Sur ce qui a guidé mon choix





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Univerza v Ljubljani

Filozofska Fakulteta

Histoire de la France

L’Indochine

Histoire de la colonisation française d’Extrême Orient

Eva Markun

30.03.2011

Sur ce qui a guidé mon choix


Quand on arrive une fois en Cambodge, on apprend très vite qu’on ne peut pas comprendre grand-chose. Les choses s’y passent autrement, et les raisons, les motifs… ce n’est pas très clair tout ça. On regarde des lignes électriques qui restent presque intact depuis des temps d’Indochine (il y a des vieilles inscriptions sur les pylônes « Danger de mort ! ») et sont posées un peu partout comme on les attache en Asie, puis il y a l’Institut français, l’Institut Pasteur, le docteur ceci et cela : les signes vivants de la colonisation passé. Quand on parle avec les indigènes ils expliquent que la langue française est, sauf chez le docteur, hors d’usage et que personne n’aime pas beaucoup les touristes françaises, ni la langue, c’est trop compliqué. En revanche, ils gardent de très bons souvenirs de leurs ancêtres qui ont gouverné le protectorat jusqu’au 1954. Donc on commencera à s’intéresser. Qu’est-ce qui s’est passé ici il y a cent ans ? Quoi cherchent les français en Cambodge, le pays qui depuis de siècles ne connait que de riz, de riz et de riz (ou bien un peu de Turbina corimbosa dans la soupe)?

Sur ce qui a guidé mon choix 8

L’iconographie 8

L’histoire de l’Indochine française 12

Bibliographie 18


L’iconographie


L’affiche de Milleret pour l’exposition coloniale de 1931

Les territoires de Second empire colonial français

La conquête d’Indochine

Le drapeau d’Indochine Monsieur Paul Doumer

Ho Chi Minh La guerre d’Indochine

Général Leclerc

Le télégramme de Ho Chi Minh destiné au président américain pendant la guerre d’Indochine

L’histoire de l’Indochine française




  1. Débuts de la colonisation française



    1. L’envie d’expansion

Il est primordial d’expliquer quelque part l’histoire de la colonisation française, dont l’Indochine fait partie, avant de se consacrer à des procèdes historiques qui sont liées à sa création.

L’expansion européenne moderne s’est commencée déjà au XV siècle avec Les Grandes découvertes. L’esprit de colonialisme, qui avait envahi toute l’Europe, atteignit la France en 1482 quand Louis XI proposa la création d’une Compagnie de Commerce et de Navigation dans la mer du Levant, le plan qui échoua faute d’intérêt des marchands et de la bourgeoisie. Néanmoins, quelques commerçants aventureux atteignent les pays lointains comme le Canada, le Brésil, le Sumatra…  sans s’y établir.

    1. Le premier domaine colonial (1589-1814)

De l’avènement d’Henri IV, la monarchie française s’est commencé à constituer un premier domaine colonial. On peut dire que l’expansion française a très peu à faire avec l’esprit explorateur, mais plutôt est-elle la conséquence de plusieurs facteurs purement économiques :

      1. les nécessites du mercantilisme : il faut exporter le plus possible en achetant aussi peu que possible dehors. Les territoires fournissent à la métropole des produits complémentaires et achètent ce que la métropole avait produit. L’exchange économique est achève avec la création des grandes compagnies telles comme la Compagnie des Indes.

      2. protection des missionnaires chrétiens ; la France se pose en chevalier d’Eglise

      3. des motifs politiques : acquérir la puissance sur mer, développer la marine de guerre (cet objectif a été développe par Richelieu, qui se sentait dans cette domaine moins capable que les Anglais, une prémonition qui s’est réalisé)

En 1626 sont crées les premières Compagnies de Commerce, qui jouent un grand rôle sur le destin des colonies. Elles contrôlent l’argent, l’échange économique, les armes, octroient des crédits, disposent de « toute justice et souveraineté ». Mais, ce qui est intéressant, elles ont aussi des obligations, elles doivent se consacrer à l’aménagement des territoires, transports réguliers de colons et l’évangélisation des indigènes.

L’ancienne rivalité avec l’Angleterre se transpose aussi sur les territoires d’outre mer et dans une succession des guerres de 1741 de 1763 les Français perdent la moitie de leurs colonies. Quelques guerres de revanche ne portent pas des résultats et après quelques essais de recommencer la colonisation (Egypte) ils ne restent aux Empire que quelques îles.

    1. Le second domaine colonial (1815-1962)

De la part de la Restauration il n y a ni de volonté ni de velléité de remplacer les terres perdues.

Par ailleurs, on commença plus tard à s’intervenir dans l’Algérie. Dans l’époque de monarchie de Juillet, les explorations maritimes et les missions catholiques (qui, à leur tour sont en conflit aves les missionnaires protestants y voir anglais) ont provoqué l’occupation d’autres territoires, surtout à Tahiti, dans l’Océan Indien, dans l’Afrique du Nord et dans l’Extrême Orient.

  1. L’Indochine, définition géographique


Le territoire de l’Indochine française était constitué de 5 parties :

  • L’Annam, La Cochinchine et le Tonkin (aujourd’hui la République socialiste du Viêt Nam)

  • Le Cambodge (aujourd’hui le Royaume du Cambodge)

  • Le Laos (aujourd’hui la République démocratique populaire de Lao)


  1. Chronologie




1852

Second Empire

1858

Débarquement de Charles Rigualt de Genouilly







1859

Prise de Saigon







1862

Traité de Saigon







1867

Ajout du Protectorat du Cambodge

1870

Troisième République

1874

Traité de Saigon 2







1887

Création de l’Union Indochinoise







1899

Ajout du Protectorat du Laos

1914-1919

Première guerre mondiale













1925

La création de l’Association de la jeunesse révolutionnaire vietnamienne







1930

Mutinerie de Yên Bái




Crise économique

1936

Révoltes paysannes

1940

Seconde guerre mondiale

1940

L’entrée d’armée japonaise

1945




1945

Coup de force japonais







1945

L’indépendance proclamée du Viêt Nam







1945

L’insurrection vietnamienne

1946

La Quatrième République

1946-1954

Guerre d’Indochine







1946

Conférence de Fontainebleau







1949

Etats associés : Viêt Nam, Cambodge, Laos







1953

Indépendance du Cambodge







1954

Défaite française à Dien Bien Phu

1954-1962

Guerre d’Algérie

1954

Sont signés les accords de Genève, division du Viêt Nam







1955

Les dernières troupes françaises ont quitté le Viêt Nam



  1. Les débuts d’empire colonial français en Extrême Orient




    1. Les premiers comptoirs

Depuis les expéditions de Marco Polo en 1280 et celles de moine Odoric de Pordenone en 1320, les explorateurs portugais sont les premiers européens qui s’intéressent à l’Extrême Orient. Les récits d’Antonio de Faria, un des lieutenants d’Albuquerque, commencent à attirer les premiers missionnaires à pénétrer l’Annam et le Cambodge. Les premiers comptoirs européens sont donc fondés en Indochine en XVIe siècle avec l’arrivée des Hollandais et d’Anglais, qui tous à leur tour sont forcées de la quitter.


    1. Les missions catholiques

L’évangélisation du Viêt Nam était commence par les missionnaires portugais, qu’y sont reçus quasiment bien, grâce à le succès commercial de leurs marchandes. Dans le Cour vietnamien sont-ils traités avec les plus de faveurs possibles, si les Portugais ont envoyé quelques vaisseaux pleins d’armes, sinon…

Alexandre de Rhodes, un Provençal douée en langues et diplomatie, passa par le Macao en 1623 venant pour le Japon et y resta un an. En décembre 1624 il est orienté par ses supérieurs vers l’Annam et il y commença sa mission catholique. Il apprit la langue en six mois et réussit tellement bien dans ses efforts d’évangélisation que le roi lui aura interdit de les procéder.

Alexandre de Rhodes est exilé d’Annam en mai 1630, mais ses efforts donnent des conséquences durables. En outre, il mit au point un système de transcription phonétique du vietnamien appelé « quôc ngu » qui reste en usage de nos jours. De plus, son documentation de Tonkin provoque en France d’autres vocations. La Société des Missions Etrangères envoie en 1664 et 1666 de nouveaux missionnaires.

Le nombre de nouveaux chrétiens et leurs pratiques a par conséquent menacé la stabilité du royaume. En effet, car la nouvelle foi ordonnait la monogamie, le roi ne le supportait pas beaucoup. Comme il a écrit dans le message envoyé aux missionnaires : « Quelle est cette loi, Pères, que vous publiez en mon royaume ? Vous ordonnez à mes sujets qu’ils ne doivent avoir qu’une femme et je veux qu’ils en aient plusieurs, afin qu’ils aient ainsi plus d’enfants qui me soient fidèles. »


  1. La conquête d’Indochine


Après la fin de la guerre entre le Nord et le Sud du Viêt Nam, le besoin d’armes s’est diminué et avec cela sont tombées les relations commerciales entre l’Europe et l’Indochine. Sur la côté française La Compagnie des Indes cherchait un point de ravitaillement pour ses bateaux entre l’Inde et la Chine. Dans la conviction que l’échange économique n’est possible que dans le cas d’un établissement fixe, le gouvernement français décida finalement d’envoyer une expédition armée sur les cotes d’Annam. L’expédition succéda, mais le gouvernement de Louis XVI, effrayé des dépenses, arrêta les explorations.

De 1839 à 1842 s’est déroulée la fameuse guerre d’Opium, qui a attirée l’attention une fois de plus sur le marché chinois. Les portes chinoises comme le Canton et Changaï ont ouverts leur porte aux marchands français. Le besoin de protéger les missions catholiques en Extrême Orient posa une bonne chance à Napoléon III de se ménager l’appui du parti catholique. Les martyres chrétiens en Chine et en Indochine lui donnent un bon raison d’intervenir dans les deux pays et d’étendre le champ commercial de la France. Dans l’alliance avec les Anglais, le contre-amiral Rigault de Genouilly entamait à Tourane et en Cochinchine les opérations militaires. En 1860 l’Angleterre proposa à Napoléon III une seconde campagne de Chine. Par ailleurs, la conquête de la Cochinchine n’en fut qu’un simple épisode, et fut d’une encore moindre importance dans les plans avantageux de l’empereur. Dès lors, elle resta sous l’autorité française même quand tous les autres projets coloniaux (y compris la conquête de Mexique, Syrie, Lombardie…) se sont écrasés.
Pour la protection des missionnaires catholiques, la France avait obtenu la baie de Tourane comme son point d'appui avec la traite de 1787.

En 1858, quand Rigault de Genouilly mouilla en baie de Touraine, il n’avait que treize bâtiments français et un aviso espagnol, en total le nombre d’hommes ne dépassait pas trois mille. Il se voulait diriger sur Hué, mais comme la voie de terre était dangereuse, les troupes restaient en Tourane. En cours des quelques mois, deux cent hommes moururent de cholera. A cause de cela, le contre-amiral était pressé d’agir. Comme le mousson d’hiver poussa les navires vers la Cochinchine, ils remontèrent la rivière de Saigon en le prisant.

 Suite à la révolte des partisans de la dynastie des Lê, Tu Duc accepta le défaite et les conditions du traité de Saigon. La France a reçu en outre les provinces de Bien Hoa, Gia Dinh et Vinh Tuong, ce qui comporte pour une moitié de la Cochinchine.

Pour assurer la souveraineté de la France, l’administration de la Cochinchine est confié aux officiers français. En 1863, les provinces de l’Ouest sont annexées.

 

Parmi tous les pays de l’Indochine, le Cambodge avait le plus grand besoin de l’intervention étrangère. Menacé de Siam, le pays pourrait perdre son indépendance et en devenir une province. Parce qu’il était dangereux pour la nouveau-née colonie de la Cochinchine de laisser les Siamois s’établir sur la vallée du Mekong, l’affaire de s’acquérir la confiance de jeune roi cambodgien, Norodom, était confié au Doudard de Lagrée. Le traité de protectorat fut signé le 11 août 1863 et les conditions furent les suivantes :

-          la France étant obligée à maintenir l’ordre et la paix pour que lui soit reconnue la liberté de commerce, de propriété et de circulation.

Par le traité de 1867 le Siam renonçait au tribut du Cambodge et conservait seulement le Battambong et l’Angkor en Nord du pays.

 

En 1874, le traité du 15 mars rendit les citadelles conquises auparavant aux vietnamiens et les français furent chassés de Hanoi. Par contre, la souveraineté française fut reconnue sur les trois provinces de la Cochinchine et les ports de Hanoi, Haiphong et Qui Nhon étaient ouverts au commerce. Mais deux ans plus tard, Tu Duc envoyait un tribut de vassalité à Pékin, pour qu’il lui aide a se débarrasser des Français. La Chine, qui par ailleurs accepta la conquête de la Cochinchine avec l’indifférence, se montrait menacée de l’arrivée française au Tonkin, si près de ses frontières. Suivra la guerre franco-chinoise 1881-1884, dont la France sort victorieuse grâce plutôt à ses opérations navales.
Avec le mort de Tu Duc, le gouvernement annamite ouvrit les portes de la citadelle de Hué  en 1884 et signa le traité, reconnaissant le deux protectorat français, l’Annam et le Tonkin.

 

L’intérêt des Siamois se tourna en 1885 vers le Laos, où s’est heurte auparavant l’envie d’expansion des Thaï et du Vietnam. La mission d’observation est confiée à Auguste Pavie, qui en revanche agit avec vitesse en défendant la ville de Luang Prabang contre les Siamois. Le Laos est annexé à l’Union Indochinoise en 1893 comme protectorat français.

 

  1. L’Union indochinoise


Ainsi fut constituée l’Union indochinoise en 1887, qui unissait 5 états suivants dans une unité administrative composé de :

  • 3 protectorats (L’Annam, Le Tonkin, Le Cambodge)

  • 1 territoire de régime mixte (Le Laos)

  • 1 colonie (Cochinchine)

Avant cette date, chaque état était administré séparément. Il faudrait établir une centrale administration pour mieux gérer les protectorats énormes qui à leur tour n’avaient aucune infrastructure qui pourra permettre aux exploiteurs de les relier entre eux-mêmes. Pour un meilleur rendement des richesses naturelles de l’Union, un grand travail de l’infrastructure a commencé. Le chemin de fer appelé Trans-Indochine relia Hanoi à Saigon en 1936, et le télégraphe sans fil fonctionna à partir de 1921. Monsieur Paul Doumer, qui plus tard deviendra président de la République pour deux ans seulement est celui à qui on doit l’essor économique de l’Union Indochinoise. Il mit en marche le projet de transformer l’Indochine dans un pays moderne.

 



    1. Economie


L’Indochine devient un point d’intérêt pour les entreprises spécialisées dans les produits de caoutchouc, ex. Michelin, Rivaud. Très tôt commence l’exploitation de la nature en Cochinchine. On planta en 1905 des grandes monocultures d’hévéa, le bois qui pleure. Elle reste encore un des plus importantes sources de caoutchouc. En Indochine est produit, exploitée et exportée l’opium, l’alcool de riz, le sel, le riz, le poivre, le thé, le charbon, le café, le zinc, et l’étain, mais l’importation de matériaux d’Europe reste plus importante que les exports. L’industrie se répandit avec le développement d’infrastructure, les nouvelles entreprises sont construites et plus de 150 000 indigènes y trouvent d’emploi. Les Compagnies surveillent la collection d’impôts.

 

    1. Seconde Guerre mondiale, occupation japonaise


Les rêves de l’Empire Japonais peut-on interpréter soit comme une envie de réunir tous les pays d’Asie soit d’en faire leurs colonies (esclaves ?) et de les exploiter. Ajoutez-y un caractère national d’une très forte fidélité à l’empereur-dieu, qui a de plus une tendance fasciste et on y est. Les Japonais profitent en 1940 de la défaite française en Europe pour leur adresser un ultimatum. Des 1940 jusqu’au 1945 l’Indochine reste sous l’autorité française, mais devient une plateforme d’expansion japonaise. Y sont placées des aérodromes japonais, 6000 des soldats… Fin de même année, les Thai ouvrent le front sur la frontière du Cambodge pour récupérer « leurs territoires d’autre temps ». Les territoires du Battambong et du Siam Reap, les rizières du Cambodge, sont pris.

En 1941, Hô Chi Minh établit une base de résistance antifrançaise et antijaponaise.

9 mars 1945, coup de force japonais. Les garnisons françaises sont attaquées par l’armée impériale japonaise : un massacre se produit, dans lequel plus de 3000 militaires français sont décapites en moins de 48 heures. Plus de 1500 sont disparus dans la captivité. L’armistice est signé le 15 août 1945 et les Japonais se retirent.


    1. Guerre d’Indochine


Le mouvement pour l’indépendance du Viet Nam, appelé Viet Minh est constitué par le groupement de plusieurs partis nationalistes, dont la plus influente est le parti communiste indochinoise, fondé par Nguyen Ai Quoc, surnommé Ho Chi Minh.

L’Indochine abandonné par les Japonais promettant l’indépendance surtout aux Vietnamiens est laissé dans l’anarchie complète. A la Conférence de Potsdam, le Viêt-Nam est divisé en deux parties, l’une venant dans les mains de la Grande Bretagne, l’autre aux Chinois qui supportèrent la République démocratique du Viêt Nam, proclamé le 2 septembre 1945 par Ho Chi Minh. Par ailleurs, Le Laos et Le Cambodge ont faire reconnaitre leur souveraineté en douceur, car ils étaient les territoires de peu d’importance. Mais les choses se passent différemment en Vietnam, en plus parce que le Viet Minh décida de réaliser une grande révolution sociale. Charles de Gaulle envoie Thierry d’Argenlieu et plus tard général Leclerc pour rétablir la souveraineté de la France et pour protéger la population française. Ils réussirent de rétablir l’autorité en Laos, le Cambodge et la Cochinchine, mais la République démocratique du Viêt Nam, proclamé en Annam et Tonkin ne supporta plus l’idée d’une fédération indochinoise. L’insurrection de Hanoi le 19 décembre 1946 marque le début de la guerre. Grâce à « le combat du tigre et de l’éléphant », la guérilla vietnamienne, les forces françaises subissent des grandes pertes, surtout dans les grandes batailles (Bataille de la RC4 - Route coloniale 4- en 1949). Les victoires de général de Lattre de Tassigny sont arrêtés avec son mort en 1952, de plus l’opinion publique en France ne supporta pas la guerre, dont les enjeux de moins en moins clairs. La défaite de Dien Bien-Phu en 1954 marque la fin de la guerre et les accords de Genève sont conclus le 21 juillet 1954.

Le Corps expéditionnaire française en Extrême-Orient a été aidé par les forces des états associés d’Indochine et contient entre 1946 et 1949 environ 115 000 à 170 000 hommes, dont 30% métropolitains, 33% indochinois, 31% africains. En total, sur la côte française, 40 000 militaires ont été tues, plus de 70 000 blessés et environ 9 000 disparus.

Par ailleurs, le Viêt Nam est divisé en deux parties : La République démocratique du Viêt Nam, fondé par Ho Chi Minh et la République du Viêt Nam, proclamé par Ngô Dinh Niêm et soutenu par les Américains. Sous le prétexte de la libération d’une agression étrangère impérialiste, Ho Chi Minh commence la guerre civile.


  1. Le colonisateur français




    1. Les Français en Indochine


En 1929, il y avait environ 40 000 européens dans l’Indochine, dont 4800 étaient fonctionnaires et 7000 de profession libérale. Le reste était des marchands et des soldats. Population française en 1940 figurait 34 000 d’Européens contre 16,4 millions d’habitants natives (Viêt, Lao, Khmer).


    1. L’évolution sociale, développement d’infrastructure


On peut contribuer l’accroissement considérable de la population à des efforts français consacrés à l’amélioration des rizières, avec laquelle s’était diminue la mortalité.

L’institut Pasteur développa des vaccines contre les affections endémiques qui ravageaient depuis toujours le pays. Dans les campagnes de vaccination étaient distribués les vaccins contre le cholera, la variole, la peste... L’intervention française a interrompu avec les habits médiévaux qui règnent dans les pays de l Indochine en créant une classe nouvelle de petite bourgeoise et en introduisant l industrie.

Mais de l’autre côté, l’image de colonisateur reste pareille partout : Il avait introduit, imposé même, la culture européenne en brisant les traditions. L’éducation, les sciences occidentales, la mode de vie, l’industrialisation et la naissance de salariat qui en Europe se sont développées des centaines d’années ont envahi l’Indochine en décades. Pas sans conséquences, bien sûr.


    1. Condition de vie


Comme dans toutes les colonies, la vie des paysans s’est dégradée en tant que les conditions d’autres classes sociales se sont améliorées. L’économie coloniale avait ruiné l’organisation traditionnelle et les communautés paysannes, de plus en plus des propriétaires endettes sont forcées de vendre leur terre et chercher d’emploi ailleurs. Le travail dans les plantations d’hévéa est dur et mal payé, les conditions y sont insupportables. La frustration de peuple se manifesta en 1930 (La Mutinerie de Yên Bái, organisée par le Parti nationaliste vietnamien), quand la situation est de plus aggravée par la crise mondiale. Il n’est pas surprenant que le parti communiste en Viêt Nam gagna un aussi fort nombre de supporteurs.











Bibliographie



Tersen, Emile. Histoire de la colonisation. Presses universitaires de France. 1950

Dauphin-Meunier, A. Histoire du Cambodge. Presses universitaires de France. 1961

Masson, André. Histoire de l’Indochine. Presses universitaires de France, 1950

Bodard, Lucien, La Guerre d’Indochine. Editions Gallimard. 1967, 1963, 1965

Robequain Charles, L’Indochine française. Libraire Armand Colin, Paris. 1935

Le »parti« colonial, par Charles-Robert Ageron, 7 décembre 2005 sur http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1066

L'Indochine française sur le Wikipedia.fr. 28.03.2011 http://fr.wikipedia.org/wiki/Indochine_fran%C3%A7aise

La Guerre d'Indochine sur le Wikipedia.fr. 30.03.2011 http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Indochine


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