Recherche documentaire





télécharger 163.86 Kb.
titreRecherche documentaire
page1/5
date de publication01.10.2017
taille163.86 Kb.
typeRecherche
e.20-bal.com > histoire > Recherche
  1   2   3   4   5
JAN KARSKI

(MON NOM EST UNE FICTION)
D’après le roman de

Yannick HAENEL
Mise en scène et adaptation

Arthur NAUZYCIEL

Création
Festival d’Avignon 2011

du 06 au 16 juillet à l’Opéra-Théâtre

représentations à 18h, le 14 juillet à 15h,

relâche le 10 juillet
PRODUCTION

Centre Dramatique National

Orléans/Loiret/Centre

Direction Arthur Nauzyciel

Théâtre d’Orléans

Bd Pierre Ségelle

45000 Orléans

Tel : + 33 (0) 2 38 62 15 55
Sophie Mercier, administratrice

mercier@cdn-orleans.com

Anne Cuisset, secrétaire générale

cuisset@cdn-orleans.com
Presse

Nathalie Gasser
+33 (0)6 07 78 06 10

gasser.nathalie.presse@gmail.com

Service de Presse du Festival d’Avignon

Rémi Fort / Yannick Dufour

Paris : +33 (0)1 56 95 48 52

Avignon (à partir du 27 juin) :
+33 (0)4 90 27 66 53 /54

presse@festival-avignon.com

JAN KARSKI

(MON NOM EST UNE FICTION)
d’après le roman de Yannick Haenel

publié aux Editions Gallimard, 2009
Mise en scène et adaptation

Arthur Nauzyciel
Vidéo Miroslaw Balka

Musique Christian Fennesz

Décor Riccardo Hernandez

Regard et Chorégraphie

Damien Jalet

Son Xavier Jacquot

Costumes José Lévy

Lumière Scott Zielinski
Avec

Alexandra Gilbert

Arthur Nauzyciel

Laurent Poitrenaux

et la voix de Marthe Keller

Assistant décor James Brandily

Assistante costumes Géraldine Crespo

Régie générale Jean-Marc Hennaut

Régie son Florent Dalmas

Régie lumière Christophe Delarue

Régie plateau Antoine Giraud Roger

Régie vidéo Thierry Thibaudeau
Recherche documentaire

Leila Adham
Dossier documentaire disponible sur demande

cdn@cdn-orleans.com

Tournée 2011/2012
Festival d’Avignon 2011

Du 6 au 16 juillet 2011 – Opéra-Théâtre
CDN Orléans/Loiret/Centre

Du 5 au 7 octobre 2011
Les Gémeaux, Scène nationale de Sceaux

Du 8 février au 19 février 2012

Comédie de Clermont-Ferrand,

Scène nationale

Les 13 et 14 octobre 2011
Comédie de Reims, CDN

Les 13 et 14 décembre 2011
Maison de la Culture de Bourges,

Scène nationale

Les 17 et 18 janvier 2012

CDDB-Théâtre de Lorient, CDN

Du 1er février au 3 février 2012
Le spectacle sera repris dans le cadre de la manifestation New settings organisée par la Fondation d’entreprise Hermès au Théâtre de la Cité internationale

Dates à venir

PRODUCTION

Centre Dramatique National

Orléans/Loiret/Centre

COPRODUCTION

Festival d’Avignon ; Les Gémeaux Scène nationale de Sceaux ; CDDB-Théâtre de Lorient, CDN ; Maison de la Culture de Bourges, Scène nationale ; La Comédie de Reims CDN, Festival Reims Scènes d’Europe.

Avec le soutien de la Région Centre, de l’Institut Polonais de Paris et de la Fondation d’entreprise Hermès dans le cadre de son programme New settings.

Avec la participation de l’Institut Français.

Avec l’aide du théâtre TR Warszawa et de l’Ambassade de France en Pologne
Le décor a été construit dans les ateliers de la Maison de la Culture de Bourges, Scène nationale.
« Quand la guerre s’est achevée, j’ai appris que ni les gouvernements, ni les leaders, ni les savants, ni les écrivains n’avaient su ce qu’il était arrivé aux Juifs. Ils étaient surpris. Le meurtre de six millions d’êtres innocents était un secret. « Un terrifiant secret » comme l’a appelé Laqueur. Ce jour-là, je suis devenu un Juif. Comme la famille de ma femme, présente ici dans cette salle. […] Je suis un Juif chrétien. Un catholique pratiquant. Et bien que je ne sois pas un hérétique, je professe que l’humanité a commis un second péché originel : sur ordre ou par négligence, par ignorance auto-imposée ou insensibilité, par égoïsme ou par hypocrisie, ou encore par froid calcul.

Ce péché hantera l’humanité jusqu’à la fin du monde. Ce péché me hante. Et je veux qu’il en soit ainsi. »
Jan Karski, octobre 1981.

Lors de la Conférence internationale des libérateurs des camps de concentration organisée par Elie Wiesel et le Conseil américain du Mémorial de l’Holocauste.

« Et déjà on sent venir l’oubli. La guerre va se coller à d’autres guerres dans le passé. La guerre n’est plus rien que deux dates que les enfants réciteront. Il ne reste plus rien de la guerre. Que ce qu’il en faut pour le certificat d’études ou le bachot. Oubliera-t-on aussi l’incroyable dans l’atroce ? Oui, comme le reste. Comment faire pour qu’on n’oublie pas ? »

Léon Werth « Déposition » (22 août 1944).

Jan Karski

(Pologne, 1914 – USA, 2000)
Jan Karski, de son vrai nom Jan Kozielewski, est né à Lodz en 1914. Fils d’une famille de la bourgeoise polonaise, il perd son père à l’âge de six ans. Elève brillant, catholique fervent, il est activiste des Légionnaires de Marie et rêve de devenir diplomate. En 1939, lorsque la guerre éclate, il est employé au ministère polonais des Affaires étrangères. Durant la campagne de septembre 1939, il est fait prisonnier par les Soviétiques, puis remis aux mains des Allemands. En novembre 1939, il réussit à s’évader d’un transport de prisonniers, arrive à Varsovie et rejoint la Résistance au sein de laquelle son frère aîné joue déjà un rôle important. À partir de janvier 1940, il prend part aux missions de liaison avec le gouvernement polonais en exil à Angers, en France. Fait prisonnier par la Gestapo en Slovaquie en juin 1940, évadé par la Résistance de l’hôpital à Nowy Sacz, il participe ensuite aux activités du bureau de la propagande et de l’information de l’Armia Krajowa (« force armée de l’intérieur »).
En octobre 1942, il part en mission, sous l’identité d’un travailleur français de Varsovie. Il traverse l’Allemagne, la France, l’Espagne, pour gagner Londres via Gibraltar. Il est chargé par la Résistance polonaise de fournir au Gouvernement polonais en exil, un compte-rendu de la situation en Pologne. Il transporte également des microfilms contenant nombre d’informations sur le déroulement de l’extermination des Juifs en Pologne occupée. Avant ce voyage, dans le cadre de sa collecte d’informations sur les camps de concentration et d’extermination allemands, deux hommes l’ont fait entrer clandestinement, par deux fois, dans le ghetto de Varsovie. Il a pénétré ensuite dans un camp d’extermination qu’il croit être Belzec (en réalité celui d’Izbica Lubelska).
Ces précieux microfilms dissimulés dans une clé, parviennent ainsi à Londres entre les mains de son gouvernement dès le 17 novembre 1942. Quelques jours plus tard, un premier rapport de synthèse de deux pages sur l’extermination désormais certaine des Juifs en Pologne est diffusé auprès des gouvernements alliés et des personnalités et organisations juives de Londres.

Le Rapport Karski est transmis aux gouvernements britannique et américain avec la demande d’aide aux Juifs polonais.
A Londres, il rencontre Anthony Eden, ministre des Affaires étrangères britannique, début février 1943.

Fin mai 1943, Jan Karski part pour les Etats-Unis. Après plusieurs entrevues avec des personnalités de l’administration américaine, et parmi elles, le juge à la Cour suprême, Felix Frankfurter, il rencontre le Président Roosevelt le 28 juillet 1943.
Face à l’impossibilité de regagner la Pologne occupée, il demeure aux Etats-Unis jusqu’à la fin de la guerre. Il continue de délivrer son témoignage, cette fois auprès du grand public. En 1944, il écrit THE STORY OF A SECRET STATE (qui sera traduit par MON TEMOIGNAGE DEVANT LE MONDE – HISTOIRE D’UN ETAT SECRET et publié en France en 1948). Sous une couverture ornée de l’aigle blanc polonais, THE STORY OF A SECRET STATE paraît en novembre 1944. Le livre est consacré à l’État clandestin polonais et à la résistance polonaise, une des plus importantes, sinon la plus importante, en Europe. Il contient deux chapitres qui décrivent de manière précise et accablante l’extermination des Juifs en Pologne occupée par l’Allemagne nazie, et les scènes dont il a été témoin. L’ouvrage est sélectionné par The Book of the Month Club et devient Le Grand Livre du Mois de décembre 1944, vendu à 250 000 exemplaires, lu par 600 000 lecteurs. Le tirage total de l’édition américaine atteindra 400 000 exemplaires. Pendant six mois, Jan Karski parcourt les Etats-Unis de conférence en conférence, à l’initiative de clubs et associations. 
Après la guerre, il demeure définitivement aux Etats-Unis. Mais pendant plus de trente ans, il ne donne plus aucune conférence et n’écrit pas un seul article sur son action pendant la guerre.

Il rencontre à New York celle qui deviendra sa femme, la danseuse Pola Nirenska. Il enseigne les sciences politiques et plus précisément les relations internationales à l’université de Georgetown à Washington. Il s’engage aussi dans le combat contre le communisme soviétique.

En 1954, il devient citoyen des Etats-Unis.

A partir de la fin des années 1970, son témoignage est à nouveau sollicité et il est souvent amené à parler de la guerre et de la Shoah. En 1977, le réalisateur Claude Lanzmann le convainc de témoigner dans SHOAH, puis ce sera Elie Wiesel, Gideon Hausner, Yad Vashem, les films, les articles, les journaux… Durant les années 1978-1985, Jan Karski témoigne à nouveau, rectifie, précise la signification éthique et historique de sa mission extraordinaire de novembre 1942.

En 1981, lors de la « Conférence Internationale des Libérateurs » à Washington, Karski revient sur sa propre expérience de témoin du génocide commis par les nazis.
En 1982, il est reconnu « Juste parmi les nations ». En 1994, il est fait citoyen d’honneur de l’Etat d’Israël.
Sa première biographie paraît en 1994, sous le titre « KARSKI, CELUI QUI A TENTE D’ARRETER L’HOLOCAUSTE » par E. Thomas Wood et Stanislaw M. Jankowski.
Il décède le 13 juillet 2000 à Washington.

« Plus encore que de ces images, je voudrais me libérer de la pensée que de telles choses
ont eu lieu. »


Jan Karski
Le livre m’a été envoyé par Yannick Haenel après qu’il ait vu ORDET. Il y reconnaissait une démarche semblable à la sienne : celle de considérer l’art comme «espace de réparation».

Je lisais le livre à New York, pendant les répétitions de la reprise de JULIUS CAESAR prévue à Orléans puis au Festival d’Automne. Je disais aux acteurs que pour jouer cette tragédie ils devaient être « comme des revenants : vous avez vu l’horreur du monde et vous le retraversez éternellement pour ne pas oublier ». Je pouvais lire la même phrase dans le livre, quand Karski parle de sa seconde visite du ghetto : « Je parcourus à nouveau cet enfer pour le mémoriser ». A New York, je pouvais suivre les traces  de Karski, depuis son arrivée de Pologne par l’Angleterre,  ses errances new-yorkaises rêvées par Haenel dans son livre : la Frick Collection, la Public Library. Je pouvais passer dans la rue qui porte son nom, derrière Penn Station. Je me retrouvais sûrement dans ce trajet.
Je l’ai lu quelques jours après la mort de mon oncle Charles Nauzyciel, frère de mon père, déporté à Auschwitz Birkenau de 1942 à 1945. Un des liens forts que j’avais avec lui s’est justement construit autour de cette expérience. Etant le premier né de ma génération, c’est à moi qu’il a commencé, tôt, à raconter son expérience concentrationnaire. J’avais une dizaine d’années. En famille, le dimanche, ou à d’autres occasions, avec ses amis anciens déportés comme lui, il racontait. Pas de manière solennelle, non, comme ça, comme ça venait, par associations d’idées. Mon grand-père maternel, lui aussi déporté à Auschwitz Birkenau de 1941 à 1945, me parlait beaucoup aussi. Mais dans un français approximatif, plus physique, plus brut. J’avais cinq ans quand il me racontait comment se partageaient les épluchures et comment on cachait les morts pour garder leur nourriture. Par exemple. J’écris cela pour expliquer que rien n’était de l’ordre de l’indicible chez moi. Tout était dit. Plusieurs fois, à des années d’écart.

Et tout le temps, de nouvelles anecdotes, de nouvelles souffrances, de nouveaux souvenirs, c’était sans fin. Ce qui était raconté dépassait « l’entendement », mais enfin on entendait. Ce qui était « inimaginable » avait pourtant été imaginé, tellement bien imaginé et conçu, qu’assez facilement tout cela a pu être appliqué, organisé, par des gouvernements, des administrations, des fonctionnaires, des services publics, des entreprises, etc. Lois, appels d’offres, constructions, déportations, rafles, il a bien fallu que beaucoup de gens
y participent pour que cela soit possible.
A l’échelle de l’Europe, oui dans quatorze pays. Où est « l’inimaginable » ?
Haenel imagine ce qui a hanté les nuits de Jan Karski. Dans ma famille on dit de ceux qui ont survécu, qu’ils en sont « revenus ». Le revenant, c’est très concret pour moi. Le revenant parle, raconte, se répète souvent,
et a des nuits agitées.
Le silence et les nuits blanches de Karski visité par ses fantômes déréalisent le propos, le replace dans quelque chose qui est de l’ordre du rêve (du cauchemar ?), de la vision. Il est habité. Submergé. Une telle conscience n’est pas indicible, elle est invivable. Le mérite du livre c’est d’arriver par moments à nous faire ressentir quelque chose de cette conscience, de cette douleur inouïe, domestiquée, apprivoisée. La rencontre forte, comme d’inconscient à inconscient, avec le livre de Haenel était une possibilité de calmer l’inquiétude en moi, cette responsabilité un peu lourde, comme une injonction, celle de devoir témoigner pour les témoins : mes grands-pères, oncles, cousines, amis. L’angoisse de ne plus me souvenir dans le détail de tout ce que mon oncle m’a raconté. Une peur irrationnelle : il a été plusieurs fois interviewé, les enregistrements existent. La gêne aussi que cette parole rencontre à nouveau indifférence ou désapprobation polie (« ça va, on connaît », « on en a marre », etc). Cette gêne a été celle des déportés qui n’osaient pas dire, à leur retour, ce qu’ils avaient vécu, par peur d’ennuyer, par peur de ressentir l’indifférence ou l’ennui poli de l’interlocuteur. Je lutte contre ça en moi aussi, je me fais violence en abordant si frontalement la Shoah. Cette conscience, ces visions, ce savoir qui m’ont été transmis de manière quasi utérine, sont en moi, ont toujours été en moi et le seront toujours. Il m’a fallu du temps pour passer de la survie à la vie. Aîné d’une génération qui est la première à ne pas avoir eu à fuir ou à se cacher, je sais que l’essentiel de mes actes, de mon travail, est consacré secrètement à calmer en moi la bête, le monstre, une douleur sourde et permanente à laquelle on s’habitue.
Je me rendais compte aussi que je ne connaissais pas la Pologne, d’où venait ma famille. « Je ne mettrai jamais les pieds en Pologne » est une phrase que l’on disait souvent. Sans nier l’antisémitisme polonais sur lequel on a déjà beaucoup dit, je me rendais compte en lisant le livre et découvrant l’histoire de cet homme remarquable, puis de beaucoup d’autres, qu’aujourd’hui il était important pour moi de créer des liens nouveaux avec ce pays. Travailler sur ce livre et ce projet est paradoxal : je le fais pour donner une voix à ces témoins disparus, à leurs visions et à leur effroi, pour réactiver ce passé puissamment douloureux, mais de façon à avancer dans mon histoire, afin de m’ouvrir des perspectives nouvelles.
Je ne sais pas encore à quoi ressemblera ce travail sur Jan Karski. La polémique autour du livre ne me fait pourtant pas douter de la nécessité de le mettre en scène. De chercher comment aborder cette question au théâtre aujourd’hui, quelle forme imaginer pour rendre compte de cette conscience qui déchire le livre. Nous avons quarante ans, et nous devons nous approprier l’Histoire pour en transmettre à notre tour quelque chose de fondamental. Nous le ferons peut-être maladroitement, alors d’autres le feront plus tard, mieux. Nous préparons le terrain. Haenel aborde des questions qui devront hanter encore, parce qu’elles sont le fondement de nos sociétés aujourd’hui, le ciment honteux de l’Europe, qu’il faut racler encore, notre avenir en dépend. Mais, déjà, je suis heureux du parcours que ce livre m’a fait faire pour pouvoir le mettre en scène : avoir enfin le courage d’aller à Auschwitz, ou à Siedlce, d’où viennent les Nauczyciel, près de Treblinka, se retrouver dans ce pays, y chercher les traces de ceux d’avant, un peu affolé, comme un chien renifle les trottoirs, avec l’espoir d’y retrouver une présence, un signe de présence. Mais non, rien. On ne voit plus rien. Tout est dans l’air. Pourtant soixante-dix ans après l’exil, la fuite, je me suis retrouvé là, à passer du temps à Varsovie, travailler avec Miroslaw Balka, un des plus grands artistes polonais, répéter au théâtre TR à Varsovie, y faire des rencontres importantes. Il y a encore un an je n’aurais pas pu penser cela possible. Un miracle. Etre à Varsovie, créer à Varsovie, oui, vivant. Un horizon s’ouvre devant moi. 
Arthur Nauzyciel

Mars 2011
  1   2   3   4   5

similaire:

Recherche documentaire iconRecherche documentaire

Recherche documentaire iconTravail de recherche documentaire

Recherche documentaire iconRecherche documentaire et tableau d’analyse

Recherche documentaire iconRecherche documentaire sur Internet

Recherche documentaire iconRecherche documentaire. Ce qui est attendu

Recherche documentaire iconRecherche documentaire Site des bibliothèques de l’Université de Lorraine

Recherche documentaire icon= Recherche documentaire
«Rechercher et exposer les connaissances nécessaires à la compréhension des enjeux de la cop 21»

Recherche documentaire iconLa recherche documentaire est un thème qui intéresse l'enseignant...

Recherche documentaire iconDossier documentaire sur correlation et causalite
...

Recherche documentaire iconDossier documentaire sur correlation et causalite
...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com