«Les banques rhône-alpines aux xixe et xxe siècles», in Yves Lequin (dir.), Région Rhône-Alpes, 500 années-lumière. Mémoire industrielle, Paris, Plon, 1991, pages 332-389





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« Les banques rhône-alpines aux xixe et xxe siècles », in Yves Lequin (dir.), Région Rhône-Alpes, 500 années-lumière. Mémoire industrielle, Paris, Plon, 1991, pages 332-389.

L'ampleur du développement économique de la ré­gion Rhône-Alpes n'aurait pu se concevoir sans une aptitude particulière à mobiliser les stocks d'argent et à enrichir les flux commerciaux d'un savoir-faire bancaire affûté au contact des grandes Places mondiales. La région s'est dotée du capi­tal d'expérience financière et des banques qui lui ont permis d'affirmer sa compétitivité, même si des adap­tations parfois tendues ont été nécessaires pour maintenir la capacité d'intervention des sociétés bancaires du cru face à la puis­sance de la Place parisienne.
1. LA PUISSANCE DES TRADITIONS
Pendant le second tiers du xixe siècle, la région connaît l'apogée de l'économie industrielle et mar­chande issue du Moyen Age et de l'Ancien Régime. Les struc­tures de production et d'échange restent éclatées en une my­riade de petites entreprises, pendant la protoindustrialisation et les décennies initiales de la première Révolu­tion industrielle : les bourgades et vallées rurales accueil­lent la petite industrie et un vigoureux artisanat à domicile, qui n'est donc pas important seulement à Lyon ou dans le Fo­rez. Ce monde du petit patronat se satisfait des centaines de banques modestes, des maisons d'escompte qui lui procurent les liquidités qui manquent pour "faire la saison", les "crédits de campagne" ou l'escompte des effets commerciaux qui naissent au sein de la chaîne du crédit interentreprises - le "crédit-fournis­seurs". Le crédit court et surtout l'escompte sont rois, dans le cadre de contacts immédiats entre le banquier de la ville moyenne et ses clients, qui lui sont connus aisément, puisqu'ils sont du même monde de la petite entreprise et qu'ils sont insérés dans les mêmes rapports de sociabilité bourgeoise. Nombre de ces maisons d'escompte maintiennent leur position jusqu'au premier tiers du xxe siècle, et certaines émergent pour devenir des maisons de plus d'envergure.
C'est le cas à Lyon, où la dilatation de la dimension de la production, des sociétés et des échanges im­pose une nouvelle extension du rayonnement bancaire. L'on peut dire que, dans les années 1820-1850, la Place bancaire renoue avec l'envergure du xvie siècle, grâce à son insertion dans les circuits commerciaux européens et transatlantiques1. Les banques sont au coeur des flux d'exportation de soieries vers les villes allemandes, britanniques et américaines. Elles fournissent l'argent qui permet l'achat des soies dans la val­lée du Rhône et, de plus en plus, en Lombardie ou Piémont, et dans plusieurs pays méditerranéens. Elles financent toute la chaîne du traitement des soies, avant d'intervenir dans le soutien du négoce : l'argent lyonnais rayonne sur une aire géographique vaste, des Cévennes et du Vivarais au Forez et au Dauphiné, au creux des vallées et dans les bourgades indus­trieuses, les matériaux servant de garantie aux crédits, jusqu'à l'étape ultime, où les stocks de soieries sont "consignés" en gage des prêts.
Les plus grosses maisons pratiquent souvent à la fois la banque et le négoce : elles prêtent aux collègues du Grand commerce et de la Fabrique, aux marchands-soyeux et commissionnaires, aux industriels et maîtres-artisans. Des maisons comme Guérin et fils, aux origines remontant vers 1650, Bontoux, Morin-Pons, née en 1805, Evesque, Galline, créée en 1809 et devenue Cambefort - puis Saint-Olive-Cambe­fort en 1887 -, Cottet, Jacquier, Côte, Bröleman, Schlenker, Droche et Robin, Vouillemond-Chavard, etc., sont ainsi au coeur de ces flux d'argent et pratiquent un large escompte des traites commerciales ; de six en 1827, le nombre des banques actives à Lyon enfle à 21 en 1847. Cette vigueur des initia­tives locales explique les réticences du monde de l'argent et de la marchandise vis-à-vis de toute intrusion parisienne, en particulier face au dessein de créer sur Lyon une succursale de la Banque de France - alors une société privée -, jugée sans grande utilité et comme risquant de susciter l'émission inflationniste de monnaie-papier sans support commercial réel2 : après qu'un premier comptoir de la Banque de France ait été ouvert seulement entre 1808 et 1817, ce n'est qu'en 1835 qu'une dizaine de banquiers du cru ont monté la Banque de Lyon3, qui a pour vocation d'escompter leur papier ; peu après, en 1836, à la demande des industriels foréziens, une succursale de la Banque de France ouvre ses portes à Saint-Etienne, suivie par la succursale de Grenoble en 1840, en liaison avec quelques banquiers locaux, qui figurent parmi ses premiers administrateurs. La Banque de Lyon elle-même doit être intégrée en 1848 dans la nouvelle succursale lyonnaise de la Banque de France qu'impose l'Etat ; mais l'utilité d'un tel outil a fini par être prouvée grâce à la capacité de rées­compte qu'il représentait : il a permis de peser sur les taux d'intérêt et d'écrêter les pointes du marché de l'argent court, dont le fonctionnement a été ainsi assoupli.
Pourtant, cet apogée des structures et modes de fonctionnement traditionnels est marqué par certaines limites, qu'expriment les Saint-Simoniens qui, comme à Paris, s'essayent à concevoir la "société industrielle" moderne. L'animateur lyonnais de ce courant de pensée est un commissionnaire en soies, Arlès-Dufour, qui en appelle à une "révolution du crédit". En effet, l'on perçoit que l'économie est en train de changer de dimension et donc de nature, que le passage à la "grande entreprise" bouleverse les flux d'échange et d'argent. La poussée des industries lourdes comme les char­bonnages, la si­dérurgie et la métallurgie de transformation, la mécanique, les services publics (eau, gaz, chemins de fer), mais aussi le grossissement des firmes oeuvrant dans des sec­teurs tradition­nels, comme la soierie - avec le moulinage, la filature ou la teinture -, exigent désormais que soient bras­sées d'énormes quantités d'argent et pour des durées plus longues : avec ses investissements de modernisation ou de croissance, la première révolution industrielle a soif de capitaux du­rables et de fonds de roulement épais. « Les plus entrepre­nants des gens de la soie, confondant leurs intérêts propres avec les desti­nées d'un marché lyonnais rénové par la liberté, tant inté­rieure qu'extérieure, des échanges et des affaires, sont à la recherche, dans les années 1860, d'un instrument de crédit adéquat. »4 Or ces exigences sont complétées par les besoins d'argent suscités par l'accentuation de l'ouverture de l'économie rhône-alpine que provoquent les achats désormais dominants de soies asiatiques et le boum des ventes sur les marchés américains et britanniques. Les Saint-Simoniens rêvent d'une région Rhône-Alpes servant de carrefour à des flux joi­gnant l'Europe du Nord (par Paris ou la Suisse) et les pays méditerranéens (par l'Italie et Marseille) jusqu'au Levant et jusqu'à l'Orient - par le canal de Suez5 dont le percement est réalisé entre 1858 et 1869. Pour financer cet essor, et en particulier celui des chemins de fer de l'axe rhodanien - le Paris-Lyon fonctionne en 1854 et le Marseille-Lyon en 1855 -, ils plaident pour la drainage et la mise en circula­tion de l'épargne thésaurisée, au profit de la création d'un solide marché financier tourné non plus seulement vers la souscrip­tion des valeurs publiques - la rente d'Etat -, mais vers l'achat des obligations et des actions émises par les en­treprises, et au profit d'une ample distribution du crédit : leur rêve est « cet argent en rut qui s'agite pour se multi­plier »6.
François-Barthélémy Arlès, dit Arlès-Dufour (1797-1872) est devenu un important commis­sionnaire en soieries, et détenait des participations significa­tives dans plusieurs filatures ; il est à l'origine de la création du Magasin général des soies en 1859. Il se retire des affaires en 1860, mais vit encore une douzaine d'années pour continuer à animer l'intelligentsia patronale lyonnaise. Comme il bouil­lonne d'idées et d'ardeur, il contribue à l'éclosion de l'Ecole centrale de Lyon en 1857, de la Société d'enseignement professionnel, qui assure des cours techniques du soir, en 1864, et participe à la créa­tion de l'Ecole supérieure de commerce de Lyon. Ou­vert aux influences britanniques et aux ré­flexions des Saint-Simoniens, il est l'un des promo­teurs du libre-échange sur Lyon. Il est enfin à l'affût des nouveautés bancaires : on le trouve administrateur du cic, puis dans le projet de création du Crédit lyonnais, dont il est administrateur en 1863-1864, ainsi qu'aux côtés des Pereire quand ils caressent l'idée de créer une nouvelle banque d'émission à par­tir de la Banque de Savoie, disponible après le rattachement savoyard à la France7.
Certes, les maisons de la Haute Banque pa­risienne et lyonnaise ont su évoluer, enrichir leurs presta­tions financières au service des gros clients entrepreneuriaux ou familiaux ; mais, trop souvent, le relais doit être pris par des consoeurs de Paris ou de Londres, qui seules disposent de la surface financière et des relations suffisantes pour épauler des opérations importantes. De façon disparate et in­formelle, plusieurs firmes ont émis des titres sur la Place, surtout des obligations, souscrits par des épargnants contac­tés par des agents de change qui, grâce à leurs relations parmi les gens de bonne famille, se chargent des échanges entre eux, et, à partir de 1832-1837, de la cotation offi­cieuse de leurs cours ; finalement, un Parquet officiel est institué en 1845, date qui marque l'apparition véritable de la Bourse lyonnaise. Pourtant, si certaines sociétés - comme dans la métallurgie ou le gaz - bénéficient de l'apport en ca­pital procuré par les gestionnaires de patrimoines familiaux, la ma­jorité des pme émergentes ou en croissance et les grandes entreprises aspirent néanmoins à lever plus de fonds et plus rapidement ; si, en 1861-1863, une bonne partie des plus grosses fortunes (47 %) lyonnaises est investie en créances sur des firmes ou en commandites chez elles, l'on souhaite « attirer le capital improductif », en appeler à l'épargne des petites et moyennes bourgeoisies, pour élargir la base fi­nancière de la croissance, et pour donner plus de liquidité aux titres mobiliers. Comme l'exprime Aynard, il s'agit de « mettre à jour, recueillir tous les capitaux sans emploi, jusqu'aux plus minimes, leur payer un intérêt, puis les appli­quer, surtout pour l'escompte, aux besoins du commerce et de l'industrie »8.
2. LA REGION RHONE-ALPES DANS LA REVOLUTION BANCAIRE
Tandis que, à Paris, l'on imagine de nou­velles sociétés bancaires, comme le Crédit mobilier des frères Pereire en 1852 et le Crédit industriel et commercial (Cic) en 1859, et que, depuis 1857, l'on prépare la future Société générale, créée en 1864, le monde de l'argent lyonnais bruisse d'ambitions. Déjà, en 1859, plusieurs marchands-fabricants et banquiers, conduits par Arlès-Dufour, conçoivent le Magasin général des soies, qui accueille des consignations pour servir de base à l'escompte de warrants gagés par ces stocks ; il est d'ailleurs ensuite complété par la Société lyonnaise des maga­sins généraux, ou "entrepôt général", qui, dans les "Docks" de Vaise abrite les consignations de marchandises pour warran­tage. L'action décisive est conduite par un groupe d'hommes d'affaires et de notables de la région lyonnaise, qui prend l'initiative de mobiliser leurs réseaux de relations locaux, parisiens et européens pour lancer eux aussi une banque de nouveau type, dont l'originalité serait d'être animée depuis Lyon même. Le monde du négoce et des commissionnaires, avec Arlès-Dufour, Testenoire et Brölemann, celui de l'industrie, avec des métallurgistes du Massif central (Schneider, Marrel, Jullien, de Terrenoire) ou des gaziers (Emile Vautier), celui des banquiers-soyeux, avec Guérin, Morin-Pons, Aynard, Côte, Schlenker, ou l'agent de change Bonnardel, celui enfin de la bonne bourgeoisie, avec Henri Germain ou l'entrepreneur de che­mins de fer régionaux Mangini, rassemblent leurs forces et leur entregent - par « l'interpénétration entre banques, né­goce ancien et industries nouvelles »9 - pour lancer le Cré­dit lyonnais en 1863, avec un premier versement de 5 mil­lions de francs - soit environ 85 millions de francs-2000 : Arlès-Dufour y voit l'acte d'une « émancipation provin­ciale »10. Une caractéristique désormais constante est révé­lée : Lyon est au confluent de courants financiers lyonnais - la région procure 6 % du capital -, parisiens - Paris fournit 24 % du capital - et européens, puisque des Suisses, des Ita­liens, y sont partie prenante ; sur les 19 premiers adminis­trateurs, 14 sont Lyon­nais et trois Genevois.

Cic met en oeuvre une stratégie d'essaimage de banques provinciales : comme à Mar­seille avec la Société marseillaise de crédit en 1864, il par­raine la création de la Société lyonnaise de dépôts, de comptes courants et de crédit industriel en 1865, et seulement un dixième du capital est souscrit sur Lyon. La Société Lyon­naise affirme sa nature de banque de dépôts en attirant plus de 5 000 comptes courants en 1870, alors que le Crédit lyon­nais recueille 15 000 déposants et, en 1881, 30 000 : « la masse essentielle des dépôts est d'origine lyonnaise et aug­mente sans cesse. »11 La prospérité rhodanienne justifie que, au début des années 1880, trente banques, aux trois cinquièmes d'origine locale, offrent leurs services à la clientèle lyon­naise.
Certes, le krach bancaire et boursier de 1882 ébranle la Place12 : la Bourse chute et doit même fermer quelques jours, alors que plusieurs agents de change suspen­dent leur activité faute de pouvoir récupérer leurs créances sur les spéculateurs ; ceux-ci laissent en outre chez leurs banquiers de gros débits, tant les banques s'étaient empres­sées de distribuer des prêts "sur reports" ; elles doivent donc éponger ces pertes, comme le Crédit lyonnais. Mais ce krach est plus grave encore, car il scelle la fin du boum des affaires qui avait débuté vers 1852 et qui, malgré quelques incertitudes depuis la fin des années 1860, s'était prolongé jusqu'à l'orée des années 1880 ; le temps de l'argent facile disparaît pour quinze ans, et les maisons surengagées dans le financement du développement des affaires sont éprouvées par le repli aigu des cours de Bourse qui déprécient leur porte­feuille de valeurs mobilières et les participations qu'elles avaient prises dans des sociétés, alors que sont perdus les crédits accordés aux spéculateurs. Le Crédit lyonnais et la Société lyonnaise - par filiale interposée - sont secouées par de grosses pertes au début des années 1880 et que, comme la petite Banque de Lyon et de la Loire, l'importante Banque de l'union générale, créée par le Lyonnais Eugène Bontoux, ferme ses portes avec fracas en 1882 : elle a trop immobilisé l'argent de ses déposants dans des investissements ferro­viaires en Europe centrale ou de mauvais placements. Cette "purge" - ressentie d'ailleurs en même temps à Paris et sur plusieurs Places européennes - ne remet pas en question la destinée de la Place lyonnaise. Toutefois, comme la soierie et la métallurgie rhône-alpines doivent elles aussi s'adapter à un nouvel environnement concurrentiel national et mondial, l'essor financier régional connaît une pause dans ces années 1880, et, surtout, les banques fondées sous le Second Empire décident de définir avec plus de précision leurs métiers, afin de maintenir à l'avenir des règles strictes de liquidité - qu'on a surnommées « les règles d'or d'Henri Germain », du nom du patron du Lyonnais - : elles s'affirment comme des banques de dépôts, distributrices de crédits plutôt courts et, par leurs « opérations capitalistes », intermédiaires entre les épargnants et les sociétés émettrices de valeurs mobi­lières.
La Société Lyonnaise proclame elle aussi son attache­ment à sa nature de banque de dé­pôts, soucieuse de liquidité : « Nous n'aurons garde d'oublier l'esprit, les moeurs et les usages de notre institu­tion, en un mot tout cet ensemble de tradi­tions qui sont sa force et son honneur. »13 « La crise finan­cière intense, qui vient d'être provoquée par la chute d'un de nos premiers établissements de crédit français, apporte (..) de nouveaux enseigne­ments et nous fortifie dans les principes que nous avons cher­ché à pratiquer dans l'administration de la Société Lyonnaise. Ces principes sont simples et peu­vent même se résumer en un seul : ne faire que ce que nous sommes chargés de faire, ne remplir que le rôle pour lequel votre sociéé a été principalement créée, c'est-à-dire celui d'une banque de dépôts. Nous avons toujours considéré que la confusion des services et des fonctions, c'est-à-dire l'exploitation simultanée des branches d'affaires les plus opposées, telles que celles du crédit et de l'émission, d'une part, et celles des dépôts, d'autre part, créant la contradic­tion entre l'exigibilité des créances et les immobi­lisations auxquelles est fatalement exposé le ban­quier qui pratique les émissions pour son propre compte, sont, avec l'âpre concurrence qui détruit les bénéfices professionnels, la grande plaie et la plus grande erreur des institutions financières de notre pays. Aussi déclarons-nous encore que, voulant de plus en plus rester une banque de dépôts, qui n'est autre chose qu'une caisse d'épargne ou de réserve pour les capitaux d'une certaine importance : notre portefeuille est exclusivement commercial, nos immo­bilisations sont nulles. Notre portefeuille-titres, à peu près vide, ne contient que quelques valeurs d'une réalisation facile ; nos débiteurs sont uniquement commerciaux (..). Nous entendons nous confiner réso­lument dans notre rôle, qui est de conserver de notre mieux les dépôts de tous genres qui nous sont remis, de donner aux capitaux en quête de placement les avis les plus sincères et les plus désintéressés, et enfin d'offrir à ceux qui nous font l'honneur d'avoir confiance en nous, la responsabilité entière d'un ca­pital d'un importance supérieure à nos engage­ments. »14 Aussi le métier d'escompteur est-il la base de l'activité de la Société lyonnaise : « C'est en effet par le portefeuille d'effets de commerce que nous réalisons l'emploi de la plus grande partie de nos ressources : d'abord et sans exception, de tous les fonds qui nous sont confiés ; ensuite, et dans des proportions variables, de notre capital social et des réserves. Et c'est le portefeuille qui nous vaut la presque totalité des bénéfices, à peu près les 8/10. »15 Ainsi, en 1901, c'est un mouvement de 500 millions de francs (8,5 milliards de francs-2000) que finance la Société Lyonnaise par son escompte, en faisant tourner une quarantaine de millions de francs de disponibilités.
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