Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations





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La nouvelle microéconomie

Pierre Cahuc (Repères)

De la micro traditionnelle à la nouvelle micro :
« Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du boulanger ou du marchand de bière que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts ».

Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776.

→ La poursuite de ses intérêts personnels conduit donc à la réalisation de l’intérêt général.
Micro traditionnelle : utilisation de la formalisation mathématique pour exploiter l’intuition de Smith.
Echange marchand meilleur que autarcie, allocation optimale des ressources.
-hypothèse de rationalité : les individus agissent en utilisant au mieux les ressources dont ils disposent, compte tenu des contraintes qu’ils subissent.

L’individu est une unité de décision autonome, son comportement est défini indépendamment de toute contrainte macro sociale.

-marché de CPP : atomicité, fluidité des facteurs de production (pas d’obstacle ni de déperdition) et libre entrée, homogénéité du produit, transparence de l’info sur la qualité et le prix des produits.

→ modèle walrasien, agents price-taker, tâtonnement walrasien, commissaire priseur, et tutti quanti …..

Équilibre général walrasien sur tous les marchés :
1°/ existence de l’équilbre : Arrow et Debreu démontrent dans les a. 50 que l’existence n’est pas vérifiée si technologies et préférences sont à rendement d’échelle décroissants.
2°/ l’EG concurrentiel n’est plus efficace s’il existe des monopoles, des biens indivisibles (biens publics ), des effets externes, ou des coûts de transaction car n’assurent pas hypothèse de marchés complets ( =autant d’actifs que d’états de la nature) .

nota sur l’incertitude et système de marchés complets : Arrrow et Hahn (17971) : il faut un contrat ex ante de la réalisation de la nature pour que il y ait un système complet de marchés et qu’ainsi l’équilibre soit Pareto optimal → problème des coûts de transaction trop élevés..(pour plus d’info, venez me dder )
Nouvelle micro «  à l’ancienne » :
1°/Années 60-70 : Utilisation des hypothèse de rationalité et de CPP pour étudier des phénomènes non-marchands (mariage, politique, drogue, terrorisme, crime…..)
2°/ EBE et nouvelle économie publique :
EBE : existence d’effets externes et de biens publiques → légitimité de l’Etat pour palier les déficiences du marché .

Mais : les choix publiques ne peuvent se réduire des préférences individuelles ( th. d’impossibilité d’Arrow)
Donc Etat obligé de choisir arbitrairement des bénéficiaires : quel comportement de l’Etat ? →
Nouvelle économie publique : dite Eco du choix publique. Les interventions publiques sont déterminées sur un marché politique (offre émane des bureaucrates et des politiciens, dde émane des groupes de pression). Ce marché n’est pas parfait donc allocation inefficace des ressources et interventionnisme excessif : L’Etat bénéficie de rentes de situation . Justification d’un libéralisme absolu. Cf. James Buchanan(1975), prix Nobel 1989.

Pb de la nouvelle micro «  à l’ancienne » : hypothèse de rationalité et de CPP peu pertinente dans les domaines où ils les appliquent.

La nouvelle micro :
Hypothèses : individus rationnels, information imparfaite, décisions non-coordonnées par un commissaire priseur
Fin années 70
Objectif : étudier les comportements individuels en y intégrant les interactions stratégiques et l’imperfection informationnelle.
1°/Théorie des jeux : s’applique à toutes les situations d’interdépendances stratégiques.

Introduite par Von Neumann et Morgenstern en 1944 dans Theory of games and economic behavior (1944)

Travaux de Nash(1951) Luce et Raiffa (1957), Shaple (1953)

Systématisée pour toute situation d’ interactions stratégiques dans les années 80 (cf. manuels de Friedman, Kreps, Tirole…)

2°/ Economie de l’information : date de l’article d’Akerlof (1970)

Précise le concept de risque, décrit comportement rationnel en situation de risque (cf. Savage 1954, Von Neumann et Morgenstern1944 )

Etude des comportements individuels en situation de risque et d’interaction stratégique
La nouvelle micro remplace le commissaire priseur par des contrats qui génèrent des coûts de transaction.

Coase 1937 : critique micro traditionnelle qui envisage la firme comme un point. C’est un lieu où l’allocation des ressources s’effectue par voie hiérarchique plutôt que par le marché car pas de coûts de transactions coûteux ;

Williamson 1975 : systématise l’approche en étudiant tous les types de contrat que peuvent signer les entreprises

I. La théorie des jeux
Généralement, les décisions prises par un agent influencent directement la satisfaction des autres

Les interactions individuelles sont donc à la source de conflits potentiels.

Ils peuvent coopérer ou non

→ jeux coopératifs : les individus peuvent communiquer et s’engager à prendre certaines décisions(peuvent ensuite tricher…et dévier)

→ jeux non-coopératifs 
1. Jeux statiques
Les joueurs prennent simultanément en une seule fois leurs décisions. information nécessairement imparfaite.
Contraire : jeu séquentiels  information parfaite (rappel : information complète = tous les joueurs connaissent la matrice des gains i.e. les différentes stratégies possibles pour chacun d’eux et les gains associés) sauf si un joueur ne peut observer l’action de celui (ceux) qui a (ont) joué précédemment.


Stratégies pures :

Joueur 2

Oui non




Joueur 1 oui 2 2 0 3




Non 3 0 1 1
Equilibre de Nash : non, non ; obtenu avec stratégies dominantes : stratégie dominante pour 1= « non»

stratégie dominante pour 2=« non »

Optimum Paretien : oui, oui
La coopération est donc préférable car l’équilibre de Nash est ici sous-optimal.

En CPP : les décisions individuelles sont coordonnées par le commissaire priseur : en prenant les prix comme donée, les agents ne sont pas confrontées à des situations conflictuelles où les décisions d’autrui affecte la sienne et vice versa. En CPP, coordination centralisée par le prix taked, et information parfaite. Ici ce n’est pas le cas puisque les décisions ne sont pas coordonnées et qu’on joue simultanément : aucune raison pour que Equi=OP.
Elimination par itération des stratégies dominées :



Joueur 2

Oui non




Joueur 1 oui 2 2 0 3


Equi de Nash

Non 3 0 1 1




X 4 0 0 1

« Oui » dominée par « non » pour 1→la matrice est réduite de la ligne barrée en pointillés → 2 connaît la matrice puisque info complète, donc anticipe choix de 1→ « non »  domine alors « oui » pour 2 (cf colonne barrée en points quasi-tillés)→1 anticipant cela sait que 2 joue non et joue non lui-même puisque 1>0.Ici donc les joueurs sont rationnels et connaissent les gains, et savent que les autres sont rationnels et qu’ils connaissent eux aussi les gans, et savent aussi que les autres savent qu’ils savent cela, etc…

La connaissance est dite commune.
Equilibre de Nash (Nash 1951) : combinaison de stratégies telle que la stratégie de chaque joueur correspond au choix le meilleur, étant donné les stratégies des autres (dq1/dq2 = 0 , variable prise comme donnée en duopole de Cournot). Autrement dit, situation où personne ne veut dévier unilatéralement. Sur matrice, intersection des meilleures réponses des joueurs.


Joueur 2

Oui non


Equilibre de Nash

Joueur 1 oui 1 1 3* 2*




Non 2 2* 2 1




X 3* 1 1 2*
Problème de l’EN  : critère pas suffisant puisqu’il peut y en avoir plusieurs, ou aucun…mais mieux que élimination des stratégies dominées car il peut y avoir des situation où il n’existe pas de stratégie(s) dominée(s).

autre problème de ce critère : ne nous dit pas comment les joueurs aboutissent à la situation d’équilibre(sauf si obtenu après élimination par itération de stratégies dominées…)
Comment résoudre le problème de la multiplicité

Stratégies mixtes :
Joueur 2

Oui non


Pas d’ équilibre de Nash en stratégies pures

Joueur 1 oui 1 -1 -1 1




Non -1 1 1 -1


Si pas d’EN en stratégie pure, les joueurs peuvent jouer quand même par ex. en lançant une pièce pour choisir « oui » ou « non ».Il existera alors un EN en stratégie mixte.

Soit  la proba. Pour 1 de choisir « oui »,  pour 2.

Si 1 choisit « oui », son espérance de gain= -(1-)=2-1

Si 1 choisit « non », son espérance de gain= -+1- = -2+1

A accepte jeu de la pièce que si 2-1 = -2+1 c’est à dire si son espérance e gain est la même(=1/2) et que 2 joue aussi en stratégie mixte. Idem pour 2 qui accepte tirage au sort que si =1/2.
Donc : En stratégie mixte il existe toujours au moins un EN si nombre fini de joueurs et de stratégies, et jeu simultané.

Critique : calculs assez alambiqués 

Problème de la multiplicité potentielle des équilibres de Nash : la guerre des sexes

homme

intransigeant Transigeant


2 Equilibres de Nash en stratégies pures

femme Intransigeante -1 -1 3 *2*




Transigeante 2* 3* 1 1


En stratégie mixte, il existe un équilibre (soit  la proba pour la femme d’être intransigeante,  la proba pour l’homme d’être intransigeant) en effet :

Concernant la femme :

Son espérance de gains est de  (-1)+(1-)*3 si elle joue I

Son espérance de gains est de  (2) + (1-) *1 si elle joue T

Donc femme ne va accepter tirage au sort que si  (-1)+(1-)*3 =  (2) + (1-) *1 =2/5
Concernant l’homme :

La matrice est symétrique donc pour l’homme pareil, accepte tirage au sort que si =2/5

5/5-2/5=3/5 donc il existe un équilibre en stratégie mixte pour lesquels les joueurs choisissent I et T avec probabilités (2/5, 3/5)2

Communication et équilibres corrélés :
Auman (1974)
Au lieu de tirer au sort l’homme et la femme peuvent décider de coordonner en fonction d’événements aléatoires (cinéma s’il pleut, ballade s’il fait beau) . Ici, si proba qu’il pleuve=1/2, espérance de gains égale 5/2, supérieure à celle de l’équi en stratégie mixtes(7/5)

Equilibre corrélé = EN soumis à condition d’événement aléatoire

Si les joueurs peuvent communiquer, cet équilibre est prédictible.

Pb :

1°/on ne sait pas sur quel critères ils choisissent l’événement aléatoire.

2°/ils ne peuvent souvent pas communiquer

Point focal :

Schelling, (1960)

Point de repère pour coordonner des actions. Permet de sélectionner un EN

Ex : 2 joueurs, chacun doit écrire simultanément un nombre entre 1 et 100.

Gagnent 100 f si choisissent même nombre,

Gagnent 99 f si choisissent tous les deux 8

0 sinon.

Point focal : combinaison de stratégies (8,8)

L’espérance de gains est maximale si choisissent le point focal, mais ce n’est pas le gain maximal….

Pb : les joueurs n’ont pas nécessairement le même point focal, donc critère opérationnel limité (ex deux personnes se rencontrent dans avion, discutent tous les deux de leur amour de Paris et décident de se donner rdv en oubliant de dire où : l’une peut croire que le lieu est l’aéroport, l’autre Notre Dame…)

Les conventions :

Le poids de l’histoire les habitudes, etc. peuvent conduire les joueurs à adopter un équilibre particulier s’ils sont souvent confrontés aux mêmes situations stratégiques.

Ces conventions peuvent être explicites (code de la route) ou implicites et stables( dans la guerre des sexes l’équilibre (transigeante, intransigeant) a longuement dominé.
Les conventions sont un critère de sélection des EN. Importance de l’histoire dans l’explication des choix des individus( à rajouter au critère de rationalité).


Etats évolutionnairement stables :
On peur considérer les conventions comme le résultat d’un processus évolutionniste. La notion d’apprentissage (processus d’essais erreurs)est substituée à celle de sélection naturelle.

Les stratégies obtenues par conventions sont des EN puisque personne n’a intérêt à dévier unilatéralement.

Ce sont des EN particuliers : états évolutionnairement stables.
Conclusion : EN peut être sous-optimal. (cf. dilemme du prisonnier) Pb de la multiplicité des EN. Les différentes tentatives de sélection des EN en jeux statiques (cf. supra) donnent des résultats mitigés, ces critères sont souvent le fruit de l’histoire : prédiction difficile.


2.Jeux dynamiques :


Séquentialité des choix représentée par schéma arborescent (forme extensive par opposition aux formes intensives des jeux statiques)

Notion de nœuds successeurs et terminaux, de sous-jeux

L’information est ici parfaite. Si le deuxième joueur n’a pas pu observer l’action du premier , l’information est bien sûr imparfaite.

La séquentialité permet d’éliminer certains EN qui étaient multiples en jeux simultanés par la méthode de l’induction à rebours. Il ne reste alors qu’un seul EN, l’EN parfait.(qui induit un EN dans chaque sous-jeux.)

Pb :1°/induction à rebours nécessite calculs longs et trop lourds pour les capacités cognitives limitées des joueur (ex. du jeu d’échecs où l’information est parfaite mais où on ne peut prédire l’issue du match comme l’a montré Zermelo en 1913.

2°/ elle aboutit à des résultats contre-intuitifs : cf le jeu du mille pattes de Rosenthal 1981

Cet exemple illustre l’inefficacité des décisions non coopératives
Les jeux répétés :
Les joueurs sont plusieurs fois confrontés la même situation stratégiques : application aisée en économie(relation de travail, clients-fournisseurs, etc

Répétition de jeux statiques.

Nb : les décisions peuvent conduire à un équilibre sous-optimal.

→ les joueurs vont-ils essayer de coopérer pour améliorer leur situation ?deux possibilités :

soit les joueurs ne changent jamais de stratégie, soit ils choisissent d’autres stratégies pour soutenir la coopération.

•si le jeu se répète indéfiniment, coopération. En effet, dans dilemme du prisonnier, si les joueurs coopèrent à la date initiale, possibilité de dévier pour gagner plus(=dénoncer) mais cela déclencherait des représailles de l’autre au jeu suivant. Donc si la préférence pour le présent mesurée par le facteur d’escompte des joueurs est faible ,intérêt à ne pas dévier et toujours se taire. (Cf. première matrice pour mieux comprendre)c’est le théorème folk

L’introduction du temps permet donc de comprendre les comportements coopératifs alors que individus rationnels et égoïstes.

•si répétition finie coopération difficile ;( induction récursive)

les joueurs ont une durée d vie finie donc l’induction à rebours bouleverse le théorème folk. L’hypothèse d’horizon infini traduit le fait que les joueurs ne savent pas quand e jeu va s’arrêter durée du jeu incertaine). Mais dans le cadre d’un horizon fini on peut cependant montrer que la coopération peut être soutenue si les joueurs ne connaissent pas les caractéristiques de leurs partenaires(cf. chap. 3 section 1)
Conclusion sur la théorie des jeux : elle étudie les interactions stratégiques et la façon dont les individus coordonnent leurs décisions. Elle met en exergue que les décisions individuelles prises sans concertation entraînent généralement des gaspillages de ressources.

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