Inter-branche et division internationale du travail «originelle et traditionnelle»





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date de publication02.07.2017
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COMMERCE

INTER-BRANCHE  ET INTRA-BRANCHE :

EVOLUTION


Depuis le début du 19e siècle, les échanges internationaux se sont très largement développés au point que le volume du commerce international aurait été multiplié par 1000 en deux siècles. Mais quelle est la structure de ces échanges et son évolution ?
De Smith au théorème HOS, l’analyse des échanges internationaux repose sur une conception inter-branche du commerce : la spécialisation est en effet bénéfique.

Néanmoins, des études empiriques plus récentes montrent que les flux sont aussi intra-branche, c’est à dire que s’échangent des produits similaires.
En quoi l’évolution de la structure du commerce international est-il révélateur de l’évolution du contexte et du mode de régulation économique ?

  1. Inter-branche et division internationale du travail « originelle et traditionnelle »



Le commerce inter-branche repose sur une théorie de la spécialisation des pays.

Parmi elles :

- Théorie de l'avantage absolu de A. Smith:

1 pays se spécialise dans la production où il possède un avantage absolu en matière de productivité. Il exporte ces biens et importe ceux pour lesquels sa productivité est inférieure par rapport aux autres pays.

- Théorie de l'avantage comparatif de Ricardo:

Chaque pays se spécialise dans la production pour laquelle il dispose de la plus grande supériorité. Un pays se spécialise donc dans le bien pour lequel il a l'avantage comparatif le plus important.

- Théorie de la dotation des facteurs de production de Heckscher et Ohlin:

Les avantages comparatifs (donc les échanges internationaux) sont liés à l'abondance des facteurs de production.Un pays exporte les biens qui se composent de facteurs de production qui sont peu chers pour lui et importe les biens qui se composent de facteurs de production trop chers.

[…. etc.]
L’échange inter-branche est caractéristique de ce qu’a pu être, et reste dans certains secteurs, le commerce Nord/Sud, notamment en raison de la dotation des premiers en industrie ou plus généralement en techniques et technologies nouvelles ( , des seconds en matières premières, énergétiques, agricoles...mais il ne faut pas oublier que se sont aussi les pays du Nord qui sont le plus insérés dans l’échange international et qu’en leur sein, de puissantes forces s’opposent, prenons le cas de l’agriculture, aux exportations des pays en développement (de Méline à la PAC…).

Toujours est-il que le commerce inter-branche est bien représentatif par exemple au 19e de la situation, puisque les flux commerciaux sont principalement organisés autour des spécialisations industrielles : pays industrialisés (surtout Europe) vs. en retard sur l’industrialisation.

Les résultats empiriques ont, surtout avec les années 60s, montré que peu à peu, l’échange intra-branche entre pays prenait son essor. A mettre sur le compte de l’ère post-fordienne ?


  1. Intra-branche et ère post-fordienne



Auteurs : B. Balassa, H. Grubel, P. Lloyd, B. Lassudrie-Duchêne, J. L. Mucchielli, Krugman
Approche de B. Lassudrie-Duchênes (il tente de rester dans une analyse ricardienne d' avantages comparatifs, mais en déplaçant l’objet) : il considère que le commerce international exprime une « demande de différence » (c’est la demande qui désormais tire l’offre et sa structure): les produits du marché mondial ne sont pas homogènes, mais différenciés, l’échange porte sur les caractéristiques et non plus les produits qui ne sont pas disponibles sur le marché intérieur
« L’échange international est une demande de différence ; là où tout se révèle identique, il est inutile d’échanger » B. Lassudrie-Duchêne
[Ainsi, finie la même Ford noire pour tous]

- goût/nécessité pour/de la variété du point de vue des entreprises

L’élasticité de la demande augmente lorsque la différenciation augmente, d’où le schéma

Firmes soumises à une concurrence accrue  baisse des prix  élargissement du marché  économies d’échelle + « gains de variété »

Thèse de Krugman : le commerce intra-branche s’explique par les économies d’échelle engendrées entre pays de développement semblable.

- diversité des goûts du consommateur. Car chacun a une idée personnelle du produit idéal.
L’exemple classique est celui des voitures françaises exportées en Allemagne, tandis que sont importées des voitures allemandes en France. Les produits sont différenciés horizontalement selon la marque, l’image symbolique que s’en font les acheteurs, ou encore selon la qualité.
De plus en plus, les échanges impliquent des biens " en cours de production " : transformés, composants et pièces détachées, que l’on peut regrouper sous le terme de biens intermédiaires. L'échange de cette catégorie de biens procède donc d'une interruption des processus productifs, interruption remettant en cause la représentation théorique traditionnelle de l'échange international.

Les pays se spécialisent sur des segments de processus plutôt que sur des biens finals. L'échange international inter-branche de biens intermédiaires est alors à l'origine d'un gain d'efficacité supplémentaire par rapport au seul échange de biens finals.

Un premier résultat important apparaît sur les données de commerce de 1992 : les biens finals représentent moins de la moitié du commerce des Etats-Unis, du Japon et de l'Europe.


Concernant l'échange intra-branche de biens intermédiaires, la nouvelle économie internationale met en évidence l'intérêt, pour les producteurs, de disposer d'une plus grande variété de spécifications de leurs inputs : l'échange international intra-branche de biens intermédiaires différenciés est à l'origine d'un autre gain d'efficacité

[Ainsi, le développement du Marché Commun s’est traduit sur un mode d’échange intra-branche. Intégration économique et spécialisation ne sont donc pas allées de pair]


  1. Intra-branche et mondialisation. Vers l’intra-firme.



L’échange international résulte en partie de chacune des deux formes décrites ci-dessus. Seule la proportion de chacune de ces composantes varie en fonction des pays commerçant et de la distance économique qui les sépare :


  • les pays industrialisés font entre eux l’essentiel de l’intra-branche  explications fondées sur les similarités

  • les relations entre pays industrialisés et pays en développement sont de nature inter-branche  explications fondées sur les différences


REM : Ce type d’analyse intègre une dimension microéconomique (!) puisque le commerce international est expliqué par des stratégies de différenciation de produits effectuées par les entreprises. Les avantages sont donc désormais spécifiques aux entreprises et non plus aux pays.
Ainsi, on a dit que l’on pouvait aussi élargir la conception du commerce intra-branche à l’échange de produits relevant de stades différents du processus productif  (Ex : boîtes de vitesse produites en Espagne, exportées en France pour l’assemblage des véhicules, vente de ces derniers à l’Espagne). Mais en fait, ce type d’échange est particulièrement favorisé par les réseaux de firmes multinationales, la spécialisation et finalement les échanges intra-entreprises (aujourd’hui environ 1/3 des échanges de marchandises). Ces échanges ne répondent plus vraiment à une logique du marché mais plutôt au choix de localisation des entreprises.
Intérêt : économies d’échelle, la protection de la marque et des savoir-faire et l’existence de barrières à l’échange + tous les intérêts que comportent les firmes géantes.
En France, par exemple, les échanges intra-firmes représentent le tiers des exportations industrielles et près d’un quart des exportations agro-alimentaires en 1997
CCL :

  • le commerce inter-branche est particulièrement prisé au 19e, dans son approche théorique, car c’est encore l’offre qui détermine la production

  • le commerce intra-branche prend son essor avec la prise en compte de la demande et de l’éventail de la diversité qu’elle désire

  • ce qui conduit, dans un souci de rationalité pour les entreprises à optimiser la localisation de leur production (quand elles n’externalisent pas) d’où un commerce intra-firme.



PS : Remarque de définition (qui peut servir à faire toute la nuance) Commerce intra-branche = Au sens de la comptabilité nationale, ensemble d’unités de production qui produit un seul type de biens ou de services. Ainsi Renault n’entre pas en entier dans la branche automobile parce que l’entreprise ne produit pas que des automobiles ; en revanche, Renault entre dans le secteur automobile parce que l’automobile est sa principale production ;

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