Hayoun Marie Laury Master 2 Entrepreneuriat et pme feinard Maxime Promotion 2010





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Hayoun Marie Laury Master 2 Entrepreneuriat et PME Feinard Maxime Promotion 2010


Les nouveaux modes de consommation



Organisation & Culture Entrepreneuriale

Norbert Charasch



Sommaire


Introduction
Depuis quelques années la consommation des ménages a évolué. La consommation est l’un des principaux facteurs qui permet d’augmenter le niveau de vie d’un pays et sa richesse (mesurée par le PIB). Cette évolution est due à un changement des modes de vie, aux diverses innovations technologiques, aux fluctuations de l’économie,…

« Plus rien ne sera jamais comme avant », depuis le début de la crise, cette phrase est devenue une devise universelle des responsables politiques, experts et autres décideurs de la planète. On nous annonce donc un avant-crise et un après-crise.

En effet, pris dans la tourmente d’une crise sans précédent (la plus importante crise économique mondiale depuis 1929), il y avait fort à craindre que les consommateurs européens faiblissent sous le poids des mauvaises nouvelles : récession économique globale, hausse du chômage généralisée en Europe, finances publiques qui dérapent… Toutes ces conséquences ont généré un franc recul du moral des consommateurs en 2009 ce qui a conduit bien souvent à repenser ses habitudes de consommation. Elles ont amené des pratiques nouvelles mais ont aussi accélérer certaines conduites émergentes. La volonté des Européens n’est pas de moins consommer, mais de mieux consommer.

Nous présenterons donc dans une première partie quelques nouveaux modes de consommations puis, dans une seconde partie nous verrons que ces modes de consommation se développent au rythme des cycles économiques avant de mettre en évidence la manière dont les entreprises se comportent face à un tel changement du marché.

I- L’émergence de nouveaux modes de consommation : entre tendance de fond et résolutions post-crise

A- Présentation des nouveaux modes de consommation

Aujourd’hui de plus en plus de personnes souhaitent adopter un nouveau mode de consommation, en intégrant par exemple des critères sociaux ou environnementaux dans leurs achats. Ces personnes, appelées alter consommateurs, représentent aujourd'hui presque 25% de la population française. On les retrouve entre autres dans les modes de consommation suivants.
1- Produits verts et équitables : l’avènement d’un consommateur plus responsable


    • Conscience verte : des actes !

Produit bio : produit issu de l’agriculture biologique fondée sur la valorisation des processus biologique naturels. Pour respecter ce principe, les agriculteurs biologiques interdisent l’utilisation d’engrais, de pesticides de synthèse er d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Pour les consommateurs, l’agriculture biologique devient progressivement le symbole d’une consommation plus authentique et traditionnelle, illustrant le retour du « manger-mieux ».

En effet, la conscience écologique du consommateur s’est indéniablement éveillée : la consommation verte est un phénomène bien réel et plus seulement une déclaration d’intention. Elle se matérialise aujourd’hui surtout dans des actes de consommation « faciles » (papiers recyclés, petits aménagements domestiques) ou des actes de consommation santé (produits bio). Figure de proue du retour à une alimentation plus saine et à une agriculture plus respectueuse de l’environnement, le bio est maintenant bien entré dans les modes de consommation alimentaire. Ainsi, ce sont près de quatre Européens sur dix qui déclarent consommer fréquemment des produits bio.

Son offre s’est aussi largement étendue à d’autres secteurs comme le textile ou l’hygiène beauté. Consommer bio présente alors un double avantage : consommer sain et consommer vert, cela explique sans doute son succès. Et si les investissements plus importants tels que l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements ou l’achat de véhicules moins polluants sont encore modestes, les soutiens des pouvoirs publics en la matière devraient participer à l’inévitable développement de la consommation verte dans les années à venir.

En matière de geste de consommation vert, l’achat de produits bio arrive en troisième position avec 38% d’Européens déclarant en avoir déjà acheté à plusieurs reprises. Cette consommation présente un double avantage : consommer sain et consommer vert.

    • Conscience d’un nouvel équilibre économique : l’émergence du commerce équitable

Cette prise de conscience environnementale va de pair avec la prise de conscience d’un nécessaire équilibre économique : 44% des Européens achètent des produits équitables de temps en temps, mais la proportion des consommateurs achetant fréquemment ce type de produits reste en dessous de 10% dans la plupart des pays.

Produit équitable : produit issu du commerce équitable, type d’échanges s’inscrivant dans une démarche de développement durable et de solidarité Nord-Sud. Le commerce équitable s’articule autour de trois principes fondateurs : assurer une juste rémunération du travail des producteurs et artisans leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires, garantir le respect des droits fondamentaux des personnes (refus de l’exploitation des enfants, de l’esclavage…) et enfin, instaurer des relations durables entre partenaires économiques, au bénéfice de tous (petits producteurs intermédiaires et consommateurs).



En résumé, on peut dire que les produits équitables et les produits bio se caractérisent par des prix de vente plus élevés. Le consommateur doit donc payer plus pour s’offrir ces produits qui, en contrepartie, apportent plus de bien-être pour soi (produits bio) ou plus de bien-être pour autrui (produits équitables). Néanmoins, les Français sont prêts à payer plus pour leur bien-être personnel à 37%, et sont beaucoup moins nombreux à le faire pour les autres, soit seulement 10%. (Même si le frein principal à la consommation de produits équitables reste le prix, cité par 69% des consommateurs européens.) La baisse des prix de ces produits sera donc accélératrice du développement de l’achat équitable en Europe.

2- Le marché de l’occasion : il y a du neuf !

L’achat d’occasion présente une image à double facette pour le consommateur : c’est à la fois un achat malin permettant d’accéder à des produits de gamme supérieure, un bon moyen de consommer plus mais aussi un risque sur la qualité du produit.

Globalement, contexte économique aidant, les européens sont prêts à acheter d’occasion : 30% des consommateurs Européens ont déjà acheté une voiture d’occasion à plusieurs reprises, 40% se déclarent prêts à le faire dans le futur.

Sur ce bien comme sur d’autres, les niveaux d’intention dépassent les niveaux d’achat effectivement réalisés en occasion sur la majorité des postes : les craintes face à l’achat d’occasion ne sont donc pas si fortes.


3- Internet : le plus grand magasin du monde
Avec le développement de l’informatisation et d’Internet dès le milieu des années 1990, le commerce électronique s’est développé au détriment de la vente à distance traditionnelle, si bien qu’en 2008 son chiffre d’affaires en France est 22 fois supérieur au chiffre d’affaires réalisé en 2000, passant de 960 millions d’euros à plus de 20 milliards!

En effet, Internet s’est imposé en quelques années comme un outil particulièrement puissant pour le consommateur en quête du meilleur rapport qualité/prix ; Qu’il s’en serve pour comparer les caractéristiques de plusieurs produits entre eux ou pour comparer les prix proposés par les différents distributeurs on line de par le monde, Internet apparaît aujourd’hui comme l’outil le plus efficace dans la recherche du meilleur rapport qualité/prix, mais aussi comme le plus grand entrepôt au monde, accessible en quelques clics.


On trouve donc :


    • Les sites de vente aux enchères :

L’idée de ce nouveau mode de consommation est de transformer Internet en une gigantesque salle des ventes. Ainsi, chacun, depuis son salon, via son ordinateur connecté à un site spécialisé, détient le pouvoir de faire grimper les enchères ou encore de proposer un objet ou un bien à la vente, en fixant la mise à prix. L’exemple le plus connu est Ebay.

  • Les moteurs de comparaison de prix :

Comparer les prix peut très vite devenir une activité fastidieuse. Surtout sur Internet, où l’offre pour un produit donné a tendance à se multiplier de jour en jour. Aussi des sites ont décidé de simplifier la tâche des internautes, et de se poser en intermédiaires, pour sélectionner les meilleures offres du moment.

  • Les sites d'achat groupés :

« Si nous achetons ensemble, nous paierons moins cher »… Voilà le concept à la base des sites d’achats groupés qui fleurissent actuellement sur le réseau. Il faut dire que le concept est tentant : regrouper un maximum d’acheteurs sur un même produit pour obtenir pour obtenir un prix de gros.

Les sites d’achats groupés centralisent les intentions d’achat des internautes et négocient les rabais auprès des fabricants.

Du point de vu du consommateur voilà un peu ce que l’on peut trouver comme nouveaux modes de consommation, nous verrons par la suite l’impact que cela peut générer sur les entreprises.



B- Les européens changent leurs modes de consommation : avis sur leur vision des choses

L’Observatoire Cetelem montre que la crise a changé les habitudes. Les Français et leurs voisins sont décidés à consommer moins mais différemment. Le bio et le marché de l’occasion en profitent.



La crise a changé "durablement" les habitudes de consommation des Européens

Près de deux Européens sur trois (64%) estiment que la crise a changé "durablement" leur façon de consommer, les ménages privilégiant désormais les produits bio et d'occasion, selon une étude de l'Observatoire Cetelem (Crédit aux particuliers), publiée jeudi 21 janvier 2010.

Cette enquête, réalisée en décembre 2009 auprès de 8.000 personnes dans douze pays d'Europe, montre également que 34% d'entre eux souhaitent augmenter leur épargne au cours des douze prochains mois, contre 22% un an plus tôt. C'est un niveau qui n'avait plus été atteint depuis 2005, selon l'étude.

Dans le détail, les Français sont plutôt hésitants. Ils prévoient un niveau d'épargne (30%) similaire à celui de leurs dépenses (31%).

"A l'exception de l'Europe de l'Est, il y a une forte volonté en Europe de reconstituer une épargne de précaution. Les ménages souhaitent mettre de l'argent de côté pour des éventuels coups durs", commente Flavien Neuvy, responsable de l'Observatoire, dans l'étude.

"L'heure est au mieux-vivre. Le mieux consommer est préférable au tout consommer (...) La crise affirme le besoin de retrouver le juste prix et la qualité", souligne l'enquête.

Ainsi, près de deux Européens sur trois (64%), et trois Français sur quatre (73%), entendent changer "durablement" leur façon de consommer.

Ce nouveau comportement fait ressortir deux tendances principales.

  • Plus d'un tiers des Européens (38%) achètent ou consomment fréquemment des aliments bio.

  • En France, ils sont 37% à déclarer consommer régulièrement des produits bio.


Cet engouement est dû au fait qu'il y a de plus en plus d'offre. Outre les magasins estampillés bio, les grandes enseignes et supermarchés traditionnels proposent de plus en plus des rayons verts, selon l'étude.

La crise a également favorisé l'essor d'un autre phénomène: le marché des produits d'occasion, montre l'étude. Près de la moitié (47%) des ménages européens jugent nécessaire d'acheter des produits d'occasion.

64% d'Européens ont acheté au moins une fois une voiture d'occasion, 60% des produits culturels (livres, CD, films, jeux vidéos...), 43% du textile (vêtements), et 33% des jouets pour enfants.

Ce sont les ménages allemands qui achètent le plus les produits d'occasion (72%) mais c'est en France que ceux-ci rencontrent le plus un écho favorable. Seuls 10% des Français jugent un achat d'occasion dévalorisant. A l'inverse 51% de Portugais s'en méfient.

A l'inverse, seuls 10% des Européens affirment acheter "fréquemment" des produits équitables ou achats responsables, parce que ceux-ci sont "chers" et l'offre n'est pas assez développée, d'après l'enquête. Le Royaume-Uni est le premier marché mondial du commerce équitable, avec 28% de consommateurs réguliers, contre beaucoup moins en France (9%) par exemple.

L'enquête a été réalisée en Allemagne, Belgique, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni, Russie et Slovaquie

II- Des modes de consommation qui se développent au rythme des cycles économiques

  • Evolution de la consommation :



Progression

 

 

 

 

 

 

moyenne
















 

Consommation (vol)













 

 
















 

Repères de la consommation commercialisable




 

 
















 

1950/60 + 4,3% Acquisition de biens courants, puis ménagers, puis durables

 

 
















 

1960/73 + 5,4% Consommation de masse, expression d’un « standing », avec le

développement d’une critique en réaction à ce mouvement de la société

 

 
















 

1974/75 + 2,7% 1er choc pétrolier, les freins et contestations surgis en 1968 réapparaissent.

La société vit dans l'inflation et bénéficie de taux d'intérêts réels négatifs, qui

 

facilitent l'acquisition de biens durables. Héritage de la fin des années 60,

 

elle revendique des augmentations de salaires importantes, autre facteur

 

d'inflation
















 

 
















 

1976/79 + 3,7% Reprise soutenue malgré le 2ème choc pétrolier

 

 
















 

1980/85 + 1,8% Ralentissement, période fluctuant de 0,9% à 3,4 % ; avènement de

l’inflation, des politiques de blocage des prix sont mises en place pour

 

l’enrayer
















 

 
















 

1985/90 + 2,8% Amélioration des résultats et enthousiasme pour les produits élitistes,

expressions de l’individu dans son époque







 

 
















 

1991/93 + 0,3% Conjoncture de désinflation et de déflation, les produits « premiers prix » font leur apparition en rayon ; les dépenses des ménages sont impactées par le fort taux de chômage des cadres et la pause des salaires, en conséquence, les consommateurs préfèrent épargner à consommer.




A- La crise engendre de nouveaux modes de consommation
« Les Hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité, et ils ne voient la nécessité que dans la crise », Jean Monnet.

La crise a modifié les pratiques de consommation de la majorité des Français. Sur 100 personnes interrogées, 64% déclarent que la crise actuelle va durablement changer leur façon de consommer.
De nouvelles tendances se dessinent comme celles de la recherche du prix le plus bas ou encore du refus de jeter. Enfin, face au défi écologique, une nouvelle façon de consommer, plus protectrice de l'environnement, est en train d'émerger.

1- L’achat « perspicace »

Un débat sur le pouvoir d’achat agite la société depuis plusieurs années. Des coûts de logement plus élevés, de nouveaux frais fixes (Internet, téléphone portable...) et des désirs croissants liés aux biens technologiques ont conduit les consommateurs à vouloir économiser là où c’était possible : la nourriture quotidienne. Nourrie par la flambée de quelques produits emblématiques (baguette de pain), la perception d’une hausse importante s’est alors ancrée dans les esprits.


Illustration baisse du pouvoir d’achat
L’achat « perspicace » devient alors un moteur de consommation : marchander se généralise et le prix affiché n’est plus celui que l’on veut payer. Faire une bonne affaire permet aux individus de montrer leur intelligence face au système marchand. Du coup, la recherche d’informations devient pour eux un enjeu et celle-ci, à travers Internet et le bouche à oreilles, qui échappent aux cadres classiques des actions marketing.

D’autres logiques emblématiques de cette évolution ce sont exprimées lors des soldes de janvier par exemple. Les achats de textile se sont concentrés sur les premiers jours où les démarques atteignaient 50 % et ont surtout servi à rattraper des achats différés. D’autres ont repoussé leurs courses de Noël pour les payer moins chers lors des soldes.

Néanmoins, certains produits ne sont pas touchés par la crise actuelle, à savoir les téléphone portable qui reste un produit à part ou les intentions d’achat de téléphone sont même en progression ces dernières années ou encore le chocolat.

2- Prise de consommation écologique : la consommation responsable
Depuis 15 ans, les gens prennent conscience des effets néfastes de la consommation : tarissement des ressources, multiplication des déchets, exploitation des pays émergents…Mais aujourd’hui l’intérêt individuel a rejoint l’intérêt collectif.

Ainsi, si de plus en plus de personnes se déclarent prêts à favoriser des produits responsables même plus chers, il semble qu’il y ait souvent un écart entre intention et comportement et que beaucoup ne soient pas encore vraiment prêts à sauter le pas. Pour certains, ce serait reconsidérer brutalement la quête de biens technologiques qui les guide depuis 15 ans. D’autres n’en ont pas les moyens et doivent se contenter des produits « premier prix ».

En conclusion, on peut dire que de façon générale, la consommation écologique est largement soutenue par des mesures publiques d’incitation financière : crédit d’impôt accordé pour les travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique des logements, primes bonus/malus pour favoriser l’achat des véhicules polluants, etc.

On peu aussi dire que les gestes de consommation verte se multiplient de façon indéniable en Europe. L’usage de papier recyclé est largement répandu (63%), les aménagements domestiques pour une meilleure efficacité (40%), l’achat de produits bio (38%) et l’achat de produits locaux (37%) témoignent du fait que l’écologie n’est plus une intention mais s’incarne dans des actes concrets. Les Portugais et les Britanniques sont ceux qui déclarent avoir adopté le plus de gestes verts, à l’inverse des Russes qui sont en retrait.

Enfin, ces aménagements verts sont aussi pour le consommateur une source d’économie (ampoule basse consommation, utilisation d’économiseurs d’eau dans ses robinets ou encore le choix d’appareils électroménagers à haute performance énergétique) et faire des économies motive très fortement à respecter la planète !

De façon générale, la consommation écologique est largement soutenue par des mesures publiques d’incitation financière : crédits d’impôt accordés pour les travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique des logements, primes bonus/malus pour favoriser l’achat des véhicules les moins polluants…

3- Le sens de la consommation

Se contrôler et maîtriser ses achats devient à son tour source de plaisir.

Parmi les nouvelles pratiques, on trouve : le fractionnement des dépenses qui rend les coûts plus indolores (mettre 30 euros de carburant au lieu de faire le plein), faire ses courses après manger ou les faire livrer pour ne pas être tenté par l’hyper choix des magasins, choisir des surfaces à taille humaine où le lien social est remis au cœur de la consommation.

Cette privatisation favorise des alternatives aux circuits classiques de production et/ou de distribution : le « do it yourself » (dans l’alimentation, les loisirs créatifs ou le bricolage), de nouveaux réseaux de distribution tels l’AMAP (Association pour le maintient d’une agriculture paysanne), mais aussi l’achat d’occasion (Ebay) ou la récupération (Emmaüs).

Pour beaucoup, la crise financière marque une prise de conscience collective des méfaits du « tout consommation » et une valorisation de la frugalité. Cela conduit à rejeter des attributs symboliques tels le « jetable », ou à promouvoir des réseaux « de revitalisation » des produits. Ainsi Freecycle.org – plus de deux millions de membres – aide à se débarrasser des vieux produits en les donnant à des personnes qui en ont besoin. On utilise au maximum l’existant afin de réduire le gaspillage et, in fine, la production de masse.

Sauvegarder l’environnement, consommer des produits sains, ne pas exploiter les plus démunis sont les ingrédients du modelage d’un consommateur responsable, soucieux de ne pas reproduire le choc brutal qu’il vient de vivre.

On assiste alors à la naissance d’un consommateur citoyen, soucieux du caractère écologique et/ou équitable de ses achats.

B- Quels impacts pour les entreprises ?

1- Des entreprises qui s’adaptent aux nouveaux modes de consommation et donc au marché.

Développement durable, bio attitude, Internet, économie d'énergie, respect des cultures,... des nouveaux modes de consommation intégrés dans l'activité économique et la croissance à long terme... un contexte de crise persistant qui influence également les comportements des consommateurs, ce qui obligent les entreprises à s’adapter pour pouvoir se maintenir sur le marché et rester compétitives. La tendance est alors à l’innovation.

Opportunités :

Les alter-consommateurs représentent en France environ 25 % de la population soit un peu plus de 15 millions de personnes pour 10 % du PIB français. (200 milliards d’euros)

C’est donc un marché colossal pour les entreprises françaises (pas de chiffres comparable à l’échelle mondiale)

Les entreprises s’adaptent :

Plusieurs sondages et des enquêtes signalent une désaffection des "consommateurs" pour les super ou hypermarchés. A la place, seraient recherchés les discounts ou les commerces de proximité, et on note une forte attraction pour les produits "bio".

Ex : Carrefour, baptise ses magasins de centre ville [une chaîne récemment rachetée]  Carrefour market  et lance des produits Carrefour discount

Autre exemple : la location

La location peut révolutionner les modes de consommation et apporter une solution à grande échelle aux problèmes d’environnement en diminuant l’utilisation des ressources naturelles. Pour faire de la location un nouveau mode de consommation, des initiatives à grande échelle doivent être mises en place. Seuls les processus de grande envergure comme Zilok.com sont susceptibles de bouleverser les phénomènes comportementaux.

Zilok est un site Internet permettant à n’importe qui de louer et de mettre en location n’importe quel bien. De la location de vélo, à celle de la perceuse en passant par la location de scooter ou d’appareil à raclette, Zilok offre l’opportunité de faire de la location un nouveau mode de consommation à l’échelle de la société

On se retrouve également face à de nouveaux produits et de nouvelles modes. La dernière en date est le « snacking » :

Le marché du snacking bénéficie de fondamentaux solides : Développement de la consommation alimentaire hors foyer, déstructuration des repas, contraction de la pause déjeuner, accélération du rythme de vie, explosion de la mobilité...Le snacking est, en effet, avec la nutrition-santé, une des tendances les plus porteuses de l'alimentaire et représente un levier de croissance. Dans un contexte marqué par la montée de l'obésité qui devient un enjeu de santé publique majeur, le principal frein du marché réside dans la mauvaise image nutritionnelle des produits de snacking. D'où la nécessité pour les IAA d'inscrire le snacking dans le cadre d'une alimentation équilibrée et variée.

2- L’occasion : un marché porteur pour l’avenir

Le marché de l’occasion, à l’achat et plus encore à la vente, pour tout type de bien, a-t-il son âge d’or devant lui ?

Tiré à la hausse par un contexte économique difficile, l’achat d’occasion n’est plus réservé à certains pays ou à certaines catégories de produits, ni de milieu social.



Selon les pays, le positif prime sur le négatif. L’Allemagne est le chef de file de l’achat d’occasion : 72% des consommateurs allemands considèrent qu’il s’agit d’un moyen d’accéder à des produits de gamme supérieure ; 71% d’un moyen de consommer plus. En Pologne, la double facette de l’occasion apparaît de façon détournée : les consommateurs en ont cette vision positive, mais ils sont également 42% à trouver qu’il s’agit d’un achat dévalorisant. Les Russes, espagnols et portugais sont plus réfractaires : le risque d’arnaque et de moindre qualité prime sur les cotés bénéfiques. C’est au Portugal que l’achat d’occasion est le plus perçu comme étant un achat dévalorisant (51%). A l’inverse, en France seuls 10% le pensent. Le tableau de l’occasion est donc contrasté.

En revanche, les Européens sont prêts à acheter d’occasion : 30% des consommateurs européens ont déjà acheté une voiture d’occasion à plusieurs reprises, 40% se déclarent prêts à le faire dans le futur. Les craintes évoquées face à l’achat d’occasion ne sont donc pas si fortes.



Il n’y a guère que l’équipement des enfants (jouets, matériels, vêtements) et l’habillement qui ne s’inscrivent pas sur cette tendance à la hausse : 22% des européens ont déjà acheté des objets d’occasion pour leurs enfants, mais seulement 16% se déclarent prêts à le faire à l’avenir. Il semble donc que des freins d’ordre psychologique soient plus forts dans l’imaginaire du consommateur pour acheter d’occasion des biens qui touchent à l’intime : son corps, ses enfants,… Et, même si l’on en a déjà acheté d’occasion, on a du mal à le reconnaître, et encore plus à le revendiquer.

Néanmoins, mis à part ces biens personnels, les intentions sont là. En effet, les marchés de seconde main permettent de faire des économies, voire de gagner de l’argent, et sont surtout le nouveau symbole d’un « consomm-acteur » averti, prêt à se détourner des canaux de distribution classiques pour maximiser son pouvoir d’achat.

Par conséquent, même s’il subsiste quelques freins, les intentions d’achat d’occasion laissent présager un marché porteur pour les années à venir.

3- Les qualités de l’entrepreneur, aujourd’hui- demain, pour rester compétitif

Curieux, informé, pragmatisme, mobile (géo, psycho, mental), synthétique, enthousiaste (transforme un défit en opportunité), entraîneur, innovateur, vertueux, exemplaire, actif, réactif & créatif…

4- Les nouveaux modes de consommation : un filon à exploiter

Entreprendre, c’est savoir prendre un risque et prendre une décision dans l’incertitude. Si l’on se base sur ce dernier critère, le contexte actuel semble donc le moment idéal pour se lancer.

Mais en France le risque fait peur. Quand aux Etats-Unis, Barack Obama dit “Yes, we can” et donne confiance aux foules, en France, on préfère rester dans l’idée que ne rien faire vaut toujours mieux que de prendre des risques. Pourquoi ? A-t-on peur d’échouer ou de réussir ?

Une crise comme on la voit aujourd’hui marque l’échec d’un modèle économique et va permettre l’émergence de nouveaux marchés et de nouveaux modes de consommation. La situation actuelle des entrepreneurs offre également des opportunités : dans le domaine de l’artisanat par exemple 30 000 entreprises viables recherchent chaque année un repreneur. C’est également le cas dans la création ou la reprise de PME-PMI. Les entrepreneurs en « herbe » ou expérimentés ne s’y trompent pas. Pour preuve, le Salon des entrepreneurs 2010, qui a eu lieu au début du mois de février a connu un record d’affluence, avec 70 000 visiteurs. De même, un sondage réalisé dans les couloirs de cette 17e édition a révélé que la crise représentait une opportunité pour 45 %, des sondés, et un challenge pour 36 %.

Le potentiel de ce marché pour des jeunes entrepreneurs réside dans le fait que vous pouvez créer demain si vous le souhaitez et si vous en avez l’idée, un nouveau produit, une nouvelle façon de consommer ou une nouvelle tendance.

Les gens ont besoin de changer leur comportement d’achat et leur façon de consommer c’est donc une chance pour ceux qui souhaitent se lancer dans les années à venir.

Conclusion 

La crise actuelle est inédite et durable

Les transformations seront accélérées

On ne devrait pas revenir à une situation antérieure

Les tensions et les risques sont accrus

Une refondation est une nécessité (l’attentisme est une faute)

L’optimisme est un atout

L’innovation est une solution

La responsabilité est une condition

La crise est une opportunité

Vive la crise !

Le commerce et la consommation concernent chacun d’entre nous, traduction de l’évolution

de nos envies en biens ou services, et de nos modes de vie. De la crise économique est né un nouveau consommateur à la conscience plus verte, plus équitable et citoyenne.

Les distributeurs savent bien souvent écouter les revendications des consommateurs plus exigeant et au portefeuille plus limité en essayant de trouver des canaux alternatifs tels qu’Internet ou en développant les marchés de seconde main avec l’occasion. En effet, ces derniers ont bien saisi toute l’importance accordée par le consommateur à la recherche du prix le plus bas, et se livrent partout à des guerres des prix sans merci pour l’attirer.

Ainsi, leur succès actuel et leur inexorable essor à l’avenir indiquent que ces nouvelles règles de consommation et de distribution demeureront durables et pérennes pour les années à venir.

Ouverture 

La consommation de l’Homme se définit par trois valeurs fondamentales : assurer sa subsistance, assurer la perpétuation de son espèce, assurer son bien être.

Au fil du temps ses besoins ont changé et sa consommation s’est accrue.

L’Homme peut-il se permettre de consommer toujours plus alors que les ressources naturelles sont limitées ? La population mondiale pourra-t-elle atteindre un niveau de vie convenable tout en préservant les ressources ? Si non, comment faire pour que cette société de consommation soit plus égalitaire ?




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