Une avalanche de questions…





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Enseigner l’évolution. H. Ferrière. 2009.

PLAN DES CONFERENCES (résumé des diaporamas).

L’enseignement de la théorie de l’évolution
ou l’obligation de toujours y penser par deux fois… « sapiens sapiens ? »
3 citations en fil rouge…

« La science ne doit relever que d'elle-même et ne saurait se plier aux exigences des partis ; elle est la déesse auguste qui trône au-dessus de l'humanité pour la diriger et non pour la suivre, et c'est d'elle seulement qu'on peut dire qu'elle est faite pour commander sans jamais obéir ».

Paul Broca (1824-1880).

« En 1970, le lauréat du prix Nobel de médecine Jacques Monod (1910-1976) avait déclaré que la « connaissance vraie ignore les valeurs », excluant de son champ d'investigation tout ce qui relève de l'éthique individuelle ou collective, « par essence non objective », qu'elle prenne la forme d'un discours moral, religieux ou politique. Qui plus est, la science aurait vocation à « attenter aux valeurs » - entendons, avec Monod, les héritages contemporains plus ou moins laïcisés des mythes religieux ou philosophiques des siècles passés. »

Claude Blanckaert Des sciences contre l’Homme, Vol.1, Paris, Autrement, 1993 .  

«  En biologie, il pourrait être nécessaire de penser. » disait le mathématicien René Thom (1923-2002). « Et peut-être plutôt deux fois qu’une, rajoute l’historien du CNRS André Pichot, travailler les concepts et réfléchir aux conséquences de ce qu’on fait. »

Les thèmes centraux des deux journées tiennent :

- à l’enseignement de la théorie de l’évolution… - aux conséquences de l’application à notre espèce – à la femme, aux enfants, à l’homme, aux humains dans toute leur diversité - des théories scientifiques liées à l’évolution…

Une avalanche de questions…


Qu’est-ce qu’une théorie ? Qu’est-ce qu’une théorie de l’évolution ? Mais qu’est-ce que l’évolution ? La théorie de Darwin est-elle apparue par génération spontanée ? (qui, où et quand ?)

Une avalanche de mots… D’où un premier outil pour commencer une bonne séance de sciences : un dictionnaire ! Et une première méthode de travail : le projet interdisciplinaire…

Qu’est-ce qu’une théorie ? Une théorie c’est un cadre dont le contenu et les limites bougent tout le temps un peu mais pas trop… Une théorie n’est ni « dogme » ni « spéculation »… Elle peut être fondatrice d’un paradigme… et elle est en interaction permanente avec les faits ! Qu’est-ce qu’une théorie de l’évolution ? Et d’abord qu’est-ce que le terme d’évolution ? Comment le définiriez-vous dans la vie courante ? « Evolution » ? Les grands penseurs de l’évolution au XIXème : Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829) Charles Darwin (1809-1882), Ernst Haeckel (1834-1919)

n’ont pas utilisé ce mot dans l’édition originale de leurs oeuvres. C’est entre autres, Herbert Spencer (1820-1903), un sociologue, philosophe et économiste anglais, commentateur de Darwin, qui l’a imposé… Une théorie qui introduit le temps (une histoire) dans l’explication de la biodiversité ; Une théorie qui prétend que les êtres vivants se transforment dans le temps (qu’une espèce peut disparaître en étant remplacée par une autre espèce - sa descendante – et qu’une espèce qui a disparu ne réapparaît jamais) ; Une théorie qui reconstruit cette histoire de filiation – grâce à la paléontologie -, qui propose des mécanismes (des « process ») ou modèles explicatifs à ces changements et qui permet de les interpréter en rapport avec des causes matérielles… Une confusion à éviter… Même au cœur de la théorie synthétique, on confondait l’histoire de la vie et les mécanismes évolutifs d’où la recherche folle des intermédiaires, des chaînons manquants…

L’arbre de l’évolution qui cache la forêt de nos représentations…


La théorie de l’évolution darwinienne est-elle apparue par génération spontanée ? N’y avait-il pas eu auparavant des auteurs qui ont pensé l’évolution des espèces ? Des penseurs de l’évolution… avant 1859. La première idée à retenir c’est que l’évolution devenait probable dans l’esprit des savants et qu’il était possible de l’énoncer – en rencontrant des difficultés et des contradicteurs comme Georges Cuvier (1769-1832) La seconde idée est que la proposition de l’évolution ne repose pas que sur un seul individu – Darwin - mais sur une communauté savante. Ni sur un seul ouvrage – L’Origine… Comment peut-on expliquer que ces théories aient vu le jour en Europe dans une période aussi courte ? Pas question de minorer les travaux de Darwin mais de les replacer dans leur contexte… (sans en faire un nouveau messie !)

« Différents éléments du paradigme darwinien ont été particulièrement intéressants à différentes époques. À chaque étape de l’histoire du darwinisme, ce terme désigna une théorie particulière du paradigme : anticréationnisme contre orthodoxie chrétienne, gradualisme contre mutationnisme, sélectionnisme contre lamarckisme ou finalisme, et ainsi de suite. Ce changement perpétuel de signification pose l’embarrassante question de ce qui établit la continuité entre tous ces darwinismes. Ces divers darwinismes ont-ils quelque chose en commun ? La réponse est bien sûr qu’ils sont tous fondés sur le paradigme originel de Darwin, tel qu’on le trouve dans « l’Origine [des espèces] ». Ernst Mayr (1904-2005), Darwin et la pensée moderne de l’évolution, éd. Odile Jacob, Paris, 1991.

Alors peut-on parler d’une seule théorie de l’évolution ?


D’abord, fin XIXème, parce qu’avec Ernst Haeckel et des néo-lamarckiens français, on a minimiser le rôle de la sélection ; Ensuite, William Bateson (1861-1926) a émis l’idée d’une évolution par changements brusques (saltationniste) ;  Puis, la « redécouverte » des lois de l’hérédité dites de Grégor Mendel (1822-1884) en 1900 par Hugo De Vries (1848-1935) ruina l’idée de transmission des caractères acquis ;

La génétique des populations dans les années 1930 permet la grande synthèse des années quarante et le retour de Darwin avec Julian Huxley (1887-1975) ; Mais, depuis, de nouvelles découvertes, en particulier celles de la biologie moléculaire, sont venues créer de nouvelles transformations du paradigme (sans le remettre en cause !) : La théorie neutraliste de Motoo Kimura (1924-1994) à la fin des années 60 ;

En 1972 : les équilibres ponctués de Niles Eldredge (1943-) et Stephen Jay Gould (1941-2002)

Ces divers darwinismes ont-ils quelque chose en commun ? La réponse est bien sûr qu’ils sont tous fondés sur le paradigme originel de Darwin, tel qu’on le trouve dans l’Origine ». Ernst Mayr.  

Darwin est présenté pour père de nombreux rejetons parmi les pires… Nous en verrons quelques uns demain !

Cachez ces darwinismes que je ne saurais voir !

Qu’est-ce que le Darwinisme et dans quel contexte est-il apparu ? Quelles traductions ont été données à la théorie de Darwin ? Quelles conséquences cette vision de l’histoire a-t-elle quant à la position de l’espèce humaine dans le règne vivant ? Comment les manuels scolaires ont-ils traduit cette vision ? Quelles difficultés entraînent ces traductions pour les enseignants ?

Darwinisme et enseignement de l’évolution : les conséquences anthropologiques.

les arbres évolutifs, la biométrie et autres sornettes…

« Ils rendent la nature complice du crime d’inégalité politique. » Nicolas de Condorcet (1743-1794), Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain

« [Le] Dr Gustave Le Bon (1841-1931) a pu établir directement et avec une précision mathématique cette ressemblance originelle des deux sexes pour l’organe éminent de la vie physique et psychique, le cerveau. En comparant un grand nombre de crânes, choisis dans des races et dans des sociétés différentes, il est arrivé à la conclusion suivante : “le volume du crâne de l’homme et de la femme, même quand on compare des sujets d’âge égal, de poids égal et de taille égale, présente des différences considérables en faveur de l’homme, et cette inégalité va également en s’accroissant avec la civilisation, en sorte qu’au point de vue de la masse du cerveau et, par suite, de l’intelligence, la femme tend à se différencier de plus en plus de l’homme.”. » Emile Durkheim (1858-1917), L’Homme et les Sociétés

«  II nous sera fort égal que le démocrate des États du Sud trouve, dans les résultats de nos recherches, la confirmation ou la condamnation de sa prétention que l'esclavage est ordonné par Dieu […] ; ou que le Yankee, […], cherche un appui dans nos allégations. Nous marcherons droit devant nous, l'observation à la main, et nous dirons avec Goethe, à propos des aboiements qui s'élèveront derrière nous, qu'ils ne prouvent pas autre chose "que notre marche en avant"» Karl Vogt (1817-1895), Leçons sur l’Homme (1865).

Les « quatre piliers » de la scientificité :

Un scepticisme initial sur les faits, qui doit mettre à distance toute intrusion mercantile, politique ou religieuse ; un principe de réalisme ; un principe de rationalité et de parcimonie : le non-respect de la logique entraîne la réfutation de la démonstration ; un matérialisme méthodologique ou épistémologique  : on se moque de savoir s’il y a quelque chose ou pas à l’origine de l’univers.

Le temps des sciences et celui de la mémoire collective…

Les traductions dans la société des idées émises par les savants ont un temps de vie plus long.

Les sciences ne sont pas par essence démocratiques

 Ne pas passer d’un extrême à l’autre : du scientisme au relativisme. Mais puisque les sciences sortent toujours des laboratoires, le moins qu’une société démocratique pourrait exiger de ses chercheurs, c’est qu’ils daignent expliquer, enseigner, mettre à portée des citoyens les conclusions, les doutes, les hypothèses, les risques qui persistent toujours dans une recherche scientifique. Alors quel est le rôle de l’enseignant là-dedans ?

Qu’est-ce que le darwinisme et dans quel contexte est-il apparu ?

Ce n’est rien par rapport à l’époque de Darwin : trois grandes écoles de pensée coexistaient chez les savants : Fixistes (sans être religieux), évolutionnistes déistes (mais laissant l’Homme en dehors de l’évolution) Évolutionnistes « complets »

Qu’est-ce que le darwinisme pris dans son temps ?

Petit robert : c’est « théorie exposée par Darwin (dans De l’origine des espèces, 1859) selon laquelle les espèces sont issues les unes des autres selon les lois de la sélection naturelle » C’est aussi une « expression linguistique conventionnelle », qui ne recouvre pas forcément la pensée de Darwin.

Quelles traductions ont été données à la théorie de Darwin ?

Darwinisme scientifique, Darwinisme social, Darwinien strict, néo-darwinien, Phénomènes darwiniens à différents niveaux d’organisation : cellulaire, neuronal, populationnel …

A-t-elle vraiment débouché sur le libéralisme économique, l’eugénisme, le racisme, le colonialisme, la phallocratie, la division du travail, l’individualisme, la fin des cultures minoritaires, l’acculturation des peuples, le délaissement métaphysique, l’alcoolisme, l’avortement, le test du QI, l’hitlérisme, le stalinisme, le terrorisme…?

Le darwinisme social : : toute théorie postulant une analogie entre lois de la nature et lois de la société.

Différents niveaux du darwinisme social : selon que l’on considère la lutte pour la vie au niveau des individus (darwinisme individualiste) ou au niveau des groupes (darwinisme holiste) : convergence de lecture de l’Histoire sociale entre les marxistes et les darwinistes holistes (les uns et les autres voient l’histoire comme une lutte – des classes pour les premiers et des groupes, espèces, voire « races » pour les seconds…)

Quelques oppositions ou traductions du darwinisme dans le champ scientifique…

Le Lyssenkisme du généticien soviétique Lyssenko (1898-1976), La théorie sociobiologique d’Edgard O. Wilson (1929-), la théorie du gène égoïste et la mémétique de l'éthologiste anglais Richard Dawkins (1941-).

POURQUOI de telles différences dans la présentation de la pensée de DARWIN ?

Les critiques que l’on oppose à Darwin varient selon le « camp » auquel on appartient : scientifique, sociologue, philosophe, matérialiste, athée ou croyant, créationniste ou chrétien moderne (« convergentiste »), déiste, progressiste, démocrate ou conservateur sur le plan politique et social, féministe ou sexiste, raciste ou humaniste… Il convient d’éviter les simplifications et les anachronismes… Toujours faire la différence entre un discours de méthode ou de faits – un discours scientifique – et un discours de valeurs – dans le champ philosophique, moral, social, politique… Bien séparer les domaines (sciences, philosophie…) mais ne pas nier qu’ils s’influencent mutuellement ! Délimiter le périmètre des sciences et de donner la possibilité aux élèves de le comprendre… Expliquer que les faits scientifiques se construisent collectivement, par échange, par obtention d’une formule d’équilibre… Ne plus nier les dimensions sociales, économiques, philosophiques et politiques des sciences : savoir en parler ! (en introduction peut-être plutôt qu’en conclusion pour planter le décor du débat et des connaissances scientifiques actuelles).

"Sur des questions si vives, l'enseignement devrait privilégier une approche historique et épistémologique. Les élèves, mais aussi leurs enseignants, seraient davantage armés face aux changements de point de vue qui se sont multipliés ces dernières années, et qui vont très certainement continuer à se multiplier dans les années à venir." Pierre Clément – INRP.

On a vraiment fait dire n’importe quoi à Darwin. Aujourd’hui, seuls les « gens mal intentionnés » - comme nous les appellerons - se permettent réellement de dénaturer ses propos dès qu’il s’agit de parler de notre espèce.

Mais quelles sont les difficultés liées à l’enseignement de l’évolution ?

Les difficultés de l’enseignement de la théorie :

Les aspects contre intuitifs de l’évolution ; les aspects insensibles et non-empiriques de l’évolution ; le lien de parenté avec les autres primates. Ne pas s’arrêter à un schéma figé et expliquer l’aspect évolutif des sciences aux élèves ! Car c’est les sciences sont évolutives... Un problème d’autorité face aux élèves ? On comprend mieux que l’enseignement de la théorie de l’évolution et de ses traductions philosophiques, sociales et politiques dépassent 1°) le temps scolaire et 2°) les compétences d’un enseignant qu’on ne prend pas le temps de former…

Conséquences de l’évolution quant à notre espèce…

Parce qu’elle est interprétée sur le plan culturel et technologique, parce qu’elle est vue comme finaliste, la théorie de l’évolution permet - à l’époque de sa parution - de classer les sociétés selon des critères raciologiques.

Les humains – hommes, femmes et ethnies - dans leur diversité sont placés sur une échelle des temps historiques : ils deviennent objets de jugement de valeurs en fonction du temps. L’introduction de l’Homme dans le règne animal et l’entrée du temps dans l’histoire des espèces sont deux révolutions extraordinairement importantes. La théorie écologique est la troisième révolution… Nous donc voilà inscrits dans une histoire sans but. Nous n’avons plus grand chose de spécial, d’exceptionnel, sinon - disent aussitôt les scientifiques matérialistes de la fin XIXème et début XXème : notre fabuleuse intelligence, notre culture, notre société, notre langage, nos outils, notre cerveau…  Mais aujourd’hui, ça ne s‘arrange pas pour notre orgueil : Les scientifiques nous disent que la définition biologique de notre espèce doit se faire sans en appeler à la culture, ni au langage, ni à la politique, ni au jeu, à la chasse, ni même à la sexualité, ni à la bipédie, ni aux outils … Alors : peut-on encore parler de notre exceptionnel cerveau ? Et pourtant, cette idée persiste dans nos représentations et pour s’en convaincre, il suffit de reprendre des images de manuels de 1960 (alors que l’évolution est entrée depuis peu officiellement dans les programmes scolaires) à 1989 (où cet enseignement est passablement repensé) pour en voir les traductions mais aussi certaines des activités que nous menons en classe…

Les représentations dans nos manuels :

Les arbres évolutionnaires : Parce qu’un arbre est un modèle qui en raconte toujours long sur nos représentations… Picq: « le modèle des arbres phylogénétiques est l’un des concepts les plus puissants des sciences : un tel arbre décrit des relations de parenté et conduit à des prédictions pour la recherche des fossiles ». Or, « la prudence voudrait sans doute qu’on cesse de construite des arbres d’évolution et qu’on attende que tout ce savoir soit enrichi, précisé et élagué. Un arbre ne fait rien d’autre que cacher la forêt… » Cohen, 2001. Les frises : Des images induisant une marche vers le progrès (sens de la lecture : vers le futur !) Elles présentent l‘Homme comme l'aboutissement de l'évolution… Les reconstitutions… Les comparaisons de crânes…

Conclusion…

Danger de la traduction et de la sur-interprétation, de l’implicite… Danger du créationnisme ou l’ID ? A voir…

Danger de l’oubli… Considérer dans le même regard la science et la conscience…








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