Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr





télécharger 107.66 Kb.
titreUranium technologie réacteurs à eau légère type epr
page1/4
date de publication12.07.2017
taille107.66 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > économie > Documentos
  1   2   3   4



Valorisation des biomasses en bretagne

Enjeux et perspectives


Contributeurs :

Eco Origin
Robert Jestin, Jacques de Certaines,
Béatrice Feltmann,
Loïc Evain


CBB Développement
Gilbert Blanchard, Patrice Morel, Nathalie Letaconnoux


Capbiotek
Brian Monks






1. Contexte


ESTIMATION DES RESERVES EN RESSOURCES FOSSILES ET NUCLEAIRES
Source IFP Energies Nouvelles

Pétrole
1000 Gigabarils de réserves courantes (ie exploitées), soit 35 ans base 2008,
1400 Gigabarils avec les réserves contingentes (ie non encore exploitées)
+ 4000 Gigabarils issus des sables asphaltiques + 3000 Gigabarils issus des schistes bitumeux
• Charbon
800 Gigatonnes, soit 120 ans base 2008
• Gaz
260 Teram3 dont 180 Teram3 courantes, soit 60 ans base 2008
+ 900 Teram3 de gaz de schistes + 2500 à 20 000 Teram3 d’hydrate de méthane (zones polaires et profondeurs marines)
Uranium technologie réacteurs à eau légère type EPR
5 Mégatonnes, soit 80 ans base 2007
+ 10 Mégatonnes potentielles + 22 Mégatonnes issues des gisements de phosphates
• Uranium technologie réacteurs à neutrons rapides type Super Phénix
Des siècles d’autonomie (grâce à la réutilisation de l’U238 dans le réacteur, aujourd’hui considéré comme déchet)

Mega : 1 million
Giga : 1 milliard
Tera : 1 000 milliards
1 baril de pétrole : 159 litres
La croissance démographique mondiale et le développement économique des pays émergents amplifient la pression sur les matières premières en général et les ressources fossiles en particulier. A l’évidence, si le scénario de la raréfaction des ressources fossiles est complexe à prévoir, elles n’en demeurent pas moins épuisables. Face à ces échéances même imprécises, le remplacement progressif des ressources fossiles par des ressources renouvelables devient d’une impérieuse nécessité. L’un des volets de cette évolution consistera à glisser d’une économie basée sur le pétrole vers une économie bio-sourcée. Cette économie représente un gisement de 100 000 emplois et un potentiel de 2 milliards d’investissements en France, avec un chiffre d’affaire estimé à 14 milliards d’euros. A titre d’exemple, l’industrie chimique s’est fixée comme objectif de passer de 8 % de molécules biosourcées aujourd’hui à 15 % en 2017, pour atteindre plus de 20 % avant 2050. Il s’agit donc là d’un véritable défi technologique et industriel à relever mais également d’un facteur d’innovation et de croissance économique.
L


Solde net des emplois créés en 2009-2010 par région par des investissements "verts"

Source : Trendeo – janv. 2011 - Les investissements verts en France
a Bretagne est la 4
ème région française pour la création d’emplois verts (cf. tableau). Faute de pétrole, de charbon ou d’uranium, elle ressent particulièrement la nécessité de cette évolution, sauf à découvrir d’éventuels gaz de schistes, avec le cas échéant les interrogations utiles sur leurs conditions d’exploitation, la biomasse constitue une alternative intéressante :
-soit par valorisation des productions actuelles de biomasse animales et végétales, marines ou terrestres : la première étape étant l’extraction des molécules utiles aux productions industrielles, la deuxième étant la valorisation énergétique des 90 à 99% de la biomasse restante,

-soit par production de micro-organismes en fermenteurs dans le but spécifique de bio-sourcer certaines molécules à des coûts optimisés.
L’étude du développement d’une telle filière devra nécessairement prendre en compte les trois dimensions du sujet :

-la disponibilité et les modes de production de la ressource

-les technologies de transformation à mettre en œuvre

-le potentiel et l’accessibilité des marchés d’applications visés, compte tenu de la compétitivité économique de l’offre de substitution, condition d’émergence d’un marché.

2. Etat des lieux

2.1. Les ressources et projets concernant la biomasse marine :
macroalgues, microalgues et bactéries

2.1.1 Les macroalgues

La filière algues, en pleine croissance, représente aujourd’hui un véritable potentiel économique en Bretagne, avec des applications dans le secteur alimentaire, mais aussi dans la cosmétique, la santé, la nutrition… En effet, les débouchés actuels ou futurs des macroalgues sont liés aux 3 types de valorisation recensés :

  • Valorisation en tant qu’ingrédients : pour l’agroalimentaire, le secteur pharmaceutique et la cosmétique,

  • Valorisation en tant que matériaux,

  • Valorisation énergétique sous forme de biocarburants.



Algues de cueillette ou algues cultivées ?

La situation de l’algoculture française au sens large est un paradoxe.

La production aquacole mondiale, de l'ordre de 15.8 millions de tonnes en 2008 (cf. diagramme ci-contre), est quinze fois plus élevée que la cueillette. On cultive les algues brunes, les algues rouges, les algues vertes et des plantes aquatiques. Grâce à ces cultures, on obtient d’une part des protéines végétales, composantes essentielles de l’alimentation de la plupart des pays asiatiques, et d’autre part, des hydrocolloïdes (alginates, carraghénanes, agar-agar…) qui une fois extraits, seront utilisés dans l’alimentation (gélifiants, conservateurs...) et dans l’industrie (textile, pharmaceutique...).

Production mondiale de macro-algues
Source Ifremer

Les macroalgues cultivées, qui représentent donc 90% du marché mondial, sont essentiellement produites en Asie. Par ailleurs, les principaux pays fournisseurs d’algues cueillies sont le Brésil et le Chili. En France, on constate une situation inverse, où l’algoculture représente moins de 10% d’une production globale de 130 KT donc essentiellement issue de la cueillette.

Les projets de R&D des universités bretonnes (CNRS…) visent aujourd’hui des transferts de technologies vers de grandes entreprises du Chili qui pourraient, contrairement aux PME bretonnes, avoir les moyens de valoriser les brevets développés en Bretagne.

La Bretagne, qui fournit l’essentiel de la cueillette réalisée sur le territoire national, est cependant à l’écart des flux d’importations (environ 10 KT/an) en provenance du Brésil et du Chili et principalement à destination de Marseille et Bordeaux. Elle pourrait donc difficilement capter ces flux si elle envisageait de se doter d’un outil de transformation. Seules trois sociétés bretonnes se sont à ce jour lancées dans la culture d’algues : Algues et Mer à Ouessant, Aléor à Lézardrieux, et C-Weeds à Saint-Malo. Quant aux perspectives de développement de l’algoculture en Bretagne, les sites éoliens offshores pourraient constituer des sites privilégiés pour développer des cultures sans concurrence agricole.

Le programme Breizh’Alg vise à fédérer les acteurs en région, à identifier les besoins de l'algoculture, à proposer des voies de diversification et à développer une filière durable. Ce programme est mené en partenariat avec le cluster Produits de la Mer Nutrition Santé, le CNC (Comité National de la Conchyliculture) et le CEVA (Centre d'Etudes et de Valorisation des Algues). Les projets du programme Breizh’Alg viseront à développer une algoculture durable en Bretagne articulée autour de la culture, la transformation, la R&D, la maîtrise des produits, la formation et l’accès aux marchés en offrant notamment une voir de diversification de conchyliculteurs.

En Bretagne, les macroalgues exploitées sont donc très majoritairement des algues de cueillette et les filières macroalgues sont actuellement organisées autour de 2 procédés de transformation, la chimie fine et les biotechnologies, et de 3 marchés principaux (la cosmétique, la nutrition et la santé) :

    • Les algues brunes collectées industriellement lors de campagnes annuelles à proximité des côtes sont traitées à partir de procédés relevant de la chimie fine, pour en extraire des hydrocolloïdes. Ces hydrocolloïdes sont utilisés comme texturants en alimentaire et dans le domaine médical et les coproduits sont également valorisés dans l’agro-alimentaire ou sous forme d’énergie. 60 KT d’algues cueillies en Bretagne partent ainsi dans cette filière.

    • D’autres algues plus spécifiques, sont collectées manuellement par des récoltants locaux spécialisés dans la cueillette de ce type de végétaux. Le recours aux biotechnologies permet ensuite d’extraire et de purifier certaines molécules à haute valeur ajoutée utilisées en cosmétique ou comme ingrédients pour la nutraceutique.

Le développement de ces activités de valorisation des algues mobilise de nombreux acteurs majeurs, comme l’illustrent les multiples projets sur le sujet :

  • Le CEVA développe la transformation de macroalgues vertes en poudre micronisée pour fabriquer des matériaux de construction isolants ; en outre, ce centre technique a développé en valorisant les macroalgues de nombreux extraits ou molécules aujourd’hui exploités par des industriels. A titre d’exemples, les oligo-alginates commercialisés en cosmétique et plus récemment le développement des oligo-ulvanes, aboutissement du projet Ulvoligo labellisé par le Pôle Mer Bretagne.

  • Dépendant de l’Université Pierre et Marie Curie, du CNRS et de l’INSU (Institut National des Sciences de l’Univers), la Station Biologique de Roscoff mène des recherches en biologie marine expérimentale,

  • L’Université de Bretagne Sud travaille sur la transformation d'algues en fibres pour matériaux composites (LimatB),

Mais les macroalgues en raison de leur richesse en polysaccharides, en polyphénols et en osmolites présentent des perspectives d’exploitation plus larges autour de la valorisation de molécules capables de se substituer aux dérivés d’origine pétrochimique actuellement utilisés. On peut citer ainsi à titre d’exemple la mise au point de tensio-actifs biosourcés. Surfact’Green, nouvelle Business Unit de l’Ecole de Chimie de Rennes, a ainsi pu développer un catalogue de composés tensio-actifs à partir d’alginate, grâce aux travaux réalisés conjointement par le CEVA et les chercheurs de l’ENSCR.

Dans ce contexte, il est nécessaire de citer le projet Idealg (voir encadré) dans lequel sont impliqués la station biologique de Roscoff, le CEVA, l’ENSCR, l’UBS … etc. Retenu dans le cadre des Investissements d’Avenir, programmé pour une durée de 10 ans et un budget de 10 M€, il prévoit d’explorer toutes les potentialités des macroalgues pour des productions industrielles.

Le projet IDEALG de la Station Biologique de Roscoff

Lauréat de l’appel d’offres « Biotechnologies Bioressources » lancé par l’Etat, le projet de la Station Biologique de Roscoff (UPMC-CNRS) sur la valorisation des macroalgues est piloté par le PRES Université européenne de Bretagne (UEB), soutenu par la Région et animé par Philippe Potin, directeur de recherches CNRS à Roscoff.

Ce programme, qui sera doté de 10 M€ sur 10 ans, comporte plusieurs volets de recherche fondamentale (biologie, biochimie, génomique, physiologie, métagénomique, écologie), et 3 volets de recherche appliquée à l’aquaculture, aux biotechnologies et à la chimie, destinés à favoriser une production de masse et la sélection de variétés nouvelles.

Une évaluation sociétale, économique et environnementale est prévue avant transfert aux partenaires privés, dans le respect du milieu marin et de sa biodiversité.

Au total, IDEALG associe 18 partenaires, dont un centre technique, le CEVA à Pleubian, et 5 entreprises basées en Bretagne (C-Weed aquaculture à St Malo, Aléor à Lézardrieux, France Haliotis à Plouguerneau, Bezhin Rosko à Roscoff, Danisco à Landerneau et Copenhague) qui seront impliquées dans la valorisation et les développements de l’aquaculture des algues.

Enfin, Algopack (Saint-Malo, 35) conçoit des emballages pour les produits alimentaires, la cosmétique... à base d'algues. Certaines gammes sont constituées à 100% d'algues, d'autres à 50%. Des brevets protègent l'innovation de l'entreprise qui soustraite en Bretagne l'ensemble de ses fabrications. Elle table sur un total de 10 000 tonnes de produits transformés en 2013 contre 3 000 tonnes cette année. La société aujourd’hui concurrencée par une seule autre société nord-américaine, envisage tripler sa production en 2013. A noter que l'entreprise Coq en pâte spécialisée dans les accessoires bio pour enfants et créée en 2008 à Saint-Lunaire (35), propose des jouets mi-plastique mi-algues, en se rapprochant de la société malouine Algopack.

Si cette diversité d’acteurs constitue à l’évidence une richesse pour le territoire, elle pose aussi la question de la coordination des maîtrises d’ouvrage des projets et des synergies envisageables.
  1   2   3   4

similaire:

Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr iconEconomie / Développement / Eau
«Eau et Energie», «Eau et Santé», «Eau et Alimentation», «Eau et villes» parmi les priorités d’actions

Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr iconChronique d’un désert annoncé
«prendre et partir». De plus le pillage de la ressource minière (charbon et uranium) s'accompagne de celui de la ressource en eau...

Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr iconA/ mise en place d'une pompe a chaleur (pac) de type air/eau

Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr iconEau chaude sanitaire – énergie de combustion – eau dure – dosage...

Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr iconTechnologie : agregation, C’est presque fait ?
«des écoles» de collège enseignant indifféremment svt, Sc. Phy technologie jusqu’à épuisement des «stocks» des professeurs en place,...

Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr iconLes appuis iconiques (type powerpoint) pendant les Cours Magistraux
«appuis iconiques» est pour l’instant largement improvisée : la technologie s’est imposée bien avant que son usage pédagogique en...

Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr iconI. L'uranium: une ressource énergétique non-renouvelable

Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr iconBibliographie légère que vous pouvez compléter

Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr iconProgramme : 9 h 30 Visite du chantier epr de Flamanville
«China Nuclear Power 2009» qui se tiendront à Pékin du 20 au 22 avril, et où Mme idrac représentera le gouvernement français

Uranium technologie réacteurs à eau légère type epr iconRésumé : Activité de résolution de problème sur le thème de l’eau...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com