Le mythe est donc l’histoire de ce qui s’est passé





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Un seul Dieu, une seule religion ?
UN TEST SUR LE « VRAI DIEU » : LE SACRIFICE DU CARMEL

18 20 Achab convoqua tout Israël et rassembla les prophètes sur le mont Carmel.

18 21 Élie s’approcha de tout le peuple et dit : "Jusqu’à quand clocherez-vous des deux jarrets ? Si Yahvé est Dieu, suivez-le ; si c’est Baal, suivez-le." Et le peuple ne put rien lui répondre.

18 22 Élie poursuivit : "Moi, je reste seul comme prophète de Yahvé, et les prophètes de Baal sont 450.

18 23 Donnez-nous deux jeunes taureaux ; qu’ils en choisissent un pour eux, qu’ils le dépècent et le placent sur le bois, mais qu’ils n’y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l’autre taureau et je n’y mettrai pas le feu.

18 24 Vous invoquerez le nom de votre dieu et moi, j’invoquerai le nom de Yahvé : le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu." Tout le peuple répondit : "C’est bien."

18 25 Élie dit alors aux prophètes de Baal : "Choisissez-vous un taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu."

18 26 Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu’à midi, en disant : "O Baal, réponds-nous !" Mais il n’y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient en pliant le genou devant l’autel qu’ils avaient fait.

18 27 À midi, Élie se moqua d’eux et dit : "Criez plus fort, car c’est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; peut-être il dort et il se réveillera !"

18 28 Ils crièrent plus fort et ils se tailladèrent, selon leur coutume, avec des épées et des lances jusqu’à l’effusion du sang.

18 29 Quand midi fut passé, ils se mirent à vaticiner jusqu’à l’heure de la présentation de l’offrande, mais il n’y eut aucune voix, ni réponse, ni signe d’attention.

18 30 Alors Élie dit à tout le peuple : "Approchez-vous de moi" ; et tout le peuple s’approcha de lui. Il répara l’autel de Yahvé qui avait été démoli.

18 31 Élie prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob, à qui Dieu s’était adressé en disant : "Ton nom sera Israël",

18 32 et il construisit un autel au nom de Yahvé. Il fit un canal d’une contenance de deux boisseaux de semence autour de l’autel.

18 33 Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bois.

18 34 Puis il dit : "Emplissez quatre jarres d’eau et versez-les sur l’holocauste et sur le bois", et il firent ainsi ; il dit "Doublez", et ils doublèrent ; il dit : "Triplez", et ils triplèrent.

18 35 L’eau se répandit autour de l’autel et même le canal fut rempli d’eau.

18 36 À l’heure où l’on présente l’offrande, Élie le prophète s’approcha et dit : "Yahvé, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, qu’on sache aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que c’est par ton ordre que j’ai accompli toutes ces choses.

18 37 Réponds-moi, Yahvé, réponds-moi, pour que ce peuple sache que c’est toi, Yahvé, qui es Dieu et qui convertis leur cœur !"

18 38 Et le feu de Yahvé tomba et dévora l’holocauste et le bois, et il absorba l’eau qui était dans le canal.

18 39 Tout le peuple le vit ; les gens tombèrent la face contre terre et dirent : "C’est Yahvé qui est Dieu ! C’est Yahvé qui est Dieu !"

18 40 Élie leur dit : "Saisissez les prophètes de Baal, que pas un d’eux n’échappe", et ils les saisirent. Élie les fit descendre près du torrent du Qishôn, et là il les égorgea.

La Bible, 1 Rois, 18


DIDEROT : LE CHRISTIANISME

Le christianisme, je le sais, a eu ses guerres de religion, et les flammes en ont été souvent funestes aux sociétés : cela prouve qu’il n’y a rien de si bon dont la malignité humaine ne puisse abuser. Le fanatisme est une peste qui reproduit de temps en temps des germes capables d’infecter la terre ; mais c’est le vice des particuliers et non du christianisme, qui par sa nature est également éloigné des fureurs outrées du fanatisme et des craintes imbéciles de la superstition. La religion rend le païen superstitieux et le mahométan fanatique : leurs cultes les conduisent là naturellement (voyez Paganisme, voyez Mahométisme) ; mais lorsque le chrétien s’abandonne à l’un ou à l’autre de ces deux excès, dès lors il agit contre ce que lui prescrit sa religion. En ne croyant rien que ce qui lui est proposé par l’autorité la plus respectable qui soit sur la terre, je veux dire l’Église catholique, il n’a point à craindre que la superstition vienne remplir son esprit de préjugés et d’erreurs. Elle est le partage des esprits faibles et imbéciles, et non de cette société d’hommes qui, perpétuée depuis Jésus-Christ jusqu’à nous, a transmis dans tous les âges la révélation dont elle est la fidèle dépositaire. En se conformant aux maximes d’une religion toute sainte et tout ennemie de la cruauté, d’une religion qui s’est accrue par le sang de ses martyrs, d’une religion enfin qui n’affecte sur les esprits et sur les cœurs d’autre triomphe que celui de la vérité qu’elle est bien éloignée de faire recevoir par des supplices, il ne sera ni fanatique ni enthousiaste, il ne portera point dans sa patrie le fer et la flamme, et il ne prendra point le couteau sur l’autel pour faire des victimes de ceux qui refuseront de penser comme lui.

Vous me direz peut-être que le meilleur remède contre la fanatisme et la superstition serait de s’en tenir à une religion qui, prescrivant au cœur une morale pure, ne commanderait point à l’esprit une créance aveugle des dogmes qu’il ne comprend pas ; les voiles mystérieux qui les enveloppent ne sont propres, dites-vous, qu’à faire des fanatiques et des enthousiastes. Mais raisonner ainsi, c’est bien peu connaître la nature humaine : un culte révélé est nécessaire aux hommes, c’est le seul frein qui les puisse arrêter. La plupart des hommes que la seule raison guiderait, feraient des efforts impuissants pour se convaincre des dogmes dont la créance est absolument essentielle à la conservation des États… La voie des raisonnements n’est pas faite pour le peuple. Qu’ont gagné les philosophes avec leurs discours pompeux, avec leur style sublime, avec leurs raisonnements si artificiellement arrangés ? Tant qu’ils n’ont montré que l’homme dans leurs discours sans y faire intervenir la divinité, ils ont toujours trouvé l’esprit du peuple fermé à tous les enseignements. Ce n’est pas ainsi qu’en agissaient les législateurs, les fondateurs d’États, les instituteurs de religion : pour entraîner les esprits et les plier à leurs desseins politiques, ils mettaient entre eux et le peuple le dieu qui leur avait parlé ; ils avaient eu des visions nocturnes ou des avertissements divins : le ton impérieux des oracles se faisait sentir dans les discours vifs et impétueux qu’ils prononçaient dans la chaleur de l’enthousiasme. C’est en revêtant cet extérieur imposant, c’est en tombant dans ces convulsions surprenantes, regardées par le peuple comme l’effet d’un pouvoir surnaturel, c’est en lui présentant l’appas d’un songe ridicule que l’imposteur de la Mecque osa tenter la foi des crédules humains, et qu’il éblouit les esprits qu’il avait su charmer, en excitant leur admiration et captivant leur confiance. Les esprits fascinés par le charme vainqueur de son éloquence ne virent plus dans ce hardi et sublime imposteur qu’un prophète qui agissait, parlait, punissait et pardonnait en Dieu. À Dieu ne plaise que je confonde les révélations dont se glorifie à si juste titre le christianisme avec celles que vantent avec ostentation les autres religions ; je veux seulement insinuer par là qu’on ne réussit à échauffer les esprit qu’en faisant parler le dieu dont on se dit l’envoyé, soit qu’il ait véritablement parlé, comme dans le christianisme et le judaïsme, soit que l’imposture le fasse parler, comme dans le paganisme et le mahométisme. Or il ne parle point par la voix du philosophe déiste : une religion ne peut donc être utile qu’à titre de religion révélée.

D. Diderot, L’Encyclopédie, Article Christianisme.


ROUSSEAU : RELIGION ET ÉTAT

Première Lettre

[…] Tous les établissements humains sont fondés sur les passions humaines et se conservent par elles : ce qui combat et détruit les passions n’est donc pas propre à fortifier ces établissements. Comment ce qui détache les cœurs de la terre nous donnerait-il plus d’intérêt pour ce qui s’y fait ? Comment ce qui nous occupe uniquement d’une autre Patrie nous attacherait-il davantage à celle-ci ?

Les Religions nationales sont utiles à l’État comme parties de sa constitution, cela est incontestable ; mais elles sont nuisibles au Genre humain, et même à l’État dans un autre sens : j’ai montré comment et pourquoi.

Le Christianisme, au contraire, rendant les hommes justes, modérés, amis de la paix, est très avantageux à la société générale ; mais il énerve la force du ressort politique, il complique les mouvements de la machine, il rompt l’unité du corps moral, et ne lui étant pas assez approprié il faut qu’il dégénère ou qu’il demeure une pièce étrangère et embarrassante.

Voila donc un préjudice et des inconvénients des deux côtés relativement au corps politique. Cependant il importe que l’État ne soit pas sans Religion, et cela importe par des raisons graves, sur lesquelles j’ai par tout fortement insisté : mais il vaudrait mieux encore n’en point avoir, que d’en avoir une barbare et persécutante qui, tyrannisant les Lois mêmes, contrarierait les devoirs du Citoyen. On dirait que tout ce qui s’est passé dans Genève à mon égard n’est fait que pour établir ce Chapitre en exemple, pour prouver par ma propre histoire que j’ai très bien raisonné.

Que doit faire un sage Législateur dans cette alternative ? De deux choses l’une. La première, d’établir une Religion purement civile, dans laquelle renfermant les dogmes fondamentaux de toute bonne Religion, tous les dogmes vraiment utiles à la société, soit universelle soit particulière, il omette tous les autres qui peuvent importer à la foi, mais nullement au bien terrestre, unique objet de la Législation : car comment le mystère de la Trinité, par exemple, peut-il concourir à la bonne constitution de l’État, en quoi ses membres seront-ils meilleurs Citoyens quand ils auront rejeté le mérite des bonnes oeuvres, et que fait au lien de la société civile le dogme du péché originel ? Bien que le vrai Christianisme soit une institution de paix, qui ne voit que le Christianisme dogmatique ou théologique est, par la multitude et l’obscurité de ses dogmes, sur-tout par l’obligation de les admettre, un champ de bataille toujours ouvert entre les hommes, et cela sans qu’à force d’interprétations et de décisions on puisse prévenir de nouvelles disputes sur les décisions mêmes ?

L’autre expédient est de laisser le Christianisme tel qu’il est dans son véritable esprit, libre, dégagé de tout lien de chair, sans autre obligation que celle de la conscience, sans autre gêne dans les dogmes que les mœurs et les Lois. La Religion Chrétienne est, par la pureté de sa morale, toujours bonne et saine dans l’État, pourvu qu’on n’en fasse pas une partie de sa constitution, pourvu qu’elle y soit admise uniquement comme Religion, sentiment, opinion, croyance ; mais comme Loi politique, le Christianisme dogmatique est un mauvais établissement.

Rousseau, Lettres écrites de la montagne (1764), Pléiade t. III, p. 704-706 (orthographe modernisée).

KANT : CONFESSION ET RELIGION

Il n’y a qu’une (vraie) Religion ; en revanche il peut y avoir maintes formes de croyance. On peut ajouter que dans les diverses Églises qui se séparent en raison de la diversité de leurs formes de croyance, on peut néanmoins découvrir une seule et même religion vraie.

Il est plus judicieux de dire (comme, en effet, cela se trouve être plus dans l’usage) : l’homme est de telle confession (juif, musulman, chrétien, catholique, luthérien) que de s’exprimer ainsi : il est de telle ou telle religion. Quand on s’adresse à un grand public (dans les catéchismes et les sermons) cette dernière expression ne devrait pas être utilisée ; car elle est pour ce public trop savante et inintelligible ; aussi bien les langues modernes n’offrent point de terme qui puisse être l’équivalent de cette expression. Par là l’homme moyen entend toujours sa foi d’Église, qui lui tombe sous le sens, tandis que la religion se cache intérieurement et dépend d’intentions morales. On fait à la plupart des gens bien trop d’honneur quand on dit d’eux qu’ils professent telle ou telle religion ; car ils n’en connaissent ni n’en exigent aucune. Par religion, tout ce qu’ils comprennent c’est la foi d’Église statutaire. De même tous les prétendus conflits de religion, qui ont souvent ébranlé le monde et qui l’ont arrosé de sang, n’ont jamais été autre chose que des disputes sur la croyance d’Église, et l’homme opprimé ne se plaignait pas à proprement parler parce qu’on lui interdisait de rester attaché à sa religion (ce que ne peut aucune puissance extérieure), mais parce qu’on ne lui permettait pas d’observer publiquement sa foi d’Église.

Kant


La Loi religieuse
1) juive
LE DÉCALOGUE (OU : « DIX COMMANDEMENTS »)

Exode 20 : 1 Dieu prononça toutes ces paroles, et dit :

2 « Je suis Yahvé, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.

3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi.

4 Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre.

5 Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car moi Yahvé, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux qui punis la faute des pères sur les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants pour ceux qui me haïssent,

6 mais qui fais grâce à des milliers pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements.

7 Tu ne prononceras pas le nom de Yahvé ton Dieu à faux, car Yahvé ne laisse pas impuni celui qui prononce son nom à faux.

8 Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier.

9 Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ;

10 mais le septième jour est un sabbat pour Yahvé ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes.

11 Car en six jours Yahvé a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour, c’est pourquoi Yahvé a béni le jour du sabbat et l’a consacré.

12 Honore ton père et ta mère, afin que se prolongent tes jours sur la terre que te donne Yahvé ton Dieu.

13 Tu ne tueras pas.

14 Tu ne commettras pas d’adultère.

15 Tu ne voleras pas.

16 Tu ne porteras pas de témoignage mensonger contre ton prochain.

17 Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, rien de ce qui est à ton prochain."

18 Tout le peuple, voyant ces coups de tonnerre, ces lueurs, ce son de trompe et la montagne fumante, eut peur et se tint à distance.

19 Ils dirent à Moïse : "Parle-nous, toi, et nous t’écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, car alors c’est la mort."

20 Moïse dit au peuple : "Ne craignez pas. C’est pour vous mettre à l’épreuve que Dieu est venu, pour que sa crainte vous demeure présente et que vous ne péchiez pas."

21 Le peuple se tint à distance et Moïse s’approcha de la nuée obscure où était Dieu.

22 Yahvé dit à Moïse : "Tu parleras ainsi aux Israélites : Vous avez vu vous-mêmes comment je vous ai parlé du haut du ciel.

23 Vous ne ferez pas à côté de moi des dieux d’argent, et des dieux d’or vous ne vous en ferez pas.

24 Tu me feras un autel de terre sur quoi immoler tes holocaustes et tes sacrifices de communion, ton petit et ton gros bétail. En tout lieu où je rappellerai mon nom, je viendrai à toi et je te bénirai.

25 Si tu me fais un autel de pierre, ne le bâtis pas de pierres taillées, car, en le travaillant au ciseau, tu le profanerais.

26 Et tu ne monteras pas à mon autel par des marches pour n’y pas laisser voir ta nudité.

Exode 21 : 1 Voici les lois que tu leur donneras.

2 Lorsque tu acquerras un esclave hébreu, son service durera six ans, la septième année il s’en ira, libre, sans rien payer.

3 S’il est venu seul, il s’en ira seul, et s’il était marié, sa femme s’en ira avec lui.

4 Si son maître le marie et que sa femme lui donne des fils ou des filles, la femme et ses enfants resteront la propriété du maître et lui s’en ira seul.

5 Mais si l’esclave dit : “J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas être libéré”,

6 son maître le fera s’approcher de Dieu, il le fera s’approcher du vantail ou du montant de la porte ; il lui percera l’oreille avec un poinçon et l’esclave sera pour toujours à son service.

7 Si quelqu’un vend sa fille comme servante, elle ne s’en ira pas comme s’en vont les esclaves.

8 Si elle déplaît à son maître qui se l’était destinée, il la fera racheter ; il ne pourra la vendre à un peuple étranger, usant ainsi de fraude envers elle.

9 S’il la destine à son fils, il la traitera selon la coutume en vigueur pour les filles.

10 S’il prend pour lui-même une autre femme, il ne diminuera pas la nourriture, le vêtement ni les droits conjugaux de la première.

11 S’il la frustre de ces trois choses, elle s’en ira sans rien payer, sans verser d’argent.

12 Quiconque frappe quelqu’un et cause sa mort sera mis à mort.

13 S’il ne l’a pas traqué mais que Dieu l’a mis à portée de sa main, je te fixerai un lieu où il pourra se réfugier.

14 Mais si un homme va jusqu’à en tuer un autre par ruse, tu l’arracheras même de mon autel pour qu’il soit mis à mort.

15 Qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort.

16 Qui enlève un homme – qu’il l’ait vendu ou qu’on le trouve en sa possession – sera mis à mort.

17 Qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.

18 Si des hommes se querellent et que l’un frappe l’autre avec une pierre ou avec le poing de telle sorte qu’il n’en meure pas mais doive garder le lit, s’il se relève et peut circuler dehors, fût-ce appuyé sur un bâton,

19 celui qui a frappé sera quitte, mais il devra le dédommager pour son immobilisation et le soigner jusqu’à sa guérison.

20 Si quelqu’un frappe son esclave ou sa servante avec un bâton et que celui-ci meure sous sa main, il subira la vengeance.

21 Mais s’il survit un jour ou deux il ne sera pas vengé, car il a été acquis à prix d’argent.

22 Si des hommes, en se battant, bousculent une femme enceinte et que celle-ci avorte mais sans autre accident, le coupable paiera l’indemnité imposée par le maître de la femme, il paiera selon la décision des arbitres.

23 Mais s’il y a accident, tu donneras vie pour vie,

24 œil pour œil, dent pour dent, pied pour pied,

25 brûlure pour brûlure, meurtrissure pour meurtrissure, plaie pour plaie.

26 Si un homme frappe l’œil de son esclave ou l’œil de sa servante et l’éborgne, il lui rendra la liberté en compensation de son œil.

27 Et s’il fait tomber une dent de son esclave ou une dent de sa servante, il lui rendra la liberté en compensation de sa dent.

28 Si un bœuf encorne un homme ou une femme et cause sa mort, le bœuf sera lapidé et l’on n’en mangera pas la viande, mais le propriétaire du bœuf sera quitte.

29 Mais si le bœuf donnait déjà de la corne auparavant, et que le propriétaire, averti de cela, ne l’a pas surveillé, s’il cause la mort d’un homme ou d’une femme, ce bœuf sera lapidé et son propriétaire sera mis à mort.

30 Si on lui impose une rançon, il devra donner pour le rachat de sa vie tout ce qui lui est imposé.

31 Si c’est un garçon ou une fille qu’il encorne, on le traitera selon cette coutume.

32 Si c’est un esclave ou une servante que le bœuf encorne, son propriétaire versera le prix – trente sicles – à leur maître, et le bœuf sera lapidé.

33 Si quelqu’un laisse une citerne ouverte, ou si quelqu’un creuse une citerne sans la couvrir et qu’un bœuf ou un âne y tombe,

34 le propriétaire de la citerne indemnisera, il dédommagera en argent son propriétaire, et la bête morte sera pour lui.

35 Si le bœuf de quelqu’un frappe le bœuf d’autrui et cause sa mort, les propriétaires vendront le bœuf vivant et s’en partageront le prix, ils se partageront aussi la bête morte.

36 Mais s’il est notoire que le bœuf donnait de la corne auparavant, et que son propriétaire ne l’a pas surveillé, il donnera un bœuf vivant en compensation du bœuf mort, et la bête morte sera pour lui.

37 Si quelqu’un vole un bœuf ou un agneau puis l’abat et le vend, il rendra cinq têtes de gros bétail pour le bœuf et quatre têtes de petit bétail pour l’agneau.

Exode 22 : 1 Si le voleur surpris à percer un mur reçoit un coup mortel, son sang ne sera pas vengé.

2 Mais si le soleil était déjà levé, son sang sera vengé. Il devra restituer, et s’il n’a pas de quoi, on le vendra pour rembourser ce qu’il a volé.

3 Si l’animal volé, bœuf, âne ou tête de petit bétail, est retrouvé vivant en sa possession, il restituera au double.

4 Si quelqu’un fait brouter un champ ou une vigne et laisse brouter le champ d’autrui, il restituera la partie broutée de ce champ d’après ce qu’il rapporte. S’il a laissé brouter le champ entier, il restituera sur la base de la meilleure récolte du champ ou de la vigne.

5 Si un feu prend et rencontre des buissons épineux et qu’il consume meules, moissons ou champs, l’auteur de l’incendie restituera ce qui a brûlé.

6 Si quelqu’un donne en garde à un autre de l’argent ou des objets, et qu’on les vole chez celui-ci, le voleur, si on le découvre, devra restituer au double.

7 Si on ne découvre pas le voleur, le maître de la maison s’approchera de Dieu pour attester qu’il n’a pas porté la main sur le bien de l’autre.

8 Dans toute cause litigieuse relative à un bœuf, à un âne, à une tête de petit bétail, à un vêtement ou à n’importe quel objet perdu dont on dit : “C’est bien lui”, le différend sera porté devant Dieu. Celui que Dieu aura déclaré coupable restituera le double à l’autre.

9 Si quelqu’un confie à la garde d’un autre un âne, un taureau, une tête de petit bétail ou tout autre animal, et que la bête crève, se brise un membre ou est enlevée sans témoins,

10 un serment par Yahvé décidera entre les deux parties si le gardien a porté la main sur le bien de l’autre ou non. Le propriétaire prendra ce qui reste et le gardien n’aura pas à restituer.

11 Mais si l’animal volé se trouvait auprès de lui, il le restituera à son propriétaire.

12 Si l’animal est déchiqueté par une bête de proie, il apportera en témoignage l’animal déchiqueté et n’aura pas à restituer.

13 Si quelqu’un emprunte une bête à un autre et qu’elle se brise un membre ou crève en l’absence de son propriétaire, il devra restituer.

14 Mais si le propriétaire est auprès de l’animal, il n’aura pas à restituer. Si le propriétaire est un loueur, il touchera son prix de louage.

15 Si quelqu’un séduit une vierge non encore fiancée et couche avec elle, il versera le prix et la prendra pour femme.

16 Si son père refuse de la lui donner, il versera une somme équivalente au prix fixé pour les vierges.

17 Tu ne laisseras pas en vie la magicienne.

18 Quiconque s’accouple avec une bête sera mis à mort.

19 Qui sacrifie à d’autres dieux sera voué à l’anathème.

20 Tu ne molesteras pas l’étranger ni ne l’opprimeras, car vous-mêmes avez été étrangers dans le pays d’Égypte.

21 Vous ne maltraiterez pas une veuve ni un orphelin.

22 Si tu le maltraites et qu’il crie vers moi, j’écouterai son cri ;

23 ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée ; vos femmes seront veuves et vos fils orphelins.

24 Si tu prêtes de l’argent à un compatriote, à l’indigent qui est chez toi, tu ne te comporteras pas envers lui comme un prêteur à gages, vous ne lui imposerez pas d’intérêts.

25 Si tu prends en gage le manteau de quelqu’un, tu le lui rendras au coucher du soleil.

26 C’est sa seule couverture, c’est le manteau dont il enveloppe son corps, dans quoi se couchera-t-il ? S’il crie vers moi je l’écouterai, car je suis compatissant, moi !

27 Tu ne blasphémeras pas Dieu ni ne maudiras un chef de ton peuple.

28 Ne diffère pas d’offrir de ton abondance et de ton surplus. Le premier-né de tes fils, tu me le donneras.

29 Tu feras de même pour ton gros et ton petit bétail : pendant sept jours il restera avec sa mère, le huitième jour tu me le donneras.

30 Vous serez pour moi des hommes saints. Vous ne mangerez pas la viande d’une bête déchiquetée par un fauve dans la campagne, vous la jetterez aux chiens… »

[Trad. Bible de Jérusalem]
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