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date de publication08.01.2017
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FMI : Reprise financière mondiale et bons points pour l’Afrique



(MFI/12.04.11) Le Fonds monétaire international estime dans ses dernières Perspectives économiques mondiales qu’il y a une reprise financière globale mais que les pays d’Asie ont connu en 2010/2011 un vif rebond, suivis dans leur dynamisme par les pays d’Afrique subsaharienne.
Dans le rapport qu’il vient de publier à Washington à l’occasion des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, le Fonds estime que la reprise se déroule plus ou moins à deux vitesses : les écarts de production sont élevés dans les pays avancés, et se rétrécissent ou sont nuls dans les pays émergents et en développement avec des différences notables parmi chaque groupe. Pour ses experts, les pays à la traîne de la reprise mondiale ont généralement fait face à des chocs financiers considérables pendant la crise, souvent en rapport avec une forte expansion de l’immobilier et un endettement extérieur élevé.

Parmi les pays émergents et en développement, les pays asiatiques sont les plus dynamiques, suivis par les pays d’Afrique subsaharienne, alors que les pays d’Europe orientale ne font que commencer à enregistrer une croissance notable.
Une croissance rapide dans les pays émergents et en développement…
Les flux de capitaux vers certains grands pays émergents comme par exemple le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, le Pérou, la Pologne et la Turquie sont tous proches ou supérieurs à leur niveau d’avant la crise alors que les cours des matières premières ont retrouvé rapidement leurs niveaux élevés en raison de facteurs structurels, cycliques et particuliers, et les tensions restent élevées sur les marchés. Le principal changement structurel est la croissance rapide dans les pays émergents et les pays en développement, qui a accru la consommation des matières premières et en a modifié la structure.

Le facteur cyclique principal a été la croissance plus forte que prévu de la demande de matières premières au deuxième semestre de 2010, qui a fait passer les cours du pétrole pour 2011 à environ 90 dollars le baril début janvier 2011, contre une prévision de 83 dollars le baril en avril 2010. Les troubles au Moyen-Orient et en Afrique du Nord depuis janvier 2011 constituent un autre facteur particulier. Enfin, en ce qui concerne l’alimentation, des chocs climatiques sur l’offre ont été le facteur particulier principal. Ainsi, la croissance est revenue aux niveaux d’avant la crise dans beaucoup de pays africains. Les écarts entre la production et le potentiel commencent à se combler dans de nombreux pays, à l’exception notable de l’Afrique du Sud.
toutefois insuffisante pour réduire un chômage élevé 
La région a connu une croissance rapide l’an dernier, le rythme de progression de la demande intérieure est resté vigoureux, les échanges commerciaux et les cours des matières premières ont rebondi et les politiques macroéconomiques ont continué à être accommodantes. L’amélioration des termes de l’échange a eu un effet favorable sur les soldes courants extérieurs de la région et les exportations ont continué à se réorienter progressivement vers les régions à croissance plus forte telles que l’Asie.

Dans ce contexte général, les projections laissent présager une expansion de l’activité réelle de l’Afrique subsaharienne de 5 % cette année et de 6 % l’an prochain. En Afrique du Nord, toutefois, les troubles politiques et les bouleversements risquent de peser sur la croissance que ce soit en Egypte, en Tunisie ou en Libye. En revanche, dans les principaux pays avancés, la croissance économique est restée modérée, atteignant seulement 3 % en 2010. Aux États-Unis et dans la zone euro, l’économie suit une trajectoire aussi faible qu’après les récessions du début des années 90, alors que la récession a été bien plus profonde.
En Afrique, les pays à faible revenu sont en pointe
Par contre, de nombreux pays émergents et en développement enregistrent une croissance vigoureuse (plus de 7 % en 2010) et un chômage faible, bien que ce dernier tende à toucher de manière disproportionnée les jeunes. Globalement, la croissance est insuffisante pour réduire notablement le chômage élevé : environ 205 millions de personnes dans le monde cherchent encore un emploi, soit environ 30 millions de plus qu’en 2007, selon l’Organisation internationale du travail. L’augmentation du chômage est très forte dans les pays avancés. Mais dans les pays émergents et en développement, le chômage élevé des jeunes constitue un problème particulier.

Concernant la croissance en Afrique, les pays à faible revenu sont en pointe, avec une prévision de l’ordre de 6 % cette année. Le Ghana - qui, après une nette révision à la hausse de ses comptes nationaux, occupe maintenant le troisième rang parmi les pays à faible revenu de la région - devrait afficher cette année un taux de croissance de 13 %, du fait de l’entrée en exploitation du champ pétrolifère Jubilee et d’une progression toujours vigoureuse des secteurs non pétroliers. On s’attend aussi à ce que la reprise se poursuive à vive allure dans d’autres pays à faible revenu, tels que le Kenya et l’Ethiopie, à la faveur des investissements dans les infrastructures et de l’amélioration de la production agricole.
En Afrique du Sud, la reprise devrait être relativement faible
La montée des cours pétroliers attendue en 2011 contribuera par ailleurs à soutenir le redressement des pays exportateurs de pétrole. Après un vif rebond l’an dernier au Nigeria, la production pétrolière devrait se stabiliser cette année et le taux d’expansion économique atteindre 7 %. La plupart des autres pays exportateurs de pétrole de la région comptent profiter du dynamisme du marché mondial pour renouer avec des excédents budgétaires et reconstituer leurs réserves.

A la grande différence de la croissance vigoureuse du reste de la région, la reprise devrait être relativement faible en Afrique du Sud, premier pays de la région par la taille de son économie mais plus vulnérable à la crise mondiale. Le taux de croissance ne devrait pas dépasser 3 % en 2011, ce qui ne suffit pas pour inverser les considérables pertes d’emplois des deux dernières années. Cela tient principalement à l’absence d’une demande intérieure vigoureuse, les investissements prives étant bridés par les capacités excédentaires.

Un autre facteur de risque pour l’Afrique subsaharienne est d’ordre politique. Dans certains pays, tels que la Côte d’Ivoire, les troubles politiques ont déjà plombé les perspectives de croissance pour 2011 et pourraient toucher d’autres pays qui préparent des élections.
Marie Joannidis

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