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Sommaire
Dossier agriculture raisonnée

De l'agriculture intensive à l'agriculture raisonnée - Cité des Sciences de la Villette

L'agriculture raisonnée revendique son originalité - Le Monde

Agriculture raisonnée, intégrée et biologique

Un Codex Commun pour l'Agriculture Raisonnée
Dossier nitrates

L’avis de Marian APFELBAUM

Nitrates : la Bretagne submergée

Trop d'engrais, trop de lisier
Une eau de moins en moins potable
Nitrates et marées vertes

Nitrates et santé : le principe de précaution


Nitrates : l’impossible réhabilitation ? Le Télégramme

Quel est le danger des nitrates ? La Recherche

Les marées vertes



Dossier pesticides

Pesticides : la bombe

Mode d'action des pesticides
L'état des lieux en Bretagne
Pesticides et écosystèmes
Santé : alerte aux pesticides
Mutation de l'économie et des êtres vivants
Les pesticides : comprendre leur action, connaître leur classification
Les pesticides et la loi : des règles précises mais non appliquées


Les résidus de pesticides dans les plantes

Pollution des sols : les pesticides

Les produits bio, une image faussée La Recherche

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Dossier agriculture raisonnée
De l'agriculture intensive à l'agriculture raisonnée
Cité des Sciences de la Vilette

Fête de le Science 2001
De la fin de la seconde guerre mondiale jusqu'au milieu des années 80, la production alimentaire a connu un essor spectaculaire : industrialisation galopante, progrès du machinisme agricole, amélioration des techniques d'élevage et d'agriculture, innovations dans les méthodes de conditionnements et de conservation des aliments, essor des biotechnologies,…nombreux furent les facteurs qui poussèrent les producteurs à doper les rendements et à intensifier cultures et élevages. Mais ce "progrès" se fit bien souvent au mépris de l'environnement, de la qualité des produits, des conditions de vie des animaux d'élevage...et sans réelle prise en compte des données économiques du marché alimentaire national et mondial. Depuis quelques années déjà, excédents de production, pollution des milieux naturels, épuisement des sols, médiocrité de certains produits, ... ont démontré les limites de l'agriculture intensive : le consommateur ébranlé par les crises qui ont secoué (et secouent encore) le secteur de la production alimentaire (bœuf aux hormones, maladie de la "vache folle", poulets à la dioxine, etc.) pourrait, dans un avenir proche, exiger des garanties sur le contenu de son assiette. Du coup, les professionnels de l'agroalimentaire se tournent désormais vers des méthodes de production mieux adaptées à la demande et plus respectueuses de l'environnement.


Les débuts de l'agriculture moderne

Il y a cinquante ans, face à la pénurie de l'après-guerre, l'objectif de bon nombre de pays, dont la France, est d'arriver à produire des aliments en quantité suffisante et à bas prix pour nourrir toute la population. L'agriculture se doit donc d'être rentable, moderne et compétitive. Grâce au programme de reconstruction européenne (plan Marshall), la France découvre le machinisme agricole et profite, avec la création de l'Inra en 1946, d'une recherche agronomique en plein essor. En 1957, la mise en place de la politique agricole commune (PAC), (dont l'objectif est d'accroître la productivité de l'agriculture et d'assurer un niveau de vie équitable aux agriculteurs), étend la révolution du monde agricole à l'échelle européenne.
Grâce au développement de la recherche agronomique, la productivité agricole augmente considérablement en quelques décennies : ainsi, dans certaines régions de France, les rendements de blé et de maïs ont atteint les cent quintaux à l'hectare en 1996-1997, contre moins de quinze quintaux au début du siècle. L'agriculture se mécanise, les engrais sont utilisés de façon systématique et l'alimentation animale est désormais élaborée sur des bases scientifiques. La génétique permet, quant à elle, de sélectionner, par de judicieux croisements, les végétaux et les animaux les plus compétitifs. Une vache de qualité (pour la viande, le lait) provient aujourd'hui d'un long travail de génétique basé sur des croisements successifs. Enfin, l'arrivée du génie génétique dans les années 70 ouvre la voie à la création de plantes dotées de caractéristiques inédites (résistantes à un herbicide, un insecte, une maladie…). C'est le début des organismes génétiquement modifiés (OGM). Les premiers seront commercialisés vingt ans plus tard et, depuis, leur culture n'a fait que s'étendre : en 1999, 40 millions d'hectares d' OGM étaient cultivés dans douze pays, soit 44% de plus qu'en 1998.


écueils et limites de l'agriculture intensive

Au fil du temps, l'agriculture européenne, devenue une activité économique parmi d'autres, est victime de son propre succès. L'Europe produit plus que son marché ne peut absorber. En 1981-82, le taux d'autosuffisance atteint, par exemple, 400% pour le lait en poudre, ce qui entraîne la mise en place des quotas laitiers en 1984. Pour contrôler le volume de la production agricole, des terres sont laissées en jachères. Alors qu'elle a participé à l'essor économique de l'Europe, l'agriculture productiviste est de moins en moins bien perçue. Cette tendance est renforcée par les crises de la "vache folle" ou des OGM, qui viennent relancer la polémique sur l'innocuité de nos aliments et jeter le discrédit sur la légitimité des sciences dans l'alimentation. Aujourd'hui, d'autres types d'agriculture gagnent du terrain.

L'essor du "Bio"

Au début des années 90, une population essentiellement urbaine, rejetant les produits de l'agriculture intensive, recherche en priorité une nourriture issue de méthodes d'agriculture et d'élevage "naturelles". Les produits "Bio" connaissent alors un relatif succès et aujourd'hui, même s'ils ne représentent encore que moins de 1% des dépenses alimentaires des Français, la demande de ce type de produits enregistre une croissance annuelle d'environ 20%.

L'agriculture "biologique" repose sur l'exclusion totale de l'usage des engrais de synthèse, pesticides, régulateurs de croissance... Elle pratique l'assolement (rotation des cultures), utilise les résidus de récolte, le fumier et les déchets organiques pour fertiliser le sol. Depuis 1993, le ministère de l'Agriculture a mis en place une norme sanctionnée par le logo "AB". Toutefois certains reprochent à l'agriculture "biologique" de s'appuyer sur des concepts qui n'ont pas toujours de réalité scientifique. L'Inra en est bien conscient et a décidé pour la première fois en 1999 de prendre en compte, dans ses travaux de recherche, cette agriculture respectueuse de l'environnement. En France, quoique marginale, l'agriculture "biologique" est en pleine expansion : couvrant moins de 1% des surfaces agricoles, elle fédère plus de 7 500 exploitants, certains par conviction écologique, d'autres parce que les produits "Bio" sont vendus plus chers et que cela leur permet de subsister. Entre 1995 et 1998, le nombre d'exploitations s'est accru de 75% et les surfaces de 85%. Mais cette offre nationale reste insuffisante face à la demande des consommateurs. Les importations comblent donc actuellement ce déficit.


Vers une agriculture mieux contrôlée

A mi-chemin entre les pratiques intensives et celles dites "biologiques", l'agriculture dite "raisonnée" ambitionne d'être à la fois respectueuse de l'environnement et économiquement compétitive. Elle abandonne pour cela l'usage systématique des produits phytosanitaires au profit d'une utilisation limitée, justifiée par les seuls besoins des cultures. Apparu dans les années 90, le concept prend doucement racine, plusieurs expériences sur le terrain ayant démontré son efficacité : dans la région de la Manche, la réduction de 40% des apports en azote et phosphore a permis, en association avec l'introduction de cultures nouvelle·, de diviser par trois la teneur en nitrates des eaux de ruissellement, tout en augmentant le taux de productivité des cultures. L'agriculture raisonnée développe également de nouvelles techniques de culture (par exemple, culture de soja sur semis au Brésil pour remplacer le labour). De nombreux acteurs de l'agro-alimentaire, regroupés depuis 1993 au sein de l'association Farre*, l'ont déjà adoptée. Elle reste pourtant méconnue, ne possédant ni norme, ni logo, qui pourraient l'aider à se développer. Une impulsion de l'État serait donc la bienvenue, comme le souligne le rapport sur l'agriculture raisonnée présenté au gouvernement le 23 février 2000 par Guy Paillotin, ex-président de l'Inra. Toutefois, une telle mutation de l'agriculture n'aura de sens que si elle est partagée à l'échelle mondiale. C'est l'objet de la révolution "doublement verte" annoncée par certains experts.

*Forum de l'agriculture raisonnée respectueuse de l'environnement


Surproduction chez les riches, malnutrition chez les autres

Les progrès de la production alimentaire dans les pays industrialisés ces dernières décennies ne doivent cependant pas masquer les réalités économiques et sociales du reste de la planète : le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire était d'environ 840 millions en 1990 et devrait atteindre 680 millions en 2020. Pour ne prendre qu'un exemple particulièrement significatif, dans les pays industrialisés, chaque personne consomme 500 kilogrammes de céréales par an, soit 200 kilogrammes de trop par rapport à ses besoins alimentaires. Il s'agit d'une surconsommation essentiellement indirecte : un tiers de la récolte globale mondiale de céréales sert en fait à nourrir le bétail qui lui-même va fournir la viande et les produits laitiers, aliments particulièrement appréciés dans les pays riches. Sans cette consommation animale, l'ensemble des récoltes de céréales suffirait à couvrir les besoins alimentaires de toute l'humanité.
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L'agriculture raisonnée revendique son originalité

Le Monde - Article paru dans l’édition du 09.01.02
Le gouvernement devrait annoncer, mercredi 9 janvier, les mesures réglementant ce nouveau type de culture, qui veut protéger l'environnement sans renoncer à la rentabilité économique. Ses détracteurs, parmi lesquels la Confédération paysanne, lui reprochent sa timidité.

CHAMERY (Marne) de notre envoyée spéciale
Au village de Chamery, 400 habitants, Benoist Perseval a longtemps été très mal vu pour sa pratique de l'agriculture raisonnée, "à mi-chemin entre agriculture intensive et agriculture bio". Ses voisins, tous viticulteurs comme lui, l'avaient étiqueté "écolo". Ignorant l'épithète, M. Perseval s'est entêté. Affaire de tradition familiale. "Mon père a toujours été réfractaire aux pesticides, peut-être par crainte du progrès. Je crois aussi que, même s'il n'a jamais voulu l'avouer, son objectif était de nous transmettre les terres dans un état le plus proche possible de celui où il les avait trouvées", raconte le viticulteur, aujourd'hui âgé de trente-neuf ans.

Quand il s'installe dans les années 1980, l'emploi massif de produits chimiques est la règle. "Ce n'était même plus de l'agriculture intensive, c'était de la chimie intensive", se rappelle M. Perseval. Dans ses 4 hectares de vigne, il préfère planter des bandes d'herbe entre chaque rangée de ceps. Le gazon est une arme efficace contre l'érosion qui ravage les vignobles en pente. Grâce à un désherbage mécanique, la quantité de produits chimiques utilisée est divisée par deux. Les maladies et les parasites de la vigne ne sont traités que lorsque la récolte est menacée.

Que recouvre le vocable énigmatique d'agriculture raisonnée ? Il s'agit de l'adaptation française du concept anglo-saxon d'integrated farming. L'association Forum de l'agriculture raisonnée respectueuse de l'environnement (Farre), créée en 1993 à l'initiative de la FNSEA, a contribué à le faire connaître en France. L'objectif est de prendre en compte dans l'exploitation agricole d'autres critères que la seule rentabilité économique. En premier lieu, l'impact de l'activité agricole sur l'environnement, mais aussi le bien-être animal, la maîtrise des risques sanitaires, etc.

Longtemps, la définition de l'agriculture raisonnée s'est limitée à cette doctrine interprétable à l'infini. Pour l'agriculteur Benoît Collard, installé en Champagne crayeuse dans le village de Somme-Tourbe, c'est "redécouvrir le bon sens paysan sans se priver des techniques nouvelles". Le bon sens paysan ? Il s'agit, par exemple, d'alterner différentes cultures sur une parcelle pour ne pas épuiser le sol, ou de ne pas rincer un bidon de pesticides dans la rivière, de n'administrer des médicaments que quand les animaux sont malades... Pour cela il faut, selon M. Collard, être toujours "aux aguets".

L'agriculture raisonnée, c'est "polluer moins pour polluer plus longtemps", selon l'adage de ses opposants, dont le plus virulent est la Confédération paysanne. "Il est vrai que réduire l'utilisation de produits chimiques, c'est continuer à polluer. Mais peut-on les supprimer sans solution de substitution ? On ne passe pas du nucléaire au solaire en un an", rétorque M. Perseval. De plus, l'agriculture durable définie par la Confédération paysanne lui semble "difficile à cerner". "Ils raisonnent au niveau mondial. Je me suis dit qu'il fallait plutôt commencer sur le terrain", poursuit-il.

Avant tout, l'agriculture raisonnée n'est pas une idéologie, mais une technique. "Si on n'est pas pointu, on risque de se casser la figure", concède M. Perseval. La moyenne d'âge des quelque 350 agriculteurs membres de Farre est inférieure à quarante ans. C'est une agriculture surtout accessible aux jeunes, formés dans les lycées agricoles, même si ses défenseurs ambitionnent de convertir la majorité des exploitants. "L'objectif, c'est de faire monter le niveau", déclarent les responsables nationaux de Farre. Et de communiquer, au travers de "fermes de rencontres" destinées à recevoir des particuliers, mais surtout des associations et des journalistes. Les membres de Farre doivent aussi aimer parler de leur métier.

"Les deux grands freins sont le conservatisme paysan et la facilité que l'on voit parfois à l'œuvre", note M. Perseval. Tous deux s'accordent à penser que les agriculteurs, pour se lancer, ont besoin d'une "carotte". La satisfaction intellectuelle, le "sentiment d'avoir fait du mieux possible", comme dit M. Perseval, ne suffira pas. C'est l'enjeu d'une longue polémique qui devrait être tranchée officiellement par le ministre de l'agriculture. Celui-ci devrait annoncer, mercredi 9 janvier, le dispositif réglementant ce type de cultures. Faut-il indiquer aux consommateurs qu'ils achètent des produits issus de l'agriculture raisonnée ? Faut-il réclamer un prix plus élevé pour ces produits ? Sans forcément espérer une plus-value, les deux agriculteurs souhaitent voir une mention apparaître. "Une nouvelle étiquette entraînera sans doute de la confusion, mais si on ne fait rien, il n'y aura pas d'engouement", affirme M. Perseval. A terme, l'agriculture raisonnée pourrait devenir une condition d'accès au marché.

Les agriculteurs attendent désormais les décisions gouvernementales. Un cahier des charges unique, contrôlé par des organismes indépendants, devrait être validé par décret dans les prochaines semaines. Ce sera un tournant auquel les pionniers sont plutôt favorables. Des obligations écrites et contrôlées sont, selon eux, une barrière indispensable contre la fraude. "On ne peut demander aux gens de nous croire sur parole", note M. Perseval. C'est aussi une protection contre les tentatives de récupération par la grande distribution, très redoutée. Les pionniers sont également suspendus aux réactions de leurs collègues agriculteurs et des consommateurs. Personne ne peut prévoir quel succès l'agriculture raisonnée rencontrera auprès d'eux.
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