. Maîtrisant la technique des terres mêlées, elle veut évoluer, tout en préservant ses racines, vers des créations plus contemporaines.
Elle travaille beaucoup sur les couleurs, notamment les bleus et les gris, et ses créations sont empreintes d’une sensibilité toute féminine. Un travail qui s’inscrit délibérément dans l’optique de la modernité sans rien renier des bases traditionnelles.


contact : Christine Jouval-Marcel – Faïences Christine Jouval
575 avenue Victor Hugo - Quartier des Ocres 84400 Apt

P. 06 73 61 79 56 christine-84@orange.fr

Pascale Mestre Faïences et créations

Tout comme Antony Pitot, Pascale Mestre a été l’élève, du côté de Goult, du céramiste Nils Descotes-Genon avant de voler de ses propres ailes. Elle s’est fait connaître, dans un premier temps, par ses figurines et ses santons. Puis, petit à petit, elle a goûté à la faïence fine et aux terres mêlées pour, finalement se lancer définitivement dans la réalisation d’objets d’art de la table dont la qualité témoigne d’une belle maîtrise de la technique par l’artiste. Elle n’en abandonne pas pour autant les figurines qu’elle modèle à la perfection.


Pascale Mestre propose des modèles aux formes modernes et épurées. Son travail sur les oxydes, cobalt, cuivre, chrome, est à la base de tons nouveaux. Elle a une façon très particulière de préparer les argiles, lui permettant de réaliser des motifs surprenants et très personnels. Ses collections pour les arts de la table, notamment le modèle « Castel » en noir et blanc, ne laissent pas insensibles et les pièces, modulables, sont des plus fonctionnelles.


Contact : Pascale Mestre - Hameau Les Cliers 84490 Saint Saturnin lès Apt

T. 04 90 72 02 62 ou 06 76 37 60 78

Boutique de vente : route d’Apt Coustellet 84220 Cabrières d’Avignon
contact@faiences-et-creations.com
site web : www.faiences-et-créations.com
André Nouaille Degorce L’atelier de Berdine

André Nouaille-Degorce est un « berdinois ». Pendant des années, sur les hauteurs, à une bonne demi-heure de route d’Apt, il a participé à la restauration de la Berdine, grand hameau, terre d’accueil et d’insertion, ou de re-insertion, pour les personnes en rupture de société. Il y faisait aussi le pain. D’ailleurs, il n’hésite pas à trouver des points de similitude entre l’activité de boulanger à celle de créateur de faïences comme la réalisation de fleurs en pâte d’amandes ou en sucre et le pastillage. L’homme est secret, mais ses yeux pétillent lorsqu’il travaille la terre et vous accueille dans son atelier. C’est en pratiquant le parapente qu’il a fait la connaissance de Pierre Faucon. Les deux hommes s’estiment mutuellement et lorsque Jean Faucon disparaît, son frère Pierre demande à André Nouaille-Degorce de venir travailler à l’atelier avec lui. Pendant quatre ans, le « berdinois » va apprendre les techniques des terres mêlées, mais va aussi se perfectionner dans la décoration. Et aujourd’hui encore, il ne cesse de faire des recherches pour pouvoir réaliser les fleurs de faïence les plus fines possible qui iront décorer des pièces 18e ou 19e.
A l’atelier son travail est reconnu et lorsque Pierre Faucon décède accidentellement, André Nouaille-Degorce propose d’ouvrir un atelier à la direction de Berdine ; proposition acceptée. Il aura le grand honneur de se voir remettre par Mady Faucon, la mère de Jean et Pierre, le four, le tour ainsi que des moules de l’atelier Faucon. Une belle reconnaissance de la qualité de son travail et beaucoup de fierté pour le créateur.
Les faïences d’André Nouaille-Degorce sont d’une grande finesse. Tout en demeurant chics et classiques, elles renouvellent cet art par des recherches sur les formes et les couleurs. La modernité dans la tradition, en quelque sorte. De la belle ouvrage.


Contact : Atelier de Berdine - Les basses Courennes 84750 Saint Martin de Castillon

T.06 78 29 91 10
Atelier de faïences Yvonne Rigo et fils

C’est à Annot que les Rigo sont entrés en faïence dans les années 1980. Yvonne, la créatrice, est Belge. Alain, son époux, est retraité de l’armée. C’est un parfait autodidacte. La majeure partie de leur production est consacrée aux Moustiers. En 1986, la famille Rigo s’établit à Apt, poursuivant, dans un premier temps, la fabrication de faïences provençales et de Moustiers.
C’est là qu’en 2001 Yvonne Rigo va expérimenter ses premières terres mêlées. Elle va progressivement utiliser les ocres dans ses mélanges, tant et si bien que la société des ocres de France va lui commander des expérimentations. Aux dires de son époux, Yvonne Rigo est aussi une émailleuse hors pair. Elle ne laisse d’ailleurs le soin à personne de tremper les pièces dans le bain de silice avant que la cuisson ne transforme la couche laiteuse en une brillante surface.
Autre secret de ces artisans d’art : la terre utilisée vieillit dans une cave pendant quelques mois dans de grands bidons emplis d’eau. Oui, l’argile est comme le bon vin et révèle ses qualités après vieillissement. La production d’Yvonne et Alain Rigo est très riche et les collectionneurs de leurs pièces sont nombreux dans le monde.
À leur savoir-faire s’est ajouté, il y a quelques années, celui de leur fils Benoît. Après des études de génie civil puis au Centre National d'Initiation de Formation et de Perfectionnement de la poterie et du grès, ce dernier est arrivé pour s’imprégner des techniques ancestrales et « classiques » en apportant aussi sa touche personnelle puisqu’il a développé la technique du tournage. Tout en restant dans des tons « maison » (jaunes, orangés, bruns plus ou moins prononcés), les pièces tournées gagnent en modernité.


contact : Atelier de faïences Rigo - 98 rue de la République 84400 Apt
T. 04 90 04 74 66 faiences.rigo@orange.fr

Jean-Claude Savalli Faïencerie d’Apt

Derrière son épaisse moustache, Jean-Claude Savalli cache une réelle sensibilité. Cet ancien militaire de carrière s’est reconverti sur le tard dans la faïence fine. Par passion pour le matériau, mais aussi pour les possibilités de créations qu’il offre. Pendant deux ans, il a appris les uns après les autres les gestes et les techniques car, comme il se plaît à dire : « Il n’y a pas d’art sans technique». Et une fois intégrée la technique, l’homme s’est mis à créer.


Une période « d’apprentissage » au cours de laquelle il fréquente, nous dit-il, le compagnon de sa nièce qui n’est autre que Jean Faucon. Et toujours selon ses dires, c’est ce dernier qui lui a confié les secrets du «flammé». Cette technique, inventée par Léon Sagy et par Joseph Bernard, de terres mêlées qui donne l’illusion de rangées de flammes montant le long du corps d’un vase. Jean-Claude Savalli est celui qui a développé dans ses faïences la technique de la mosaïque.

Ses œuvres originales sont aussi recherchées pour les motifs de leurs décors, papillons, lézard, serpents. Et s’il travaille sur des moules ayant appartenus à Antony Pitot, il fait réaliser ses propres moules par l’atelier Baragona qui, à Vallauris, créait les moules de Picasso, Gerbino ou encore Jean Marais, ...
Contact : Faïencerie d’Apt - 20 rue Eugène Brunel 84400 Apt. T. 06 62 48 00 87
faienceapt@sfr.fr
site web : www.faience-apt.fr

Centre Tourville les Ramades

Non loin d’Apt, à Caseneuve, l’ESAT (Établissement et Service d’Aide par le Travail) Tourville « Les Ramades » est connu pour la qualité des fromages de chèvre qui y sont produits et par l’activité d’entretien des jardins et espaces verts qui y est pratiquée. Conditionnement d’ocre et d’essence de lavande font aussi partie du quotidien des pensionnaires du centre.
Il y a un peu plus de deux ans, un atelier de poteries et de faïences a été mis en place sous la responsabilité de Françoise Navez. Une activité de soutien qui a pour mission première le développement de l’expression artistique des pensionnaires. Une petite production d’objets utilitaires en terres mêlées et raku est générée par cet atelier. Production vendue à Apt par les bénévoles du centre.


contact : Bruno Desseigne - Centre Tourville les Ramades – Les Gondonnets 84750 Caseneuve

T. 04 90 74 03 83 esat@apeiapt.fr

Boutique de vente : 57 rue Saint Elzéar 84400 Apt

site web : esat.tourville.free.fr/frame.htm
Tomettes et carreaux : Jean Deïana, l'héritier

C’est une belle histoire que celle du grand four de la société Les Terres Cuites du Luberon où Jean Deïana cuit aujourd’hui ses carreaux. Ce four, il s’en servait alors qu’il était contremaître chez Benoît Vernin. Ce four, c’est lui qui allait l’éteindre et le conditionner pour une destination lointaine où il allait même le convoyer. Et c’est ce même four que Jean Deïana rachetait quelques années plus tard pour en faire celui de son entreprise créée en 1982.
Carreaux, tomettes, … Pendant l'âge d'or de la faïence aptésienne, les industriels se sont aussi tournés vers les céramiques architecturales. Ainsi des tuileries et des briqueteries étaient en activité comme en témoignent les signatures relevées sur les terres cuites. Nombreux étaient ceux qui réalisaient aussi des tomettes et des carreaux. Certains faïenciers, eux, créaient des carreaux fort prisés par les propriétaires de grands mas et de bastides. Mais ce secteur d'activité a lui aussi été touché par la crise et a progressivement disparu, tout au moins sous son aspect industriel.
Aujourd'hui, à quelques encablures du Pont Julien, Jean Deïana est le seul à poursuivre la fabrication de carreaux du pays d'Apt. Il y réalise, de façon artisanale, des carreaux de terre cuite simples, mais aussi des séries émaillées, des carreaux de terres mêlées, d'autres décorés. Vasques, plans de travail, plateaux de tables en terre cuite sont aussi à son catalogue d'une belle richesse. Un travail effectué à l'ancienne, dans les règles de l'art !


contact : Les Terres cuites du Luberon – Jean Deïana – Quartier Le Pont Julien
Chemin de Saint Eyriès 84480 Bonnieux

T. 04 90 74 07 52 T. 09 50 32 31 55 contact@les-terres-cuites-du-luberon.com
site web : http://les-terres-cuites-du-luberon.com

Chronologie

1728 : César Moulin ouvre son atelier à Castellet. Son fils César « junior » lui succèdera.

1768 : Claude François et Barthélemy Moulin, 2 autres fils de César, ouvrent leur atelier à Apt.

1775 : L’atelier Moulin invente la technique des terres mêlées, faïence fine jaspée ou terre de brocatelle.

1790 : Joseph-Jacques Fouque épouse Rosalie, la fille de Barthélemy Moulin.

1790 : Naissance de l’atelier d’Elzear Bonnet.

1799 : Claire Fouque, veuve Arnoux, achète l’atelier des frères Moulin et y rallume le four.
1822 : À Castellet, Claude César Moulin hérite de l’atelier de son père et de son grand-père.

1845 : Esbérard crée son atelier.

1850 : Jean-Baptiste Etienne Bonnet, fils d’Elzear, cède son atelier à Coupigny.

1852 : Décès de Claude-César Moulin et fermeture de l’atelier de Castellet.

1870 : Coupigny cède son atelier à Bernard de la Croix.

1870 : Cyrille Julien acquiert la fabrique de Bonnet du Pont.
1830-1865 : Les grands noms de la faïence aptésienne sont Bonnet, Martin, Coupigny, Reybaud, Esbérard, Seymard, Brémond, Aguilhon, Zircher.
1915 : André Bernard ouvre son atelier où il forme son fils Joseph.

1918 : Léon Sagy s’installe comme artisan d’art. Il travaille avec un autre faïencier dont on sait peu de choses : Félix Guende.

1942 : Joseph Bernard installe son atelier.

1948 : Mady, fille unique de Joseph Bernard, épouse Francis Faucon. Elle aura trois fils Jean, Pierre et Bernard.

1957 : Rénovation de l’atelier Joseph Bernard.

1968-1969 : Création de l’Institut Royal de Céramique. Il sera dirigé par Joseph Bernard.

1973 : Décès de Joseph Bernard. Son épouse Odette va assurer la continuité secondée par Jean Faucon.

1976 : Reprise de l’atelier de Joseph Bernard par Jean Faucon, son petit-fils.
2001 : Décès de Jean Faucon. Reprise de l’atelier par Pierre Faucon, son frère.

2005 : Disparition accidentelle de Pierre Faucon. Fermeture définitive de l’atelier.

Contacts

Communauté de communes Pays d’Apt Luberon

Maison du Pays d’Apt Chemin de la Boucheyronne

84400 Apt

T. 04 90 04 49 70

david.leglinel@paysapt-luberon.fr

www.cc-paysapt.fr/



  • Office de tourisme Provence en Luberon – Pôle projets – Relations presse

20 avenue Philippe de Girard

84400 Apt

T. 04 90 74 70 24

martine.dicicco@paysapt-luberon.fr

www.luberon-apt.fr

Dossier de presse « Faïences et poteries du Luberon »

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