Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques





télécharger 1.01 Mb.
titreThèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques
page7/29
date de publication09.02.2017
taille1.01 Mb.
typeThèse
e.20-bal.com > économie > Thèse
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   29
Dans le cadre de la théorie des jeux, ma rationalité est en fait tributaire de celle des autres : mon choix est rationnel, à condition que les autres l’aient eux-mêmes envisagé. Si l’on considère que dans ce cadre, la norme s’analyse comme un équilibre stratégique dans un jeu non coopératif, on n’en explique pas vraiment le processus d’émergence : « […] En effet, quand les normes sont conçues comme des règles d’actions collectives résultant de comportements individuels égoïstes maximisateurs, les normes ne peuvent émerger que si, en pratique, elles existent déjà. Si on veut pourtant essayer de saisir le passage entre l’absence de la norme à l’origine et sa généralisation, au terme d’un processus d’extension, on est conduit, plus ou moins directement, à admettre que les individus peuvent se donner des règles d’action indépendamment du fait de savoir si tous les autres vont s’y tenir. Alors dans cette perspective […], la norme énonce une régularité de comportement, une façon d’agir standard, qui délivre l’individu des variabilités de son environnement, de l’incertitude qui pèse sur l’action des autres, et lui permet de prendre l’initiative, dans un mode où le calcul mènerait souvent à l’indécision » (ibid., p 240-243). Ce qui précède nous renvoie à la perspective hayékienne au travers de laquelle nous allons illustrer la solution autrichienne à ce problème de la coordination des comportements individuels.
1.2.3.3. Coordination et apprentissage
Il existe des divergences d’analyse au sein de la tradition autrichienne quant à la nature équilibrante ou non du processus de coordination : ainsi les « misesiens » considèrent que les processus de déséquilibre finissent par se résorber, contrairement aux « lachmanniens ». Il ne s’agit pas ici d’examiner ces divergences, mais de considérer que les auteurs constitutifs de cette tradition adoptent une conceptualisation caractéristique de la notion de coordination, en ce qu’elle met l’accent sur le rôle des interactions sociales et de l’apprentissage. De ce point de vue, l’analyse hayekienne peut illustrer cette conceptualisation.

Hayek réaffirme l’idée que les questions de coordination « pure » se traduisent par le passage des données subjectives de la connaissance individuelle à des faits objectifs. Le statut des données empiriques, rappelle-t-il, pose problème. D’une part, les données dont on dispose sur la réalité sociale sont exclusivement subjectives et d’autre part, ces données ne peuvent véhiculer une connaissance sur la réalité économique que si elles renvoient à des croyances partagées par les membres de la société (1948 [1949]). Dit autrement, la coordination effective d’agents disposant de connaissances subjectives différentes sur la réalité sociale requiert au minimum que les agents économiques partagent certaines connaissances. Nous avons vu que les théoriciens des jeux adoptent aussi une approche pour traiter du problème de la coordination ; mais la notion hayekienne de connaissance partagée est différente de la « connaissance commune » de la théorie des jeux (C.Schmidt et D.W.Versailles, 1999).

Cette dernière a trait à la rationalité des agents économiques : pour Hayek, la rationalité au sens où l’entendent les théoriciens des jeux appartient au bloc formel de la « pure logique des choix ». Il voit plutôt l’expression de la rationalité dans les comportements individuels dans l’adhésion à des règles abstraites de conduite : « Nos actions forment un pattern rationnel et cohérent non pas parce qu’elles sont décidées comme partie d’un plan conçu à l’avance mais parce que dans chaque décision successive nous limitons l’étendue des choix par les mêmes règles abstraites » (1978, p 190). Dans la perspective hayékienne, l’individu peut agir conformément à des règles efficaces pour l’action sans connaître ces règles : idée que résume bien J.P.Dupuy quand il insiste sur  « les bienfaits de l’opacité du social, sur la méconnaissance nécessaire au fonctionnement du collectif » (cité par P.Livet, 1995, p 554). En effet, pour Hayek, ce bloc formel de la « pure logique de choix », identifiable si l’on considère la seule dimension logique de la connaissance économique (C.Schmidt et D.W.Versailles, op.cit), conduit par définition à des tautologies. Celles-ci ne prennent un sens empirique, et donc économique, que si elles sont enrichies par des données factuelles (R.Arena, 1999)1. Ainsi, faut-il faire des hypothèses empiriques concernant la façon selon laquelle la connaissance découle des interprétations et de la communication interindividuelle des connaissances. En distinguant plusieurs niveaux de connaissance, Hayek précise que l’on ne peut pas confondre la connaissance du théoricien de l’économie « supposée objective » avec celle des acteurs économiques. Dans cette optique, l’« omniscience » particulière du joueur de la théorie des jeux n’est pas concevable : dans cette dernière, on adopte un principe maximaliste de la rationalité, selon les termes de B.Walliser et C.Prou (1988), qui fait que les agents économiques connaissent le vrai modèle et la théorie élaborée à ce propos par les économistes. Plus précisément pour Hayek, quand on envisage les « données » que prend en compte l’individu pour faire ses choix, comme on fait la confusion entre les données objectives et les données subjectives, on considère comme garantie la connaissance complète des faits objectifs. Pour cet auteur, si l’on s’intéresse à la compatibilité des plans individuels, celle-ci suppose que les plans des uns contiennent exactement ces actions qui forment des données pour les plans des autres (T.Aimar, 1999). Selon Hayek, dans l’approche économique traditionnelle, une partie de cette difficulté est apparemment évitée par l’hypothèse suivante : les données y sont supposées les mêmes pour tous les individus. Selon lui, on fait ainsi la confusion entre  les données objectives qui sont les mêmes pour tous les agents (comme l’observateur est supposé les connaître) et les données subjectives qui leur semblent toutes différentes (1937, [1949, p 38-39]). Il n’y a bien sûr aucune raison que les données subjectives des différents individus correspondent. La coordination des plans individuels pose d’abord la question des modes d’acquisition et de communication des informations et des connaissances par les individus : on est ici dans la dimension interprétative de la connaissance économique (C.Schmidt et D.W.Versailles, op.cit). En ce qui concerne cet aspect cognitif et informatif, Hayek considère qu’à travers des processus d’essais et d’erreurs, les individus vont pouvoir accumuler de l’expérience et créer des procédures d’apprentissage efficaces. Mais si la coordination suppose des « croyances partagées », il faut s’interroger sur l’échange interindividuel de ces connaissances. Cet échange, selon Hayek, est rendu possible par l’existence d’expériences communes, mais aussi de caractéristiques communes parmi les solutions types privilégiées par les agents (1937 [1949, p 59-60]). De cet échange émergent alors des formes de connaissances tacites, des « connaissances des circonstances temporelles et locales particulières » (1945 [1949, p 80]).

Pour résumer, selon Hayek, ces croyances partagées sont le résultat d’un processus d’apprentissage : nous préciserons plus loin la nature et l’origine de ces croyances partagées, mais notons que l’idée d’apprentissage est indissociable de celle d’« erreur », de révision des choix, et diffère de l’approche qui préside généralement aux analyses en théorie des jeux. Les agents vont créer des règles sociales abstraites auxquelles ils vont se tenir et qui expliquent pourquoi ils se coordonnent : en effet, ces règles bornent les actions individuelles en « rapprochant » les situations sur lesquelles comptent les individus (T.Aimar, op.cit). Même si nous reviendrons sur la conception hayékienne de l’incertitude, retenons que selon Hayek le respect des règles réduit l’ignorance car elles expriment l’idée d’une constance dans le comportement des acteurs en ce qui concerne leur réaction à l’environnement. En effet, une variabilité trop grande des données empêche que des prévisions soient faites, aucune régularité ne se manifestant dans des situations pratiques (T.Aimar, op.cit).
Par comparaison avec le cadre subjectiviste de la tradition autrichienne, le cadre d’analyse de la théorie économique usuelle, purement individualiste, et négligeant la nature interprétative de la connaissance par rapport à l’information, participe d’une homogénéisation des comportements individuels, ce qui ne permet pas de saisir le rôle des interactions sociales et des procédures d’apprentissage qu’elles permettent, dans le processus de coordination des actions individuelles.

Même en théorie des jeux dans laquelle sont intégrées les croyances individuelles, le processus d’émergence des régularités comportementales qui favorisent cette coordination n’est pas explicité du fait d’hypothèses de comportement très exigeantes. Ces hypothèses portent d’une part, sur l’information de l’agent et d’autre part, sur les deux formes de rationalité qui l’animent (B.Walliser, 1989, op.cit). L’information est supposée parfaite au sens où l’agent a une connaissance commune (chacun sait, sait que l’autre sait, et ainsi de suite) des déterminants de choix des autres acteurs. Dans cette vision, ce sont les croyances croisées des agents sur leurs comportements respectifs, qui permettent de coordonner leurs actions. A l’inverse, l’analyse de cette coordination suppose selon Hayek, d’étudier, du fait de l’hétérogénéité et de la dispersion des connaissances individuelles, le processus par lequel les agents parviennent à partager certaines connaissances par leurs interactions. En ce qui concerne les hypothèses de rationalité posées par l’approche économique la plus courante, la rationalité instrumentale est définie également de manière relativement stricte dans la mesure où l’on fait l’hypothèse que l’individu adopte ses moyens à ses objectifs par un processus d’optimisation. Nous allons montrer que cette définition de la rationalité économique débouche également sur une homogénéité des agents et de leurs comportements.
1.3. La rationalité économique standard en question
L’approche traditionnelle de la rationalité économique définit le comportement individuel comme un comportement de maximisation. Ce processus de maximisation est formalisé mathématiquement. Même si le refus du formalisme fait l’objet d’un débat au sein de la communauté des économistes autrichiens (P.Garrouste, 2003, p 200), nous pouvons considérer que la réticence à son égard est liée, et c’est ce qui nous intéresse ici, à l’idée selon laquelle le formalisme limite, selon les auteurs autrichiens, la prise en compte sur le plan analytique, d’une certaine subjectivité et hétérogénéité des agents. De ce point de vue, l’extrait suivant est relativement représentatif de la position autrichienne : « Ce n’est pas uniquement des rapports de grandeur que nous recherchons, mais aussi l’essence des phénomènes économiques. Mais, comment parviendrons-nous à connaître cette essence, par exemple l’essence de la valeur ?[…]. La méthode que nous aurons à employer dans ces recherches sera par conséquent la méthode analytico-synthétique, mais nullement la méthode mathématique pure [...]. La méthode mathématique est […] beaucoup trop restreinte […] »1.

En effet, le mode de formalisation du comportement maximisateur, en tant que principe de « satisfaction des besoins », caractéristique de l’approche traditionnelle de la rationalité économique, si l’on l’examine du point de vue des analyses, sur cette question, de certains auteurs autrichiens étudiés, participe d’une homogénéisation des comportements individuels ; homogénéisation qui ne permet pas une réelle prise en compte du rôle des interactions sociales et de l’apprentissage dans les décisions et les comportements individuels. Cette homogénéisation est liée au fait que le principe de maximisation, tel qu’il est conçu dans la théorie économique usuelle, définit un principe de rationalité économique qui apparaît, comparativement à sa conceptualisation par la tradition autrichienne, beaucoup moins large. Or, il s’avère que si l’on cherche à saisir et à intégrer dans l’analyse, les processus d’interactions des comportements individuels et leurs effets, il faille envisager un éventail plus large de « rationalités », ou en tout cas de comportements, diversité comportementale à partir de laquelle il est possible analytiquement de concevoir des procédures d’apprentissage.

Pour illustrer cette idée selon laquelle le cadre analytique de la tradition autrichienne offre un espace pour un élargissement du principe de rationalité, nous prendrons en compte deux dimensions du comportement économique individuel : le principe de recherche de l’intérêt personnel et la nature des objectifs poursuivis (1.3.1). La rationalité usuelle définit le comportement de l’agent comme lié à un égoïsme individualiste strict, relatif aux seuls effets subis par l’individu, et à des mobiles exclusivement matériels plus aisément quantifiables. A l’inverse, les auteurs autrichiens étudiés ont une vision moins restrictive de l’égoïsme et envisagent aussi des objectifs non matériels dans les décisions des agents. Ensuite, le principe calculatoire, à la base du processus de décision individuelle tel qu’il est conçu dans le cadre de l’approche économique traditionnelle, fait que l’agent agit dans un cadre moyens/fins donné. A l’inverse, dans l’optique des auteurs autrichiens considérés, l’analyse du comportement individuel intègre des éléments de changement et d’erreur récurrente : ainsi, les agents ne « maximisent » pas dans le cadre d’une structure donnée de moyens et de fins, mais essaient de modifier cette structure, agissant sur les moyens permettant d’atteindre les fins poursuivies (S.Gloria-Palermo, 1999) (1.3.2)
1.3.1. Les mobiles de l’action individuelle
Le comportement de maximisation qui définit la rationalité économique usuelle repose sur un principe de recherche de l’intérêt personnel dans un sens égoïste strict, basé sur la satisfaction d’objectifs matériels quantifiables. Les auteurs autrichiens étudiés, comparativement, retiennent une définition plus large de l’égoïsme et envisagent également des objectifs non matériels dans les décisions des agents.
Il est nécessaire de préciser que l’on trouve chez d’autres auteurs, une conception moins restrictive du concept d’égoïsme ou l’affirmation de la diversité des objectifs de l’action individuelle. Ainsi, A.Smith, dans « Théorie des sentiments moraux » (1759), décrit l’individu comme éprouvant un ensemble de sentiments moraux, gravitant autour de la sympathie qu’il éprouve pour ses semblables, sympathie qui implique que l’individu s’intéresse à ses semblables et tient compte de leur jugement, mécanisme qui influence toutes les actions humaines : « La sympathie, cependant, ne peut jamais être comprise comme un principe reposant sur l’égoïsme. Lorsque j’entre en sympathie avec votre chagrin ou votre indignation, on peut prétendre, en fait, que mon émotion repose sur l’amour-propre » (p 317). Ces sentiments concernent, par exemple, le plaisir que l’on recherche en priorité, la peine que l’on subit, mais aussi le mérite, la convenance, ou les vertus cardinales que sont la prudence, la bienveillance, la maîtrise de soi ou le sentiment de justice.

Mais, à l’inverse de tels auteurs isolés, la tradition autrichienne offre un cadre d’analyse général qui autorise la prise en compte du caractère multidimensionnel du concept d’égoïsme.
1.3.1.1. A propos du concept d’égoïsme
Par comparaison avec son acceptation restrictive la plus courante, l’égoïsme, tel qu’il est envisagé par certains des auteurs autrichiens étudiés, est un principe plus large, comme l’illustre cette affirmation de J.Schumpeter : « La force motrice des conduites réside dans les intérêts individuels, compris dans un sens très large qui inclut plus que l’égoïsme de type utilitariste » (1919, p 254).
La position de ces auteurs peut être éclairée si l’on considère que dans la conceptualisation usuelle de la rationalité économique, il est fait référence à une dimension purement individualiste de la « maximisation », Wieser en suggérant pourtant également une dimension « sociale ».

Cet auteur considère que cette conception individualiste est une idéalisation théorique, qui a son utilité méthodologique. Pourtant, si l’on veut saisir les phénomènes économiques concrets, il faut en accepter selon Wieser la dimension sociale. En effet, l’auteur, à la lumière de son introduction des relations de pouvoir dans l’analyse, considère que les ressorts de l’activité économique répondent à des forces sociales : ils dépendent de l’environnement social dans lequel ils s’inscrivent. Ainsi, dans une période, peut se développer dans une société, un esprit guerrier, dans une autre époque, un esprit économique (d’acquisition), qui vont influencer les comportements. Chaque société possède un degré moyen d’énergie volontaire, explicable culturellement. Alors, l’orientation et le modèle de l’effort (du comportement) économique ne peuvent pas être déterminés entièrement personnellement : chacun interprète le principe de « recherche de l’utilité la plus élevée possible aux coûts les plus faibles », à la lumière de son environnement social, et en fonction de l’esprit de l’époque considérée (1914, p 159-160). Dit autrement, les individus ne peuvent pas être tout à fait indépendants, en ce qui concerne ce principe de « maximisation de l’utilité », disons de sa « traduction » sociale : « […] Les leaders économiques […] eux-mêmes […] ne peuvent pas négliger totalement la force des exemples donnés par leurs concitoyens. » (ibid., p 160).

On peut ainsi considérer que le comportement de maximisation a une dimension sociale, dans la mesure où il se manifeste dans un exemple social, une règle dominante, qui « contraignent » les comportements individuels1. Or, cette « contrainte sociale » qui pèse sur les comportements individuels peut concerner également l’égoïsme, Wieser envisageant l’idée d’un
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   29

similaire:

Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques iconThèse pour le Doctorat en Sciences Économiques

Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques iconThèse pour le Doctorat de Sciences Économiques

Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques iconThèse pour le Doctorat en Sciences Economiques (arrêté du 30 Mars 1992)
«Informatique et télécommunications» implanté au Groupe des Formations Inter-consulaires de la Manche depuis octobre 1994 83

Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques iconThèse pour le Doctorat d'Etat ès Sciences Economiques (Direction: M. le Pr. J. Mazier)
«Processus d’Intégration et Coordination des Politiques Macroéconomiques dans le Mercosur : une Approche en terme de Cycles», accepté...

Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques iconThèse pour le Doctorat d'Etat ès Sciences Economiques (Direction: M. le Pr. J. Mazier)
«Processus d’Intégration et Coordination des Politiques Macroéconomiques dans le Mercosur : une Approche en terme de Cycles», accepté...

Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques iconThèse pour le Doctorat d'Etat ès Sciences Economiques (Direction: M. le Pr. J. Mazier)
«Processus d’Intégration et Coordination des Politiques Macroéconomiques dans le Mercosur : une Approche en terme de Cycles», l’Actualité...

Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques iconThèse pour le Doctorat d'Etat ès Sciences Economiques (Direction: M. le Pr. J. Mazier)
«Processus d’Intégration et Coordination des Politiques Macroéconomiques dans le Mercosur : une Approche en terme de Cycles», l’Actualité...

Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques iconThèse pour le Doctorat ès Sciences de Gestion

Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques iconThèse de doctorat en sciences économiques
«Bernard Maris, à la recherche de l’autre économie», L’Economie politique, n° 67, 2015/3, p. 76-96

Thèse Pour le Doctorat de Sciences Economiques iconThèse de Doctorat en Sciences Economiques, Université Lyon2, septembre...
«Economie de la production et de l’organisation industrielle», Université de Lyon2, mention bien






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com