Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes





télécharger 425.06 Kb.
titreSommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes
page1/9
date de publication02.10.2017
taille425.06 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > finances > Documentos
  1   2   3   4   5   6   7   8   9


Formation Ingénieur

Spécialité : Mécanique et Production

MP5

c:\users\sdworks\desktop\000_0437.jpg

MALHERBE

Geoffrey

Session 2011-2014


nouveau logo iselc:\users\c.milan\documents\logos\new logo mecavenir.jpg


PROJET DE FIN D’ETUDES Mise en place de la norme ISO9001


d:\sc chambert\graphique\logo.bmp
itii haute normandie

MISE EN PLACE DE LA NORME ISO9001

PROJET DE FIN D’ETUDES SOUMIS A SUPII MECAVENIR ET L’Université du Havre
PAR
Geoffrey MALHERBE
POUR LA VALIDATION DU PROJET DE FIN D’ETUDES
DU DIPLOME
D’INGENIEUR EN MECANIQUE ET PRODUCTION
DE L’UNIVERSITAIRE DU HAVRE
EN PARTENARIAT AVEC L’ITII DE HAUTE NORMANDIE
2014

Remerciements


Je tiens en priorité à remercier Mr Stéphane CHAMBERT, Directeur général de la société G.CHAMBERT, de m’avoir sélectionné et accueilli au sein de sa société, me permettant ainsi de préparer mon diplôme d’Ingénieur Mécanique et Production.

Je remercie mon maître d’apprentissage Mr Cédric LALY, Responsable Méthode et Responsable Qualité de m’avoir pris en charge durant ces trois ans. Ses idées et ses conseils précieux, m’ont donné l’envie de m’investir constamment au plus haut point de mes capacités.

J’adresse mes remerciements à tous les salariés de la société G.CHAMBERT pour leur gentillesse et les moments passés en leur présence.

Je tiens également à remercier Mr Christophe MEUNIER, directeur de SUPII MECAVENIR et Mr Edouard REPPER, directeur de l’Université du Havre (ISEL) de m’avoir accueilli dans leur établissement et permis de suivre la formation d’Ingénieur Mécanique et Production.

Je remercie toute l’équipe enseignante de SUPII MECAVENIR et de l’Université du Havre pour leur efficacité pédagogique me permettant ainsi d’acquérir les connaissances nécessaire pour mon futur métier d’ingénieur.

Enfin je remercie Mme Laëtitia LANIECE-ROUSSELET, apprentie en formation Ingénieur Mécanique et Production, d’avoir soutenu ma motivation dans le travail demandé durant ces trois dernières années.

Sommaire


Table des figures


Table des tableaux




Table des annexes



1Introduction et Présentation de la Problématique :

L’origine de la notion de « qualité » semble provenir d’une époque très lointaine de la nôtre et cette dernière peut être interprétée de diverses manières. L’irruption de l’industrie fait que le terme « Qualité » est de plus en plus utilisé au sein des entreprises. Il apparait dans tous les secteurs d’activité tels que celui de l’alimentaire, de l’industrie et des services. En effet, les entreprises évoluent dans un environnement de compétitivité intense d’où ressortent sans cesse les mots « exigences », « performance », « encore plus » et « moindre coût ».

Cela nous démontre qu’il existe aujourd’hui deux axes de compétitivité :

La compétitivité « coût », qui signifie de répondre aux appels d’offres en utilisant un coût le plus bas possible.

La compétitivité « hors-coût » où la qualité produit intervient et qui nous démarque de la concurrence.

Il est donc impératif d’adopter des outils et des techniques efficaces permettant d’évoluer, d’avancer et par conséquent de rester dans la course afin de faire face à la concurrence. Voilà pourquoi la qualité reste une variable importante à prendre en compte et cela commence par l’obtention de la certification ISO9001 qui est perçue comme un argument de taille pour les clients.

La société G.CHAMBERT où j’effectue mon apprentissage n’échappe pas à cette logique et démontre aujourd’hui une volonté d’optimiser sa compétitivité « hors-coût »

La société G.CHAMBERT est une petite entreprise (PME) de 11 salariés spécialisée depuis plus de 60 ans en mécanique de précision. Elle réalise une diversité de pièces mécaniques, principalement en aluminium, selon la demande du client. Son client principal est ARCIL. Quotidiennement G.CHAMBERT produit essentiellement des « électrodes boîte de chauffe » qui reste son produit phare.

Axée sur de la production grande capacité en terme de dimension de pièce, elle dispose d’un important parc machine en constante évolution. La société intervient dans la fabrication d’outillages, de prototypes, de pièces unitaires ou petites séries, et ce, dans une multitude de domaines d’activités.

En outre des machines à commande numérique traditionnelle, l’entreprise investit dans des systèmes lui permettant de se démarquer. Elle démontre ainsi sa volonté de satisfaire au mieux ses clients, notamment grâce à ses multiples machines de haute technologie : une nouvelle cellule robotisée couplée à deux centres d’usinage répondant à une importante demande, un four de traitement thermique des pièces mécaniques, une machine tridimensionnelle. Elle associe à cela une prestation de service en Thomographie pour assurer une qualité irréprochable des usinages.

Elle a su prouver sa compétence et sa capacité à évoluer avec son temps par l’intégration de machines innovantes dans son atelier de production. Ainsi aujourd’hui ce n’est pas une machine de production mais une certification ISO9001 qui peut ouvrir de grandes possibilités et représenter une perspective d’avenir attrayante par:

Un système documentaire mieux organisé.

Un panel clients élargi.

Une réactualisation du parc machine (Achat d’une machine cinq axes).

Malgré tous les atouts cités ci-dessus, la société doit faire face à une problématique majeure :

Actuellement, G CHAMBERT produit pour un client principal qui représente à lui seul 85% du chiffre d’affaires de l’entreprise. Ce premier problème s’ajoute au fait que G.CHAMBERT ne réponde à aucune norme lui permettant de démarcher aisément de nouveaux clients et remet donc en cause la pérennité de l’entreprise sur le long terme. Rien n’interdit le client principal de changer de fournisseur. C’est pour cette raison qu’il devient vital de mettre en place la norme ISO9001 dans le but d’élargir et diversifier le panel clientèle.

La volonté de l’entreprise s’oriente vers la mise en œuvre de cette démarche qualité pour inciter les clients potentiels à nous faire confiance et ainsi à nous passer des commandes. Cela représente pour cette petite structure un avantage de taille non négligeable.

Le bureau des méthodes, dans lequel je suis affecté, est l’unique lien entre les bureaux et la production. Il n’existe pas de service qualité au sein de la société G.CHAMBERT. Ce service est en charge d’optimiser la production en termes de délais, de faisabilité, de coût, de moyens alloués et de qualité produit.

De ce fait, une année m’a été attribuée pour répondre à la demande de ma société, avec pour objectif final l’obtention de la certification ISO9001 début décembre 2013, en même temps qu’une documentation correctement mise en place et aisée à suivre afin de renouveler ce certificat au prochain audit l’année suivante.

Enfin, et à l’issue de cette certification, procéder à une recherche clientèle opérationnelle dans l’espoir de réduire rapidement la part financière occupée par le client principal.

Comment mettre en place le plus rapidement possible et le plus efficacement un système de management de la qualité afin d’obtenir la certification ISO9001 ? Comment valoriser la certification et ainsi développer le portefeuille client ?

Voilà pourquoi, dans un premier temps j’établirai une étude historique et bibliographique, puis un cahier des charges présentant le besoin et les contraintes liés au projet de certification. A la suite de cela, je développerai les différentes actions que j’ai menées tout au long de cette démarche pour enfin terminer ce mémoire par une synthèse des résultats et une recommandation.

Je vais maintenant vous présenter mon étude historique et bibliographique.

2Etude Historique et Bibliographique :

Au commencement de mon projet, une étude bibliographique s’est imposée de fait. Effectivement, je n’avais jusque-là jamais eu l’occasion de m’interroger sur la question de la certification d’une quelconque société. Aussi la compréhension de cette « démarche qualité » par elle-même, au même titre que la définition de tout le vocabulaire s’y référant, m’obligeaient à me documenter avant tout.

Au fur et à mesure que j’étudiais et que je progressais dans ce développement, des questions me venaient, quant à la signification d’un terme, ou de la suite des évènements, orientant ainsi mon étude.

Voilà pourquoi les sous titres ci-dessous découlent tout naturellement les uns des autres puisque le suivant émane naturellement du précédent. Afin de mieux illustrer ma démarche, j’ai utilisé une « Map » afin d’en illustrer la décomposition.

c:\users\phn\desktop\capture 3.png

Figure : Map de décomposition de l’étude bibliographique

2.1La qualité et ses généralités

De toute évidence, et de par mon manque de référence dans le domaine, le commencement de mes recherches s’est orienté vers la définition même de la qualité et ses généralités.

Référence(s) utilisée(s) : [ ] ; [ ]

Définition : Ensemble des caractéristiques d'une entité qui lui confère l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés.

Suite à cette définition, pour le cas d’une entreprise, on peut diviser le terme qualité en deux parties :

La qualité externe : celle-ci repose sur le fait d’être conforme aux exigences des clients. Lorsque qu’une entreprise propose des produits de qualité, cela signifie qu’elle est à l’écoute de ses clients et prend en compte leurs besoins. On parle de satisfaction client.

La qualité interne : Ici c’est le fonctionnement général et interne de l’entreprise qui est visé. Ce sont les moyens mis en œuvre pour répondre aux attentes clients en proposant un produit ou service adapté en évitant les écueils de surcoût ou de la non qualité.

2.2L’assurance qualité

Après avoir intégré que le fonctionnement d’une entreprise avait un impact considérable sur la qualité, je me suis penché sur son aptitude à la mettre en pratique et pour cela mes recherches se sont dirigées vers l’assurance qualité.

Référence(s) utilisée(s) : [ ] ; [ ]

Lorsque l’on parle d’assurance qualité, cela signifie que l’entreprise est apte à garantir le maintien d’un niveau de qualité mais aussi de l’améliorer pour renforcer la satisfaction et la confiance client.

L’assurance qualité a ainsi pour but de rassurer sur la prestation proposée par l’entreprise. Cela démontre qu’elle met tout en œuvre pour stabiliser la qualité par le biais d’une gestion de la qualité. En effet, commettre une erreur reste humaine mais la réitérer n’est pas acceptable, puisque dans ce cas on peut supposer que l’entreprise ne formalise pas son vécu.

Il reste donc important de recenser et d’analyser les anomalies afin de corriger les défauts et par la suite anticiper ceux qui risquent de faire leur apparition.

Ce qui peut traduire une assurance qualité c’est la certification ou accréditation suivant des normes certifiant par écrit que l’entreprise dispose d’un niveau de qualité.

2.3La qualité totale

Si je reprends la dernière ligne du chapitre précédent, et notamment « le niveau de qualité », la performance de l’entreprise tend vers une qualité totale.

Référence(s) utilisée(s) : [ ] ; [ ]

La qualité un véritable esprit aujourd’hui pour les entreprises les plus performantes. La compétitivité repose sur le concept de « management par la qualité totale » (en anglais « Total Quality Management », noté TQM). Voici un véritable mode de vie qui apparait. En effet l’entreprise met en œuvre une démarche reposant sur un projet de qualité visant à responsabiliser, mobiliser et faire participer tout le personnel à n’importe quel niveau de l’organisation et hiérarchisation. Ce concept a donc pour cible d’établir une stratégie globale de toute l’entreprise afin de donner le maximum pour optimiser la satisfaction, réduire les coûts et respecter les délais. L’objectif ainsi visé est de tendre vers l’absence totale de défaut et non pas uniquement sur la non-conformité des produits mais bien sur l’ensemble de tous types de dysfonctionnements. De là apparait le concept des cinq zéros : Zéro panne, Zéro Défaut, Zéro stock, Zéro Délai, Zéro papier.

Les cinq « Z » indiquent les axes sur lesquels il faut agir pour respecter les engagements de la qualité totale.

En résumé, nous pouvons dire que « Qualité totale » signifie : réponse optimale à la totalité des besoins (des clients, des membres de l'entreprise et de ses partenaires).

Satisfaction totale de tous : clients - services internes - personnel - actionnaires - fournisseurs - sous-traitants.

Par une participation totale de tous : services – personnes.

Pour une efficacité totale : pour les clients (« au meilleur coût ») - pour l'entreprise (profit).

La qualité demeure un domaine plutôt vaste et difficile à cerner. Nous pouvons toutefois affirmer qu’il existe une « sorte » de hiérarchie de la qualité.

2.4La hiérarchie de la qualité

J’ai donc ensuite souhaité détailler cette « sorte » de hiérarchie de la qualité.

Qu’entendons-nous par « hiérarchie de la qualité » ?

Et comment pouvons-nous la classifier ?

Souvent le concept de pyramide est repris en qualité pour en expliquer ses fondements. Je me suis donc penché sur cette méthode d’analyse.

Référence(s) utilisée(s) : [ ]

Dans ce chapitre nous allons analyser la possibilité de diviser la qualité au travers d’une pyramide dont le concept reste malgré tout général :

Figure : Pyramide hiérarchique de la qualité

La qualité au niveau « stratégique » dans une entreprise correspond à la direction. Celle-ci doit clairement définir les axes dans lesquels elle souhaite se diriger. Sans une volonté soutenue de la direction tout le reste de la pyramide ne pourra pas fonctionner correctement. A ce niveau se crée l’avenir de l’entreprise par des prises de décisions importantes.

On définit la partie système par le fonctionnement général de l’entreprise. Ici la gestion des activités se fera grâce à une organisation au travers de processus et de procédure écrites et qui retranscrivent tout le savoir-faire de l’entreprise.

Pour garantir un niveau de qualité il sera important d’établir les bonnes méthodes. Comment procéder ? Voici la question que tout organisme doit se poser pour parvenir à établir un cadre bien précis des actions à mener en termes de qualité.

Enfin le niveau « outils » se définit comme un support aux méthodes. Il facilite la mise en œuvre des méthodes. Nous trouvons, par exemple, une méthode de programmation d’usinage bien spécifique à une machine outils, le logiciel de fabrication assistée par ordinateur est donc un outil permettant de faciliter les méthodes de programmation. Les outils peuvent alors s’avérer très importants pour assurer la qualité mais il ne faut pas oublier, que sans une organisation bien établie, ceux-ci s’avèrent inutile.

Afin de prendre en compte tous les aspects de cette pyramide, les entreprises mettent en place un système de management de la qualité plus communément appelé SMQ, ce que nous allons expliquer dans la suite de cette étude.

2.5Le Système de Management Qualité (SMQ)

Ultérieurement j’ai approfondi certaines définitions repérées au hasard de mes lectures comme ci-dessus, le SMQ notamment et ses principes.

2.5.1Les huit principes du SMQ

Comment organise-t-on le management de la qualité ? Je découvre alors qu’il existe 8 principes, détaillée ci-dessous.

Référence(s) utilisée(s) : [ ] ; [ ] ; [ ]

Par définition le SMQ est un Système de Management de la Qualité, qui permet donc d’orienter et de contrôler un organisme dans le domaine de la qualité. En d’autre terme, c’est un management qui vise à optimiser l’organisation générale de l’entreprise et par conséquent de rendre son fonctionnement efficace pour aboutir à un accroissement de la satisfaction clients en répondant à leurs besoins et attentes.

Le Système de management de la qualité est fondé sur huit grands principes développé par l’ISO :

Tableau  : Les huit principes du SMQ




Principes

Description


1

Ecoute client

Identifier et comprendre les attentes clients pour ensuite les communiquer en interne afin d’atteindre la satisfaction client suivant des résultats.

2

Leadership

La direction définit l’orientation à prendre sur l’organisation interne. Fixer les objectifs, sensibiliser et motiver le personnel.

3

Implication du personnel

Le personnel comprend la démarche et est acteur dans l’atteinte des objectifs. Il accepte de rendre des comptes et participe à la résolution des problèmes.

4

Approche processus

Un processus est défini pour gérer efficacement les ressources en fonction des activités à réaliser.

5

Management par approche système

C’est maitriser l’ensemble des processus, les gérer et les évaluer pour atteindre les objectifs.

6

Amélioration continue

C’est le point clé d’un système de management. C’est l’objectif permanent d’un organisme afin de retenir un vécu pour faire mieux.

7

Approche factuelle pour la prise de décision

Les décisions efficaces se prennent suivant une bonne analyse des informations claires C’est également rendre les données accessibles à tous en fonction de leur besoin.

8

Relation bénéfique avec les fournisseurs

Mise en commun des acquis et relations mutuellement bénéfiques avec les fournisseurs.

Mais quels sont les avantages de la mise en place d’un système de management de la qualité ? Les bénéfices sont variés. En effet, on retrouve naturellement la satisfaction de nos clients mais à ceci s’ajoute l’image d’une entreprise qui s’est améliorée et fait par conséquent un pas de plus face à la concurrence. Une bonne maitrise des pratiques, avec la participation d’un personnel motivé, rendent les résultats de productivité et d’économie nettement plus efficace.

2.5.2Comment préparer un SMQ

Une fois les huit grands principes du SMQ bien assimilés, je devais m’instruire sur la manière de déployer un SMQ en lui-même. A nouveau je découvrais une explication en 4 étapes cette fois.

Référence(s) utilisée(s) : [ ]

La préparation d’un SMQ se constitue principalement en quatre étapes :

Figure : Etape de préparation au SMQ

L’étape 1 de préparation d’un SMQ vise à évaluer correctement les attentes et besoins clientèles (qu’ils soient internes ou externes). La direction devra s’impliquer au plus haut point dans cette démarche. Sans un engagement total, la mise en place d’un système de management qualité ne pourra se faire convenablement.

Vient ensuite l’étape 2 : Le SMQ est-il nécessaire ? Il faut répondre à cette question pour définir des objectifs. Il faudra faire adhérer tous les acteurs à ce projet. C’est une condition de réussite.

Dans l’étape 3, il s’agit d’établir une première ébauche de la politique qualité. Elle vise à définir clairement la raison et la direction dans lesquelles l’entreprise souhaite se développer. Nous retrouverons ainsi le plan stratégique de l’entreprise et des objectifs à atteindre.

La planification est la dernière étape dans la préparation d’un système de management qualité. Il est nécessaire de définir une période raisonnable pour mettre en place son système. A ceci s’ajoute la définition des ressources à déployer pour le projet, qu’elles soient financières ou humaines. Enfin un responsable projet est nommé pour piloter et suivre son déroulement.

Cette vision générale du système de management qualité n’est pas suffisante. Il est certain que la majorité des systèmes mis en place sont bâtis suivant la norme ISO9000. Nous allons donc, dans la partie qui suit, exposer la mise en œuvre d’un système de management de la qualité suivant la norme ISO9001.

2.6Mise en œuvre d’un système de management de la qualité suivant l’ISO9001

Après m’être bien imprégné des informations concernant la qualité et tout ce qui gravite autour cette démarche, je devais à présent procéder à une étude historique de la famille des normes ISO9000, avant d’approfondir la suite.

Aujourd’hui, les entreprises construisent leur système de management de la qualité suivant la norme ISO9001, et lorsque que le système est au point, en découle, en général, une certification.

Avant de présenter la mise en œuvre du projet il est intéressant de rappeler l’historique de la norme ISO9000 et le fonctionnement de la certification en France.

2.6.1Historique de la norme ISO9000

L’étude des différentes normes appliquées selon les années, s’est relevée extrêmement complexe. Dans la mesure où mon projet était directement impacté par la norme ISO9001, je ne pouvais pas ignorer l’historique de la qualité et être au fait des normes actuelles. Voilà ce qui justifie la recherche suivante :

Référence(s) utilisée(s) : [ ] ; [ ]

À Londres, en 1946, soixante-cinq délégués de vingt-cinq pays se réunissent à Londres pour envisager l’avenir de la normalisation internationale. Dès 1947, l’ISO (International Standard Organisation) voit officiellement le jour

En 1987, l'ISO publie sa première norme relative au management de la qualité. Les normes de la famille ISO9000 apparaissent.

A L’origine, il existait les normes ISO qualité suivantes :

ISO9000 : Elle traitait des directives applicables à l’ensemble du groupe de normes ISO9000)

ISO9001 : Elle était applicable aux entreprises qui faisaient de la conception et du développement

ISO9002 : Elle était applicable aux entreprises de production

ISO9003 : Elle était applicable aux entreprises qui souhaitaient uniquement faire certifier la partie « contrôles et essais ».

ISO9004 : Elle traitait de directives complémentaires lSO9000

Nota : seules les normes ISO9001 – 9002 – 9003 étaient certifiables.

L’approche restait très procédurière, vingt chapitres donc vingt procédures devant définir le QUI fait QUOI et COMMENT.

Ce n’est qu’en 1994 que la famille ISO9000 subit une première révision pour clarifier l’approche.

A ce moment, le seul organisme certificateur était l’AFAQ (Aujourd’hui AFNOR CERTIFICATION avec marque AFAQ). Cet organisme avait le monopole de toutes les certifications.

Il a fallu attendre l’année 2000 pour qu’apparaisse la nouvelle version ISO9001 qui regroupe l’ensemble des exigences des 9001 –9002 et 9003 antérieure. Cette nouvelle version fait apparaître l’approche processus, qui fait passer du QUI fait QUOI et COMMENT à la transformation des éléments d’entrées en éléments de sorties et exige une surveillance par indicateur de chacun des processus de l’entreprise.

De plus l’ISO9001 devient le tronc commun avec les normes suivantes :

ISO13485 Activité médicale

ISO14001 Environnement

EN9100 Activité aéronautique

ISOTS Activité automobile

Suite à ce bref historique de la norme ISO9001 nous allons maintenant tenter de comprendre le fonctionnement général des différents organismes. Comment fonctionne l’accréditation et la certification ? Nous allons y répondre dans la partie qui suit.

2.6.2Les organismes

Qui dit normes dit lois et organismes, en tout cohérence je procède à cet examen.

Référence(s) utilisée(s) : [ ]

Il faut bien différencier accréditation et certification. Lorsqu’un organisme est accrédité cela signifie qu’il est apte à évaluer un autre organisme ou une entreprise et d’attester que ceux-ci sont en capacité de suivre les exigences d’une norme.

Etre certifié signifie que l’établissement respecte les exigences d’une norme mais ne signifie pas pour autant qu’il est autorisé à évaluer autrui. Seuls les organismes accrédités délivrent la certification.

Avant d’énoncer les différents organismes permettant d’obtenir une certification de l’entreprise, il est intéressant de comprendre le fonctionnement général de l’accréditation et de la certification. Pour simplifier toute cette organisation très complexe voici un schéma représentatif :

Figure : L’organisation de l’accréditation

Ce schéma nous démontre qu’il existe deux organisations mondiales à savoir :

ILAC (International Laboratory Accreditation Cooperation) pour l’accréditation des laboratoires

IAF (International Accreditation Forum) pour l’accréditation des organismes certificateurs et des organismes d’inspection.

Pour éviter à ILAC et IAF de pratiquer un audit des organismes accrédités de tous les pays, les organismes ont été séparés par secteurs au niveau mondial.

EA (European cooperation for Accreditation) pour l’Europe.

APLAC (Asia Pacific Laboratory Accreditation Cooperation) pour le secteur Asie-Pacifique.

PAC (Pacific Accreditation Cooperation) pour le même secteur (à quelques pays près) et pour l’accréditation des organismes certificateurs et des organismes d’inspection.

IAAC (Inter American Accreditation Cooperation) pour les Amériques.

SADCA (South African Development Commity’s cooperation in Accreditation) pour l’Afrique Australe.

Chaque pays désignera un unique accréditeur national. Celui-ci sera suivi par l’organisme régional cité précédemment.

Pour le cas de la France, COFRAC a été désigné comme unique instance nationale d’accréditation. Il sera donc placé en audit par EA certifiant le bon suivi des exigences générales des normes de série ISO/CEI 1700 et de la série EN 45000 (accréditation).

COFRAC gère quatre sections au niveau français :

Section laboratoires essais et mesure étalon.

Section inspections

Section certifications

Section santé humaine

Tous les organismes certificateurs (permettant de certifier une entreprise ISO/EN) sont suivis par COFRAC.

On retrouve de nombreux organismes certificateurs en France :

AB CERTIFICATION

AFNOR Certification

BCS Certification

BUREAU VERITAS CERTIFICATION France

CEFRI

CERTIBAT

CNPP CERT

CONTROL UNION INSPECTIONS FRANCE

DEKRA Certification

DNV BUSINESS ASSURANCE France

ECOCERT ENVIRONNEMENT

EURO QUALITY SYSTEM France

GLOBAL Conseil en Transport et Logistique

INTERTEK CERTIFICATION FRANCE

LABEL QUALITE SYSTEME

LCIE

LNE

LRQA France SAS

LSTI

POLYCERT

QUALIBAT

SGS ICS

SOCOTEC CERTIFICATION

TÜV Rheinland France SAS

2.6.3Les exigences du Système de management ISO9001

Pour assurer l’aboutissement de mon projet, je me suis plus particulièrement spécialisé dans l’appropriation de la norme ISO9001.

Référence(s) utilisée(s) : [ ] ; [ ]

L’objectif final de la qualité est principalement basé sur la satisfaction client comme nous le démontre le schéma simplifié ci-dessous :

Qualité ISO9001

Produit

Prévention non-conformité

Satisfaction clients

Exigences clients

Figure : Schéma simplifié de l’objectif ISO9001

Comprendre la finalité de l’ISO9001 est une première étape. Il est maintenant temps de se plonger dans le vif du sujet en présentant toutes les exigences demandées par cette norme.

Voici les points clés à prendre en compte pour respecter une qualité à la hauteur de la norme ISO9001 :

Figure : Les exigences du système de management ISO9001

Exigences :

Exigences générales

Exigences documentaires

Responsabilités :

Engagement de la direction

Ecoute client

Politique Qualité

Planification

Responsabilité, autorité et communication

Revue de direction

Ressources :

Mise à disposition des ressources

Ressources humaines

Infrastructures

Environnement de travail

Réalisation :

Maitrise des ESM (Equipement surveillance mesure)

Production et préparation du service

Achats

Conception et développement

Processus relatif aux clients

Planification de la réalisation du produit

Amélioration :

Analyse des données

Maitrise du produit non conforme

Surveillance et mesurage

Généralité

Il est évident que chaque partie doit être identifiée par l’entreprise, le système de management de la qualité étant de ce fait établi, documenté et mis en place. Nous savons déjà que la direction doit énoncer sa politique qualité, ses objectifs et les moyens (matériel ou humain).

En découle l’identification des processus nécessaire au SMQ, des pilotes processus sont alors nommés et seront responsables de leur propre implication à maintenir à jour et à analyser les indicateurs processus. Ils devront correctement établir une cartographie des processus afin de se rendre compte des différentes interactions qu’il existe entre eux.

Des actions d’amélioration permanente des processus seront établies et mis en œuvre.

La norme ISO9001 ce n’est pas uniquement définir ou identifier, c’est aussi formaliser ce que l’on fait. C’est une exigence qui a une grande importance dans la maitrise de son système de management de la qualité. Sans une gestion documentaire efficace la qualité ne peut être pleinement satisfaisante.

2.6.4Le système documentaire

Le système documentaire concerne la rédaction du Manuel Qualité (MQ), la description des processus, la formulation des procédures et l’enregistrement documents. De par mon implication dans ce projet, je devais acquérir ses différenciations.

Référence(s) utilisée(s) : [ ] ; [ ]

Le système documentaire préconisé par la Norme ISO9001 est défini dans la pyramide documentaire ci-après :

Figure : La pyramide du système documentaire ISO9001

La documentation peut être sous toutes les formes et sur tous types de support. Elle permet principalement d’apporter des preuves et évaluer l’efficacité et la pertinence sur SMQ :

Manuel Qualité (MQ) : Document énonçant les dispositions générales d’une entreprise pour obtenir la qualité de ses produits ou de ses services. Dans le manuel qualité sont décrit au minimum : le domaine d’application, les procédures ou une référence à celle-ci, la cartographie des processus et enfin les exclusions d’éléments de l’exigence « réalisation ».

Pour exemple Article 7 Réalisation – conception : Une petite entreprise de production ne disposant pas de bureau d’étude et de ce fait ne pratiquant pas de conception indiquera dans le manuel qualité que cette exigence ne la concerne pas.

Procédure : Ensemble d’actions à entreprendre pour réaliser un processus

Les 6 procédures obligatoires par la norme ISO9001 sont :

Maitrise des documents

Maitrise des enregistrements

Audit interne (de qualité)

Maitrise du produit non conforme

Actions correctives

Actions préventives

Bien souvent certaines procédures peuvent être regroupées en une seule procédure. C’est fréquemment le cas pour les actions correctives et préventives. Une procédure peut être documentée ou non.

Document : Tout support permettant le traitement d’une information. Un document n’est autre qu’une « trame » par exemple le document X1 est un tableau Excel mis en forme et vierge à renseigner (formulaire entre autre).

La maitrise des documents se fait par une mise à jour permanente des documents. A commencer par son approbation jusqu’à sa diffusion (et de ce fait par sa disponibilité pour les personnes concernées ayant accès à la dernière version du document au bon endroit). Enfin, par la suppression ou par l’archivage des documents obsolètes.

Enregistrement : Document fournissant les preuves des résultats obtenus. Lorsque celui-ci est rempli de données quelconques, il devient alors « Enregistrement ». (Exemple : Un formulaire renseigné de données).

La procédure liée au enregistrement leur assure une identification propre, un classement, une diffusion, une protection et enfin une durée de conservation et de suppression.

Nous avons expliqué quatre éléments de cette pyramide du système documentaire sur une totalité de cinq. En effet il reste à aborder les processus. Cette notion est très importante pour assurer un bon système de management qualité. C’est une exigence de la norme ISO9001.

2.6.5Processus

La découverte de certains termes spécifiques, j’approfondissais les éléments tels que la notion de processus notamment.
  1   2   3   4   5   6   7   8   9

similaire:

Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes iconTable des matières

Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes iconTable des matières

Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes iconTable des matières

Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes iconTable des matières

Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes iconTable des matières

Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes iconTable des définitions

Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes iconTable des matières

Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes iconTable des matières

Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes iconTable des matières

Sommaire Table des figures Table des tableaux Table des annexes iconTable des matières






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com