Résumé L'analyse des sources écrites notamment Homère





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LISTE DES ILLUSTRATIONS
I - Zone de la prospection pédestre autour du site de Phaistos (d'après Watrous, L.V. et alii 2004, p. 5, fig. 1.2).

II - Extension de la cité de Phaistos à l'époque hellénistique (d'après Watrous, L.V. et alii 2004, p. 331, fig. 11.19).

III - Plan des structures d'époque historique sur la "colline du palais" : A) "cour du théâtre" ; B) quartier géométrique à l'Ouest de la cour LXX ; C) temple de la Megale Mater (modifiée d'après Cucuzza, N. 2005, p. 289, fig. 2).

IV - Les rues du quartier à l'Ouest de la cour LXX (modifiée d'après La Rosa, V. 2005, p. 276, fig. 90).

V - Les murs de fortification sur l'"acropole du milieu" (d'après Borgna, E. 2003, p. 49, fig. 3).



1* Cet article est le fruit d'une réflexion conduite à l'Université Marc Bloch - Strasbourg 2, sur le haut-archaïsme en Grèce. Je remercie P. Carlier, N. Cucuzza, A. Jacquemin, V. La Rosa, Fr. Lefèvre, Th. Petit pour leurs conseils avisés et Ed. Lévy qui a bien voulu accueillir ce travail dans la revue Ktèma. Tous les siècles s'entendent avant J.-C., sauf indication contraire.

 L'objet de cette recherche est la polis (= cité) en tant que forme d'organisation communautaire autonome exerçant ses prérogatives dans un centre urbain entouré d'un territoire (cf. Morgan, C. et Coulton, J. J. 1997, p. 87-144 ; Hansen, M. H. 2004, p. 29-46 pour un vaste survol des problèmes méthodologiques sur la définition de la polis). Sur la notion plus générale de « ville » et sur les phénomènes d'urbanisation en Egée, dès l'Age du Bronze, cf. Van Effenterre, H. 1990, p. 485-491.

2 Fustel de Coulanges, N. D. 1864.

3 La bibliographie à ce sujet est pléthorique; ne seront donc mentionnées ici que les études les plus récentes. Les problématiques concernant la polis ont fait l'objet des recherches du Copenhagen Polis Centre dirigé par M. H. Hansen de 1993 à 2003.

4 Pour la datation de la naissance de la polis cf., d'un point de vue historique, Ehrenberg, V. 1937, p. 147-159 ; Camassa, G. 1982, p. 22 ; Musti, D. 1989, p. 74-80, notamment p. 79 ; Carlier, P. 2000, p. 53. Parmi les archéologues qui se sont penchés sur ce problème citons, entre autres, Snodgrass, A. M. 1986 et Snodgrass, A. M. 1993, p. 30-40 ; Baurain, Cl. 1997. Excessivement simpliste Kotsonas, A. 2002 (notamment p. 50-51) qui déforme l'opinion de P. Perlman à propos des débuts de la polis de Gortyne (Perlman, P. 2000, p. 77-78). Pour une chronologie basse (VIIe s.) de la naissance de la polis, cf. aussi Watrous, L.V. et alii 2004, p. 339-341 qui critiquent les hypothèses d'A. M. Snodgrass.

5 À propos des complexes phénomènes de continuité et discontinuité qui caractérisent cette phase, cf. Musti, D. 1991, notamment p. 29-33.

6 Carlier, P. 2006.

7 Sur la nature du pouvoir des rois mycéniens, cf. Carlier, P. 1984, p. 128-130 et Carlier, P. 1996 A, p. 569-580. Une tablette en linéaire B découverte récemment à Thèbes (Fq 254 + 255.1) mentionne le terme ke-ro-ta (gérontas ?) dont l'interprétation reste discutée (cf. Aravantinos, V.L. et alii 2001, p. 224-226).

8 Opinion différente chez H. et M. Van Effenterre (Van Effenterre, H. et Van Effenterre, M. 2000, p. 177 et note 5, avec bibliographie) qui ont interprété l'organisation de la ville et du palais minoens de Mallia (époque proto-palatiale) comme une forme embryonnaire de cité, notamment en raison de la présence de l' "agora" et de la "crypte hypostyle". Dans la même optique, Camassa, G. 1994, p. 1172 a considéré le sanctuaire Sud-Ouest du second palais de Mallia (pièces XVIII 1-5 à destination cultuelle, avec un accès depuis l'extérieur de l'édifice) comme un lieu de culte communautaire. Ces idées stimulantes restent, pour l'instant, isolées à cause de la rareté des données concernant l'organisation politique de la Crète minoenne : cf. Pelon, O. 1995, p. 309-320.

9 L'écriture syllabique linéaire B a été utilisée pour noter le mycénien, un dialecte grec archaïque qui a de nombreux points en commun avec l'arcado-chypriote du Ier millénaire (cf. Ruijgh, C.J. 1996, p. 115-124). Le dialecte dorien utilisé dans les plus anciennes inscriptions alphabétiques crétoises constitue le témoignage principal d'un nouvel apport dans le peuplement de l'île entre le XIIe et le VIIIs.

10 Cf., à titre d'exemple, le phénomène du "culte des tombes" (voir infra, p. 000) et les données cultuelles concernant Phaistos et Haghia Triada (cf. Prent, M. 2003, p. 81-103).

11 Cf. Coldstream, J. N. 1994, p. 143-147 ; Gitin, S. et alii 1998, notamment les contributions de S. Sherratt et de E. Stern.

12 Pour un résumé récent sur la question, très débattue, cf. Baurain, Cl. 1997, p. 131-135 ; Carlier, P. 1999, p. 62-70. Les données textuelles et archéologiques ont été rassemblées par Vanschoonwinkel, J. 1991, p. 359-366.

13 Voir la position prudente de Hoffman, G.L. 1997 (notamment p. 255) qui analyse, entre autres, la tombe collective J de la nécropole cnossienne de Tekke (p. 191-245) considérée, à partir d'une simple hypothèse de J. Boardman, comme celle d'un orfèvre proche-oriental enseveli vers 1050 (cf., par exemple, Poursat, J.-Cl. 1995, p. 94).

14 Les tablettes en linéaire B mentionnent l'activité du da-mo, « une entité administrative locale à vocation agricole » : Lejeune, M. 1965, p. 1-22 (notamment p. 10). Voir aussi Maddoli, G. 1970, p. 7-57 et, en dernier lieu, Carlier, P. à paraître.

15 Cf. Snodgrass, A. M. 1986, p. 29-30 ; Davies, J. K. 1997, p. 33-34. En général, Burkert, W. 1992 ; Kopcke, G. et Tokumaru, I. 1992.

16 Pour un aperçu de ces questions, cf. Carlier, P. 1996 B.

17 Il suffit de citer, à ce propos, les cas de continuité cultuelle comme, par exemple, celui du sanctuaire de Kato Symi Viannou : Lebessi, A. et Muhli, P. 1990. M. Prent (2005, p. 611-614) a une position plus nuancée, soulignant les changements autant que les persistances dans le monde crétois.

18 Voir, à ce propos, Hoffman, G.L. 1997 (notamment p. 247) et Jones, D. W. 2000. Pour un aperçu plus large, cf. Matthäus, H. 2001, p. 153-214.

19 Elles étaient des cités florissantes, déjà dotées d'institutions bien structurées et capables de faire inscrire les lois civiques sur les murs du temple de la divinité poliade (cf. pour Gortyne, Perlman, P. 2000, p. 59-89 et Perlman, P. 2002, p. 187-227). Ces poleis avaient donc déjà dépassé la période de formation, celle qui est caractérisée par la mise en œuvre des instances politiques destinées à réglementer la vie en commun, par la délimitation du territoire, par l'organisation des cultes civiques etc. C'est cette phase de formation, la plus difficile à cerner, qui fera l'objet de notre recherche.

20 Il s'agit de la "loi constitutionnelle" de Dréros contre l'itération du cosmat, datée vers 650 par Van Effenterre, H. et Ruzé, F. 1994-1995, I, p. 306-308 (même chronologie dans Guarducci, M. 1967-1978, I, p. 187-188 et dans Jeffery, L. H. 19902, p. 315 mais avec un point d'interrogation). Parmi les jureurs sont mentionnés (... le collège des cosmes, les damioi et les Vingt de la cité).

21 Parmi les textes inscrits sur les murs du temple d'Apollon Pythien, une inscription très fragmentaire concerne des règlements de conflits à propos d'animaux (?); on peut lire à la ligne 2, g-h (... recevrait le droit civique sur l'agora et le droit [?]) ...  ; cf. Van Effenterre, H. et Ruzé, F. 1994-1995, I, p. 30-33. Il s'agit du texte le plus ancien, daté vraisemblablement de la fin du VIIe s. (Jeffery, L. H. 19902, p. 315 propose dubitativement une chronologie plus basse : 600-525?). On attend une étude détaillée sur la question annoncée par P. Perlman.

22 Sur la mise en parallèle des textes et des données archéologiques pour retracer les caractéristiques du monde égéen entre XIIe et VIIIe s., cf. Carlier, P. 2000, p. 40-41.

23 Nombreux sont les commentaires de ce passage; cf. l'analyse archéologique de Fittschen, K. 1973, p. 10-17 et, plus récemment, Edwards, M. W. 1991, p. 200-232.

24 Sur la chronologie de la composition des Poèmes Homériques, voir Ruijgh, C. J. 1995, p. 1-96 (IXe s.) ; Carlier, P. 1999, p. 92-93 (fin IXe-début VIIIe) ; Cassio, A. C. 1999,pp. 67-84. Les deux poèmes, qui ne sont pas tout à fait contemporains, ont été probablement composés pendant la phase de formation de la polis, comme l'attestent les caractéristiques différentes des cités décrites dans l'Iliade et dans l'Odyssée.

25 La création de la polis a nécessité des temps longs pour la mise en place et l'éclosion de ses multiples composantes. Pour le monde égéen, où les cités surgirent souvent sur le site d'habitats plus anciens, il est donc préférable de parler de développement plutôt que de fondation, ce dernier mot ayant une connotation ponctuelle valable surtout pour le monde colonial. Cf. infra, p. 000 à propos des phénomènes de synœcisme.

26 Le phénomène de la colonisation conduit, dans le courant des VIIIe-VIIe s., à une augmentation du commerce en direction de la Méditerranée occidentale (in primis vers les côtes de la péninsule italique).

27 Cf. infra, note 00.

28 Lemos, I. S. 2001, p. 215-226 et Lemos, I. S. 2002, p. 226-229. A propos des contacts entre ces deux îles pendant les Xe-IXe s., cf. Lebessi, A. 1996, p. 146-154. On remarquera qu'en l'état actuel de nos connaissances, ces deux îles semblent connaître un développement précoce des poleis.

29 Il est vraisemblable que ces relations ne se soient jamais complètement interrompues : voir bibliographie à la note 00, ainsi que Matthäus, H. 1998 ; Kanta, A. et Karetsou, A. 1998. Le rôle joué par Chypre dans ces échanges, entre le XIIe et le VIIIe s., a été fondamental.

30 La présence en Crète de nombreux petits gisements de fer a permis le développement de cet artisanat, peut-être d'origine chypriote, depuis le XIe s. : Markoe, G. 1998, p. 234-235.

31 Hoffman, G.L. 1997, p. 139-146 (pour le fer) ; Lemos, I. S. 2003, p. 187-195.

32 Cf. Cassio, A. C. 1998.

33 Amouretti, M.-Cl. 1986, notamment p. 44-45.

34 Traduction et commentaire dans Van Effenterre, H. et Ruzé, F. 1994-1995, I, p. 198-201.

35 Cf. Sapouna-Sakellaraki, E. 1998, p. 72 et p. 81, fig. 81 (site de Kyme en Eubée).

36 Cf. le problème de l'oliganthropie, connu notamment pour Sparte (cf. Lévy, Ed. 2003, p. 269-271). Pour mesurer la réelle portée de ce phénomène, il serait intéressant d'étudier le cas d'habitats (par exemple, Zagora d'Andros) qui ont été abandonnés apparemment avant de devenir des véritables poleis : peut-on imaginer qu'une trop faible croissance démographique ait joué un rôle dans cet abandon probablement en faveur de la cité d'Andros? A propos des synœcismes, cf. infra, p. 000.

37 Voir Snodgrass, A. M. 1986, p. 20-23 ; Morris, I. 1987, passim (dont les conclusions socio-politiques ont été toutefois fort critiquées) ; Snodgrass, A. M. 1993, p. 31-32. Pour un résumé sur la question, cf. Corvisier, J.-N. et Suder, W. 2000, p. 25-28.

38 Cf. le commentaire de Carlier, P. 1999, p. 307-310.

39 La scène atteste l'exercice d'un droit oral coutumier, étape qui précède la mise par écrit des lois. Ce dernier phénomène est, en effet, l'un des plus marquants du VIIe s. en Crète, au moment de l'affirmation des institutions politiques. La mise par écrit des premiers recueils de lois a été l'objet de nombreuses recherches : voir, entre autres, Van Effenterre, H. et Ruzé, F. 1994-1995, I, notamment p. 1-8 ; Camassa, G. 1996; Perlman, P. 2002, p. 187 avec bibliographie.

40 Sur la valeur symbolique du cercle, aux multiples implications dans de nombreuses cultures, cf. Chevalier, J. et Gheerbrant, A. 1982 , p 191-195. Dans le monde grec, la signification du cercle dans l'organisation de l'espace urbain a été précisée par Vernant, J.-P. 1965, p. 153-154.

41 Pour le sens précis de ce terme et sa distinction par rapport à polis, cf. Lévy, Ed. 1983.

42 Dans les cités fondées ex novo, comme la grande majorité des colonies, l'organisation des espaces publics et privés prend des formes géométriques dès les débuts (cf. l'exemple de Mégara Hyblaea : Gras, M. et alii, 2004, p. 535-546). En Egée, la situation était souvent compliquée par la présence d'agglomérations plus anciennes sur le site des futures poleis, dont les bâtisseurs ont dû tenir compte (cf. les cas d'Athènes, Argos, Prinias etc.)

43 Les problématiques liées à la délimitation de ces espaces dans les colonies grecques d'Italie méridionale ont été analysées par Muggia, A. 2000, p. 199-218.

44 Elle pouvait être de proportion différente selon que la polis fût monarchique (ex. Cyrène jusqu'au Ve s.), oligarchique (ex. Corinthe à l'époque des Bacchiades, à partir du milieu du VIIIe s.) ou isonomique (ex. Athènes après les réformes de Clisthène).

45 En Crète, les inscriptions archaïques mentionnent plusieurs magistratures, émanation des institutions poliades : les
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