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Analyse monétaire et financière




Introduction :

Le 1er Janvier 2001 est une date qui restera gravé dans la tête des Français et de près de 250 millions d’européens. Est-ce le nouvel album de Johnny ? La nouvelle blague d’Adil ? Presque. L’instauration de l’euro dans le portefeuille des européens va amener de réel changement.

Il s’agit de bien comprendre l’importance qu’à la monnaie dans notre société. Elle est au centre des échanges et de toutes les préoccupations d’ajustements économiques. Concrètement pour toi ça veut dire quoi ? Ca veut dire que lorsqu’on fait une prépa comme la tienne, il y a deux matières primordiales : la microéconomie et la macroéconomie, dans cette dernière la monnaie est omniprésente. Il s’agit donc de bien l’appréhender.

On sera donc amener à nous poser de nouveau les questions habituelles sur la monnaie :

Qu’est-ce que la monnaie ?

Quel est son rôle ?

Il s’agit avant toute chose de définir la dichotomie monétaire brièvement. Cette dichotomie est développée par les classiques et les post-keynésiens. La question posée se portait alors sur l’exogénéité ou l’endogénéité de la monnaie.

La conception d’une offre exogène, c’est-à-dire ayant une origine indépendante de la demande et contrôlable par une autorité monétaire (une banque par exemple). En gros, ce qui donne la valeur à la monnaie ce n’est pas la demande des gens mais les banques en contrôlant l’offre. Cette conception est le fait des classiques et des néoclassiques (mais aussi repris par Keynes). Ils ont alors un raisonnement « quantitativiste » de la monnaie.

En revanche, les post-keynésiens considèrent l’offre de monnaie comme endogène, c’est-à-dire déterminée par la demande et non contrôlable par les autorités monétaires.

A partir de ses questions élémentaires, on va voir deux courants de pensées se dégager nettement. De ces courants vont naître de réels politiques monétaires qui régissent aujourd’hui nos sociétés.

Donc, au commencement, il y avait la monnaie. C’est pour ça que je commencerais dans un premier chapitre par définir ce qu’est la monnaie.

Puis, on verra les deux principaux courants de pensées sur la monnaie, c'est-à-dire les classiques (et néoclassique) et les keynésiens et leurs différences de point de vue.

Cela va nous amener à considérer les politiques économiques qui découlent de ces visions en particulier en terme de taux d’intérêt. C’est ce que nous verrons dans un 3ème chapitre.

Bonne lecture.

Partie I : la monnaie :
Qu’est-ce que la monnaie ?

On peut considérer cette question comme un vieux débat mettant en prise les métallistes et les nominalistes.

  1. La thèse métalliste.

Les métallistes considéraient que la monnaie était une marchandise, et que, parmi toutes les marchandises c’étaient les métaux précieux (or, argent, bronze) qui constituaient la seule véritable monnaie. Cette position était très nette chez Ricardo et la currency school (c’est une école de pensée économique).

Le billet de banque n’est alors rien d’autre qu’un instrument d’échange évitant la circulation de la monnaie métallique. Rist était le dernier grand auteur à défendre une telle position, difficilement soutenable depuis longtemps. Aujourd’hui, la monnaie peut être sous différente forme divisionnaire (pièce, billet) ou scripturale (chèque, carte bancaire, virement bancaire).


  1. La monnaie signe.

C’est Montesquieu dans l’esprit des lois qui, parmi les premiers, a considéré la monnaie comme un signe. Il écrivit que « comme l’argent est le signe des marchandises, le papier est un signe de la valeur de l’argent ».

Plus explicite et avant lui Scipion de Grammon (waw le nom !) dit que « la monnaie n’emprunte point sa valeur de la matière dont elle est composé mais bien de la forme qui est l’image ou la marque du prince ». D’ailleurs, il faudrait que je te raconte une histoire sur cette phrase mais ne compliquons pas les choses. Reprenons…

Le caractère artificiel, nominaliste, de la monnaie est ici clairement affirmé. La monnaie est une convention et non une marchandise. La monnaie est un produit social et c’est à ce titre qu’on doit la considérer comme fiduciaire.
Quelles sont ses fonctions?

Ok, on sait maintenant ce qu’est la monnaie. Mais à quoi ça sert ? Non ! Pas seulement à acheter des fringues ! La monnaie, c’est une unité de compte, une réserve de valeur, un instrument d’échange.

  1. la monnaie est une unité de compte.

C’est chez Walras que l’on trouve la démonstration la plus claire d’unité de compte (ou numéraire).

Afin de simplifier les échanges, une marchandise quelconque peut servir de référence pour mesurer les autres : elle devient le numéraire dans lequel on exprime tous les prix.

Logiquement cette fonction suffit pour qu’un système d’échange s’établisse. Le paradigme néoclassique (on y reviendra) est presque entièrement construit sur cette simple base. Il est ainsi possible de faire circuler des produits uniquement grâce à une unité de compte. Peu importe qu’elle soit un objet, imaginaire ou réel ; la finalité est la même : compter.

Attention, il ne faut pas croire que cette unité de compte peut être exempté de qualité. N’importe quelle marchandise ne peut pas jouer le rôle du numéraire. Tu imagines une banane être une unité de compte ! D’ailleurs, Walras précise sa position en disant : « il s’agira donc de rechercher, parmi toutes marchandises, celle qui remplit le mieux les conditions de fixités de valeur, de notoriété, de divisibilité et de conservabilité ».

La monnaie est donc une unité de compte validée socialement dans le temps et dans l’espace. Elle a donc un caractère conventionnel.


  1. La monnaie est une réserve de valeur.

La monnaie doit être ou représenter une valeur. Celle-ci n’est pas intrinsèque. C’est un fait imposé et accepté socialement.


  1. La monnaie est un instrument d’échange.

Je ne développerai pas ce point retient juste que la monnaie est un instrument d’échange qui porte en elle deux qualités : c’est une réserve de valeur et est liquide (facilité de l’échanger).

Les différents courants de pensées :
Les classiques :Ricardo :

Ricardo part de la théorie de la valeur-travail. De ce fait, l’or et l’argent ont, comme toute marchandise, une valeur déterminée par le temps de travail nécessaire à leur production. C’est donc la productivité des mines qui détermine la valeur de l’or ou de l’argent.

Si l’offre de monnaie métallique est trop abondante par rapport à la circulation des marchandises, la monnaie va se dévaloriser et quitter le pays. Si l’offre est insuffisante, c’est le phénomène inverse qui va se produire. Ricardo introduit donc les échanges internationaux dans le cadre d’un système de libre convertibilité, qu’il prône. Donc tout l’or qui est produit circule et s’il est excédent, il se dévalorise.

Bien sûr, Ricardo ne raisonne pas seulement que sur l’or. Il introduit également la monnaie papier mais selon lui elle ne doit être qu’un substitut équivalent à l’or. La raison est que le billet de banque n’étant pas une marchandise peut être produit sans limite, ce qui peut devenir un problème.
Les néoclassiques :

  1. Les néoclassiques orthodoxes

Ils conservent le principe d’une analyse dichotomique mais de façon différente. C’est Fischer qui est le plus représentatif de cette tendance.

Il distingue deux types de monnaie (monnaie fiduciaire –M- et monnaie scripturale –M’-) et les facteurs à l’origine de l’offre de chacune de ces monnaies.

Selon lui, ce qui influence M, ce sont les importations et les exportations de l’or, la frappe et la fonte des monnaies, la production et la consommation des métaux précieux, le système monétaire. On retrouve donc plus ou moins les raisons invoquées par Ricardo et le caractère exogène de la monnaie.

Mais Fisher va plus loin en reprenant la thèse de la currency school (raisonnement quantitative de l’offre de monnaie, caractère endogène) d’où une analyse dichotomique.

En effet, Fisher pense que M’ est proportionnel à M et varie donc avec lui dans un rapport fixe. Précisons néanmoins que si le rapport M’/M est fixe, cela ne signifie pas qu’il est constant, d’après Fisher il serait fonction du niveau des transactions.


  1. L’école de Cambridge

On se rapproche de personnes intéressantes !!!

Les principaux représentants étaient Marshall, Pigou, Robertson et J-M Keynes (1ère période). On s’intéressera à la contribution de Pigou.

D’après lui, on peut considérer séparément les courbes d’offre global et de demande global de la monnaie ; la valeur de la monnaie étant déterminée à l’intersection de ces deux courbes.

Il y a donc chez Pigou comme chez les auteurs précédents, une conception exogène de l’offre de monnaie. Cela n’est pas le cas de tous les auteurs de l’école de Cambridge. Robertson pensait que l’offre et la demande réagissaient l’une sur l’autre. Il notait surtout une influence de l’offre sur la demande. Avec Robertson, une brèche se crée dans l’édifice de l’analyse dichotomique.


  1. Les monétaristes

Pour Friedman, comme pour la plupart des néo-quantitativistes, il y a une indépendance de l’offre. Cette indépendance découle soit des conditions dans lesquelles s’établit l’offre de la monnaie métallique, soit de l’intervention arbitraire des autorités gouvernementales ou du système bancaire.
Les keynésiens :

Pendant longtemps la monnaie a été considéré comme un simple intermédiaire des échanges, comme un voile recouvrant la réalité des transactions, John Stuart Mill considérait qu’ « il n’y a rien de si indifférent que la monnaie ». Il reprend donc les positions de Ricardo, Say, et d’autres classiques.

C’est à la suite des travaux développés par toute l’école de Cambridge que Keynes proposera les bases de la théorie monétaire moderne rompant ainsi définitivement avec l’approche dichotomique.

La demande pouvant faire l’objet d’une demande spécifique, elle entre alors dans une logique des choix des individus, comme un bien susceptibles d’être stocké.

Les politiques monétaires :

Bibliographie :

De Mourgues : la monnaie, Economica, 3ème édition., 1993

J.P Pollin : Les théories de la monnaie, La découverte, Repère, 1997 ;

Boule et Bill, Caroline a disparu, 1990.

Tom Tom et NaNa, J’aime lire, n°129
Ce qu’il faut connaître :

Les organismes financiers


Le taux d’intérêt



Introduction


Pour ne pas disparaître, les entreprises doivent avoir en permanence l’ambition de se développer, à plus ou moins long terme (en fonction de la conjoncture économique). Cela passe bien sûr par l’innovation (produit, service, marketing…), mais aussi par des investissements. Cependant, elles ne peuvent que rarement financer ces investissements par leurs seuls fonds propres (autofinancement), mais doivent faire appel à l’emprunt.

Un prêt bancaire donne lieu à une rémunération qui vient récompenser le service offert par le prêteur. Cette rémunération s’appelle l’intérêt. Le montant, le calcul et les modalités de remboursement de la somme initiale ainsi que des intérêts sont multiples.

D’autre part, le besoin de financement de l’entreprise peut ne pas être lié à des investissements, mais à un financement de l’activité. Dans ce cas, si l’emprunt bancaire n’est pas utilisé, d’autres possibilités de financement s’offrent aux entreprises.

Dans une première partie, nous aborderons l’intérêt simple (comment le calculer, à quelle occasion le contracter…) puis dans une seconde, sera développée la notion d’intérêt composé.
L’intérêt simple.

    1. La notion de taux d’intérêt


Le taux d’intérêt est un pourcentage d’une somme prêtée, négocié lors d’une négociation entre l’emprunteur et le prêteur, qui vient majorer la somme à rembourser à échéance du prêt. Cette majoration tient lieu de rémunération pour le prêteur. Les prêts relevant de l’intérêt simple sont des prêts à court terme (généralement < 1 an).
Le montant de l’intérêt simple à payer est égal au montant de la somme prêtée (S), multiplié par le taux d’intérêt négocié (r), le tout multiplié par la durée du prêt (n).

A la fin de la période n, le prêteur aura récupéré l’intégralité de la somme prêtée ainsi que le montant des intérêts ainsi calculé (S + S.n.r) ou S (1 + n.r).
Le montant de l’intérêt peut être dû :


  • à terme échu : une somme payée à terme échu est payée à la fin de la période pour laquelle elle est due. L’intérêt est postcompté.




  • à terme à échoir : une somme payée à terme à échoir est payée au début de la période pour laquelle elle est due. L’intérêt est précompté.


T0

T1



    1. Utilisation de l’intérêt simple


La notion d’intérêt simple est utilisée lors :

  • des crédits à court terme

  • des escomptes d’effets de commerce

  • des opérations du marché monétaire




      1. les crédits à court terme


Une entreprise peut avoir des problèmes de trésorerie de manière ponctuelle. Par exemple, lorsque son activité revêt un caractère saisonnier, la relance de l’activité génère une forte augmentation du besoin en fonds de roulement. Pour faire face à cet appel de fonds ayant pour cause le financement de l’exploitation, l’entreprise ne peut recourir à un emprunt bancaire classique. Cependant de nombreuses possibilités de crédit à court terme existent pour soutenir financièrement les entreprises :


  • les crédits de campagne :

La banque peut exceptionnellement financer le cycle d’exploitation par un crédit de courte durée (un à six mois), à condition que l’augmentation du besoin en fonds de roulement soit liée à la saisonnalité de l’activité.

Là encore, la banque se rémunère par de prélèvement d’intérêts.


  • le découvert bancaire :

L’entreprise peut tout simplement financer son activité en gardant son compte bancaire créditeur. Cependant, ce moyen à trois inconvénients majeurs :


      • Tout d’abord, le découvert bancaire est très onéreux : un compte créditeur de banque entraîne le prélèvement d’agios. Ces intérêts que prélève la banque sont très supérieurs aux intérêts prélevés par les crédits à court terme classiques.




      • De plus, cette gestion de trésorerie est risquée : en effet, si le découvert dépasse le montant du découvert autorisé négocié par l’entreprise, la banque peut refuser de couvrir les paiements et l’entreprise se trouvera en cessation de paiement. Si elle ne peut renflouer sa trésorerie à court terme, l’entreprise sera dans l’obligation de déposer son bilan.




      • Enfin, les découverts bancaires sont désastreux pour l’image de l’entreprise en termes de solvabilité : elle aura beaucoup plus de mal à négocier des emprunts bancaires pour financer ses investissements (ou alors les taux d’intérêt seront plus importants).



  • d’autres modes de financement à court terme :

Il existe d’autres moyens de financer l’activité à court terme. On pourra ainsi citer le factoring, l’assurance-crédit, le financement des stocks, ou encore le financement des commandes,


      1. L’escompte d’effet de commerce


En France, les entreprises règlent rarement leurs achats au comptant, et négocient des délais de paiement (règlement par effet de commerce (lettre de change, billet à ordre…) de 30 ou 90 jours à compter de la conclusion de la vente). Par conséquent, le créancier ne reçoit que tardivement les liquidités provenant de ses ventes.
Nous avons vu que, s’il est confronté à des problèmes de trésorerie, le créancier peut recourir à un emprunt à court terme : la banque lui prête une somme d’argent qu’il n’était pas destiner à recevoir.
Mais il peut demander à la banque d’escompter un effet de commerce, c’est-à-dire que la banque lui avancera le montant de la créance et récupérera la somme prêtée à échéance de l’effet de commerce. Si le débiteur ne règle pas sa dette, c’est l’entreprise créancière qui supportera le risque de non paiement : la banque prélèvera la somme due, que le débiteur ait payé ou non.
La banque rémunère ce service par un intérêt (agio d’escompte) : l’entreprise qui a souscrit un escompte percevra de la banque le montant escompté minoré des agios calculés selon la formule de l’intérêt simple.
En diminuant le montant de l'effet payable à l'échéance (valeur nominale) de l'intérêt perçu par le banquier escompteur (escompte), on obtient la valeur actuelle de l'effet.

On dispose de deux méthodes dont les résultats sont différents :

        • celle de l'escompte commercial, utilisée en France,

· celle de l'escompte rationnel.
L’escompte commercial :
L'escompte commercial (EC) est l'intérêt de la valeur nominale (VN) de l'effet, calculé au taux d'escompte en fonction de la durée qui sépare le jour de la négociation (remise de l'effet à la banque) du jour de l'échéance, l'année financière étant comptée pour 360 jours.

En fait, l'escompte commercial n'est pas logique, puisque l'intérêt n'est pas calculé sur la somme réellement versée par le banquier escompteur (la valeur actuelle commerciale), mais sur la valeur nominale de l'effet, c'est-à-dire sur la somme qui est remboursée à l'échéance (d'où une méthode conforme aux principes de calcul de l'intérêt simple, celle de l'escompte rationnel)



VN – EC = VAC

EC = VN * r * J/N

Exemple :

Un commerçant négocie une traite de 8 240 F, payable dans 55 jours. Taux d'escompte 12,60%.

Escompte commercial :

Valeur actuelle commerciale : 8 240-158,62 = 8 081.38 F.

Séquence de flux pour la banque :


-

L’escompte rationnel


La valeur actuelle rationnelle est la somme qui, augmentée de ses propres intérêts (calculés au taux d'escompte en fonction du nombre de jours d'escompte), devient égale à la valeur nominale de l'effet.

L'escompte rationnel (ER), différence entre la valeur nominale (VN) et la valeur actuelle rationnelle (VAR), est l'intérêt de la valeur actuelle rationnelle. (J=jour, N= 360 jours, r= taux d’intérêt).


VAR + (VAR * r * J/N) = VN

d’où VAR = VN / (1 + r * J/N)

E


R = VN - VAR

ER = VN – [VN / (1 + r * J/N)]

Exemple :

VAR + VAR * r * J/N = VN

VAR + VAR * 0,126 * 55/360 = 8240

VAR = 8084,37

EC = VN - VAR

EC = 8240 – 8084.37

EC = 155,62

Séquence de flux (pour la banque) :


L’escompte commercial est donc plus élevé que l’escompte rationnel. En France, c’est l’escompte commercial qui est largement plus utilisé.


      1. les opérations du marché monétaire


Pour financer ses investissements, les entreprises ne sont pas obligées de faire appel aux organismes de crédit (banque par exemple). Sous forme de Société Anonyme, elles peuvent aussi émettre des actions ou obligations sur le marché monétaire :


  • une action est un titre de propriété, quotté en bourse, représentatif d’une part du capital social de l’entreprise. Le propriétaire de l’action peut percevoir une part des bénéfices de l’entreprise sous forme de dividendes. Les dividendes sont calculés en fonction du cours de bourse de l’action. Le mode de calcul est celui de l’intérêt simple.




  • une obligation est un titre de créance, quotté en bourse, obtenu vis-à-vis de l’entreprise émettrice. Le particulier qui acquiert des obligations espère percevoir une rémunération et être remboursé de son investissement. La rémunération peut être composée de plusieurs éléments :




      • intérêt fixe (parfois variable) dû quels que soient les résultats de la société (bénéfices ou pertes), calculé sur le montant nominal de l'obligation et versé généralement une fois par an,




      • prime : rémunération versée en une seule fois lors de l'émission ou du remboursement (intérêts annuels capitalisés).


Le remboursement de la valeur nominale s'effectue en une seule fois, au terme prévu.
Une entreprise peut émettre des actions et obligations ; elle peut aussi en acquérir :


  • soit à titre spéculatif :

L’entreprise qui possède un excédent de trésorerie va acquérir des Valeurs Mobilières de Placement, c’est-à-dire des titres achetés pour être revendus à très court terme, afin de percevoir des intérêts. En effet, conserver une trésorerie très positive est inutile : ne pas placer cet argent serait un manque à gagner pour l’entreprise


  • soit à titre durable :

L’entreprise va acquérir des titres de participation dont la possession durable permet d’exercer une influence sur la société émettrice ou d’en assurer le contrôle. Cette prise de contrôle peut se faire par :


      • Offre Publique d’Achat : l’entreprise va racheter un grand nombre de titres de l’entreprise cible à un prix généralement supérieur à la cotation du titre pour inciter les détenteurs du titre à vendre.




      • Offre Publique d’Echange : dans ce cas, l’entreprise acquéreuse ne propose pas de l’argent mais ses propres actions en échange des actions de l’entreprise cible.


Dans les deux cas, ces décisions revêtent d’un caractère stratégique.
L’intérêt composé

2.1. La notion de taux d’intérêt composé
La notion d’intérêt composé s’applique à des placements à long terme (sur plusieurs années). Ainsi, lorsqu’une somme est placée (un livret d’épargne par exemple) à un taux d’intérêt défini, à la fin de la première année N, le montant de l’intérêt sera égal à la somme (S) multipliée par le taux d’intérêt (r).

S1 = S (1 + r)
Le montant de ces intérêts viendra alimenter le capital. Par conséquent, la base de calcul des intérêts pour la seconde année N+1 sera plus importante : pour la même somme S placée début N, et avec un même taux d’intérêt r, le montant des intérêts sera supérieur fin N+1.

S2 = S1 (1 + r)

ou S2 = S (1 + r) (1 + r)

soit S2 = S (1 + r)²

n



on a donc : Sn = S (1+r)
Au cours des premières années, les résultats sont à peu près les mêmes. Toutefois, en raison de la forme géométrique que prend la croissance exponentielle, la croissance de l'investissement devient, avec le temps, de plus en plus explosive.


Deux taux différents peuvent procurer des intérêts équivalents : c’est la modalité de la rémunération qui change. Ces deux taux sont dits taux équivalents :
Exemple : une somme de 1000 € placée à un taux mensuel de 1% rapporte au bout d’un an :

12


12
S12 = S (1 + r)

S12 = 1000 (1,01)

S12 = 1126,8
Soit l’équivalent d’un taux annuel de :

r = (1126,8 – 1000) / 1000

r = 0, 1268 soit 12,68 %

2.2. Utilisation de l’intérêt composé
La notion d’intérêt composé est utilisée lors :

  • des emprunts auprès des organismes de crédit

  • des placements sur livret à long terme (> 1 an)


2.2.1. L’emprunt auprès d’un organisme de crédit
Le prêt est un service proposé par les banques et organismes de crédits, qui consiste à avancer des liquidités à des partenaires économiques (personnes physiques ou morales, professionnels ou privés) afin de leur permettre de financer des investissements à moyen ou long terme contre une rémunération. Cette rémunération récompense le risque pris pas les organismes de crédit de ne pas se voir rembourser la somme prêtée. Elle est calculée par un taux d’intérêt fixé lors de la signature du contrat.
Ce taux d’intérêt est fonction de plusieurs facteurs :


  • le taux d’intérêt fixé par la BCE (Banque Centrale Européenne) : ce taux est fixé en fonction des objectifs de la BCE (qui est la banque des banques)  en terme de consommation : un taux d’intérêt élevé favorisera l’épargne alors qu’un taux d’intérêt faible favorisera l’investissement)




  • le niveau de risque de l’acteur économique emprunteur : l’intérêt payé rémunère le service proposé par la banque de prêter de l’argent, mais aussi le risque qu’elle prend de ne pas se faire rembourser et donc de ne pas récupérer sa créance. Ainsi, les organismes de crédit étudient la solvabilité de leurs interlocuteurs. Si ils jugent le risque trop élevé, ils peuvent refuser le crédit ou accorder des prêts de montants plus faibles et à des taux d’intérêt plus élevés pour compenser ce risque.



2.2.2. Les placements sur livret à long terme
Les placements sur livret à long terme sont généralement utilisés par les particuliers. Ils permettent de faire fructifier l’épargne des ménages. Ces placements sont calculés sur la base de l’intérêt composé : les intérêts de chaque année sont reversés sur le capital et viennent augmenter la base de calcul de l’intérêt de l’année suivante.
La nature de ces placements est très variée et correspond à des besoins particuliers :

      • livret A

      • livret d’épargne populaire

      • plan d’épargne logement

      • livret jeune…


Le taux d’intérêt de la plupart de ces livrets est décidé par l’Etat, qui peut ainsi pousser la population à investir ou à épargner. Il est aussi fonction des caractéristiques du livret, et notamment de la liquidité du placement : certains placement proposent des taux avantageux à la seule condition que les sommes investies ne soient pas retirées avant le terme du placement. Le fait de « casser » le plan d’épargne entraîne généralement la perte de tout ou partie des intérêts.


2.3. Le taux d’actualisation

2.3.1. La notion de taux d’actualisation
Actualiser une valeur consiste à chercher la valeur aujourd’hui d’une somme future. Cela permet de comparer aujourd’hui des flux qui ne se produisent pas à la même date dans le temps (on ramène tous les flux en arrière à t = 0). Ainsi, on lisse les valeurs de la variable de temps donc de l’inflation (qui est la hausse du coût de la vie).
L’opération inverse d’actualiser est capitalisée ; cela consiste à projeter des valeurs d’aujourd’hui en des valeurs futures. Cela permet de connaître aujourd’hui (t = 0) la valeur qu’un placement aura dans l’avenir (t = n).

  2.3.2. L’utilisation de l’actualisation : le calcul de la VAN
L’entreprise, avant de réaliser un investissement, doit s’assurer de sa rentabilité. Evaluer un projet d’investissement consiste à trouver sa Valeur Actualisée Nette, c’est-à-dire à comparer deux éléments :


      • le gains futurs (les liquidités que va apporter l’investissement, c’est-à-dire la somme des cash flow de chaque année)




      • le capital investi (le coût d’acquisition du matériel, l’éventuelle TVA non récupérable, ainsi que l’augmentation de BFR généré par l’accroissement de l’activité)


Le cash flow d’une année est égal au résultat net de l’année + les dotations enregistrées pour l’année (charges non décaissées).
Le cash flow estimé pour chaque année n’est pas exploitable en l’état : il faut l’actualiser, c’est-à-dire estimer la valeur actuelle de cette somme future. Le taux d’actualisation est décidé par le chef d’entreprise en fonction du taux de rentabilité minimum qu’il veut obtenir de son investissement.

E
 (1+10%)

 (1+10%)²

 (1+10%)

3

n

 (1+10%)
xemple : actualisation à un taux de 10% : 
CF1

CF2

CF3

CF4

CFN



Invt : 0

La somme des cash flow actualisés est donc égale à :


n



(CF actu) = (CF1 / 1,1) + (CF2 / 1,1²) + … + (CFN / 1,1n)

La Valeur Actualisée Nette est égale à la somme des cash flow actualisés (c’est-à-dire les liquidités directement générées par l’investissement), soustrait des liquidités investies pour réaliser l’investissement.



VAN = (CF actu) – capitaux investis
L’investissement est rentable si les liquidités générées par l’investissement sont supérieures aux liquidités investies. La VAN doit donc être supérieure à 0 (et la plus grande possible…).


Conclusion


La notion de taux d’intérêt est une notion omniprésente en finance d’entreprise, mais aussi dans notre vie quotidienne. Le taux d’intérêt est attaché à deux principes :


      • la rémunération du capital (et notamment de l’épargne)

      • le coût de l’argent


Bibliographie :

Ouvrages :

Finance d’entreprise, Gérard Charreaux, éditions EMS (2ème édition, octobre 2000)

Gestion Financière, Lionel Honoré, édition Repère.

Gestion financière Objectif DECF, Gérard Charreaux - 6° édition litec 2000

Gestion financière de l'entreprise, Pierre Conso – 8° édition Dunod 1996

Comptabilité de gestion, Goujet et Raulet – 6° édition Dunod 2003

Méthodes de valorisation François – René Letourneur, ENSTA, septembre 2002

Intégration de la valeur actuelle nette (VAN) et des flux monétaires libérés (FML), 2000,
Entretien :
Dr Jacques Saint-Pierre, directeur, professeur titulaire- Département de Finance et Assurance

Faculté des sciences de l'administration, Pavillon Palasis-Prince, Université Laval Sainte-Foy, QC

Internet :

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