Lexique Le pib est une mesure des richesses créées dans un pays donné et pour une année donnée. Schématiquement, on le calcule en faisant la somme des valeurs ajoutées dans le pays. Définition





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date de publication04.06.2019
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Notions chapitre I 

PIB - Produit Intérieur Brut

Lexique


Le PIB est une mesure des richesses créées dans un pays donné et pour une année donnée. Schématiquement, on le calcule en faisant la somme des valeurs ajoutées dans le pays.

Définition


Le PIB est une façon de mesurer les richesses créées, en général dans un pays et pour une année donnée. Il y a trois façons complémentaires de calculer le P.I.B. :

  • 1ère optique : par la production des unités résidentes. Dans ce cas : PIB aux prix du marché = ∑ valeurs ajoutées + impôts sur les produits -              subventions sur les produits La valeur ajoutée par une entreprise [qui figure également dans les notions du programme que vous pouvez consulter en passant par le menu de droite] se calcule en soustrayant la totalité des consommations intermédiaires (c'est-à -dire tous les achats faits à  l'extérieur de l'entreprise et  incorporés dans le produit fini) à  la valeur de la production vendue. Faire la somme des valeurs ajoutées, c'est ajouter la production réellement réalisée par tous les agents économiques. Cela permet donc de connaître la production totale réalisée dans l'année. Cependant, les valeurs ajoutées sont évaluées aux prix de base, c'est-à -dire sans les impôts sur les produits dont, notamment, la TVA. Les valeurs ajoutées étant calculées hors taxes, il faut ajouter les impôts sur les produits pour avoir le PIB « aux prix du marché ». On soustrait le montant des subventions car ces subventions permettent aux entreprises de diminuer leurs prix.

  • 2ème optique : par la demande adressée aux unités de production résidentes. Dans ce cas : PIB aux prix du marché = Dépenses de consommation finale + FBCF + exportations - importations En effet, la demande provient soit des unités résidentes pour la consommation ou pour l'investissement, soit des unités non résidentes (cette demande correspond donc à  l'exportation qu'il faut ajouter à  la demande intérieure). Cependant, une partie de la demande intérieure peut être satisfaite par des unités non résidentes (il s'agit donc des importations qu'il faut enlever de la richesse créée par les unités résidentes).

  • 3ème optique : par les revenus distribués par les unités de production résidentes. Dans ce cas : PIB aux prix du marché = Rémunération des salariés + EBE (et revenus mixtes) + Impôts (sur la production et les importations) - subventions. En effet, toute la richesse créée est redistribuée sous forme de revenus primaires (salaires pour les salariés, EBE pour les sociétés, revenus mixtes pour les indépendants) ; la différence entre les impôts sur la production et les importations et les subventions correspond à  une sorte de revenu primaire puisqu'elle est prélevée sur la valeur ajoutée créée (voir répartition de la valeur ajoutée en classe de seconde ou de première) comme la rémunération des salariés pour calculer l'EBE. Autre explication : les revenus primaires proviennent du partage de la valeur ajoutée calculée au prix de base (cf ci-dessus) ; pour obtenir la somme des valeurs ajoutées au prix du marché, il faut rajouter à  la somme des revenus primaires le supplément payé du fait de ces impôts (nets des subventions) sur la production et les importations.

Il existe une mesure du PNB (produit national brut) même s'il n'existe plus aujourd'hui dans la comptabilité nationale étant remplacé par le RNB (revenu national brut).

RNB (autrefois PNB) = PIB + revenus reçus du reste du monde - revenus versés au reste du monde + subventions reçues du reste du monde - impôts sur la production versés au reste du monde.

Il s'agit donc d'un indicateur de revenu national souvent utilisé dans les comparaisons internationales de niveau de vie car il regroupe l'ensemble des revenus reçus par les unités résidentes (le PIB étant, dans l'optique des revenus, un agrégat des revenus versés par les unités résidentes, y compris donc à  des unités non résidentes).

Indicateurs


Le PIB est souvent transformé en PIB/habitant pour mesurer le niveau de vie même s'il peut être plus intéressant d'utiliser le RNB (ou PNB) (Voir la rubrique définition). Les comparaisons internationales de PIB ou PIB par habitant (ou RNB par habitant) posent des problèmes spécifiques :

  • La comparaison dans le temps : si l'on veut comparer les valeurs du PIB à  des dates différentes dans un même pays, il est nécessaire d'éliminer les effets de l'inflation. En effet, celle-ci gonfle les prix et comme le P.I.B. se calcule à  partir des prix, cela fait automatiquement augmenter le P.I.B. alors que ce n'est qu'une apparence. On doit donc toujours calculer le PIB réel, c'est-à -dire corrigé de l'inflation.

  • La comparaison dans l'espace pose des problèmes beaucoup plus redoutables. On veut ici comparer les PIB de plusieurs pays, éventuellement à  plusieurs dates, pour comparer leur croissance économique.Il faut d'abord une unité commune. On prend souvent le dollar. Mais pour transformer des yens ou des euros en dollars, il faut savoir quel taux de change retenir. Or, depuis le début des années 1970, le dollar flotte, c'est-à -dire que son cours (le prix qu'il faut payer pour en acheter) change tous les jours en fonction de l'offre et de la demande sur les marchés des changes. Et il ne change pas qu'un peu : au 2ème semestre 2002, un euro valait aux environs de 0.95 dollar, en juin 2003, un euro vallait un peu plus de 1.15 dollar, en décembre 2006, il tourne autour de 1.30 dollar, au total l'euro s'est apprécié de près de 37% ! Comment faire ? Il n'y a pas de bonne réponse mais les statisticiens ont tenté de trouver une façon de calculer les PIB de manière à  les rendre à  peu près comparables et non dépendants des taux de change. On calcule les PIB en parité de pouvoir d'achat (PPA). Qu'est-ce que cela signifie ? On va chercher le taux de change fictif (non constaté sur les marchés des changes) qui, compte tenu des prix sur chacun des marchés, assure le même pouvoir d'achat dans les deux pays concernés. Par exemple, si avec 1000 euros, j'achète la même chose en France qu'avec 1000 dollars aux Etats-Unis, je dirai que le taux de change en PPA du dollar en euro est de 1 pour 1 et j'utiliserai ce taux de change pour transformer le montant du PIB français en un montant en dollars PPA, et cela quel que soit le taux de change réel sur le marché des changes. Avoir un PIB calculé en PPA est également très important pour les pays en développement, car dans ces pays, la structure des prix est très différente de ce qu'elle est dans les pays développés.

  • Enfin, comparer des PIB supposerait évidemment que les définitions et les modes de calcul en soient partout les mêmes. Ce n'est pas réellement vrai, même si les efforts des organismes internationaux réussissent à  faire se rapprocher les méthodes de calcul.

Comparer les PIB de différents pays à  différentes dates posent donc des problèmes. Ces problèmes ont des solutions mais celles-ci ne sont pas parfaites et les taux de croissance que l'on calcule à  partir de ces PIB peuvent ne pas être exactement comparables. Une différence minime (un dixième de point, par exemple) sur des taux de croissance de différents pays ne signifie donc pas grand chose. Soyez prudent dans vos commentaires !

Tendances


Le PIB est très souvent utilisé, malgré ses défauts, pour mesurer la croissance économique. Parfois, pour les comparaisons internationales, le PIB est rapporté au nombre d'habitants pour mesurer le potentiel productif d'une population. Pour les résultats de cette utilisation : voir les notions « croissance » et « développement ».

Depuis plus de deux siècles, dans les pays développés, le PIB et le PIB par habitant se sont considérablement accrus. Et même si en France, on estime que depuis le début des années 1980, la croissance est très lente, il faut relativiser cette lenteur : en 25 ans, la croissance annuelle moyenne reste encore supérieure à  ce qu'elle a été pendant le 19ème siècle, par exemple. 

Enjeux


  • Le PIB mesure-t-il correctement l'ensemble de la production des unités résidentes ? Non, mais plus qu'on ne le croit souvent.

    • On pourrait penser que le P.I.B. n'intègre pas l'économie souterraine mais les statisticiens s'efforcent de l'intégrer. Ils tiennent compte de la fraude et de l'évasion fiscale ( à  partir de données des contrôles fiscaux), du travail au noir. Au total, ces corrections représentaient 6,5 % du PIB en France en 1995 dont 3,8 % pour le travail au noir. Remarque : les activités illégales ne sont pas évaluées en France car leur rôle est supposé marginal au niveau macroéconomique. 

    • Le P.I.B. est censé mesurer la totalité de la production réalisée en un an dans le pays. Pour cela, on part, comme on l'a vu dans le paragraphe précédent, des prix de vente. Cela semble évident et simple. Mais quand il n'y a pas de prix de vente ou quand le prix de vente est loin de représenter le coût de production, comment fait-on ? Par exemple, comment mesure-t-on la production des enseignants ? Les usagers ne paient directement aucun prix pour l'enseignement qu'ils reçoivent. Comment fait-on alors ? On est obligé de faire des conventions : on décide que la production des enseignants (comme la production de tous ceux qui fabriquent ce que l'on appelle des services non marchands) sera évaluée au coût de production, c'est-à -dire le montant de leur salaire, y compris les charges sociales. Cela correspond-il à  la réalité ? Il n'y a pas de réponse à  cette question. Comme toutes les conventions statistiques, cette convention-là  est contestable. Mais on n'en a pas encore trouvé de meilleure, donc on la conserve ! Cependant, comme la part du tertiaire, et en particulier du tertiaire non marchand, a beaucoup augmenté dans le P.I.B. depuis 1950, cette convention qui a un réalisme limité pèse de plus en plus lourd. 

    • Plus critiquable, certaines activités productives ne sont pas intégrées alors qu'elles sont pourtant très importantes. Il s'agit de la production domestique qui correspondrait à  environ 50 % du PIB (faire le ménage est une activité prise en compte dans le P.I.B. quand elle est faite par une personne déclarée et rémunérée, mais pas quand on la fait pour soi). De plus, les changements économiques et sociaux poussent à  satisfaire ces besoins (repas, ménage, etc.) en faisant appel, plus souvent qu'autrefois, à  des individus ou des  sociétés rémunérés ce qui augmente la richesse créée, le PIB, de manière en réalité artificielle (cette activité productive existait auparavant mais n'était pas intégrée au PIB).

Le PIB mesure-t-il le bonheur national ? Non, et cela pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, il n'intègre pas la totalité des activités productives (par exemple, la production domestique). Ensuite, il intègre des activité nuisibles : production d'armes, de cigarettes, etc. De plus, il est liée à  des nuisances : l'augmentation du PIB se traduit par plus de pollution, plus de prélèvements sur des ressources épuisables, etc. Enfin, il faut comprendre que l'objectif du calcul du PIB n'est pas de mesurer le bonheur national : il a été conçu pour mesurer la production, donc la croissance économique, en vue notamment d'améliorer les politiques économiques. Les ambitions du calcul du PIB sont plus modestes que ce que l'on croit parfois. D'autres indicateurs ont été créés pour tenter de mesurer le niveau de développement comme l'IDH (voir cette notion).


Indice de développement humain IDH

Lexique


Indicateur de développement humain. L'IDH essaie de mesurer le développement plus que la croissance économique en intégrant des indicateurs qualitatifs.

Définition


L'Indicateur de Développement Humain, ou I.D.H., a comme objectif d'essayer de mesurer le niveau de développement des pays, sans en rester simplement à leur poids économique mesuré par le PIB ou le PIB par habitant. Il intègre donc des données plus qualitatives. C'est un indicateur qui fait la synthèse (on l'appelle indicateur composite ou synthétique) de trois séries de données :

  • l'espérance de vie à la naissance (qui donne une idée de l'état sanitaire de la population du pays),

  • le niveau d'instruction mesuré par deux indicateurs : le taux brut de scolarisation (nombre d'élèves dans le primaire, le secondaire et le supérieur / effectifs des classes d'âge concernées) et le taux d'alphabétisation des adultes,

  • le PIB réel (c'est-à -dire corrigé de l'inflation) par habitant, calculé en parité de pouvoir d'achat (c'est-à -dire en montant assurant le même pouvoir d'achat dans tous les pays) ; le PIB par habitant donne une indication sur le niveau de vie moyen du pays.

L'IDH est calculé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il se présente comme un nombre sans unité compris entre 0 et 1. Plus l'IDH se rapproche de 1, plus le niveau de développement du pays est élevé. Le calcul de l'IDH permet l'établissement d'un classement annuel des pays.

L'IDH, s'il est sans doute un meilleur indicateur du niveau de développement d'un pays que le PIB par habitant, n'est cependant pas exempt de faiblesses, en particulier parce qu'il inclut celui-ci et on sait que la mesure du PIB pose de nombreux problèmes [reportez-vous à la notion PIB]. D'autre part, il faudrait sans doute prendre en compte davantage de critères qualitatifs, en particulier en ce qui concerne les inégalités.

Attention : depuis le rapport sur le développement humain de 2010, le calcul de l'indicateur a changé. Précisons les deux principaux changements

  • l'indice du niveau d'instruction est dorénavant basé sur la durée moyenne de scolarisation, qui remplace le taux d'alphabétisation, et sur la durée attendue de la scolarisation, qui remplace le taux brut de scolarisation

  • le RNB (revenu national brut) qui remplace le PIB pour tenir compte des effets de la mondialisation (la production réalisée dans un pays peut être distribuée sous forme de revenus dans un autre pays) : le RNB est donc un meilleur indicateur du revenu national que le PIB.

Pour plus de détail, vous pouvez lire l'actualité intitulée "IDH que de changements" qui se trouve sur la page d'accueil du chapitre 1.

Indicateurs


L'I.D.H. étant lui-même un indicateur ne peut pas avoir d'indicateur !

Tendances


Ce qui compte le plus dans l'I.D.H., ce n'est pas le niveau absolu (le nombre lui-même) mais le rang du pays dans le classement mondial. On retrouve évidemment en tête du classement la plupart des grands pays développés. Si l'on veut étudier l'évolution de la situation d'un pays sur le plan du développement, il faut retenir une étude sur le long terme : gagner une place en un an n'est pas très significatif ; en revanche, gagner régulièrement des places sur 20 ans, ou même sur 10 ans, l'est.

Enjeux


Un pays peut être beaucoup mieux classé mondialement pour l'IDH que pour le PIB par habitant. Ainsi la France était-elle au 12è rang mondial en 2001 pour l'DH, mais seulement au 18è pour le PIB par habitant. Ce bon classement est obtenu grâce à  de bons indicateurs dans le domaine de l'espérance de vie (grâce à  notre système de protection sociale efficace) et dans celui du niveau d'instruction. On trouve évidemment des exemples inverses.

Cela montre qu'avec une certaine quantité de biens et services produits, on peut faire des choix de développement différents et obtenir des résultats différents. Si le PIB par habitant est relativement élevé mais que l'IDH est relativement faible, cela signifie probablement que les inégalités économiques et sociales sont grandes : certains accaparent une grande partie des ressources et le plus grand nombre ne peuvent pas se soigner et s'instruire correctement.

Progrès technique

Lexique


Le progrès technique est l'ensemble des innovations permettant d'améliorer l'efficacité du système productif, de créer de nouveaux produits ou de nouveaux procédés commerciaux.

Définition


Le progrès technique est l'ensemble des innovations (c'est-à-dire des applications industrielles ou commerciales d'une invention) permettant d'améliorer l'efficacité du système productif, de créer de nouveaux produits ou de nouveaux procédés commerciaux.

Le progrès technique peut être défini, dans un premier temps, comme l'ensemble des éléments qui permettent d'améliorer les méthodes de production et d'accroître la productivité. "Pour l'économiste, c'est tout ce qui accroît la production sans que varie la quantité de facteurs de production utilisée." (J.P. Piriou, lexique de S.E.S.). Par exemple, l'introduction dans une entreprise de machines-outils à  commandes numériques ( c'est-à-dire de machines-outils classiques couplées à  un micro-ordinateur) facilite et accélère les réglages, et leur permet de s'adapter à  des productions différentes : il s'agit bien de progrès technique.

Toutefois, le progrès technique s'inscrit aussi dans les différentes formes d'innovations mises en œuvre par l'entrepreneur, lesquelles peuvent concerner aussi la fabrication d'un produit nouveau , la mise en œuvre d'une nouvelle méthode d'organisation de la production, ou l'ouverture de nouveaux débouchés.

Indicateurs


Difficile de fournir une mesure du progrès technique... Longtemps il a été considéré comme un facteur exogène résiduel de la croissance, aux côtés du travail et du capital et a donc été mesuré par la productivité globale des facteurs (voir cette notion). Plus récemment, il a été réintroduit dans le modèle de la croissance endogène : les agents économiques produisent de l'innovation et le capital technologique obtenu peut être mesuré par exemple par les brevets détenus.

Les gains de productivité, qui accompagnent le progrès technique, en constituent un autre, mais il faut être prudent ! En effet, les effets du progrès technique sur la productivité ne sont pas forcément systématiques ni immédiats : il peut y avoir multiplication des innovations technologiques, efforts de recherche-développement, mais en même temps ralentissement de la croissance de la productivité (paradoxe de la productivité*), car il faut du temps pour que les innovations stimulent la croissance ; de plus, certaines s'avèrent inefficaces ou échouent… Or, pour l'économiste c'est plus les effets du progrès technique qui importent que le progrès technique lui-même.

Tendances


Certaines études mettent l'accent sur l'accélération du progrès technique, d'autres sur son ralentissement : tout dépend en fait du critère de mesure du progrès technique que l'on retient.

Si l'on prend en compte l'intervalle de temps qui s'écoule entre le moment de l'invention et celui de l'innovation, la tendance générale est à  l'accélération du progrès technique, stimulée par l’État et le marché (transferts de technologie) : par exemple, il a fallu attendre un siècle entre la réalisation du premier prototype de machine thermique (1673, Huygens) et l'utilisation industrielle de la machine à  vapeur (1776, Boulton et Watt) et seulement cinq ans entre l'invention du transistor (1948, Bardeen, Brattain et Shockley) et son application commerciale. Le centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII) voit, quant à  lui, une tendance à  l'accélération du progrès technique dans la baisse séculaire de l'intensité énergétique, c'est-à -dire de l'énergie consommée par les pays industrialisés.

Si l'on mesure le rythme du progrès technique par celui de la productivité globale des facteurs de production (INSEE), la tendance est au ralentissement, principalement du fait du développement des activités de services, où le ralentissement de la croissance de la productivité est plus marqué, alors que la part de ces activités dans le PIB s'accroît.

Par ailleurs, les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) peuvent contribuer au redressement des gains de productivité. Mais, le "paradoxe de la productivité" a été mis en évidence par l'économiste américain R. Solow. Il s'appuyait sur l'exemple de la diffusion des ordinateurs : malgré la mise en place d'innombrables ordinateurs dans les services, on ne voyait pas la productivité s'accroître. On a montré depuis que, pour que la productivité, s'accroisse à  la suite d'une innovation, il fallait une transformation de tout l'environnement de cette innovation, transformation qui prend du temps. 

Enjeux


La notion de progrès technique est essentielle dans la compréhension des mécanismes économiques, et tout particulièrement lorsque l'on s'interroge sur les sources de la croissance.

A la fois à  l'origine de l'investissement (les choix faits par les entreprises pour l'avenir dépendent des évolutions technologiques) et conséquence de celui-ci ( les dépenses d'investissement, notamment immatériel, peuvent générer des innovations), le progrès technique agit en outre sur les structures économiques , le rythme de la croissance, et l'emploi ! (cf cours du chapitre 1, deuxième partie.)

En raison de son importance, on comprend que la maîtrise du progrès technique est un élément essentiel de la domination mondiale. Les théoriciens de la croissance endogène tentent de montrer que le progrès technique ne « tombe pas du ciel » et qu'il est l'objet de calculs économiques alors que les économistes néoclassiques le considère comme « exogène ».

Erreurs Fréquentes


Une première erreur consiste à  croire que le progrès technique incorporé dans les machines est la seule innovation qui permette d'obtenir des gains de productivité. L'économiste autrichien Joseph Aloïs Schumpeter (Théorie de l'évolution économique, 1911) a montré que l'innovation mise en œuvre par l'entrepreneur peut prendre plusieurs formes : progrès technique, mais aussi nouveaux produits, nouvelles formes d'organisation de la production, nouveaux marchés, nouvelles sources d'énergie.

Croissance endogène

Lexique


La croissance endogène est un modèle théorique de croissance économique auto-entretenue.

Définition


La croissance endogène est un modèle théorique de croissance économique auto-entretenue.

Pour les théoriciens de la croissance endogène, la productivité globale n'est pas un « résidu », mais doit être expliquée par les comportements des agents économiques qui accumulent différentes sortes de capitaux qui, de plus, profitent à tous (externalités positives) favorisant l'émergence de rendements croissants ; dès lors la croissance peut s'entretenir indéfiniment.

Ces différentes sortes de capitaux sont tout d'abord le capital technique (les machines bien sûr) mais aussi le capital public (notamment les infrastructures), ensuite le capital technologique (recherche, innovations) et enfin le capital humain (santé, formation) : elles permettent toutes des externalités positives.

Pour le capital technique, il peut s'agir de l’amélioration des équipement utilisés par les uns qui profitent à tous par des travaux d'ingénierie ou par le diffusion des qualifications ou méthodes de travail efficaces par rapport aux machines. Tout un apprentissage est réalisé qui peut se diffuser.

Pour le capital public, il est évident que lorsque l'État développe des infrastructures (routes, communications), elles bénéficient à tous.

Pour le capital technologique, des découvertes peuvent bénéficier à tous par l'accumulation des connaissance dont chacun peut tirer partie. L'accès de tous aux inventions et innovations est source d'externalité et de croissance supplémentaire.

Pour le capital humain, une population qui se soigne bien, par exemple dans un pays en développement, accroît les capacités de production. De même un individu qui investit du temps dans une formation en sera bénéficiaire par des revenus probablement plus élevés mais l'économie aussi dans son ensemble par les plus grandes capacités productives du travailleur.

Voilà quelques exemples montrant l'existence de ces externalités. Face à ce supplément de croissance donc de revenus, chaque agent pourra avoir les moyens financiers d'investir pour lui … et donc pour les autres.

Indicateurs


Par rapport aux théorie traditionnelles de la croissance qui insistent sur le rôle des facteurs de production, les théories de la croissance endogène considèrent de nombreux autres facteurs comme source d'intérêt : les investissements publics, la R&D, les brevets, le niveau de qualification des travailleurs, l'état de santé de la population, etc. Ces indicateurs doivent être mesurés pour être reliés avec le rythme de croissance et mesurer leur effet sur lui.

Un problème concerne le délai entre financement de la R&D et les résultats sur la croissance économique, du fait de la durée nécessaire pour trouver des innovations et pour les qu'elles soient acceptées et utilisées de manière optimale. Il faut donc se méfier de l'absence de corrélation positive qui peut apparaître dans les données statistiques.

Tendances


Il serait intéressant de préciser quels sont les facteurs les plus importants de la croissance( rôle des infrastructures, du capital humain, etc.).

C'est une question sans doute très complexe étant donné que ces différents facteurs sont liés : pensez à l'invention de la machine à vapeur et à son utilisation dans le transport par voix ferrée ou à l'informatique qui nécessite capital humain, infrastructures (électricité, internet, etc.), capital technologique etc.

Peut-être peut-on avancer des différences d'investissement selon le niveau de développement d'un pays : un pays très développé peut investir dans l'éducation supérieure, la recherche fondamentale, etc. tandis qu'un pays moins développé devrait plutôt investir dans les infrastructures de base, l'éducation primaire ou secondaire, les soins de santé de base etc.

Enjeux


Un des enjeux de ces théories concerne le rôle de l'État qui prend une place importante alors que son rôle était passé sous silence dans les théories néoclassiques de la croissance. En effet, c'est l'État peut investir dans l'éducation, la santé, dans la recherche fondamentale, les infrastructures.

Seulement cette intervention de l'État peut être problématique : quel équilibre trouver entre la diffusion des connaissances et la légitime protection des inventeurs à travers les brevets ? Plus généralement, quel type d'infrastructure construire : des ronds-points, des tunnels, des ports, des aéroports ? Autre problème : comment investir dans l'éducation : dans le primaire ou le secondaire ou le supérieur ? Concernant la santé : faut-il construire quelque hôpitaux mais très performants ou des centres de soins dans les villages sans véritables médecins en permanence ?


Productivité globale des facteurs

Lexique


La productivité globale des facteurs (ou plus précisément peut-être la productivité totale des facteurs) est la part de la croissance économique qui n'est pas expliquée par l'augmentation du volume du capital et du volume du travail ; elle veut mesurer l'efficacité de la combinaison productive.

Définition


La productivité globale des facteurs (ou plus précisément peut-être la productivité totale des facteurs) est la part de la croissance économique qui n'est pas expliquée par l'augmentation du volume du capital et du volume du travail ; elle veut mesurer l'efficacité de la combinaison productive.

Ainsi, si, durant une période donnée, la croissance annuelle moyenne du PIB est de 1,8 % et que l'augmentation du facteur travail (nombre d'heures totales travaillées) explique 0,2 point de ces 1,8 % tandis que l'augmentation du volume du capital en explique 0,7 point, alors la productivité globale des facteurs explique le reste de la croissance soit 1,8 – 0,2 -0,7 = 0,9 point environ 1 point.

Toutefois, plus strictement, la productivité globale des facteurs veut être, comme son nom l'indique, une mesure de l'efficacité de la combinaison de production soit le rapport entre la production et les quantités de facteurs de production utilisés (travail, capital physique). Toutefois, dans sa mesure concrète, elle tient d'une multitude d'autres raisons de l’augmentation de la production, tout ce qui n'est pas du par l'accroissement des facteurs de production.

Indicateurs


La PGF étant un indicateur, il n'y a pas d'indicateur d'indicateur !

Tendances


Les tendances sont diverses bien évidemment selon les pays et les périodes. En général, il a un rôle positif dans la croissance et plutôt important. Très souvent son rôle est plus important que celui du facteur travail mais aussi que le capital (voir ces notions).

Par exemple, en France, d'après l'OCDE, l'augmentation de la productivité globale des facteurs expliquerait 1 point des 1,8 % de croissance économique annuelle entre 1985 et 2010 (le travail n'en expliquerait que 0,2 point et l'accroissement du volume du capital en expliquerait 0,7 point (aux arrondis près).

Enjeux


Mesurer la contribution du capital à la croissance permet de savoir d'où vient la croissance : si elle ne provient pas d'un accroissement du volume du capital produit, elle peut provenir d'un accroissement du facteur travail (voir cette notion) ou d'une amélioration de la combinaison de production (mesurée souvent par la productivité globale des facteurs : voir cette notion). Ainsi, on peut connaître la nature de la croissance : est-elle plutôt intensive ou extensive, est-elle due à un accroissement du capital et/ou du travail et dans quelle proportion ? Caractériser la croissance permet de mieux la comprendre ou comprendre sa faiblesse et mieux agir pour qu'elle s'accélère.


Facteur capital

Lexique


Le facteur capital (sous-entendu « capital fixe ») regroupe les biens ou services qui peuvent être utilisés lors de plusieurs cycles de production.

Définition


Le capital est un des facteurs de production, c'est-à-dire un des moyens de production avec le travail, les matières premières, les terres, etc. qui permettent de produire.

Le facteur capital regroupe les biens ou services qui peuvent être utilisés lors de plusieurs cycles de production car ils ne sont pas détruits au cours d'un de ces cycles. Il s'agit des machines, des outils, des matériels de transport, etc.

Rem : le capital physique ou technique regroupe le capital fixe (ici appelé tout simplement capital) et l'ensemble des consommations intermédiaires.

Indicateurs


La mesure du capital nécessite de séparer les consommations intermédiaires (qui sont des biens et des services détruits au cours du processus et qu'il faut donc renouveler à chaque cycle) du capital (entendu ici le capital fixe). Ainsi, l'électricité, les matières premières, ne sont pas du capital ; par contre, le four du boulanger, la voiture d'une entreprise de taxi font partie du capital.

Au niveau macroéconomique, le capital utilisé dans la mesure de la contribution des facteurs de production à la croissance dépend de la nature de la production prise en compte (marchande et non marchande pour l'essentiel). Voici ce que l'on peut englober parmi le capital productif (au sens large) selon l'INSEE : matériel de transport, matériel de communication, matériel informatique, autres machines et équipements, logiciels, œuvres originales, logements, bâtiments non résidentiels, autres ouvrages de génie civil et terrains, mais aussi des animaux, dans l’agriculture... Souvent, dans les documents statistiques, il est indiqué ce que comporte la capital (y a-t-il ou non les infrastructures de transport ? Y a t-il les terrains, actif non produit, les logements, etc.). Quoi qu'il en soit, retenez que machines et bâtiments forment l'essentiel du stock de capital fixe.

Tendances


Les tendances sont diverses bien évidemment selon les pays et les périodes. En général, il a un rôle positif dans la croissance ce qui signifie que les entreprises investissent et accroissent leur capital fixe. Très souvent son rôle est plus important que celui du facteur travail mais moins que la productivité globale de facteurs (voir ces notions).

Par exemple, en France, d'après l'OCDE, l'augmentation du volume du capital expliquerait 0,7 point des 1,8 % de croissance économique annuelle entre 1985 et 2010 (le travail n'en expliquerait que 0,2 point , le reste, la productivité globale des facteurs expliquerait le reste soit 1 point, aux arrondis près).

Enjeux


Mesurer la contribution du capital à la croissance permet de savoir d'où vient la croissance : si elle ne provient pas d'un accroissement du volume du capital produit, elle peut provenir d'un accroissement du facteur travail (voir cette notion) ou d'une amélioration de la combinaison de production (mesurée souvent par la productivité globale des facteurs : voir cette notion). Ainsi, on peut connaître la nature de la croissance : est-elle plutôt intensive ou extensive, est-elle due à un accroissement du capital et/ou du travail et dans quelle proportion ? Caractériser la croissance permet de mieux la comprendre ou comprendre sa faiblesse et mieux agir pour qu'elle s'accélère.

Erreurs Fréquentes


La notion de « capital » est employés en SES dans des sens très différents : vous devez donc faire attention au contexte et trouver quel est le sens précis donné au mot « capital » : capital fixe, capital technique, capital financier, capital humain, capital social, capital culturel etc.

Dans les tableaux présentant la contribution du capital à la croissance confondre cette contribution (qu'il est usuel d'exprimer en point de croissance du PIB comme ci-dessus) avec le taux de croissance annuel moyen du capital.


Facteur travail

Lexique


Le facteur travail désigne l'ensemble des heures de travail effectuées par les personnes qui travaillent dans l'entreprise, salariées ou non.

Définition


Le facteur travail désigne l'ensemble des heures de travail effectuées par les personnes qui travaillent dans l'entreprise, salariées ou non. IL faut donc multiplié le nombre de travailleurs par le nombre d'heure qu'ils font.

Indicateurs


Deux types d'indicateur sont utilisés :

- tout d'abord le nombre de travailleurs ce que l'on appelle aussi le nombre d'actifs occupés ou le nombre d'emplois.

- ensuite, et c'est l'indicateur le plus pertinent mais pas toujours disponible, le nombre total d'heures effectuées au cours d'une année par chacun des travailleurs.

Remarque : dans certains documents, on tient compte de l'amélioration du facteur travail, par exemple, avec la hausse du niveau de formation.

Tendances


Les tendances sont diverses bien évidemment selon les pays et les périodes. En général, il a un rôle positif dans la croissance ce qui signifie que la population active augmente et/ou le nombres travaillées : parfois le nombre de travailleurs(euses) peut augmenter et compenser une baisse générale de la durée du travail (passage aux 35 heures, 5ème semaine de congé supplémentaire par exemple). Très souvent son rôle est moins important que celui du facteur capital et a fortiori que la productivité globale de facteurs (voir ces notions).

Par exemple, en France, d'après l'OCDE, l'augmentation du facteur travail expliquerait 0,2 point des 1,8 % de croissance économique annuelle entre 1985 et 2010 (le capital n'en expliquerait que 0,7 point , le reste, la productivité globale des facteurs expliquerait le reste soit 1 point, aux arrondis près).

Enjeux


Mesurer la contribution du travail à la croissance permet de savoir d'où vient la croissance : si elle ne provient pas d'un accroissement du volume du travail, elle peut provenir d'un accroissement du facteur capital (voir cette notion) ou d'une amélioration de la combinaison de production (mesurée souvent par la productivité globale des facteurs : voir cette notion). Ainsi, on peut connaître la nature de la croissance : est-elle plutôt intensive ou extensive, est-elle due à un accroissement du capital et/ou du travail et dans quelle proportion ? Caractériser la croissance permet de mieux la comprendre ou de mieux comprendre sa faiblesse et mieux agir pour qu'elle s'accélère.

Erreurs Fréquentes


Oublier que la quantité de travail comprend le nombre d'heures travaillées dans l'année par chaque travailleur.

Dans les tableaux présentant la contribution du travail à la croissance confondre cette contribution (qu'il est usuel d'exprimer en point de croissance du PIB comme ci-dessus) avec le taux de croissance annuel moyen du capital.





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