Les orientations du programme





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PRÉSENTATION du PROGRAMME de SECONDE et de TERMINALE PROFESSIONNELLES en HISTOIRE et GÉOGRAPHIE

LES ORIENTATIONS DU PROGRAMME




Le programme d’histoire et de géographie dans les classes de seconde professionnelle et de terminale professionnelle propose une série de sujets d’études répartis sur l’ensemble des deux années. Il s’agit principalement d’acquérir la maîtrise de notions, de méthodes et de démarches propres à chacune des disciplines et de collaborer au développement d’aptitudes plus générales dans un cadre interdisciplinaire.
En histoire, quelle que soit la diversité des voies choisies par le professeur et les élèves, l’étude doit mettre en place une chronologie maîtrisée. Cette chronologie contribue à une réflexion sur la périodisation et met en évidence les continuités, les accélérations et les ruptures. Elle établit ainsi des corrélations entre les domaines de l’économique, du social et du politique, entre ceux de l’histoire nationale et du contexte international. Elle permet donc de souligner l’emboîtement des différents temps historiques et d’aborder un événement ou un processus selon différentes échelles.
En géographie, le programme propose de partir de l’homme, de sa répartition à la surface de la terre et de sa place dans divers milieux de vie, pour aller vers l’étude des paysages qu’il produit et des espaces qu’il organise. Cette trajectoire suppose que l’élève acquière la compréhension des notions essentielles d’interaction et de système : il s’agit de comprendre le fonctionnement du système terre en classe de Seconde puis celui du système monde en classe de Terminale. Si tous les aspects doivent être étudiés, certains demandent des développements plus importants en raison du rôle qu’ils jouent dans la compréhension des rapports entre les hommes, leurs activités et leur environnement proche et planétaire.
L’Éducation civique ne constitue pas une discipline distincte. Elle est intégrée, dans les programmes d’histoire et de géographie. L’éducation du citoyen s’opère, dans le programme d’histoire, par l’éducation aux droits de l’homme dont on peut faire comprendre la nécessaire affirmation tant en étudiant la Seconde guerre mondiale qu’en abordant les conflits qui secouent le monde actuel. Elle trouve également sa place dans l’étude de la vie politique sous ses divers aspects. En géographie, l’éducation du citoyen intègre l’éducation à l’environnement. Elle s’élargit en terminale à la dimension du citoyen-acteur, capable de comprendre le fonctionnement de l’espace dans lequel il s’insère et les enjeux qui façonnent les paysages au milieu desquels il vit.
LE PROGRAMME D’HISTOIRE

Deux questions se présentent d’abord à l’esprit à la lecture du programme d’histoire :


  • Comment prendre en compte les acquis des élèves issus des classes de Troisième générale ou technologique ?




  • Comment établir la liaison entre les approches nationale et mondiale des mêmes thèmes ?



Cette seconde interrogation constitue déjà un élément de réponse à la première. Pour échapper à l’impression de redites, il paraît souhaitable d’utiliser les acquis des élèves en abordant chacun des quatre points principaux du programme : la Seconde Guerre mondiale, les relations internationales et la décolonisation, les évolutions économiques et sociales, l’histoire politique de la France. Ces évaluations devraient permettre aux élèves d’exprimer leur compréhension globale de ces questions, aux professeurs de repérer les lacunes et de remettre en mémoire les grandes lignes de la succession des événements ainsi que de leur regroupement en grandes périodes.
Il s’agit de centrer les activités sur l’acquisition de quelques notions clefs et sur les apprentissages méthodologiques.
En BEP, l’histoire nationale n’est pas envisagée de façon séparée, mais en liaison avec les évolutions dans le monde. De ces dernières, il faut souligner les incidences, les divergences et les parallélismes. Le cas français sert de point de départ pour aller vers un élargissement du champ ou bien il est examiné en seconde instance à titre d’exemple plus précis et dans un mouvement inverse. Dans les deux éventualités, le vocabulaire et les notions adéquates au sujet traité sont utilisés pour analyser et rendre compte de configurations semblables ou différentes.

Le professeur peut organiser son enseignement d’histoire sur les deux années autour de quelques problématiques et idées directrices.


  • La bipolarisation du monde manifestée par l’affrontement entre les deux super-puissances, les États-Unis et l’URSS, et les deux systèmes économiques, sociaux, culturels et politiques qu’elles représentaient.




  • La mondialisation, c’est-à-dire, le développement croissant des relations entre les économies, les cultures, les États et les espaces où s’inscrivent chacun d’eux.




  • Les capacités grandissantes des sciences et des techniques, des actions qu’elles exercent sur la nature et sur les sociétés.




  • Les responsabilités individuelle et collective face aux résultats de la mondialisation et au progrès technique, et dont la conscience se manifeste à différents niveaux : actions internationales, gouvernementales ou non gouvernementales en faveur de la paix, de l’alphabétisation, du développement, de la protection de la nature...




  • La recherche et l’affirmation des identités des nations, des régions, des communautés ethniques, religieuses qui interviennent comme corollaires et en contrepoint des évolutions précédentes.


LE PROGRAMME DE GÉOGRAPHIE
Le programme de géographie porte sur l’étude des relations entre l’homme et sa planète.

La distinction faite entre les sujets d’étude de première et de seconde année s’appuie sur les nécessités de mettre en place une démarche géographique soucieuse d’analyser l’organisation et le fonctionnement d’espaces d’une complexité progressive.

En première année, après le constat de l’inégale répartition et de l’inégale croissance des populations ainsi que de l’inégal développement, on envisage les moyens et les modalités mis en oeuvre par les hommes pour assurer la maîtrise des milieux difficiles et la gestion des ressources et des grands espaces. La mise en évidence de l’étroite inter dépendance des facteurs « naturels » et humains est un axe essentiel du programme. Elle permet de comprendre que la terre fonctionne comme un système dont tous les éléments sont solidaires. Les risques naturels comme les pollutions ignorent les frontières des États. L’analyse du fonctionnement du géosystème, notion plus large que celle d’écosystème, débouche donc sur une véritable éducation à l’environnement.


En Terminale, la première partie du programme est fondamentale. Elle est centrée sur l’étude des paysages créés par l’homme, sur celle des types d’organisation des espaces et sur l’analyse des relations entre ces espaces. Cette partie du programme exclut toute approche qui prendrait la forme d’une succession de descriptions figées. Il s’agit au contraire d’aborder chacun de ces espaces dans une démarche résolument dynamique qui prend en compte leur dimension historique. La seconde partie du programme de Terminale doit contribuer à fournir des clés pour comprendre les mutations qui traversent le monde d’aujourd’hui dans lequel s’affrontent à la fois les tendances au cloisonnement, voire au fractionnement, et les processus de mondialisation qui construisent le « village planétaire ».

L’ensemble de ce parcours doit s’appuyer sur des exemples significatifs dont le choix appartient aux enseignants.

LES MÉTHODES


Il s’agit de construire des progressions prenant en compte les connaissances et les méthodes permettant de les acquérir.
Ces progressions sont élaborées en fonction des rythmes différents d’acquisition. La formation nécessite la mise en place d’authentiques modalités d’apprentissage et donc de :
- définir des objectifs précis

- concevoir et utiliser des techniques et démarches pédagogiques permettant de les atteindre

- procéder à des évaluations afin d’adapter la progression aux élèves.
Il faut éviter les exercices formels, la compilation, l’apprentissage de notions et de raisonnements qui n’auraient de validité que dans le domaine scolaire. On prend le plus souvent possible appui sur des SITUATIONS CONCRÈTES confrontées à des PROBLÉMATIQUES à partir desquelles se développe une réflexion authentique. On tient compte des représentations des élèves pour les conduire à en apprécier la pertinence, l’efficacité et les limites.
Les nouvelles technologies éducatives telles que les images sattelitales, les films vidéos ou les logiciels informatiques enrichissent les moyens documentaires utilisés depuis longtemps comme les textes, les cartes, les graphiques et l’iconographie présentés sur papiers, transparents ou diapositives. Comme pour ces derniers, leur rôle ne saurait se borner à compléter, à illustrer, à renforcer, voire à authentifier le contenu du cours. Ils doivent contribuer à développer les capacités d’analyse et de réflexion des élèves, les conduire à formuler des hypothèses et à les vérifier ; l’outil informatique offre des possibilités remarquables dans ce genre de démarche.
La parole du professeur, lorsqu’il ne s’agit pas d’un discours général et abstrait, reste nécessaire pour éveiller la curiosité, donner la possibilité aux élèves ayant des références culturelles partielles d’accéder à la compréhension d’une situation historique ou géographique, apporter l’information, les explications et la synthèse indispensables.
En outre, on peut favoriser l’activité personnelle des élèves en prenant appui sur un TRAVAIL SUR DOCUMENTS, la constitution de dossiers à partir d’une documentation recherchée au CDI. Ces travaux sont réalisés et exploités individuellement ou en groupe, en classe ou à la maison. Dans ce cadre, l’aide apportée par le professeur reste essentielle, aussi bien pour l’apport de connaissances que pour le renforcement des techniques et l’amélioration des méthodes de travail.
La variété et l’originalité des situations d’apprentissage contribuent à leur efficacité puisqu’elle sont susceptibles de relancer l’intérêt et de prendre en compte la différence dans les manières d’apprendre de chaque élève.

L’accent mis sur la dimension méthodologique des apprentissages affirme qu’une formation professionnelle réussie passe par un enseignement général de qualité, notamment en histoire et en géographie. Accroître les compétences des élèves dans les disciplines générales répond aussi à la demande sociale.

COMMENTAIRES DU PROGRAMME


Histoire en seconde professionnelle



I. La seconde guerre mondiale et

ses conséquences

I.1. Rappel des grandes phases et principaux théâtres du conflit


I.2. La guerre totale


I.3. Les droits de l’homme bafoués :

politique raciale, système concentrationnaire...


I.4. L’exemple français : la France dans la guerre


  • Les choix politiques : Vichy et la Résistance.

  • La vie des Français pendant la guerre

  • La place de la France dans l’Europe et dans le monde



I.5. Le monde en 1945


II. Le monde de 1945 à nos jours :

De la guerre froide à l’éclatement des blocs


II.1. Les rapports Est-Ouest de 1945 à nos jours

II.2. Décolonisation et Tiers Monde de 1945 à nos jours

II.3. L’évolution de l’Europe

III. La France de 1945 à nos jours
Une puissance dans le monde


Les élèves ont déjà étudié cette question en classe de 3ème. Tout en évaluant la connaissance de la trame des faits, des principaux repères chronologiques et des grandes étapes du conflit, le professeur peut organiser son enseignement à partir de quelques problématiques :

  • guerre et économie : les

enjeux économiques, la mobilisation des ressources, des entreprises et de la main d’œuvre, l’infléchissement des courants d’échange, le renforcement ou l’affaiblissement des économies nationales.

  • guerre, sciences et techniques :

l’orientation de la recherche scientifique et technique vers certains domaines comme le nucléaire, la propulsion, l’aéronautique, l’observation et les communications.

  • guerre et droits de l’homme :

propagande et mobilisation de l’opinion publique, les crimes de guerre.

L’univers concentrationnaire,

l’extermination des Juifs, des Tziganes, des malades mentaux au nom d’une idéologie raciale font l’objet d’une étude particulière. Elle donne l’occasion d’aborder la question des responsabilités individuelles et collectives.
Dans le cadre de ces problématiques, l’exemple français peut être confronté avec celui des autres pays en guerre.

L’étude de l’affrontement Est-Ouest permet d’articuler la période en deux grandes phases :

  • de la fin de la Seconde Guerre

mondiale au début des années soixante, nous assistons à la division de l’ Europe et au déclin de son influence marqué par la décolonisation, à l’extension du système bipolaire à l’ensemble de la planète.


  • Du milieu des années soixante

à la fin des années quatre-vingts, la division du monde en deux blocs perdure. Ceux-ci coexistent de façon plus ou moins pacifique. Cependant, les dominations des États-Unis et de l’ URSS sont contestées : rupture sino-soviétique, affirmation du modèle chinois de développement, tentative du non-alignement, remise en cause de l’hégémonie américaine par certains alliés, relatif déclin de la puissance économique des deux grands au profit d’autres comme le Japon..

La décolonisation est abordée dans le cadre de l’étude des relations internationales : affranchissement de la tutelle coloniale, recherche de l’indépendance politique et économique par la tentation de constitution de nouvelles solidarités et la contestation de la domination économique des pays développés ( non alignement, groupe des 77, OPOP). On peut aussi mettre l’accent sur les grandes lignes des évolutions internes : adaptation et imitation des modèles politiques et économiques, capitalistes ou communistes, puis remise en cause de ces modèles importés au profit de ceux qui s’inscrivent dans la tradition.
Cette deuxième partie du programme peut donner l’occasion d’expliciter et d’approfondir la notion de relations internationales par l’étude des données qui interfèrent (géopolitiques, économiques, idéologiques, diplomatiques, militaires) et par la mise en évidence d’un système constitué des relations entre puissances organisées en État.
Au récit des événements en continu, il faut préférer la recherche d’une périodisation, l’analyse de situations à des moments privilégiés comme par exemple la crise de Berlin, celle de Cuba..., autant de points d’observation permettant de tourner le regard vers l’amont et vers l’aval. Cette première approche peut se poursuivre par l’examen d’une question liée à une aire géographique comme l’Allemagne ou le Proche Orient.
Les élèves sont entraînés en priorité, à l’exploitation de chronologies, de cartes réalisées suivant différents types de projection, de textes diplomatiques, de discours, d’images officielles et de propagande. A la démarche d’analyse, il paraît souhaitable d’associer celle de la synthèse : réalisation de schémas, de cartes simplifiées, rédaction de textes.

L’étude de la France dans les relations internationales s’inscrit dans le cadre chronologique des deux grandes phases définies précédemment : l’effacement d’une ancienne grande puissance européenne se manifeste par la perte de son empire colonial et sa subordination économique, financière, militaire et politique au sein du camp occidental. A partir des années soixante, la détente et le redressement économique donnent à ses dirigeants l’occasion d’affirmer une volonté d’indépendance à l’égard des États Unis. Les gouvernements successifs prennent appui sur la construction de l’ Europe où la France prétend assurer un rôle moteur et directeur mais qui la conduit aussi à des abandons de souveraineté.
L’exemple français invite à aborder la notion de puissance en amorçant une réflexion sur les facteurs qui la constituent : population, espace, forces militaires, identité nationale, capacités technologiques, rayonnement culturel...




Géographie en seconde professionnelle



I. L’homme occupe sa planète
Le constat des inégalités dans les répartitions et les évolutions de la population dans le monde permet de poser une série d’interrogations qui peuvent servir de fil conducteur dans la suite du programme.


I.1 La répartition de la population mondiale

I.2 Les dynamiques de la population mondiale :

explosion démographique

croissances inégales

migrations, explosion

urbaine

II. L’homme dans les milieux de vie difficiles

La confrontation de la carte des milieux biogéographiques et de celle de la répartition de la population mondiale sert de point de départ à l’étude de cette partie du programme. On s’appuie sur des exemples concrets à différentes échelles.
II.1. Les milieux polaires : des espaces difficiles à maîtriser mais de plus en plus intégrés dans le système mondial.


II.2. Les milieux intertropicaux :des milieux inégalement contraignants et inégalement occupés.

II.3. Les milieux montagnards : des contraintes et des aménagements originaux.

III. La terre comme système

III.1. Le moteur interne : la mobilité de l’écorce terrestre et ses conséquences ( formation des grands reliefs, risques naturels.).

III.2. Le moteur externe :

  • le soleil à la source de la vie

  • de l’eau pour la vie


IV. L’environnement planétaire

L’étude de cette partie du programme intègre les dimensions économique et civique ainsi que les répercussions sur l’organisation des espaces envisagés.



L’objectif de ce sujet d’étude ouvrant le programme de première année est de placer l’homme au cœur de l’ensemble des questions. Il part d’un postulat : la géographie, science sociale, vise à donner des clés pour comprendre le fonctionnement des espaces produits par l’homme en société.
On insiste plus particulièrement sur les disparités de répartition et de croissance ainsi que sur les flux migratoires.
Les interactions entre les indicateurs ( natalité, fécondité, mortalité infantile, espérance de vie, migrations), la structure des populations et les conditions économiques et sociales sont mises en évidence.
Cet objet d’étude offre la possibilité de faire une première approche de l’inégal développement. L’explication de la transition démographique permet d’engager une démarche de modélisation.
Pour traiter cette partie du programme, il s’agit de mettre l’homme au centre de systèmes dont la principale caractéristique est de concentrer des contraintes naturelles extrêmes sur des espaces bien déterminés : froid, chaleur, sécheresse, humidité, altitude, pente, risques...
L’étude des différents points qui constituent ce chapitre doit permettre aux élèves de construire les notions de milieu, contrainte, aménagement,, espace intégré, espace marginalisé.
Ces notions-clés, utilisées dans la mise en relation systématique de la carte des milieux biogéographiques et de celle de la répartition de la population mondiale, sont réinvesties dans les autres chapitres de ce programme ; construites et mises en oeuvre régulièrement elles constituent l’ossature du cours de géographie et un support de réflexion efficace pour mettre en place la notion de système.
Ces sujets d’étude se prêtent particulièrement à la mise en évidence de relations parfois paradoxales entre l’homme et le milieu naturel, évitant le déterminisme : l’histoire, les conditions économiques, sociales et politiques sont tout aussi essentielles que les données naturelles dans l’implantation de l’homme dans ces milieux fortement contraignants.  « A quel prix et pourquoi l’homme cherche-t-il à investir ces milieux difficiles ? », sont deux questions qui seront constamment posées lors de cette étude.
Pour donner aux travaux un côté vivant, il est conseillé de traiter des exemples concrets, à différentes échelles, de différents points de vue et de les replacer dans le système mondial.
A titre d’exemple :

  • les Inuits dans le

grand nord et la rencontre brutale avec la civilisation technicienne :l’équilibre traditionnel fragile (toundra, taïga, zone marine, chasse, pêche, nomadisme) est rompu au contact du « front pionnier des Blancs » (réservoir énergétique, influence des pays industrialisés, intégration dans un système de rapports de forces, sédentarisation, pollution...).


  • La vie dans la forêt

pluviale de l’ Amazonie : hostilité du milieu, rôle traditionnel de l’eau, richesse potentielle, transformation des modes de mise en valeur induite par l’intégration de l’Amazonie dans l’économie mondiale, fragilité d’un écosystème

( sols et végétation ).


  • Les conséquences des

sécheresses au Sahel, résultat des interactions entre variabilité climatique, évolution démographique et transformations agricoles.


  • L’implantation

humaine dans une vallée des Alpes du nord et dans les hauts plateaux andins. Découverte des contraintes des milieux montagnards liées à l’altitude et aux pentes ; variétés des milieux montagnards liées à l’altitude et aux pentes ; variétés des milieux montagnards ; importance des contextes historiques et économiques ; milieux répulsifs, milieux attractifs ; implantation humaine permanente, occasionnelle....
Cette partie vise à situer dans un cadre explicatif globale et général, à la fois l’étude des milieux de vie et celle des problèmes d’environnement planétaire. Il s’agit de présenter la terre comme un système en mettant en évidence les grands mécanismes qui en assurent le fonctionnement et le réseau d’interaction entre ses différentes composantes.
Il n’est pas question d’entrer dans des explications de mécanismes très complexes de géomorphologie ou de climatologie, pas plus que d’étudier en détail des formes de relief ou les nuances climatiques. Il s’agit en revanche de montrer les conséquences, à la surface de la terre, de l’action des deux grands moteurs qui animent le système terre : le moteur interne du globe et le soleil.
Le moteur interne dans le cadre de la tectonique des plaques est à l’origine de la répartition des continents et des océans, de la surrection des massifs montagneux, de la formation des reliefs des fonds océaniques, de la localisation des séismes et des éruptions volcaniques.
Le soleil, qui fournit à la terre l’essentiel de son énergie, est à l’origine de toute la vie. La diversité des climats et des milieux de vie, les grands mouvements de l’atmosphère relèvent principalement d’un bilan radiatif inégal. La répartition et la distribution de l’eau douce sur la planète sont déterminées par le cycle de l’eau engendré par l’énergie solaire.

Avec la notion d’érosion, on montre que tous les reliefs continentaux résultent de l’affrontement entre le moteur interne

( surrection des grands massifs ) et le moteur externe : c’est un exemple d’approche systémique en géographie.
Comme pour les autres parties du programme, on s’appuie sur des études de cas concrets à différentes échelles. On étudie dans quelle mesure les grands mécanismes du système terre ont des conséquences sur la vie des hommes. La compréhension des mouvements de l’écorce terrestre permet-elle de mieux prévoir les séismes et les éruptions volcaniques et de mieux s’en protéger ? Quelles relations peut-on établir entre la répartition de l’eau douce sur la terre et les densités humaines ?
Cette dernière question du programme de géographie de seconde professionnelle permet d’aborder les problèmes de l’environnement et de présenter les grands enjeux planétaires actuels. C’est l’occasion de faire saisir aux élèves les dimensions politiques, économiques et civiques liées à ces questions.
A partir de cas concrets( l’eau, le pétrole ), on étudie la gestion des ressources naturelles

( renouvelables et non renouvelables ).
Des exemples précis pris à différentes échelles doivent permettre d’aborder le thème très complexe de l’environnement avec des composantes géographiques, mais aussi politiques, économiques et civiques. A cette occasion, on peut aborder des notions de responsabilité individuelle et collective.
Les mers et les océans, le continent antarctique sont des enjeux mondiaux sur lesquels il est intéressant de faire réfléchir une classe. On peut s’attacher à montrer l’importance de ces immenses espaces convoités tant sur le plan politique et stratégique que sur le plan économique. On peut insister enfin sur la nécessité d’une réglementation qui se heurte aux intérêts des États. Les inégalités de la répartition et l’exploitation du pétrole par exemple engendrent des flux, sources de risques pour l’environnement.

Histoire en terminale professionnelle



I. le monde depuis 1945 :mondialisation et interdépendance

I.1. Croissance et développement

I.2. Mutations scientifiques, culturelles et sociales

II. La France depuis 1945

II.1. La France : croissance économique et mutations sociales



  • La croissance économique

  • Les transformations de la vie quotidienne

  • Les transformations de la société et les évolutions culturelles


II.2. La France : la vie politique


  • L’évolution des institutions politiques et des modes de représentation

  • Les familles politiques et leurs moyens d’action

  • Thèmes et enjeux du débat politique



II.3. Conclusion : la France dans le monde d’aujourd’hui



Cette partie implique une mise en relation vivante entre les principaux thèmes d’histoire et les aspects les plus actuels du programme de géographie.
L’étude de la croissance est conduite dans sa dimension économique : processus – aspects – contradictions. On s’applique surtout à en analyser les facteurs dans leur interaction : nouvel échiquier politique mondial – essor démographique – accélération des progrès scientifiques et techniques – apparition et affirmation de la dimension Recherche-Développement.
On montre aussi en quoi la croissance porte en elle les germes de la crise et d’une nouvelle restructuration de l’espace économique mondial

( production – échanges –communication... ).
Elle ne saurait se limiter à une chronologie de découvertes, un répertoire de savants ou un inventaire d’applications. Si le recours aux exemples précis et aux données chiffrées reste indispensable, il constitue d’abord un outil pour mener avec les élèves une réflexion sur la place nouvelle de la science, ses rapports avec les États, les relations à établir entre l’ensemble des citoyens et la communauté scientifique.
Les questions de la responsabilité individuelle et collective, les problèmes d’éthique sont évoqués dans leur complexité et en relation avec les débats actuels. A cet égard, le destin des savants comme OPPENHEIMER – JOLIOT-CURIE – SAKHAROV illustre la difficulté de revendiquer à la fois le statut de savant et celui de citoyen.
La dimension Recherche-Développement est appréhendé comme nouvel indicateur de puissance en relation avec l’étude de la France et de la géopolitique du monde actuel.
On montre comment, devenue un facteur-clé de différenciation, la Recherche-Développement contribue à façonner un nouvel ordre international et à renforcer à la fois concurrence et inégalités.
L’inégale maîtrise du secteur Recherche-Développement est évoquée non seulement dans le domaine de la production et des échanges, mais aussi dans celui de la formation, de la domination culturelle et de l’information.
En conclusion, il convient de s’interroger sur l’héritage de la guerre froide : déséquilibre entre recherche civile et recherche militaire ; difficiles problèmes de reconversion économique au moment où s’instaure un nouveau contexte international.

L’étude de cette partie du programme nécessite le rappel de quelques repères chronologiques. Cette chronologie est enrichie au fur et à mesure de l’examen des différents sujets d’étude.
Les différents aspects de ce chapitre peuvent être abordés dans le cadre de la vie quotidienne. L’étude de situations concrètes doit placer l’homme au centre d’une réflexion historique qui met en évidence :

  • les indices qui

permettent de discerner une évolution

  • les facteurs qui

permettent d’expliquer cette évolution

  • les interactions de ces différents facteurs.


Une telle approche offre des possibilités de périodisations, de recoupements, de repérage de paradoxes susceptibles d’alimenter une activité de classe qui peut faire appel à des discussions et à de courts exposés.
De plus, la période envisagée a été vécue par les ascendants de nos élèves : le recueil de témoignages à l’échelle des souvenirs d’un individu peut être confronté à un tableau d’une portée plus générale à l’échelle d’une région, d’une nation, du monde. On passe ainsi du temps vécu au temps historique.
Les exemples sont puisés à diverses sources ( documents d’époque, oeuvres littéraires, essais, récits de vie...)provenant de divers milieux : zones rurales, urbaines, agricoles, industrielles ; de catégories socioprofessionnelles variées ; d’activités de travail, de loisir, de vie quotidienne.

Les sujets d’analyse ne manquent pas. Par exemple, l’étude de l’évolution d’une grande usine fournit de précieux points de départ pour appréhender les évolutions techniques, commerciales, sociales de l’entreprise, de la France et du monde ( du travail à la chaîne à la robotisation ; du marché national aux marchés internationaux ; des rapports patrons-salariés aux accords d’entreprise et aux politiques contractuelles, etc.).

Le recensement des établissements d’enseignement à l’échelon local, à différentes époques ;la comparaison des chiffres ;la comparaison des règlements intérieurs de ces établissements traduisent concrètement les grandes évolutions du monde scolaire. La mise en relation entre les conclusions de cette étude locale et des tableaux plus généraux, des discours officiels sur l’école, des cartes donne une perspective historique et critique...
La dernière partie du programme d’histoire consacrée à la vie politique en France doit conduire peu à peu les élèves à une prise de conscience du rôle de citoyen responsable, acteur indispensable du fonctionnement démocratique des institutions. Cette prise de conscience requiert d’abord l’acquisition ou la consolidation d’un certain nombre de notions-clés comme constitution, séparation des pouvoirs, parti politique, groupe de pression, parlementarisme, etc.
Cette appropriation de connaissances abstraites représente un pari difficile. C’est pourquoi, l’approche doit en être rendue attrayante, en s’appuyant sur l’histoire immédiate de notre vie politique et les supports médiatiques qui en rendent compte.
L’étude des « Une » des principaux journaux peut permettre de retracer les aléas des gouvernements de la IVe République face au parlementarisme et aux crises de la colonisation, par exemple.
On peut aussi inviter les élèves à assister à une séance d’une assemblée élue au suffrage universel ( Conseil Municipal, Conseil Général, Conseil Régional, Assemblée Nationale). Cette approche du débat politique au sein d’une assemblée peut conduire à la prise de conscience de l’importance du rôle de citoyen s’exprimant à travers les différentes consultations électorales.
Il faut attirer l’attention des élèves sur la fragilité des valeurs fondamentales sur lesquelles repose notre système politique : liberté de conscience, d’expression, multipartisme, séparation des pouvoirs, laïcité, etc. Le débat politique permet de confronter les idées d’une manière démocratique sans perdre de vue les grands principes de notre régime. L’étude de l’évolution des institutions françaises depuis 1945 conduit à mieux comprendre le rôle du citoyen à travers chaque consultation électorale. On parle souvent des droits du citoyen, mais on doit aussi parler de ses devoirs face à l’avenir politique d’un pays.


Géographie en terminale professionnelle



I.Les hommes construisent et aménagent les espaces
On s’appuie sur des exemples concrets à différentes échelles et pris dans différents types de sociétés

I.1. L’organisation des espaces urbanisés

I.2. L’organisation des espaces industriels

I.3. L’organisation des espaces liés aux échanges

I.4. L’organisation des espaces agricoles

I.5. l’organisation des espaces de loisir

II. Le monde d’aujourd’hui

II.1. Géopolitique du monde actuel : rapports de force et enjeux

II.2. Nord-Sud : l’inégal développement

II.3. Les échanges

II.4. L’oligopole mondial



Le programme de terminale invite à réfléchir à partir d’exemples d’espaces organisés et de paysages complexes. Il s’agit d’en analyser les principales composantes et cette analyse, développée tout au long du programme, doit permettre de définir la notion d’espace organisé. On utilise les outils privilégiés que sont les cartes à petite échelle, les photographies aériennes, verticales ou obliques prises à haute altitude, les images satellitales. Il s’agit également de mettre en évidence la notion de paysage dont l’étude est conduite dans une perspective résolument dynamique : un paysage est à la fois un héritage et un devenir. L’analyse doit faire comprendre le rôle des agents qui le façonnent constamment. Cette démarche contribue ainsi à la formation du citoyen.
Les points du programme ne forment pas une proposition de progression. Chaque partie doit être envisagée à partir d’exemples concrets judicieusement choisis permettant de traiter plusieurs points de la question et de déboucher sur des typologies à l’échelle planétaire.
En aucun cas, il ne s’agit, pour chacune des parties, de choisir un plan à tiroirs, de rester au niveau de généralisations peu attractives pour les élèves.
Il serait judicieux de mettre en place des grilles de lecture des paysages, permettant de comprendre la superposition des différents domaines ( occupation agricole, urbaine, industrielle...) pour chaque exemple étudié. Un paysage fonctionne comme un système, composé d’éléments interactifs, ce qui n’interdit pas, bien au contraire, de dégager pour chacun une dominante, de mettre en évidence des types d’organisation de l’espace.

Cette dernière partie du programme permet une approche globale des phénomènes géopolitiques et économiques à l’échelle de la planète. Cette approche est complémentaire du point 1 du programme d’histoire. S’il s’agit en histoire de montrer comment le système-monde, apparu au XIXe siècle, continue à se construire et connaît une accélération décisive au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, en géographie on présente une « photographie » de ce système-monde et on analyse ce monde contrasté, divisé, éclaté mais d’interdépendance, dans lequel aucune société, aucun État ne peut vivre isolé.
Cette partie du programme peut être étudiée essentiellement à partir de cartes. Elles permettent de mettre en évidence les grands ensembles politiques, économiques et culturels, les contrastes majeurs de développement ( entre le Nord et le Sud, mais aussi à l’intérieur de chacun de ces ensembles), et les principaux flux qui relient les différents éléments du système-monde.
Avec la présentation de l’oligopole mondial «  formé par des puissances dont les politiques financières, culturelles et les stratégies militaires exercent des effets importants sur le reste du monde » ( O.Dollfus ), on montre que le système mondial est largement commandé par des impulsions venant de la Triade États-Unis – Europe – Japon, puissances dominantes d’un monde aujourd’hui multipolaire.







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