Bulletin hebdomadaire n° 1014 du lundi 20 décembre 2004





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date de publication16.02.2017
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Bulletin hebdomadaire n° 1014 du lundi 20 décembre 2004

SOMMAIRE



L'evenement
Hôpitaux psychiatriques : l’urgence

par Serge Plenier
Monde
La Turquie peut croire au Père Noël
par Jean Étèvenaux


Economie
Distorsions agricoles : plus on produit, plus on est pauvre !

par Augustin Frontenac
Religion
Le Tout Autre et le Tout Proche

par Gérard Leclerc
Magazine
Pourquoi plusieurs Noël ?

par Jean Gabriel Delacour
Humeur
L’énigme du supporter

par Erwan Violin
Ruralia,
La croix rouge voit rouge

par Christiane Papineau
Livres,

par Catherine Pauchet
D’un jour a l’autre

Evenement

par Serge Plenier


Hôpitaux psychiatriques : l’urgence



Le double assassinat à l’arme blanche d’une infirmière et d’une aide-soignante du Centre hospitalier psychiatrique des Pyrénées, à Pau, avec toute son horreur, aura du moins cruellement souligné le délabrement de l’institution psychiatrique française. En annonçant un moratoire sur les suppressions de lits déjà planifiées, Philippe Douste-Blazy, ministre de la Santé, a révélé que le démantèlement du secteur hospitalier psychiatrique était toujours à l’œuvre.

L’hôpital psychiatrique a toujours été le mal aimé des institutions hospitalières. L’hôpital traditionnel, celui où l’on soigne le corps, rassure. L’hôpital psychiatrique, que beaucoup appellent encore "asile de fous", fait peur. Ses malades font peur, mais aussi la perspective de devoir y interner l’un de nos proches. Et puis il y a la légende noire des cellules capitonnées et de la camisole de force (aujourd’hui délaissée au profit de la "camisole chimique"). Gouvernements et administrations demeurent toujours mal à l’aise devant le secteur le plus ingrat de la santé publique.

Aujourd’hui, les résultats désastreux de cette politique, ou plutôt de cette absence de politique, apparaissent au grand jour. Il y a d’abord le manque chronique de moyens financiers. C’est ainsi qu’au CHP des Pyrénées, le report de charge (en gros le déficit) pourrait atteindre deux millions d’euros. A côté de l’aspect strictement financier, il y a aussi, et peut-être surtout, la raréfaction des moyens humains. C’est ainsi que, toujours à Pau, la suppression de 54 postes d’infirmiers et d’infirmières était programmée par l’administration.

Bien entendu, tout cela rejaillit sur le traitement des malades. Aujourd’hui, de tous côtés les langues se délient. Ici, on évoque ces trente malades dont doivent s’occuper deux infirmiers, ailleurs ce sont des malades légers cohabitant avec des névrosés profonds et dangereux. Partout, la vétusté, l’insécurité voire la violence. Quant aux malades, ils sont trop souvent "libérés" des établissements avant leur guérison à cause du manque de places.

Bien entendu, cette situation catastrophique a des conséquences sur les vocations. Le nombre des candidats au poste d’infirmier psychiatrique ne cesse de baisser, surtout chez les hommes, pourtant indispensables dans le secteur. Plus grave encore, aujourd’hui, plus de 700 postes de médecin psychiatre sont vacants dans les HP.

Après le drame de Pau, Philippe Douste-Blazy a annoncé qu’il avancerait la présentation de son "plan de santé mentale", initialement prévue en février. Ce plan, doté de 200 millions d’euros, devrait prévoir notamment la liaison des services d’urgences et de certains services psychiatriques au commissariat de la commune. D’autres mesures sont bien évidemment à l’étude.

Cela sera-t-il suffisant ? On ne peut qu’en douter. La réforme de l’hôpital psychiatrique est d’abord une question de fond. En finir avec la vétusté, recruter de nouveaux personnels infirmiers, assurer la sécurité des établissements et un traitement décent des malades passe d’abord par la fin d’une logique purement comptable. Aujourd’hui, 1 million de malades sont suivis dans les hôpitaux psychiatriques, tandis que le nombre des patients suivis a augmenté de plus de 60 % en dix ans. 15 % de nos compatriotes souffrent aujourd’hui de troubles mentaux plus ou moins graves.

Il aura fallu le drame de Pau pour que les Français découvrent que la réforme de nos institutions psychiatriques ne peut plus attendre.

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Monde

par Jean Étèvenaux


La Turquie peut croire au Père Noël



Ils s’étaient donné le mot : les dirigeants de l’Union européenne ont joué au Père Noël avec la Turquie. Les 16 et 17 décembre, on a vraiment eu l’impression que, en dehors des craintes ouvertement affichées pour donner le change sinon même pour amuser la galerie, le seul objectif réel des chefs d’État et de gouvernement réunis à Bruxelles consistait à obtenir à tout prix un accord avec Ankara. Du coup, le Premier ministre turc n’avait qu’à attendre, faisant monter la pression — “ mon avion est prêt à décoller ” — lorsque lui était proposé un texte ne recueillant pas son assentiment.
Refusant toute promesse écrite, Recep Tayyip Erdogan s’est bien gardé de reconnaître formellement la République de Chypre dont ses troupes occupent toute la partie nord ! Il a également obtenu que ne soient pas mises en œuvre des “ clauses de sauvegarde permanentes ” qui auraient limité la libre arrivée des travailleurs turcs dans les pays de l’Union. Enfin, il reste maître de définir le contenu du “ lien fort ” que Jacques Chirac avait voulu établir si la Turquie n’était finalement pas admise dans l’Union. Et peut-on rappeler aussi les propos de notre ministre des Affaires étrangères qui, le 13 décembre encore, affirmait à Bruxelles que “ la Turquie devra faire ce travail de mémoire et reconnaître cette tragédie arménienne ” ? Il est vrai que, le même jour, Ankara laissait croire à un “ signal ” très rapide sur la reconnaissance de Chypre…
Plus profondément, la question apparaît fort simple : la Turquie fait-elle ou non partie de l’Europe ? Il convient d’ailleurs d’aller au-delà des aspects institutionnel, démographique et budgétaire de l’intégration à l’Union européenne : il faut examiner la compatibilité de ce pays avec la culture européenne. Comme le pressentent bien des gens, le problème est de savoir si les Turcs sont des Européens, s’ils participent du passé et des traditions sur lesquels s’est fondée l’Europe. Comme l’a écrit récemment Laurent Fabius, “ on ne peut faire l'Europe sans tenir compte de la géo­graphie et de l'Histoire. […] La géographie laisse certes une marge de manœuvre aux Européens, mais elle leur montre aussi ce qui serait une absurdité. Quant à l'Histoire, elle témoigne que l'Europe constitue une communauté culturelle qui vient de loin et s'est lentement construite, en parti­culier au Moyen Âge. ” Et d’ajouter que, à ses yeux, “ le centre de gravité ” de la Turquie “ est ailleurs ” (Une certaine idée de l’Europe, Plon, Paris, 2004, pp. 64-65).
Il n’est pas sans intérêt de rappeler d’où viennent ceux que, globalement, on appelle les Turcs. Comme pratiquement tous les autres “ Barbares ” — Francs et autres Germains, Bulgares et autres Slaves, par exemple — arrivés avant eux dans le cul-de-sac européen, ce sont des Asiatiques. Ils proviennent des confins de ce que l’on a appelé pendant des siècles les empires russe et chinois ; aujourd’hui, ils se trouvent éparpillés sur une douzaine d’États, qui vont de l’Asie centrale au Caucase : Chine, Mongolie, Russie, Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Turkménistan, Ouzbékistan, Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie et Turquie. Bien qu’il faille tenir compte d’autres apports, notamment iraniens et arabes, la dominante est restée turco-mongole, souvent dénommée tatare [ou tartare], avec énormément de variantes et de sous-groupes. Il est également vrai que, au cours de leur expansion vers l'ouest, les peuples turcophones ont de plus en plus assimilé au moins une partie de leurs nombreux prédécesseurs. Ils auraient donc pu devenir européens.
Toutefois, une évolution propre s’est dessinée. En Asie centrale, les confédérations turques présentes avant l'islam partageaient une langue et un mode de vie communs. Le Xe siècle marqua un tournant majeur dans leur conversion : l’islam s'implanta, à la faveur de rivalités tribales, dans la puissante confédération des Qarluq. À partir de là, on assista à un processus général de turquisation-islamisation. Après la première tentative des Seldjoukides, une nouvelle dynas­tie apparut en 1290, fondée par Osman qui lui donna son nom. Les Osmanlis ou Ottomans franchirent le détroit des Darda­nelles en 1357, débarquant ainsi pour la première fois en Europe, s’étendant petit à petit de la Serbie à l’Ukraine et s’emparant de Constantinople le 29 mai 1453. Pour des siècles, les habitants chrétiens furent soumis au statut du millet, régime de communauté minori­taire aux droits limités, analogue à l'état de dhimmitude des pays arabes.
Certes, l’empire ottoman disparu au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Turquie devint laïque avec Mustapha Kemal, dit Atatürk. Obsédé par la Révolution française, ce nationaliste n’hésita pas à lutter contre ceux en lesquels il voyait les ennemis de son pays : à l’extérieur, les Français et, à l’intérieur, tous les non-Turcs, notamment les Grecs, les Arméniens et les Kurdes, exterminés ou expulsés. Voilà ce qu’a été sa laïcité, aujourd’hui garantie par une armée n’ayant pas vraiment renoncé à des méthodes qui ne sont pas tout à fait celles du Père Noël.
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Economie

par Augustin Frontenac

Distorsions agricoles : plus on produit, plus on est pauvre !



Alors que l’on parle, déjà, de l’intégration de nouveaux membres au sein de l’Union Européenne, la publication des chiffres du revenu agricole marque fortement le débat. Quand le revenu agricole des nouveaux adhérents a augmenté de 50,3% en 2004, il a progressé de 0,8% dans l’Europe des quinze, a diminué de 11,5% aux Pays Bas et de 3,7% en France.

Dominique Bussereau, qui vient de succéder à Hervé Gaymard, a eu beau jeu de demander à son prédécesseur, lors de la passation de pouvoir, “ beaucoup d’argent ”, alors que ce dernier vient de prendre les rênes du Ministère des finances. Les agriculteurs vont vraisemblablement appuyer leurs revendications sur ces chiffres.

Cette baisse des revenus est d’autant plus mal perçue que les récoltes de 2004 ont été bien meilleures que celles des années précédentes. Le prix du pétrole n’est plus une explication suffisante. La baisse des subventions européennes, le jeu du marché et le cours de l’Euro apportent des explications plus convaincantes à l’appauvrissement des agriculteurs.

Le récent débat, qui n’est toujours pas clos, sur la baisse des prix dans la grande distribution accroît l’inquiétude des agriculteurs. Dans le débat de géant qui oppose ministre, distributeurs et multinationale, ils se sentent bien démunis et craignent de se voir imposer une nouvelle réduction de leurs marges.

C’est ainsi que, tous alignés, les syndicats agricoles ont rappelé, immédiatement après la publication des chiffres de l’INSEE et d’Eurostat, que la baisse des prix ne pourrait plus avoir lieu qu’en aval de la filière, et non en amont. En clair, la réduction des prix passera par la baisse des marges des distributeurs, pas des producteurs agricoles.

Tous attendent beaucoup de la future loi de modernisation agricole qui sera présentée en 2005 et entrera en application l’année suivante. Ils espèrent y trouver les protections qui aujourd’hui leur font défaut. Les juristes, eux, s’interrogent : quelles protections spécifiques à l’agriculture française pourraient être consacrées par la loi française sans entrer en conflit avec les règles communautaires et internationales ?

Le nouveau ministre de l’Agriculture, qui est réputé être l’un des plus fidèles amis de Jean-Pierre Raffarin, aura probablement besoin de tout le soutien du Premier ministre pour faire face aux crispations du milieu agricole, au dogme de la rigueur budgétaire et aux exigences communautaires.
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Magazine

par Jean Gabriel Delacour


Pourquoi plusieurs Noël ?



L’actualité récente a montré que l’on trouve de plus en plus de personnes exprimant leurs réticences, voire même leur agressivité à l’égard des racines chrétiennes de Noël ; certains en arrivent même, çà et là, à les faire disparaître des manifestations de fin d’année. Il n’empêche que cette fête conserve une grande aura populaire, symbolisée non seulement par le Père du même nom mais aussi par la crèche. Celle-ci, traditionnelle ou vivante, provençale ou exotique, renvoie toujours à l’humble venue du fils de Dieu parmi les hommes. Pourtant, cet événement historique se trouve célébré à des dates différentes, et cette diversité suscite une bien légitime curiosité.
Certes, la fête de Noël n’a été établie qu’au IVe siècle, lorsque le christianisme s’est imposé au monde romain — pour la période antérieure, des dates différentes étaient utilisées. Le jour exact de la naissance de Jésus n’ayant pu être connu, pas plus que l’année d’ailleurs, elle a été arbitrairement fixée, à partir de 336, au 25 décembre, qui correspond au solstice d’hiver au cours duquel beaucoup de peuples de l’Antiquité célébraient le “ Sol invictus [Soleil invaincu] ”. Comme le Christ fait figure, plus que tout autre, de soleil de l’humanité, la récupération de cette journée et sa christianisation se sont effectuées sans aucun problème.
Les chrétiens orientaux restent très attachés à la date du 6 janvier — peut-être fixée également pour se superposer à une célébration païenne, la fête d’Aïon, le dieu de la destinée. Chez nous, il s’agit du jour des Rois, dont l’appellation savante, “ Épiphanie ”, désigne la première manifestation de Dieu à la terre entière, les deux autres étant son baptême et le miracle de Cana, également appelées “ théophanies ”. En Orient, on n’établit pas de distinction entre la naissance dans la crèche et la révélation aux grands de ce monde par le biais des rois mages ; même si on en a rajouté par rapport au texte de l’Évangile de Matthieu, ceux-ci sont en effet bien censés représenter tout ce que l’on connaissait alors de l’univers, avec un Blanc, un Jaune et un Noir, symboles de tous les peuples du monde. Au contraire, Luc a insisté sur les bergers, les humbles, auxquels un ange vient tout de suite annoncer la bonne nouvelle — terme qui est l’exacte traduction du mot grec “ évangile ”.
Bien qu’il existe toutes sortes de variantes à l’intérieur de l’orthodoxie, notamment en raison de l’utilisation, par certaines Églises, de l’ancien calendrier julien — qui accuse aujourd’hui un retard de quatorze jours par rapport au nôtre —, on peut dire grosso modo que les Orientaux fêtent Noël en janvier, le même jour que l’Épiphanie. Précisons que les Arméniens, eux, ont retenu la date du 14 janvier — alors que c’est un des leurs, le moine Denys le Petit, qui se trouve à l’origine du jour actuel de Noël…
Les divergences de date entre l’Orient et l’Occident recouvrent également une différence d’appréciation. Très sensible au mystère christologique qui a donné naissance à tant de déviations sur la double nature divine et humaine du Christ, les Orientaux placent l’accent sur cette union qui fait d’un tout petit bébé le roi de l’univers. De leur côté, les Occidentaux insistent plus volontiers sur la simplicité et l’humilité de cette naissance ; cette vision s’est surtout développée depuis l’époque romane, qui insistait sur la proximité de Jésus, et François d’Assise, inventeur des crèches destinées à montrer concrètement sa condition humaine. Cette dimension populaire s’est ensuite retrouvée dans l’habitude qu’on avait, à la campagne, d’associer même les bêtes à la fête — allant jusqu’à ajouter du sel ou du sucre dans leur nourriture.
On n’oubliera pas non plus le lien très important avec la joie : pendant longtemps, on avait l’habitude de crier “ Noël ” lorsque survenait un événement particulièrement faste. C’est ainsi que la naissance de l’héritier de la couronne en France ou l’arrivée de quelque grand personnage était ponctuée par ce mot plusieurs fois répété.
En tout cas, Noël reste un moment à nul autre pareil. Qu’il conserve ses connotations chrétiennes, qu’il serve à réunir des enfants émerveillés — à la suite, il faut bien le dire, de l’enfant Jésus — ou qu’il permette aux familles de se retrouver, il constitue toujours un fort moment d’allégresse. En ce Noël 2004, les Ukrainiens le savent bien qui, partagés sur la date de sa célébration du fait de leurs divers rites, n’en attendent pas moins chez eux ce qui a été annoncé pour tous : “ Paix aux hommes de bonne volonté ”.
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Religion

par Gérard Leclerc


Le Tout Autre et le Tout Proche



Dans un de ses célèbres sermons, prononcés alors qu’il n’est pas encore entré dans l’Eglise catholique, John-Henry Newman, voulant célébrer la grandeur de la Nativité, se concentre sur un seul verset de l’Evangile de saint Jean : “Le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous” (Jn1,14). Certes, les récits circonstanciés de Marc et de Luc nous sont également nécessaires pour connaître les éléments concrets, historiques, de l’Incarnation. Le nom vénérable de Marie nous est indispensable pour comprendre l’économie de la Venue du Fils. Faut-il le redire à un moment où l’épiscopat français se trouve dans l’obligation de rappeler l’enseignement dogmatique de l’Eglise, sans lequel la foi est sans repères solides et le mystère chrétien atteint dans sa substance ? Mais, précisément, l’extrême concentration théologique de Jean nous est précieuse pour que nous puissions méditer directement le cœur de l’événement de Bethléem.

Dans sa concision, le quatrième évangéliste fait entendre, de la façon la plus saisissante, l’inouï de l’Incarnation. C’est le Verbe qui est en Dieu qui se fait chair. Cet avènement - Jean le précise explicitement - ne se réfère qu’au seul décret divin. Sans raconter, comme Matthieu et Luc, les circonstances de la conception et de la naissance de Jésus, il se trouve en accord total avec eux : “Lui (Jésus) que ni sang, ni vouloir de chair, ni vouloir d’homme, mais Dieu a engendré” (Jn1,13). L’obstination de tels essayistes contemporains à vouloir faire entrer l’Incarnation dans les normes biologiques habituelles est donc non seulement prise en défaut, elle s’avère contraire à la nature même de l’événement. Jésus n’est pas né de l’initiative d’un couple humain, mais du seul dessein trinitaire, de l’infinie bienveillance du Père, de l’obéissance parfaite du Fils, de l’action de l’Esprit.

Newman insiste sur l’article du Crédo : “conçu du Saint-Esprit, né de la Vierge Marie”. A l’époque où il prononce son sermon, il n’est pas catholique et le dogme de l’Immaculée Conception n’a pas encore été promulgué. C’est pourquoi, une certaine hésitation apparaît chez lui, qui appelle cette précision dogmatique. Car si Marie a été mise à part “comme un jardin clos, une source fermée, une fontaine scellée”, c’est qu’elle avait, d’évidence, échappé à la faute originelle, afin de donner “une nature créée à celui qui était son Créateur”. Ainsi s’accomplit, de la façon la plus inattendue et la plus merveilleuse, la Promesse biblique du Salut et l’accomplissement ultime de l’Alliance. Le Dieu de la Bible est, en effet, le Tout Autre, et sa transcendance le met hors de prise de toute équivoque idolâtrique. Mais ce Tout Autre est également le Tout Proche, celui dont l’amour infini pour sa créature rend capable de la plus grande des proximités. Il a habité parmi nous ! Mystère total, vérité adorable que les chants des anges et la ferveur chrétienne font entrer dans nos cœurs. “Un enfant nous est né... éternelle est sa puissance !”
J.H. Newman, Sermons paroissiaux, 2 - l’année chrétienne, Cerf.


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Humeur

par Erwan Violin


L’énigme du supporter



Le football a-t-il des effets néfastes sur l’intellect ? On peut le croire après avoir vu les images de supporters déchaînés lors du match opposant le PSG à Metz. Même les très sages Nantais se sont laissé gagner par la folie lors du match qui opposait leur équipe à Sochaux.

Aujourd’hui, il suffit qu’une équipe ne soit pas totalement au meilleur de sa forme, que le terrain soit trop lourd ou que la malchance s’en mêle pour que nos sympathiques supporters se transforment en bêtes malfaisantes cumulant les pires tares. Il suffira de la fatale conjonction de la bière et des cartons jaunes ou rouges pour que les comportements les plus vils et les injures les plus basses s’épanouissent sur les bancs des stades. Le plus doux des hommes, vêtu de l’écharpe de son club, parfois même maquillé aux couleurs d’icelui, se livrera dans le stade ou à ses abords à des manifestations qui le feront rougir quand il rentrera chez lui. L’animalité primitive, qui avait un instant repris le dessus, retournera, quelques heures plus tard dans les cavernes de l’inconscient.

Certains moralistes pourraient voir là une résurgence des comportements liés à l’antique jeu de soule. En ces temps-là, la compétition opposait les hommes de deux villages. Le jeu consistait à ramener au centre de son village la "soule", sorte de poche de cuir remplie d’étoupe, de paille ou de chiffons. Les règles étaient relativement floues et tous les coups à peu près permis. C’est dire qu’après une journée, les contusions, dents cassées et coquards ne se comptaient plus. Plus tard, la soule céda la place à des jeux plus policés tels que le rugby ou le football-association devenu football tout court. Nous les considérons comme plus policés parce que les violences des joueurs –moins nombreux- y sont plus encadrées, mieux encadrées en tout cas que les manifestations de mauvaise humeur des spectateurs.

Il faudra bien que les anthropologues se penchent sur cette étrange régression qui fait d’un homo sapiens un homo supportans, quelque part entre l’australopithèque et l’homme de Neandertal

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Ruralia,

par Christiane Papineau

La Croix rouge voit rouge



La Croix Rouge voit rouge et le fait savoir.

La vénérable institution, doyenne incontestée des œuvres humanitaires françaises, ne rit plus du tout. Bien sûr elle est un peu vieille, bien sûr elle a des rides, mais en ces temps de précarité grandissante et de détresses multiples, elle sert encore, elle sert beaucoup et ne voudrait pas que l’on commence à lui manquer de respect. Pas plus que l’on commence à lui forcer la main.Or, l’arrivée de Jean-François Mattéi à sa présidence y ressemble fort. On se souvient que l’éphémère ministre de la santé du gouvernement Raffarin II avait été remercié de ses fonctions pour sa gestion calamiteuse de la canicule, l’été 2003. Cet incontestable grand médecin s’était montré un piètre logisticien, un organisateur d’urgence totalement nul et un déplorable communicateur. Et justement, gérer des crises, la Croix Rouge ne fait que cela ! Admettez que l’idée est pour le moins saugrenue…

Bien sûr, nous sommes habitués aux nominations de faveur pour services rendus aux grands qui nous gouvernent, Les rois, en France, avaient leurs favorites, leurs favoris, et leurs inféodés. On nous apprend que l’on avait même fait la Révolution à cause de cela ; que l’on avait inventé la République pour qu’il n’existe plus jamais cela. Visiblement, c’est raté ! Même pour des causes aussi nobles.
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Livres ET DISQUES

par Catherine Pauchet

Sélection de fin d’année

Jusqu’à la fin de l’année, pour vos achats de Noël, l’ACIP vous proposera des ouvrages et des disques touchant tous les domaines et tous les styles.

Livres



L’Herbier voyageur

L’oignon, l’anis étoilé, l’abricot, le safran… tous ces légumes, ces fruits et ces épices font le délice de notre table. Pour parvenir jusqu’à nous, ces plantes alimentaires ont vécu bien des tribulations maritimes, marchandes et parfois militaires. “ L’Herbier voyageur ” retrace l’histoire de leur arrivée en Europe et celle des traditions médicinales et culinaires du bout du monde qu’elles portent. Soixante-dix splendides planches d’herbiers rassemblées au fil des siècles par des botanistes illustrent cet ouvrage. Un très beau livre.

“ L’Herbier voyageur. Histoire des fruits, légumes et épices du monde ”, Michelle Jeanguyot et Martine Séguier-Guis, éditions Plume de Carotte, 163p., 30 euros.
Pavillon amiral

Voici le vingtième et dernier tome d’une saga magnifique : celle du capitaine de la Royal Navy Jack Aubrey et de son fidèle compagnon, le médecin Stephen Maurin. La guerre de l’Angleterre contre la France vient de s’achever et Napoléon part en exil. Pour nos deux compères, la route de l’aventure sur les mers va pouvoir reprendre. A bord de leur navire La Surprise, ils voguent vers le Chili où la révolution gronde. Une traversée semée d’embûches.

“ Pavillon amiral ”, Patrick O’Brian, Presses de la Cité, 301p., 18,90 euros.
Un œil innocent

Nous sommes dans le milieu des marchands d’art, celui du secret et des bonnes affaires. Mais sont-elles toujours honnêtes ? Daniel Stern, jeune et brillant journaliste, vient de perdre sa mère dans un accident de voiture qui le hante. C’est l’occasion pour lui de se remémorer sa famille, ses parents et surtout ses grands-parents, riches collectionneurs de tableaux disparus dans les camps de concentration. Il s’interroge : où sont passées toutes les toiles qui leur appartenaient, notamment un Monnet ? Il sera “ l’œil innocent ” qui menera une véritable enquête policière.

“ Un œil innocent ”, Philip Hook, Fayard, 337p., 20 euros.
Terres sauvages

La revue “ Terre sauvage ” vient de publier un hors série consacré aux plus belles terres sauvages à travers le monde. Pour composer cet album, les plus grands photographes animaliers et naturalistes (Olivier Grunewald, Olivier Föllmi, Klaus-Dieter Krancke, entre autres) ont parcouru la planète et rapporté des clichés exceptionnels. Le Minnesota et les loups, le Pérou et la forêt tropicale, la Rwanda et les gorilles, l’Indonésie et les jardins sous la mer… partout, la nature resplendit. Avec la participation de scientifiques tels que Jean-Marie Pelt et Yves Michaud.

“ Les plus belles terres sauvages ”, Terre Sauvage, album hors série, 146p., 7,90 euros, en vente en kiosque.


Disques



Satie-Ravel

Compositeurs français modernes, Erik Satie (1866-1925) et Maurice Ravel (1875-1937) ont excellé dans plusieurs domaines musicaux. Ce coffret de deux CD compile leurs œuvres pour piano. On y trouve entre autres “ Le prélude de la porte héroïque ” et “ Six glossiennes ” d’Erik Satie, “ La pavane pour l’infante défunte ” et “ Jeux d’eau ” de Maurice Ravel. Au piano : Anne Queffelec et Catherine Collard.

“ Satie-Ravel. Piano works ”, Virgin classics, 4 CD.
Jazz et blues pour les enfants

Les “ petites oreilles ” (à partir de cinq ans) aiment aussi le jazz et le blues. Ce CD leur est donc spécialement dédié en vue de les initier à cette musique venue d’outre-Atlantique. Il rassemble quelques-uns des plus grands standards (“ In the Mood ” de Glenn Miller, “ Sweet Lorraine ” de Nat King Cole…) qui ont conquis le monde entier.

“ Musiques jazz & blues pour petites oreilles ”, Naïve, un CD.
Sergio Mendes

C’est l’un des chanteurs brésiliens parmi les plus populaires, chez lui et très au-delà. Sergio Mendes nous revient avec un CD sur lequel il nous offre une reprise de la chanson des Beatles “ Fool on the hill ”, de celle de Simon et Garfunkel “ Scarborough fair ” et de quelques classiques de son pays tels que “ Upa Neguinho ”.

“ Fool on the hill ”, Sergio Mendes et Brasil 66, Verve music, un CD.

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D’un jour à l’autre

France


L’horreur

Le double meurtre sauvage commis à l’hôpital psychiatrique de Pau a mis en lumière la grande misère de cette spécialité médicale. Le ministre de la santé qui préparait pour le printemps prochain un plan dit de santé mental, va anticiper sa présentation pour couper court à un mouvement de rébellion dans les hôpitaux concernés.
Derniers effets de l’affaire Juppé

L’affaire Juppé et ses suites continuent d’ébranler la vie politique locale à Bordeaux. Ainsi, c’est le socialiste Alain Rousset, actuel président de la région Aquitaine, qui vient d’être élu Président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) à la place de l’ancien Premier ministre.
Ca continue !

Nicolas Sarkozy a trouvé un nouveau cheval de bataille pour marquer sa différence face à Jacques Chirac . Le nouveau président de l’UMP a pris le Président de la République à contre-pied en affirmant son opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.
Immortel

Valéry Giscard d’Estaing a été reçu à l’Académie Française où il occupera désormais le fauteuil de Léopold Sédar Sanghor, ancien Président du Sénégal, décédé en 2001. On se souvient que la candidature de l’ancien président de la République avait profondément déplu à certains “ immortels ” tel Maurice Druon qui voyait là un détournement du sens de cette vénérable institution.
Fin du feuilleton EADS

L’actuel patron d’Airbus Noël Forgeard va devenir le co-président français d’EADS, le consortium franco-allemand d’aéronautique. Jacques Chirac, dont il est très proche, a finalement eu gain de cause, imposant son candidat malgré l’opposition des Allemands et des milieux de l’industrie de la défense, chez nous.
Hausse

C’est décidé : le timbre poste va augmenter de 3 centimes le 1er mars prochain et passera donc à 53 centimes d’euros pour la France. Pour les courriers à destination des pays d’Europe la hausse sera plus importante, mais n’est pas fixée. Il s’agit là de la deuxième hausse en un an et demi. Rappelons que le timbre était passé de 46 à 50 centimes en juin 2003.
Baisse

Les primes d’assurance automobile devraient baisser de 2 à 3% l’année prochaine selon Hervé Gaymard, le nouveau ministre de l’économie. En effet, les assureurs se sont engagés répercuter sur les prix l’amélioration du nombre d’accidents et de victimes sur les routes intervenue depuis 2003.
35 heures, les socialistes ne désarment pas

Bien que la loi de cohésion sociale soit votée, le PS ne désarme pas. Il a fait savoir qu’il ferait de la défense des 35H et de l’emploi un sujet prioritaire de 2005. Le projet gouvernemental sur la création d’un compte-épargne-temps va être examiné dans la première quinzaine de février.
Réforme aux forceps

Le ministre de l’Education Nationale persiste dans son projet de loi sur l’Ecole et devrait le présenter au Conseil des Ministres, début janvier, malgré l’hostilité des syndicats et des instances consultatives du ministère. Après le Conseil Supérieur de l’Education, le Conseil National de l’Enseignement Supérieur vient de rejeter à une grande majorité le projet Fillon.
Monde
Massacres en Irak

Pas  loin de 80 morts en Irak ce dimanche. A l’évidence la stratégie de ceux qui veulent à toute force empêcher les élections de se tenir consiste à dresser l’une contre l’autre les communautés chiites et sunnites. A preuve l’Iran à large majorité chiite sort de sa réserve pour condamner des attentats dont le but semble être de provoquer une véritable guerre civile.
Le général Pinochet hospitalisé

Les poursuites engagées contre Augusto Pinochet, ancien chef de l’Etat chilien, risquent de tourner court. A 89 ans, le général Pinochet a vu certes son état de santé s’améliorer si l’on en croit les autorités. Mais selon ses proches il vient d’être victime d’un accident cérébro-vasculaire.
La Turquie et Chypre

Pour les Grecs, et notamment leur Premier ministre, un des critères majeurs retenu pour juger de la politique turque réside dans l’attitude d’Ankara à l’égard de Chypre. Pour Athènes il doit nécessairement y avoir une reconnaisssance sans ambiguïté de la république de Chypre par la Turquie.
Guerre du Darfour

Longtemps ignorée de tous, la guerre du Darfour inquiète aujourd’hui l’Union Africaine. En près de deux ans, suivant les Nations Unies, ce sont près de 70 000 morts qui ont péri dans ce conflit. Le gouvernement de Khartoum continue de promettre un arrêt des hostilités.

Israël : des travaillistes au gouvernement

Ariel Sharon a annoncé la constitution d’un gouvernement d’union nationale avec les travaillistes. Ce gouvernement permettra à l’actuel Premier ministre, issu des rangs du Likoud (droite israélienne) de disposer à la Knesset d’une majorité qui validera le retrait des Israéliens de la bande de Gaza.

Le réchauffement de la planète en échec à Buenos Aires

La conférence sur le réchauffement de la terre, qui se tenait à Buenos Aires s’est achevée sur un constat d’échec dû aux divergences persistantes entre les Etats Unis et l’Europe. Alors que les Européens demandaient un durcissement des efforts pour la réduction des rejets de gaz à effet de serre, les Américaains ont refusé, persuadés que l’avancée des technologie permettra d’obtenir une baisse de ces rejets sans contraintes.

Le camouflet des Lords à Tony Blair

La Chambre des Lords a jugé illégales certaines mesures adoptées sur l’impulsion de Tony Blair dans le cadre de la lutte antiterroriste. Ces mesures concernaient la détention illimitée, sans procès d’étrangers soupçonnés de terrorisme. Au Royaume-Uni, la Chambre des Lords tient aussi le rôle de notre Conseil constitutionnel et les décisions sont prises par les "Law Lords", différents des anciens Lords héréditaires. Cette décision constitue un sérieux revers pour le Premier ministre britannique.

La rivale de la Callas n’est plus

Renata Tebaldi est morte. La cantatrrice que l’on présentait comme la rivale de la Callas est décédée chez elle, en Italie, à l’âge de 82 ans. Renata Tebaldi avait été choisie par le grand chef Arturo Toscanini pour chanter lors de la réouverture de la Scala de Milan en 1946.

Sports

Football (1)

Lyon est champion d'automne de Ligue 1. On voit mal qui pourrait aujourd'hui empêcher Lyon de se succéder à lui-même dans la course au titre de champion de France 2004/2005, alors que l'équipe caracole très largement en tête devant des équipes comme Lille et Auxerre. Monaco est plus loin encore. Marseille aussi. De plus Lyon a pour habitude de terminer les championnats plus fort qu'elle ne les commence. Alors …
Football (2)

Auxerre est désormais seul troisième au classement de ligue 1 après sa victoire un peu folle face à Nice (4-3) qui est revenu par trois fois au score pour égaliser et pour finalement encaisser un quatrième but le condamnant à la défaite. A lui seul, Benjani a marqué deux buts pour Auxerre. Les Niçois ont certes joué à 10 mais les Auxerrois pour leur part revenaient de Glasgow quelque peu fatigués suite à leur magnifique victoire sur les Rangers en coupe de l'UEFA.
Football (3)

La fin de la campagne 2004 a sonné. Un premier constat est que les équipes à gros budget ou ayant une belle tradition de victoires ne sont pas, sauf Lyon, impérial, au mieux de leur forme. Marseille, cinquième avec 29 points est certes allé faire match nul à Lyon mais compte dix points de retard. Bordeaux, le PSG ne nourissent plus d'espoirs de victoire finale. Nantes est en bas de tableau. Seul Monaco peut encore espérer. En revanche la première partie du championnat aura consacré Lille, deuxième à 3 points, Auxerre à 7 points et Toulouse que personne n'attendait, à 11 points.
Rugby

C'était la 15ème journée de championnat du Top 16. Au terme des matchs aller, ce sont les Catalans de Perpignan qui terminent l'année 2004 en tête du classement. Ils le doivent à leur étroite victoire sur Biarritz (20-18). Bourgoin qui a également gagné (40-24) face à Beziers compte 47 points comme Perpignan qui compte toutefois une meilleure différence de points, occupant ainsi la première place devant Bourgoin.
Ski (1)

Le Français Raphaël Poirée l'a emporté en Suède, à Östersund, dans l'épreuve de biathlon. Détenteur de la Coupe du Monde, Poirée l'a emporté sur les Russes Serguei Rockov et Ivan Tcherezov. Vincent Defrasne est 20ème. L'Allemand Sven Fischer, classé 4ème reste toutefois second au classement de la Coupe du monde derrière Raphaël Poirée qui avec 342 points compte 58 points d'avance sur son suivant. Une belle marge de sécurité.
Ski (2)

C'est en Italie, à Alta Badia que se disputait ce week end le slalom géant comptant pour la Coupe du monde. Il a été remporté par la Canadien Thomas Grandi. C'est la première fois qu'il gagne une épreuve de Coupe du monde. Un autre Canadien, Jean-Philippe Roy est 5ème, Joël Chenal (France) est 9ème. Toujours en Italie, à Val Gardena, en descente, c'est l'Allemand Max Rauffer qui l'emporte.
Natation

Laure Manaudou, prodige de la natation française et triple médaillée olympique à Athènes n'aura finalement pas été - trop - perturbée par les passes d'armes qui opposent son entraîneur, Philippe Lucas au Directeur Technique National, Claude Fauquet qui avait mis en doute la valeur de son record du monde sur 1500m. Laure Manaudou était allé jusqu'à menacer de concourir sous les couleurs néerlandaises. Elle restera finalement fidèle à l'équipe de France.

Voile

Les premiers du Vendée Globe sont maintenant aux antipodes, ayant parcouru la moitié du chemin un mois et demi après le départ de Vendée. Ancien co-équipier d'Eric Tabarly, Jean Le Cam est, en ce début de semaine au coude à coude avec Vincent Riou, talonnés par Sébastien Josse et l'Américain Mike Golding. Le final sera aussi disputé que le départ fut rapide.




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