Berlin: histoire de l´urbanisme et enjeux contemporains des politiques urbaines





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Berlin: histoire de l´urbanisme et enjeux contemporains des politiques urbaines
Denis Bocquet (Institut français de Dresde)
Berlin a été, à plusieurs reprises au cours de son histoire, au cœur des enjeux continentaux européens, non seulement de la politique internationale, mais aussi de l´idéologie urbaine. La ville, en de nombreuses occasions et selon des modalités diverses, a souvent incarné dans l´évolution de son tissu construit le rapport entre idéologie et urbanisme. De capitale prussienne à théâtre perverti de la démesure totalitaire national-socialiste, de ville bombardée puis d´horizon clos de la guerre froide à symbole de la renaissance d´une Allemagne retrouvée, l´histoire a souvent marqué la ville au plus profond. Mais au-delà de ces dimensions, qu´il convient cependant de toujours garder à l´esprit, au cours des quatre dernières décennies, Berlin a également été le laboratoire des pratiques urbaines les plus avancées de notre temps et dans le même temps le lieu où se sont parfois instillés des doutes sur la nature même de ces pratiques. De la relativisation des utopies modernistes à la définition progressive d´un urbanisme doux, de l´invention de méthodes novatrices de rénovation urbaine à la définition d´un nouveau rapport symbolique et monumental à l´histoire, du dépassement, par le façonnement laborieux et hardi d´une nouvelle image, des blocages hérités de la désindustrialisation à l´expérimentation de nouvelles formes de démocratie locale et au débat ouvert sur toutes ces dimensions, Berlin est ainsi demeurée le terrain privilégié à la fois d´un combat entre force des idées et inertie des pratiques et d´une symbiose entre expérimentation et institutionnalisation. Si cette posture ne lui a pas toujours évité les crises, ni même les erreurs, et si elle la laisse aujourd´hui dans une situation de tournant qui appelle de nouvelles ressources d´inventivité pour laisser éclore une phase nouvelle qui par certains aspects tarde à se dessiner, elle lui a néanmoins garanti la pérennité de sa place privilégiée parmi les villes européennes dans le regard de tous ceux dont la ville et son évolution sont la passion1.

Berlin naît pourtant à la marge de l´Europe, tardivement et tout d´abord sans spectaculaire entrée dans le panorama urbain d´un continent dominé pour longtemps encore par Naples et Constantinople puis Londres et Paris. Germains dans l´antiquité, Slaves à partir du VIIIe siècle puis de nouveaux populations germaniques à partir de 1157, date de la création de la marche de Brandebourg, avaient certes occupé cette étendue de toundra post-glacière –une pinède sur une mer de sable dira plus tard Stendhal, mais aucun établissement urbain de notable importance n´en avait résulté. Spandau, Köpenick, Cölln, Berlin même se développent lentement en tant que noyaux séparés. Vague carrefour commercial au bord de la Spree, sur des itinéraires de la colonisation germanique qui, entre XIIe et XIIIe siècle, ont d´autres déclinaisons et sont loin de se focaliser sur cette timide bourgade, ou plus exactement cet essaim de villages répartis autour des étendues d´eau, la ville bénéficie au début du XVe siècle de l´installation, dans le cadre d´un vaste mouvement de sédentarisation de cours nobles jusque-là volontiers nomades, de la famille des Hohenzollern. Celle-ci, qui parvient à asseoir sa reconnaissance par l’Empire, pour de longs siècles jusqu´aux lendemains de la Première Guerre mondiale scelle son destin, avec à sa tête une lignée de régnants, d´abord comme margraves de Brandebourg puis rois de Prusse puis enfin empereurs, à celui d´un espace qui, entre Berlin et ce qui va devenir ses faubourgs, commence à gagner en cohérence au point de bientôt mériter le nom de ville. Berlin se développe alors comme première vitrine de prestige de l´électeur du Brandebourg et duc de Prusse.

Au XVIIe siècle, dans une ville ruinée par la guerre de Trente ans, le Grand Electeur Frédéric Guillaume Ier s´efforce par l´Edit de Potsdam (1685) d´attirer à Berlin les Huguenots français chassés par la révocation de l´Edit de Nantes et le retour en France de la menace des persécutions et discriminations. Prés de 20 000 Français s´installent en Brandebourg, dont de nombreux à Berlin. La ville compte de la sorte au début du XVIIIe siècle presque un quart d´habitants français. A partir de cette époque, la politique dynastique prussienne est clairement de faire de Berlin une ville qui soit à même de rivaliser avec les autres grandes capitales des Etats européens. Berlin se doit de refléter dans son évolution urbaine l´entrée de la Prusse dans le concert des nations continentales. Avec son annexe de Potsdam, la ville de cour, Berlin devient ainsi le miroir de l´ascension fulgurante sur la scène internationale d´une Prusse qui était si longtemps restée un espace quelque peu arriéré aux marges de l´Europe.

Cette évolution est confirmée par la transformation en 1701 de la Prusse en Royaume. La marche impériale acquiert peu à peu une identité plus ferme. Frédéric III devient donc roi. Même si Königsberg (aujourd´hui Kaliningrad) demeure capitale, Berlin se hisse rapidement au statut de résidence royale. C´est de cette époque que date le château de Charlottenbourg. En 1710 Berlin, qui à l´occasion voit ses différentes composantes presque préurbaines réunies en une seule entité administrative, devient capitale du Royaume. La ville connaît dès lors une première et intense phase de croissance démographique. Alors qu´elle ne comptait encore qu´environ 50 000 habitants au moment de l´acquisition du statut de capitale, elle en a plus de 100 000 au milieu du siècle. Sa fonction de ville de garnison a beaucoup contribué à cette évolution. Sous le règne de Frédéric II, au milieu du XVIIIe siècle, l´image de la ville change cependant : elle devient également, par une politique active de participation aux réseaux européens de la pensée, une capitale des Lumières. Königsberg, l’ancienne capitale, déjà quelque peu excentrée en Prusse orientale, a beau passer à la postérité comme la ville de Kant, Berlin sait attirer les penseurs de toute l’Europe éclairée. Bien qu´au règne suivant Frédéric Guillaume II ait tempéré ce choix par une politique nettement plus rétrograde, la ville a bénéficié pendant de longues décennies des avancées de son prédécesseur. De cette époque Berlin garde donc deux traces fondamentales : la culture académique, et son développement en temps que vitrine de la cour de Prusse, avec un aspect militariste de plus en plus marqué. Les remparts, sur la base de la barrière d´octroi, datent de cette époque. Pendant l´occupation française de la période napoléonienne, la tentative ambiguë de vouloir faire de la Prusse un Etat libéral ne fut qu´une parenthèse. Mais sur le plan urbain, plusieurs mesures ont marqué une évolution importante, dans une ville où pendant longtemps les attributs de l´autonomie municipale propres aux villes marchandes ont été soit absents soit limités dans leur épanouissement. En 1809, après 3 ans d’occupation napoléonienne, une nouvelle organisation municipale est ainsi promue: une assemblée élue au suffrage censitaire (par environ 7% des habitants) est créée. Un Magistrat, conseil exécutif, est désigné en son sein, avec à sa tête le Bourgmestre. Berlin accède de la sorte à un statut municipal proprement dit, rompant avec une longue tradition pour le gouvernement urbain de dépendance plus grande de la cour. Cette période marque aussi la fin du système des corporations. Sur le modèle révolutionnaire français, le marché du travail est libéralisé. Berlin, une ville dans laquelle les corporations étaient de toute façon loin de répondre aux horizons organisationnels et civiques du réseau hanséatique que la ville avait quitté des siècles auparavant, profite donc à partir de ce moment d´un cadre juridique nouveau, à même de favoriser un premier développement industriel. La ville de cour, de casernes et d´académies devient aussi ville universitaire, avec la fondation de l´Université et bientôt voit se développer le secteur manufacturier.

En 1815, Berlin compte déjà près de 200 000 habitants et s´apprête donc à connaître un autre bouleversement majeur, avec un changement fondamental de typologie urbaine. De ville de cour et de garnison, devenue incidemment ville de culture, elle devient en quelques décennies la ville d´une première expansion industrieuse, et bientôt industrielle2. En 1850 la ville, entre temps transformée sous l´égide de Karl Friedrich Schinkel en écrin néo-classique pour la capitale prussienne, compte déjà plus de 400 000 habitants, et 500 000 en 1860. C´est que non seulement Berlin bénéficie de l´ascension fulgurante de la Prusse en Europe, mais également est le théâtre d´une conjonction prolifique entre esprit d´entreprise et esprit urbain. Christian Beuth, dans ses fonctions de directeur ministériel du secteur manufacturier en Prusse, est en partie responsable de cette vertueuse conjonction où importation technologique, facilités fiscales et politique d´éducation ont contribué au décollage industriel de la région. Le textile, la vapeur et la fonderie étaient les atouts principaux sur lequel Beuth misait pour rendre possible ce premier essor industriel. Dans les années 1840, l´industrie berlinoise décolle, avec notamment les usines Borsig, qui se lancent rapidement dans la fabrication de locomotives à vapeur. Quand en 1847 elles déménagent de la porte d´Oranienburg à Moabit (et plus tard à Tegel dans ce qui allait devenir une des plus grandes usines du monde), la dynamique est déjà lancée. Malgré des épisodes de ralentissement notable et de crise passagère, Berlin allait se confirmer comme moteur industriel. Après les émeutes de 1848 cependant, Frédéric Guillaume IV coupe court sur le plan politique à l´élan libéral. L´augmentation du cens réduit encore la part de la population autorisée à participer à la vie civique citadine, et bien que son successeur Guillaume Ier à partir de 1861 esquisse une certaine libéralisation, en autorisant par exemple la municipalité à se doter d´un siège digne son statut, le rotes Rathaus, il ne revient pas sur cette mesure réactionnaire. La municipalité, qui incorpore à cette même date, presque en même temps que le nouveau Paris d´Haussmann, les faubourgs de Wedding, Moabit, Tempelhof et Schöneberg, ne sera pas le lieu de la démocratisation de la vie politique locale. Le pouvoir demeure strictement réservé à une étroite caste de propriétaires et de nobles. La libéralisation partielle entamée par le souverain, en revanche, donne au secteur économique une nouvelle impulsion. C´est dans ce contexte, aggravé par une forte crise du logement liée à l´afflux de populations nouvelles (la ville compte plus de 800 000 habitants en 1870 et dépasse le million peu de temps après), qu´est élaboré en 1861 sous l´égide du ministère prussien de l´intérieur le plan Hobrecht. On ne retient souvent de ce plan d´urbanisme que son dessin de parcelles étroites et profondes, qui ont permis, par densification, la création au cours des décennies qui ont suivi de logements de basse qualité pour les populations ouvrières connus sous le nom de Mietskasernen3. Le plan était pourtant plus complexe et n´avait pas pour seul but de rendre possibles de telles opérations4. Il s´agissait aussi de rationaliser le dessin du réseau viaire, notamment en envisageant de créer un grand boulevard en ring, d´aérer les espaces trop denses, et de penser le développement de la ville dans les décennies à venir. Il concernait ainsi non seulement la ville de Berlin, à peine agrandie de ses faubourgs englobés, mais aussi les villes de Charlottenburg, Wilmersdorf, Rixdorf, Reinickendorf, Weissensee et Lichtenberg, soit à peu de choses près le grand Berlin tel que défini par la réforme de 1920. Le plan Hobrecht, qui s´il avait été promu par la municipalité n´aurait jamais pu avoir cette ampleur, préfigure ainsi les annexions futures. L´idée d´expansion par blocs, par ailleurs, ne contenait pas forcément en soi la dérive spéculative qui a donné lieu aux Mietskasernen, même si elle l´a permise. Le plan Hobrecht, en somme, a tracé les lignes d´un développement qui rapidement l´a débordé. Car on assistait à l´époque à un véritable boom industriel, dont un des résultats les plus frappants sur le tissu était la fin du mélange traditionnel entre habitat et travail artisanal et la constitution de véritables quartiers industriels. La géographie urbaine suit ce mouvement de masse. Moabit est ainsi passé de 22 000 à 150 000 habitants entre 1849 et 1871.

Quand Berlin, à la suite de l´Unité allemande, un mouvement qui s´opère sous l´égide de la Prusse de Bismarck et de Guillaume Ier, devient capitale du Reich en 1871, la ville compte environ 800 000 habitants. Son visage a été profondément transformé depuis 1848. Mais elle s´apprête à connaître des transformations plus grandes encore, dans une idéologie du lien entre construction impériale et aménagement urbain de la ville capitale dont le livre de Robert Springer en 1878 exprime bien les ressorts5. Si, au centre, l´architecture de Berlin capitale de l´Allemagne impériale reprend la plupart des principes hérités de Schinkel et de la Prusse, dans ses périphéries se constituent certains des quartiers industriels les plus denses du monde. En quelques décennies, Berlin devient de la sorte une véritable métropole industrielle, dont la formidable ascension de Werner Siemens constitue le symbole dans ce que l´historien américain des technologies Tom Hughes a décrit comme la conjonction épanouie entre un inventeur et une ville6. L’histoire d’AEG est comparable. La croissance urbaine est vigoureuse pendant toute la fin du XIXe siècle et jusqu`à la Première Guerre mondiale, une période de grande crise pour la ville et ses habitants.

Mais une des questions principales après l´Armistice, l´abdication de Guillaume II et la répression sanglante du soulèvement socialiste spartakiste de 1919, qui vit l´exécution de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht, a très vite été celle du regroupement communal. Dès 1911, le Zweckverband Groß-Berlin  militait en ce sens. En 1920 il obtient satisfaction. Berlin absorbe les communes voisines de Charlottenburg, Köpenick, Lichtenberg, Neukölln, Schöneberg, Spandau et Wilmersdorf. La ville compte 3 800 000 habitants. Pendant la République de Weimar, malgré les difficultés de son économie, elle s´affirme comme une des capitales culturelles de l´Europe, lieu de toutes les avant-gardes et expérimentations7. Sur le plan de l´urbanisme, le plan Jansen de 1910 est censé canaliser sa croissance. Mais le moteur de celle-ci, l´industrie, peine à se reprendre des lendemains du premier conflit mondial. Pour des générations d´architectes du monde entier, le Berlin des années 1920, outre, l´assassinat choquant de Walter Rathenau, la fermentation du Bauhaus8 et l´élaboration des théories urbaines d´avant-garde destinées à marquer le siècle, c´est aussi le projet de Mies van der Rohe, jamais construit, d´un gratte-ciel pour le terrain longeant la gare de Friedrichstrasse9.

Sous le IIIe Reich et la dictature totalitaire nationale-socialiste, Berlin devient le décor de la scénographie géante imaginée par l´architecte Albert Speer pour Hitler. Cette période marque, outre l´adhésion de certains des architectes les plus novateurs des années 1920 aux visées criminelles du régime, une perversion totale des principes les plus établis de l´urbanisme berlinois10. Mais il serait réducteur de considérer cet épisode comme une simple parenthèse délirante. De même que les historiens ont montré depuis longtemps que l´idéologie raciale nationale-socialiste avait ses racines dans les élaboration théoriques racistes du nationalisme allemand de la fin du XIXe siècle et du tournant du XXe, les plans de Speer et de ses collaborateurs sont d´une certaine manière le prolongement de la réflexion moderniste des années 1920, qui déjà n´était pas toujours exempte des excès d´une théorie nationale aux fondements potentiellement pervers. Il convient donc de ne pas lire le Berlin du nazisme dans une dichotomie trop simpliste entre exaltés de Germania unis autour de Speer dans la communion criminelle et exilés issus du Bauhaus. Malheureusement il y avait dans les effusions totalitaires de Speer et dans sa conception de l´architecture comme vitrine du régime des lignes de continuité avec la pratique architecturale de la décennie précédente. Si l´âme du Bauhaus a survécu en exil, l´esprit des années 1920 a également péri en partie dans la totale faillite de ceux qui se sont commis avec un pouvoir criminel.

Quand après les bombardements de 1945, qui voient le centre de la ville détruit en grande partie (mais sans que l´ensemble du tissu urbain ne soit, dans toute l´agglomération, dévasté comme à Dresde11), se pose la question de la reconstruction, le statut de la ville est d´ores et déjà au cœur des débats. De 1945 à 1990 Berlin devient ainsi le théâtre urbain de la Guerre froide, avec différentes phases et modalités de façonnement, souvent traumatique, de son espace par les tensions de la politique internationale12. Conséquence de Yalta, la division de la ville capitale en quatre zones d´occupation est en miniature le reflet de celle du pays vaincu13. Comme Berlin se trouvait en pleine zone d´occupation soviétique, les troupes russes se retirent à l´été 1945 des quartiers Ouest. Mais il faut bien avoir à l´esprit que le centre-ville, l´arrondissement de Mitte, est intégralement attribué aux Russes. Les premières tensions de la guerre froide ont à ce moment vite raison du fonctionnement unitaire de l´administration citadine. Bien que les élections municipales de 1946 soient encore unitaires (victoire du parti social-démocrate SPD), celles de décembre 1948 ne le sont plus. Alors qu´à l´Ouest est porté à la mairie Ernst Reuter14, à l´Est le parti communiste SED nomme un nouveau maire sur la base d´un processus décrit comme l´émanation de la volonté des conseils d´ouvriers et d´habitants des quartiers. Il faut dire qu´on était en plein blocus (juin 1948-mai 1949) et que la guerre froide atteignait déjà dans son point de focalisation berlinois un de ses moments culminants. L’aéroport de Tempelhof entre à cette époque dans la légende locale pour son rôle dans le pont aérien qui a permis à l’Ouest de la ville de ne pas céder aux velléités soviétiques d’absorption15. Berlin allait ainsi rester pendant quarante ans un terrain d´affrontements géopolitiques, aux multiples répercussions sur la vie urbaine et sur l´urbanisme. Mais il ne faut pas s´imaginer la ville de la période 1948-1961 à l´image de celle postérieure à cette date : une dizaine de milliers de Berlinois de l´Ouest travaillait encore à l´Est, et plusieurs dizaines de milliers de Berlinois de l´Est faisaient le trajet en sens inverse chaque matin, une population remplacée rapidement par des travailleurs turcs et grecs à partir du début des années 1960.

Entre 1945 et le milieu des années 1950 donc, sont posés, de manière différente entre les zones occidentales et orientale les principes devant présider à la reconstruction16. A partir du moment de la fondation de la RDA, la République démocratique allemande, en octobre 1949, Berlin en est la capitale. Cette idéologie de Berlin capitale est érigée en principe d´urbanisme17, quitte à accepter d’intégrer dans l’idée d’une capitale socialiste l’héritage ‘militariste’ prussien autour de l’axe d’Unter den Linden18. Planifier la ville à l´est, c´est d´abord rendre Berlin compatible avec l´image d´une capitale socialiste. Il s´agit aussi de loger une population de sans-abri dont les logements ont été détruits pendant la guerre. La première phase de la reconstruction socialiste passe de plus par l´énonciation en 1953 des principes de la planification régionale19. Le plus grand projet qui ait été entrepris à l’époque est la
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