Définition de la science économique





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Economie L1


Chapitre I La science économique moderne
L’économie mondiale a connu des changements considérables au cours des 10 dernières années. Ces changements sont liés en grande partie aux nouvelles avancées technologiques qui ont complétement modifié la nature des biens et services produits, la manière de les produire, les lieux de production et les modes de transfert des entreprises productrices vers les ménages, les Etats et les autres entreprises : on parle de Nouvelle économie.

Mais l’ancienne économie qui fait beaucoup référence à Adam Smith (« La richesse des Nations » 1776)  est toujours vivante et active ; ainsi, l’ancienne économie et la Nouvelle économie vivent côte à côte : « la technologie change, mais pas les lois de l’économie ! ».


  1. Définition de la science économique


La science économique étudie comment les individus, les entreprises, les pouvoirs publics et d’autres organisations sociales font des choix, et comment ces choix déterminent la façon dont sont utilisées les ressources de la société.

Pour comprendre comment les individus font des choix et les conséquences de ces choix sur les ressources de la société, on examinera cinq concepts dont le rôle est central en économie : les arbitrages, les incitations, l’échange, l’information et la distribution.

Ces cinq concepts permettent de définir les principales idées-forces de l’analyse économique. Ils servent également de guide pour raisonner en économiste sur les grands problèmes et les grands thèmes.


  1. Les arbitrages


Tout choix implique des arbitrages : dépenser plus pour une chose implique d’avoir moins à dépenser pour une autre.

La rareté oblige à faire des arbitrages. Elle occupe une place centrale en économie ; c’est parce que les ressources sont rares que les choix ont de l’importance.

La rareté des ressources et, par conséquent, la nécessité d’effectuer des arbitrages sont une réalité de la vie quotidienne.


  1. Les incitations


Lorsqu’ils font des choix, les individus répondent à des incitations.

Toute personne confrontée à un choix évalue les avantages et les inconvénients des différentes options envisageables.

Les économistes étudient les choix en se focalisant sur les incitations : celles-ci se définissent comme les avantages (y compris les réductions de coût) qui font pencher un décideur en faveur d’une option particulière. Parmi les nombreux facteurs qui peuvent influer sur les incitations, les prix font partie des plus importants ainsi que les rendements anticipés.

Quand ils font des choix, les décideurs répondent aux incitations existantes.


  1. L’échange


Quand on fait des échanges avec une autre personne, l’éventail des choix possibles pour chacune d’elle s’élargit.

D’une façon ou d’une autre, les décisions prises par les individus, par les ménages, par les entreprises ou par l’Etat (compte tenu des conditions d’arbitrage et en réponse à des incitations) déterminent la manière dont les ressources limitées de l’économie sont utilisées, y compris la terre, le travail, les machines, le pétrole et les autres ressources naturelles. La clé permettant de comprendre comment ces processus se déroulent se trouve dans le rôle joué par l’échange volontaire sur les marchés. Dans un échange volontaire, les deux parties sont gagnantes : l’échange est en mesure d’améliorer le bien-être de l’un et de l’autre.

Les économistes considèrent qu’il y a marché chaque fois qu’il y a échange. En économie, le concept de marché décrit toute situation où se produisent des échanges. Dans une économie de marché, la plupart des échanges sont marchands et ils sont guidés par les prix des biens et services concernés. Les marchés permettent donc aux consommateurs et aux entreprises de faire des choix qui reflètent la rareté et qui, par voie de conséquence, conduisent à une utilisation efficace des ressources.

Cependant, dans certains domaines, les marchés risquent d’aboutir à des résultats que la société peut juger non souhaitables. Il peut y avoir trop de pollution, trop d’inégalité ou une priorité insuffisante donnée à l’éducation, à la santé ou à la sécurité. Quand on estime que le marché fonctionne mal, l’opinion publique a tendance à se retourner vers l’Etat. L’Etat joue un rôle décisif dans toutes les économies de marché. Il lui revient notamment de fixer le cadre légal au sein duquel les entreprises privées et les individus agiront. Les Etats peuvent également réglementer l’activité de différentes façons. Il existe des réglementations qui interdisent les discriminations raciales ou sexuelles, qui exigent que les consommateurs soient correctement informés, que la sécurité des salariés dans les entreprises soit suffisante ou que l’on ne pollue ni l’air ni l’eau. Dans certains secteurs, comme l’éducation ou la Poste, l’Etat est un fournisseur très important de services. Dans d’autres, comme celui de la défense, l’Etat est un acquéreur à grande échelle de biens et services. Il offre également des biens et services qui ne sont pas fournis par le secteur privé, comme la défense nationale, les routes ou la monnaie. L’Etat aide les personnes qui ont des difficultés économiques, par l’intermédiaire de l’assurance-chômage pour celles qui ont temporairement perdu leur emploi, et de l’assurance-invalidité pour celles qui ne sont plus en état de travailler. L’Etat fournit aussi, grâce à divers programmes sociaux, un filet de sécurité aux personnes pauvres (et plus particulièrement à leurs enfants).

Les individus gagnent à l’échange volontaire et, dans les économies de marché, les échanges marchands permettent une utilisation efficace des ressources.


  1. L’information


Pour effectuer des choix judicieux, il est nécessaire de disposer d’information et de l’utiliser. A bien des égards, l’information est semblable aux autres biens et services. Les entreprises et les individus désirent acquérir de l’information et des institutions spécialisées se sont développées pour leur en vendre. Internet est aussi maintenant une source importante d’information indépendante pour les acheteurs. Sous certains aspects, l’information diffère cependant de façon fondamentale des autres biens. En effet, dès que vous avez pris connaissance d’une information, vous n’avez plus aucune incitation à l’acheter. De plus, l’information peut être partagée gratuitement.

Quand les consommateurs manquent d’information pour effectuer des choix, l’Etat intervient fréquemment pour obliger les entreprises à leur en fournir.

Cependant il arrive souvent que ces réglementations ne fonctionnent pas comme il convient (ex. : le scandale Enron en 2001). Les Etats réglementent également les normes de sécurité des produits.

Même en l’absence de réglementation, les entreprises ont des incitations à signaler aux acheteurs que leurs produits sont de bonne qualité. Pour cela, elles vont offrir des garanties qu’un producteur de produits de basse qualité ne pourra pas accorder.

L’imperfection de l’information peut aussi venir interférer avec les incitations.

La structure des marchés et la façon dont ils peuvent fonctionner dépendent de façon décisive de l’information dont disposent les décideurs.

  1. La distribution


Les choix que nous faisons déterminent la distribution de la richesse et du revenu dans la société.

L’économie de marché ne détermine pas seulement les biens qu’il convient de produire, elle fixe aussi les quantités à produire et pour qui.

Les marchés déterminent le montant des biens et services que produit la société et la façon dont ces biens et services sont alloués à ses membres.


  1. Les trois grands marchés


L’économie de marché consiste essentiellement en un échange entre des particuliers (ou ménages), qui achètent des biens et services, et des entreprises. Celles-ci se procurent des facteurs de production – les différents matériaux dont elles ont besoin - et fabriquent des produits – c’est-à-dire des biens et services qu’elles vendent. Il existe trois grands types de marchés où les ménages et les entreprises sont en interaction. On appelle marché des biens l’ensemble des marchés sur lesquels les entreprises vendent leur production aux ménages. En ce qui concerne les facteurs de production, les entreprises doivent combiner du travail et des machines pour assurer la production de leurs biens. Elles achètent les services des travailleurs sur le marché du travail. Elles se procurent les fonds dont elles ont besoin pour acheter des facteurs de production sur le marché du capital.
Les trois marchés

Marché des biens

Marché du capital

Ménages

  • Achètent des biens

  • Vendent leur travail

  • Empruntent et investissent des fonds



Entreprises

  • Vendent des biens

  • Engagent des travailleurs

  • Investissent en biens de capital



Marché du travail


Le marché des biens : ensemble des marchés où les entreprises vendent les biens qu’elles produisent.

Le marché du travail : marché où les ménages vendent les services de leur travail et où les entreprises achètent ces services.

Le marché du capital : marché où des fonds sont empruntés et prêtés.


  1. Microéconomie et macroéconomie : les deux branches de l’économie


Les économistes étudient l’économie selon deux perspectives différentes. L’analyse détaillée des décisions des entreprises et des ménages, ainsi que celle des prix et de la production dans des secteurs particuliers s’appelle la microéconomie. La microéconomie s’intéresse au comportement des unités de base de l’économie – entreprises, ménages et individus. L’objectif est d’étudier comment ces unités de base prennent des décisions et quels sont les facteurs qui déterminent ces décisions.

A l’inverse, la macroéconomie s’intéresse au comportement de l’économie dans son ensemble. Elle étudie notamment le comportement de grands agrégats tels que les taux de chômage, l’inflation, la croissance économique et la balance commerciale.

La microéconomie et la macroéconomie ne sont rien de plus que deux façons d’appréhender la même réalité. La microéconomie étudie l’économie de bas en haut, la macroéconomie de haut en bas.
La microéconomie s’intéresse aux décisions des ménages et des entreprises et étudie en détail les prix et les niveaux de production dans des secteurs particuliers.

La macroéconomie s’intéresse au comportement de l’économie dans son ensemble et à celui de variables agrégées telles que l’emploi global, la production totale, la croissance économique, le niveau des prix et l’inflation.


  1. La science économique


L’économie est une science sociale. Elle étudie le problème des choix dans une société d’un point de vue scientifique, c’est-à-dire par la formulation de théories et par l’examen de données empiriques.

Une théorie est fondée sur une série d’hypothèses et de conclusions découlant de ces hypothèses. Les théories sont des exercices logiques : si les hypothèses sont correctes, alors les résultats se vérifient nécessairement. Les économistes utilisent leurs théories pour faire des prévisions. Pour développer leurs théories, ils utilisent, à l’aide de mots et d’équations, des modèles décrivant les caractéristiques d’une économie.

On appelle variable toute grandeur mesurable qui se modifie. Les prix, les salaires, les taux d’intérêt, les quantités achetées et vendues sont autant de variables. Lorsqu’il identifie ce qui lui parait être une relation systématique entre variables, l’économiste se demande si cette relation est le simple fait du hasard ou si elle constitue une véritable relation. C’est là tout le problème de la corrélation.

L’économie fait appel à des tests statistiques pour mesurer et tester les corrélations.


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