Volet Domaines D’Activités Stratégiques





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Renforcer la compétitivité technologique des solutions de sécurité et diversifier les applications


Promouvoir des solutions globales de surveillance environnementale (terre, air, mer, eau) et de gestion de crise

En termes de protection de l’environnement et des personnes, l’enchaînement et la superposition des risques passe par une approche systémique et un couplage de données hydrographiques, météo et terrain.

La surveillance environnementale peut s’appuyer en région sur une taille critique de PME innovantes dans la métrologie : instrumentation, appareils de mesure, capteurs intelligents et communicants ainsi que sur le leader européen dans le domaine des satellites Thales Alenia Space. Concernant la phase d’intermédiation et de gestion de crise, le territoire est riche de la présence du constructeur mondial des hélicoptères civils et possède un savoir-faire reconnu en matière de gestion des incendies.

Ces compétences économiques spécifiques sont complétées par des compétences scientifiques en matière d’observation du littoral, de recherche sur la vulnérabilité des écosystèmes, les changements climatiques, la prévention et traitement des pollutions, la ressource en eau.

Il convient d’accompagner le développement du projet CEMER (Centre Euro-méditerranéen sur les Risques) et promouvoir des solutions de supervision environnementales globales combinant des mesures aériennes et spatiales et in situ. De plus, il est nécessaire de soutenir le développement de services innovants à forte valeur ajoutée pour soutenir l’aide à la décision des collectivités afin de mettre en place des solutions intégrées d’organisation et de gestion de crise. A ce titre, le projet de Plateforme de Sécurité civile du pôle Risque constitue un vecteur important de structuration de la filière sur le territoire. Un appui en ingénierie de la commande publique d’innovation aux collectivités locales est à mettre en place pour dynamiser le marché.

La chaîne de valeur des risques industriels comprend les phases de prévention au travers des actions de formation /sensibilisation des personnels industriels, de surveillance au travers des dispositifs de surveillance (capteurs, analyseurs de gaz, caméra thermiques …) jusqu’à la gestion de crise. Au sein du pôle Risques, 70 acteurs sont positionnés sur la prévention surveillance des risques industriels (sites industriels, transport de matières dangereuses, démantèlement de centrales nucléaires) sans compter l’expertise du CEA qui dispose d’une plate-forme de services pour la gestion des matières nucléaires, des déchets et des rejets des installations nucléaires et de moyens pour assurer la surveillance des installations et de l’environnement, la sécurité. Les services aériens (drones et systèmes autonomes) du pôle Pégase peuvent compléter l’offre en matière d’interventions sur crise.

Enfin, quelle que soit la nature du risque, le facteur humain est au cœur du dispositif : de l’interface homme/machine, à l’analyse des risques jusqu’au management de crise. A ce titre, il convient de renforcer l’action du Centre d’Etude sur les Facteurs Humains.
Renforcer la compétitivité technologique des solutions de sécurité et diversifier les applications

Deux domaines d’application sont particulièrement concernés en région :

  • la sécurité et la sureté maritimes,

  • la sécurité et l’identité numériques, la sécurité des biens et des personnes.

Sécurité et sureté maritimes

Le domaine de la sécurité maritime évolue d’une logique de défense des approches maritimes à une logique de sauvegarde ( prévention et résolution des conflits d’usage, protection et gestion des ressources naturelles du domaine maritime et des risques environnementaux, contrôle de la navigation, prévention et gestion des accidents et catastrophes, sécurité des navires et de leur navigation, sauvetage en mer).

Le marché est très fragmenté et encadré par les directives et réglementations nationales ou internationales. Les principaux donneurs d’ordre de ces marchés sont les collectivités territoriales, les ministères, des sociétés mixtes publics-privés et des entreprises privées. Au niveau français, les douanes utilisent les drones, et les patrouilleurs pour leurs missions de surveillance. Les CROSS (centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage) assurent la surveillance de zones de séparation de trafic et coordonnent le sauvetage.

Les marchés visés sont des marchés mondiaux. De nombreux Etats côtiers se sont engagés dans des processus de mise à niveau de leurs moyens de surveillance et d’intervention en mer adaptés à leur besoins spécifiques. Au Moyen Orient, il existe une forte demande de protection des zones pétrolières, l’Asie doit également faire face à des enjeux de sécurité maritime car 80% du commerce international transitent par cette zone et les USA ont un programme structurant: Deep water (garde-côtes)

Provence Alpes Côte d'Azur bénéficie de l'implantation d'acteurs mondiaux de l'industrie de défense et de la sécurité civile sur son territoire. Le Var est le 1er département de défense de France grâce à la présence du 1er port militaire français et méditerranéen qui draine un vaste réseau de PME sous-traitantes disposant d’une base technologique solide.

Les principales compétences relèvent des outils de détection (capteurs physiques, chimiques ou biologiques), de l’intelligence et du traitement des données (modélisation, simulation, technologies 3D, réalité virtuelle), des vecteurs de surveillance aérien (drone), sous-marin (robotique) et des moyens d’intervention (hélicoptère).

Trois grands intégrateurs systèmes de dimension internationale DCNS, THALES et EADS-CASSIDIAN/SIGNALIS jouent le rôle de locomotive. Les technologies concernent les réseaux d’instrumentation in-situ et l’observation satellitaire de la surface de la mer, les modèles de prévision, les outils d’alertes.

Quel que soit le vecteur de surveillance, habité ou non habité, il est souvent nécessaire d’y adjoindre des équipements spécifiques pour accomplir une mission. A ce jour, la majorité des missions de surveillance et d’intervention sont menées à partir de vecteurs et de moyens nautiques habités. La tendance est au développement de la robotique pilotée à distance.

Dès lors, il convient de :

  • Soutenir la R&D facilitant l’intégration des systèmes d’information pour la prise de décision : mise en réseau des systèmes et capteurs, automatisation des alertes …,

  • Renforcer la performance (poids, autonomie, consommation) des vecteurs de communication (capteurs à terre, sur navire ou intégrés à un satellite, drones de surface, sous-marins ou aériens) et tester en mer des nouveaux équipements robotiques,

  • Développer des solutions globales de sécurisation, avec une intégration dans les outils de gestion portuaires,

  • Adapter les produits et technologies militaires aux applications civiles des produits et technologies utilisés dans la Défense et exporter ce savoir-faire.


Sécurité et identité numériques, sécurité des biens et des personnes

Le potentiel de ce marché augmente avec la pluralité des domaines liés à la protection des données sensibles ou personnelles (dossier médical, compteurs électriques intelligents, domotique pour les personnes âgées à domicile…). La sécurisation des données, des réseaux et des serveurs devient de plus en plus indispensable. Les systèmes logiciels de sécurité visent à prévenir, détecter et limiter les attaques malveillantes à l’encontre des systèmes, des contenus, des services et des personnes.

Ils se fondent en particulier sur la cryptologie et la sécurité de la donnée. Ces systèmes doivent assurer l’intégrité, la confidentialité, la disponibilité et la traçabilité de la donnée et de ses traitements.

Si les applications de sécurités sont nombreuses, certains secteurs sont très demandeurs : finance, administration, services informatiques, fabrication des composants électroniques, militaire, défense, aérospatial. La sécurité n’est plus vue comme un « monde à part » mais comme une composante essentielle et intrinsèque de tout système d’information.

En matière de sécurité et d’identité numérique, la région dispose d’acteurs de rang mondial et de compétences technologiques spécifiques avec le Centre National de RFID expert sur les usages et l’appropriation de la RFID au niveau européen ainsi qu’une plate-forme mutualisée « CIMPACA » de pré-certification de technologies sans contact.

Les fabricants de semi-conducteurs (St Microelectronics, Inside Secure) de rang mondial sont présents sur le territoire, mais également des PME et ETI fabricants d’objet sans contact comme Tagsys ainsi que des PME éditrices de logiciel. Les usages adressés relèvent de la traçabilité, du contrôle d’accès physique mais aussi de l’authentification, de la signature électronique.

L’enjeu en matière de sécurité et sureté est de déployer des équipements à très haute performance et faible coût (composants actifs basés sur matériaux semi-conducteurs inorganique et organiques, détecteurs CMOS, détecteurs EIR pour des applications industrielles, composants photoniques actifs et passifs à faible coût) au croisement technologique entre les KET ‘s « Matériaux avancés » et « Nanotechnologies ».

Dès lors, il convient d’encourager la recherche en algorithmique, qui est la base de la sécurité, mettre en place des filières intégrées autour de la sécurité informatique, incluant le matériel, la cryptologie, le logiciel, les services…, sensibiliser le grand public et les entreprises sur les aspects de sécurité.
3-1-3- DAS « Santé – Alimentation »

Le périmètre des marchés lié à la santé comprend les services de santé (soins à domicile), les produits de santé et de bien-être (dispositifs médicaux : aides techniques, imagerie, cardiologie, produits pharmaceutiques, alimentation, santé, cosmétique) et les services supports (assurance publique et privée, e-santé).

En matière de santé, Provence Alpes Côte d’Azur doit faire face à des enjeux liés au vieillissement de sa population et à l’organisation du système de soins. La population régionale est en effet plus âgée que la moyenne nationale (en 2012 près de 10 % de la population avaient plus de 75 ans contre 8,5 % au niveau national). L’offre de soins est dense mais inégalement répartie sur le territoire avec deux pôles majeurs sur la zone littorale situés à Marseille et Nice, et des carences dans les parties éloignées du littoral.
Le DAS santé se positionne sur 3 objectifs en cohérence avec le Projet Régional Santé de l’Agence Régionale de la Santé notamment sur les objectifs suivants : améliorer l’organisation du parcours des patients dans le système de santé, favoriser le maintien à domicile de la personne malade ou fragilisée par l’âge ou le handicap, innover pour améliorer la qualité des prises en charge :


Améliorer la prise en charge du patient par un dépistage précoce, une aide au diagnostic médical et le développement des dispositifs médicaux


Développer des solutions d’e-santé



Prévenir les maladies par la promotion de l’alimentation méditerranéenne


Améliorer la prise en charge du patient par un dépistage précoce, une aide au diagnostic médical et le développement des dispositifs médicaux

Le secteur du diagnostic connaît des évolutions majeures pour améliorer le diagnostic des pathologies et établir un diagnostic plus rapidement. Les développements de diagnostic rapide sont essentiellement portés par des laboratoires académiques, des start-up et des PME travaillant sur la convergence de la biologie, des biomatériaux, de la microélectronique et des nanotechnologies.

Les innovations attendues concernent les bio marqueurs prédictifs permettant d’améliorer la prévention des maladies neuro dégénératives (essais clinique en immunologie et neurosciences) et sur lesquels reposeront de futurs tests de diagnostic.

En 2008, le marché mondial du diagnostic in vitro était de 27 Md€, dont 9,98 Md€ pour le marché européen. La France représente, quant à elle, 16,6 % de ce marché, se plaçant en seconde place en Europe (derrière l’Allemagne).

Les avancées en imagerie, tant en termes techniques que d’interprétation, viendront également compléter l’évolution du domaine du diagnostic. Quel que soit l’outil de diagnostic, des sociétés pourront également se développer grâce à l’élaboration de logiciels d’aide à la décision. Le vieillissement de la population va accélérer le besoin de diagnostic in vivo notamment l’IRM, la médecine nucléaire et le scanner. En diagnostic in vivo (imagerie), le couplage de différentes technologies de diagnostic au sein d’un même équipement conduira à l’émergence de nouveaux produits. Le potentiel de marché européen du diagnostic in vivo est évalué à 6 milliards d’euros en 2019. De même la chirurgie guidée par imagerie combinera l’acte chirurgical avec l’acte de diagnostic à travers une interprétation en temps réel.

Le marché mondial du dispositif médical hors diagnostic in vitro était estimé à environ 166,6 Md€ en 2008, dont 53,6 Md€ pour le marché européen et connaît une progression de 5-6 % par an. L’Allemagne est clairement le leader du marché européen, avec 27,8 % du marché européen. En France, le marché était de 6,2 Md€ en 2008 pour les dispositifs médicaux hors diagnostic in vitro.

Provence Alpes Côte d’Azur se distingue par l’importance de la recherche clinique en neurosciences, cancérologie, infectiologie et par la présence du deuxième Centre Hospitalier Universitaire de France. Les défis santé que souhaitent relever le pôle de compétitivité Eurobiomed sont la médecine personnalisée, les maladies chroniques et les maladies rares.

D’autres régions françaises sont très bien positionnées dans le diagnostic et le traitement médical, en cancérologie et en infectiologie : Ile de France avec le Pôle Medicen et l’Institut Pasteur, Rhône-Alpes avec Lyon-biopôle et l’Institut de Recherche Technologique Bioaster dédié à l’infectiologie et à la microbiologie. Au niveau européen Medicon Valley à l'est du Danemark et au sud-ouest de la Suède, représente l'un des pôles en sciences de la vie les plus performants d'Europe. C’est pour ces raisons qu’il convient d’accélérer les start-up et les PME en biotechnologie de Provence Alpes Côte d’Azur sur des niches particulières. Les dispositifs médicaux d’équipement, l’instrumentation pour la santé regroupent en région une centaine de TPE et PME spécialisées dans l’imagerie médicale, l’élaboration de laser pour la thérapie, les techniques de spectroscopie et d’imagerie cellulaire. Ces entreprises dont une partie est membre du pôle de compétitivité OPTITEC peuvent s’appuyer sur le Centre Européen de Recherche en Imagerie Médicale (CERIMED) situé à Marseille qui met à disposition ses équipements et ses compétences pour le développement et la validation de nouveaux protocoles et techniques d'imagerie médicale.

Le potentiel de valorisation industrielle se situe principalement sur l’axe immuno-cancer structuré autour du Cancéropôle et de Marseille Immunopôle. La région occupe une place de premier plan sur le diagnostic médical. Le pôle de compétitivité Eurobiomed est membre du « European Diagnostic Cluster Alliance » qui regroupe plus de 400 PME européennes, 70 en Provence-Alpes Côte-d’Azur sur le diagnostic in vitro, les bio marqueurs, l’imagerie médicale.

La région est d’autre part reconnue dans le domaine de la recherche sur les maladies infectieuses, avec notamment la présence sur son territoire de l’Institut Hospitalo-Universitaire sur les maladies infectieuses et tropicales (Méditerranée Infection) qui participe à l’élargissement des champs de compétences dans le diagnostic médical.

La région peut donc revendiquer une position de leader européen sur l’accès au diagnostic et la prise en charge du patient dans le domaine des maladies inflammatoires, des maladies infectieuses et du cancer. Il s’agit dans ce cadre de:

  • Développer des outils de prévention innovants et sensibiliser les professionnels de santé,

  • Soutenir les essais cliniques en immunothérapie et accélérer l’achat de tests,

  • Développer les dispositifs médicaux à forte valeur ajoutée,

  • Renforcer les ressources marketing pour conforter notre positionnement en immunothérapie.


Développer des solutions d’e-santé

L’autonomie des personnes est un enjeu majeur aussi bien pour les personnes âgées, que pour les patients atteints de maladies chroniques ou en retour d’hospitalisation. Elle répond autant à un besoin de bien-être des personnes qu’à la nécessité de réduire les coûts de santé.

La décentralisation de la fourniture de soin de santé (hors des laboratoires ou de l’hôpital) constituera une innovation majeure tout comme la généralisation du diagnostic auprès du patient. Les années à venir verront se multiplier les thérapies utilisables à domicile : des dispositifs médicaux permettant d’ajuster la délivrance de médicaments, suivre l’activité des personnes ou des paramètres biologiques et physiologiques, des systèmes de communication entre les personnes à domicile et le personnel médical. Le développement de la télémédecine est nécessaire au développement de la médecine personnalisée.

Le marché de l’e-santé est un marché en émergence qui représente 72 milliards d’euros au niveau mondial et 15 à 20 milliards d’euros en Europe. Le marché compte ainsi pour 2 % des dépenses de santé en Europe, alors que l’objectif qui était affiché par l’UE pour 2010 était de 5 %.
Le secteur est particulièrement fragmenté et cross-sectoriel. Il concerne la filière des TIC (logiciels d’aides au diagnostic, de gestion des données, services pour monitoring des patients, communications sécurisées), et celle de la santé (dispositifs médicaux, télé radiologie, télé expertise, actes chirurgicaux à distances et des services à la personne (professionnels des soins à domicile).

En France les TIC représentent seulement 1,5 % des dépenses de santé. Toutefois, le marché de l’e-santé est amené à croître fortement car ce secteur est porteur d’une forte création de valeur, en termes de développement de l’offre industrielle et de services innovants. Plusieurs démarches de e-santé sont lancées au niveau national: en Ile de France avec des coopérations effectives entre les pôles « CAP DIGITAL », « Optics Valley », le Génopôle et le pôle Medicen, en Alsace avec Alsace Biovalley sur les dispositifs médicaux, la robotique et l’imagerie médicale, en Bourgogne avec le Gérontopôle

En région, le Groupement de Coopération Sanitaire e-santé met en œuvre des projets santé liés au numérique principalement sur le traitement et l’interprétation des images médicales numériques acquises par radiographie, échographie, scanner, IRM. Parallèlement le Programme régional de télémédecine a fixé comme priorités : la permanence des soins en imagerie, la prise en charge de l’AVC, la prise en charge des maladies chroniques, les soins en structure médico-sociale ou en hospitalisation à domicile.

La structuration de cette filière portée par les pôles de compétitivité Eurobiomed et Solutions Communicantes Sécurisées en articulation avec le pôle de compétitivité OPTITEC et le PRIDES Services à la Personne peut s’appuyer également sur plusieurs centres techniques et d’usages : le Centre National de Référence Santé à domicile, le Centre d’Innovation et d’Usages en Santé (CIUS) et sur un réseau d’entreprises leaders comme Bull (Amesys), Elster (Coronis), Gemalto, IBM, Orange Healthcare , Sanofi, SAP, ST Microelectronics ainsi qu’un réseau de 75 TPE et PME dynamiques et innovantes ( les laboratoires pharmaceutiques, les industriels du dispositif médical , les fabricants de matériel TIC, les éditeurs de logiciels et de sites SSII), sans oublier les nombreux prestataires de services à la personne.

Plusieurs verrous sont d’ores et déjà identifiés. Si les technologies sont matures et éprouvées, toute la difficulté réside dans leur déploiement. Les innovations dans ce domaine sont avant tout des innovations d’usage. La réticence des patients (des technologies qui effraient les moins jeunes, la peur de ne pas garder le contrôle sur ses données personnelles) et des professionnels de santé (résistance au changement organisationnel dans les établissements de soins) nécessite du temps et des moyens pour sensibiliser, expliquer et former les futurs utilisateurs.

Au-delà de cet enjeu, le verrou économique persiste. Très peu de solutions de télémédecine sont aujourd’hui prises en charge par l’assurance maladie et elles le sont au titre du dispositif médical. Le mode de rémunération à l’acte des professionnels de santé est inadapté pour la télésurveillance ou la télé-expertise, l’analyse des données à distance n’est pas prévue dans le remboursement de l’Assurance Maladie, ce qui freine la généralisation de ce type de pratique dans le milieu médical.

Pour déployer des projets de télémédecine à large échelle en région, il convient :

  • d’accompagner les innovations organisationnelles (protocoles médicaux),

  • de renforcer le niveau de financement des projets, leur seuil de rentabilité étant atteint au bout de 3 à 5 ans,

  • de réduire le processus de prise de décision des pouvoirs publics sur le secteur de la santé,

  • de déterminer le modèle économique  à travers une répartition du coût de prise en charge entre le patient, l’assurance maladie, ou les mutuelles.



Prévenir les maladies par la promotion de l’alimentation méditerranéenne

La progression de l’obésité et du surpoids, le vieillissement de la population, le développement des maladies chroniques renforcent le besoin de se nourrir sainement. Des liens sont aujourd’hui établis entre l’alimentation et les grandes pathologies (cancer, maladies cardiovasculaires, diabète, allergies…). Il est donc nécessaire de promouvoir une alimentation saine et sûre et de qualité, accompagner un vieillissement en bonne santé et maitriser l’impact environnemental des productions agricoles.

Les consommateurs recherchent de plus en plus des fruits et légumes de haute qualité organoleptique, parfaitement sains (absence de pathogènes, toxines et résidus de pesticides) et ayant une bonne valeur nutritionnelle. Sur le plan de la nutrition et du bien-être, les recommandations du « manger mieux » se traduisent en effet par une plus grande consommation de produits végétaux divers et une consommation modérée de produits carnés. Les recherches sur l’alimentation et les choix alimentaires vont impacter en amont la production et la transformation des produits.

Le marché de la production des aliments santé est divisé en trois segments : alicaments à vocation thérapeutique, produits diététiques et compléments alimentaires. Ce marché compte 4 grandes catégories d’acteurs industriels : les grands noms de l’industrie agroalimentaire, qui ont développé des offres dédiées à la nutrition-santé (Danone, Nestlé, Lactalis), les spécialistes du bio et de la diététique (Distriborg, Lea Nature, Santé & Nutrition), les producteurs de compléments alimentaires (Arkopharma, Forte Pharma, Innéov, Oenobiol, etc.), les industriels de l’agroalimentaire traditionnels, qui ont investi le marché de la santé avec des offres variées.

La région dispose d’une taille critique en agroalimentaire (2ème secteur industriel de la région avec près de 800 établissements et 28 000 emplois), d’une position de leader dans de nombreuses productions méditerranéennes : fruits et légumes, fleurs, plantes à parfum, riz….

La région dispose d’autre part d’une concentration inégalée en Europe de sociétés productrices d’ingrédients aromatiques (70 entreprises – 3 800 salariés), qui assurent plus de la moitié de la production française. S’appuyant sur un capital technique, scientifique et humain, mondialement reconnu pour l’exploitation des matières premières naturelles, les leaders mondiaux (Firmenich et International Flavors and Fragrances) et nationaux (V. Mane & Fils, Robertet), il s’agit là d’une industrie au cœur du développement du Sud-Est de la France, avec un impact sur son espace, son économie, son emploi ou même son identité.

La filière agroalimentaire est structurée autour du pôle de compétitivité TERRALIA qui a, parmi ses objectifs, ceux d’optimiser les propriétés nutritionnelles et de garantir la sécurité des aliments. Cette filière bénéficie d’autre part d’une recherche de haut niveau portée par l ’Institut National de Recherche Agronomique (INRA), des expertises du Centre Technique de Conservation des Produits Agricoles, premier centre de recherche agroalimentaire français et du Centre de Recherche en Nutrition Humaine Méditerranée commun à Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc Roussillon notamment dans le domaine de la nutrition, des lipides, de la biodisponibilité et du métabolisme des nutriments.

Les acteurs économiques clés en région sur ces segments sont les industriels transformateurs de fruits et légumes, d’agrofournitures et ceux de la nutraceutique (Arkopharma , Bionatec, Phytomédica, Scalime , Naturex,...) et des produits diététiques (Phytoscience, Holistica, Pronutri,....) La région peut aussi s’appuyer sur le leader mondial de production d’extraits végétaux Naturex (1400 employés ) et certaines sociétés cosmétiques également fortement positionnées sur le segment des ingrédients naturels (Laboratoire M&L (L’OCCITANE, 900 personnes).

A ce jour, il existe peu de collaboration entre les industriels de la filière agroalimentaire et ceux de la santé. D’autres régions françaises sont plus avancées sur le thème de l’alimentation santé comme le Pôle Nutrition Santé Longévité (Nord Pas-de-Calais) et le Pôle Vitagora (Bourgogne).

Parmi les enjeux, il convient de structurer une filière « alimentation santé » en renforçant les coopérations entre le secteur de l’agroalimentaire et celui de la santé. Il s’agit aussi de développer des expérimentations grandeur nature avec des populations différentes (jeunes, personnes âgées)

Au niveau des progrès technologiques sur la production alimentaire, il convient de soutenir la R&D permettant de sélectionner des variétés répondant aux enjeux de l’agriculture de demain (stress biotique, changement climatique…), de rechercher des solutions alternatives aux traitements phytosanitaires (résistance génétique, lutte biologique, production intégrée …) et de développer des procédés durables d’extraction, de transformation ou de conservation garantissant la sécurité alimentaire.

L’étape d’extraction mobilise en effet 70 % des investissements et 50 % des consommations d’énergie dans l’agroalimentaire, la chimie fine, la pharmacie et la cosmétique. L’enjeu est donc de développer des technologies « durables » permettant simultanément une meilleure prise en compte des contraintes des industriels, de protection de l’environnement et des besoins des consommateurs. Il est à noter que 3 pôles de compétitivité Trimatec (écotechnologies), PASS (Parfums Arômes Senteurs Saveurs) et TERRALIA (Pôle Européen d’Innovation Fruits et Légumes) sont appuyés par des partenaires techniques experts. Le laboratoire Green de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse (UAPV/INRA) et l’association Innovation Fluides Supercritiques (IFS) ont, d’autre part, créé l’association France Eco Extraction en 2012 pour conforter les actions menées depuis 2009 dans le secteur de l’éco-extraction du végétal. Ils ont été rejoints par l’Université Européenne des Senteurs et Saveurs (UESS) et FranceAgriMer. Les équipements proposés pour développer de nouveaux ingrédients et procédés complèteront les technologies offertes par deux plateformes existantes : Erini à Grasse et Extralians à Nyons.

Enfin, il est nécessaire d’engager un plan de communication de grande envergure pour valoriser les produits issus des terroirs méditerranéens dans lequel le consommateur ait confiance, des produits sains dont les effets sur la santé seront validés.
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