Les hypothèses du modèle de concurrence pure et parfaite : reliez chaque hypothèse à sa définition





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date de publication23.05.2017
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TD Le marché du travail : le modèle (néo)classique et la critique keynésienne


Première partie : Rappels de 1ère sur le fonctionnement des marchés concurrentiels



  1. Les hypothèses du modèle de concurrence pure et parfaite : reliez chaque hypothèse à sa définition.




Atomicité ●





● Les facteurs de production (capital et travail) peuvent se déplacer à tout moment.


Fluidité ●





● Les offreurs et les demandeurs disposent d’une information parfaite et gratuite sur les conditions du marché.


Homogénéité ●





● Les agents économiques ont une si petite taille qu’ils ne peuvent pas influencer à eux seuls le marché (ils sont price taker).


Mobilité ●





● Les produits disponibles sur le marché sont identiques, parfaitement standardisés.


Transparence ●





● Les agents économiques sont libres d’entrer et de sortir du marché à tout moment.





  1. La demande




  1. Définition de la demande

La demande est la quantité d’un bien ou d’un service qu’un agent économique décide d’acheter à un prix donné.


  1. La courbe de demande

La courbe de demande définit la quantité demandée d’un bien ou d’un service pour chaque niveau de prix du produit. Généralement la courbe de demande est décroissante en fonction du prix. Quand le prix du produit augmente (toutes choses égales par ailleurs), la quantité demandée diminue.


  1. Déplacements de la courbe de demande

Toute variation autre que celle du prix du produit en question déplace toute la courbe de demande = modifie la quantité demandée pour chaque niveau de prix. Un choc de demande positif déplace la courbe de demande vers la ………………. et un choc de demande négatif déplace la courbe de demande vers la ………………….. Les chocs de demande peuvent provenir d’une modification des revenus, d’un changement dans les habitudes culturelles, d’un changement dans la structure de la population, d’une modification dans les conditions d’accès au crédit.


  1. L’offre




  1. Définition de l’offre

L’offre du marché est la quantité totale que les producteurs sont disposés à vendre pour un prix donné.


  1. La courbe d’offre

La courbe d’offre indique la quantité offerte d’un produit pour chaque niveau de prix. Généralement la fonction d’offre est croissante : lorsque les prix sont plus élevés (toutes choses égales par ailleurs), chaque entreprise présente sur le marché est disposée à vendre davantage, et d’autre part de nouvelles entreprises souhaitent entrer sur le marché pour produire le bien.


  1. Déplacements de la courbe d’offre

Toute variation autre que celle du prix du produit en question déplace toute la courbe d’offre = modifie la quantité offerte pour chaque niveau de prix. Un choc d’offre positif déplace la courbe d’offre vers la ……….. et un choc d’offre négatif déplace la courbe d’offre vers la ……………… Les chocs d’offre peuvent provenir de changements dans les prix des facteurs de production, dans la technologie (innovations, gains de productivité), dans l’environnement naturel, dans la disponibilité du crédit.


  1. Situations d’équilibre et de déséquilibre




  1. L’équilibre :

L’équilibre décrit une situation dans laquelle aucune force ne pousse au changement : personne n’est incité à modifier le résultat (consommateurs et producteurs réalisent un surplus) : au prix d’équilibre du marché, la quantité offerte est égale à la quantité demandée.


  1. Deux cas de déséquilibres possibles et retour à l’équilibre grâce à la loi de l’offre et de la demande

Quand l’offre est supérieure à la demande alors l’économie est dans une situation de ………………….. Cependant, la loi de l’offre et la loi de la demande permettent de revenir à l’équilibre. Dans ce cas, le prix va……………………….ce qui conduit à une ……………………………de l’offre et à une……………………..de la demande (donc retour vers l’équilibre).

Quand l’offre est inférieure à la demande alors l’économie est dans une situation de ………………….. Cependant, la loi de l’offre et la loi de la demande permettent de revenir à l’équilibre. Dans ce cas, le prix va……………………….ce qui conduit à une ……………………………de l’offre et à une……………………..de la demande (donc retour vers l’équilibre).


  1. Intervention de l’État et situations de rationnement




  1. Prix plancher et rationnement

Le prix plancher est un prix……………………… imposé par l’État. Exemples de prix plancher : …………………………………………………………………..La conséquence évidente si le prix plancher est supérieur au prix d’équilibre du marché est un excès………………………..On dit aussi qu’on assiste à un rationnement de…………………………………….


  1. Prix plafond et rationnement

Le prix plafond est un prix……………………… imposé par l’État. Exemple de prix plafond : ……………………………………………La conséquence évidente si le prix plafond est inférieur au prix d’équilibre du marché est un excès………………………..On dit aussi qu’on assiste à un rationnement de…………………………………….
Transition : nous allons nous intéresser à un marché en particulier : le marché du travail. Ce marché concerne à la fois la détermination du prix (dans ce cas le prix s’appelle le salaire) et la quantité (sur ce marché cela concerne le volume de l’emploi). L’aspect qualitatif de l’organisation de la gestion de la main-d’œuvre sera étudié dans le cours.
Attention aux notions : emploi/travail.

Les économistes évoquent le marché du travail (le travail est une activité humaine déclarée et rémunérée visant à créer, entretenir des biens et services) alors que Pôle emploi utilise le terme emploi (demandeurs d’emploi/offre d’emploi).

La demande de travail (= demande de force de travail) est équivalente à l’offre d’emploi.

L’offre de travail (offre de force de travail) est équivalente à la demande d’emploi.

Deuxième partie : Le fonctionnement du marché du travail selon les néoclassiques
Pour les néoclassiques, le marché du travail est un marché comme les autres. Sur ce marché la confrontation entre l’offre de travail (qui émane ……………………………………………………………………..…) et la demande de travail (qui émane …..…………………………………………………………………………) aboutit à l’équilibre = le taux de salaire réel d’équilibre (puisque sur ce marché le prix est le salaire réel).
Document 1 : Les déterminants de l’offre de travail
L’offre de travail dépend […] de deux effets qui jouent en sens inverse, l’individu ayant à arbitrer entre le loisir et le travail, et donc la consommation que les revenus de ce dernier permettent de financer. Le salaire horaire mesure le coût d’opportunité du loisir, qui désigne le manque à gagner qu’implique une heure de ce dernier. Si le salaire augmente, la consommation de loisir devrait donc diminuer et, par-là, l’offre de travail augmenter : c’est l’effet de substitution. Mais, symétriquement, une augmentation de salaire entraîne, à heures de travail inchangées, une augmentation du revenu. Celle-ci va se traduire par une augmentation de la consommation de l’ensemble des biens et services (si ces derniers sont normaux), y compris le loisir. Cet effet revenu se traduit donc par une baisse de l’offre de travail. Au niveau global et à court terme, si l’on suppose que l’effet de substitution l’emporte sur l’effet de revenu, l’offre de travail est une fonction croissante du salaire.
Source : Jérôme Gautié, Coût du travail et emploi, La Découverte, coll. Repères, 1998.


  1. Rappelez ce qu’est un coût d’opportunité puis expliquez le passage souligné.

  2. Expliquez en quoi consistent l’effet revenu et l’effet substitution.

  3. Comment s’explique l’allure de la fonction d’offre de travail selon le modèle néoclassique de base ?



Document 2 : Les déterminants de la demande de travail
La demande de travail, c’est-à-dire le nombre de travailleurs que demandent les entreprises, ou encore le nombre d’emploi qu’elles offrent […], est supposée décroissante avec le salaire réel (wr)- le salaire nominal divisé par le niveau général des prix. Ceci découle d’un double mécanisme. D’une part, on suppose que la productivité marginale du travail est elle-même décroissante : toutes choses égales par ailleurs, le surcroît de production que procure l’embauche d’un nouveau travailleur est d’autant plus faible que le nombre de travailleurs déjà en emploi est important. D’autre part, l’entreprise continue à embaucher tant que la productivité marginale est supérieure ou égale au salaire réel (qui est le même pour tous les travailleurs). Il en résulte que plus le salaire réel est élevé, plus la productivité marginale doit l’être, et donc moins le nombre de travailleurs en emploi doit être important.
Source : Jérôme Gautié, « Causes du chômage et politiques de l’emploi, les analyses macro-économiques du chômage », in Travail, emploi, chômage, Cahiers français, n° 253, 2009.


  1. Comment expliquer que la productivité marginale du travail est décroissante ?

  2. Comment s’explique l’allure de la fonction de demande de travail selon le modèle néoclassique de base ?



Exercice 1 : dans chacun des exemples ci-dessous, précisez si cela concerne la courbe d’offre et/ou de demande de travail et comment la courbe se déplace.


  1. baisse des cotisations sociales

  2. réduction des impôts sur les revenus des ménages

  3. hausse de la productivité des salariés

  4. modération salariale


L’équilibre. L’intersection entre les courbes d’offre et de demande de travail permet d’établir la quantité de main d’œuvre embauchée (L) d’équilibre et le salaire d’équilibre ((W/P) e). À l’équilibre l’abscisse définit le plein-emploi : tous ceux qui sont prêts à accepter le taux de salaire réel du marché trouvent un emploi.
Offre de travail


Demande de travail
Quantité de travail

Taux de salaire réel

(W/P) e

L

(W/P) : taux de salaire réel

e = équilibre

Deux cas de déséquilibre et retour à l’équilibre


Si l’offre de travail est supérieure à la demande de travail, ………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………
Si la demande de travail est supérieure à l’offre de travail, …………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………

Les sources de chômage volontaire



Pour les néoclassiques le chômage est volontaire. Le chômage provient du comportement des chômeurs qui refusent de travailler pour le salaire d’équilibre du marché. Souvent ce refus est motivé par l’existence d’un salaire minimum (fixé par l’État) supérieur au salaire d’équilibre, par des pressions syndicales sur les salaires ou par l’existence d’allocations chômage. Dans ces cas il apparaît un écart entre les courbes d’offre et de demande de travail : c’est du chômage.

Les solutions pour lutter contre le chômage



Il faut rétablir les mécanismes de marché = la flexibilité à la baisse des salaires (supprimer le salaire minimum, diminuer le montant des allocations chômage, réduire le pouvoir des syndicats). La baisse des salaires exerce un double effet positif sur le volume de l’emploi : un effet prix et un effet de substitution. La baisse du coût du travail toutes choses égales par ailleurs réduit la substitution du capital au travail et les délocalisations liées à la réduction du coût salarial.
Remarques : le modèle néoclassique de base a été critiqué y compris par les néoclassiques. Des hypothèses ont été relâchées, remises en question afin de mieux rendre compte du fonctionnement réel du marché du travail : cf. cours chapitre RC 2.1.

- Relâchement de l’hypothèse de transparence

- Relâchement de l’hypothèse d’homogénéité
L’économiste JM Keynes a vivement critiqué la thèse néoclassique dès les années 1930.

Troisième partie : la critique keynésienne

1932 : JM Keynes (1883-1946) assiste à une manifestation de chômeurs aux États-Unis. Ces chômeurs ne sont pas des chômeurs volontaires. De plus selon Keynes, le marché du travail n’existe pas puisque ce sont les employeurs qui fixent unilatéralement le niveau de l’emploi. Comment se détermine alors le niveau de l’emploi ?


  1. L’existence d’un chômage involontaire


Document 3 : le chômage peut être involontaire
Il nous faut maintenant définir la troisième catégorie de chômage, c’est-à-dire le chômage involontaire au sens strict du mot, dont la théorie classique n’admet pas la possibilité.

Il est clair qu’un état de chômage « involontaire» ne signifie pas pour nous la simple existence d’une capacité de travail non entièrement utilisée. Une journée de travail de huit heures ne constitue pas du chômage du seul fait qu’il n’est pas au-dessus de la capacité humaine de travailler dix heures. Nous ne devons pas considérer non plus comme chômage involontaire le refus de travail d’une corporation ouvrière qui aime mieux ne pas travailler au-dessous d’une certaine rémunération réelle. De notre définition du chômage « involontaire », il convient aussi d’exclure le chômage de « frottement ». Cette définition sera donc la suivante : il existe des chômeurs involontaires, si en cas d’une légère hausse du prix des biens de consommation ouvrière par rapport aux salaires nominaux, l’offre de main-d’œuvre disposée à travailler aux conditions courantes de salaire et de la demande globale de main-d’œuvre aux mêmes conditions s’établissent toutes les deux au-dessus du niveau antérieur de l’emploi.
Source : JM Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936), Payot, 1988.


  1. Quelle est la troisième forme de chômage décrite par J.-M. Keynes ?




  1. La demande effective (définition, déterminants et rôle de la demande effective)


Document 4 : la demande effective, un rôle primordial pour l’emploi


Source : d’après Michael Stewart, Keynes (1969), Seuil, coll. Points, 1973.
Questions :

  1. Définissez la propension à consommer. Distinguez propension moyenne et propension marginale à consommer.

  2. Calculez la hausse de la consommation si le revenu d’un ménage augmente de 10 euros et que la propension marginale à consommer est de 0,8. Même question si cette propension = 0,5.

  3. Quelles sont les composantes de la demande effective ? (= de quelles variables dépend la demande effective ?)

  4. Quel est le rôle de la demande effective ?

  5. Le niveau de l’emploi découlant de la demande effective est-il nécessairement égal à la quantité de main d’œuvre offrant sa force de travail ?

  6. Vrai ou faux ? Justifiez vos réponses. Vous raisonnerez toutes choses étant égales par ailleurs.

  1. la demande effective est d’autant plus forte que la propension à consommer est faible.

  2. la demande effective est d’autant plus forte que le revenu disponible des ménages est faible.

  3. la demande effective est d’autant plus forte que les taux d’intérêt sont faibles.

  4. la demande effective est d’autant plus forte que l’investissement public est faible.




  1. Comment lutter contre le chômage dû à une insuffisance de la demande (ou chômage keynésien) ?


D’après l’exercice précédent (question 12), sur quelles variables l’État peut-il agir ?

Il est possible d’utiliser le document 4 page 353 (manuel Bordas 2012) ou encore un tableau de synthèse effectué en 1ère ES (économie, question 5.3).

Synthèse des parties 2 et 3 du TD : les principales oppositions entre néoclassiques et keynésiens concernant l’emploi et le chômage.
Exercice 2 : Complétez le tableau d’oppositions suivant :





Néoclassiques

Keynésiens

Le marché du travail existe-t-il ?







Relation entre la quantité de main-d’œuvre et la production







Conception du salaire







Équilibre







Cas de déséquilibres







Causes du chômage







Moyens de lutter contre le chômage







Exercice 3 : Vrai ou faux ? Recopiez le tableau/


Propositions

Vrai ou faux ?

Explications

La demande de travail émane des chômeurs.







Le coût du travail est l’unique déterminant de la demande de travail selon les néoclassiques.







Salaire et salaire réel sont synonymes.







Salaire et taux de salaire sont synonymes.







Selon les néoclassiques la productivité horaire des salariés détermine le niveau du taux de salaire réel.







Selon les néoclassiques la fonction d’offre de travail est croissante car l’effet revenu l’emporte sur l’effet de substitution.







Selon les néoclassiques le chômage est un déséquilibre transitoire sur le marché du travail.







Selon les néoclassiques l’existence d’un salaire minimum crée un rationnement de l’offre de travail.







Selon Keynes le marché du travail est un marché comme les autres.







Selon Keynes le chômage est soit frictionnel soit volontaire.







Selon Keynes c’est le niveau de la demande effective qui détermine le niveau de l’emploi.







Selon Keynes l’État doit mettre en place des politiques visant à relancer la consommation et l’investissement s’il souhaite résorber le chômage.







Selon Keynes l’équilibre de sous-emploi est une situation rare.










Page sur Aix-Marseille, L. Auffant, avril 2016

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