Résumé La recherche présentée ici propose une méthode de description et d’évaluation des caractéristiques d’un paysage qui combine la géographie quantitative et l’économétrie des modèles hédoniques.





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3. Le modèle géographique


Le modèle géographique repose, tout d’abord, sur une conceptualisation des paysages à partir des théories et instruments de la géographie quantitative. L’objectif est de produire des indices caractérisant les paysages, grâce à des Systèmes d’Information Géographique (SIG), complétés par le développement de programmes informatiques ad hoc. Cela permet de rassembler et d’organiser un ensemble d’informations issues de sources multiples et de leur appliquer des protocoles de traitement : analyse spatiale de textures et de structures, analyse de données, trigonométrie (qui permet les calculs tridimensionnels qui sont à la base de la modélisation paysagère), cartographie, etc.

L’originalité de notre méthode repose sur un échantillonnage du tour d’horizon et l’utilisation simultanée de données en échelles emboîtées (bases de données en résolution différentes, de 7 à 1000 mètres), permettant de modéliser le paysage dans la profondeur du champ visuel en fonction de l’éloignement.

Nous reconstituons ainsi la vue depuis le sol (contrairement à la plupart des travaux antérieurs sur le sujet qui s’intéressent à la vue d’en haut), qui tient compte des effets du relief et des masques que les objets hauts (maisons, arbres, etc.) opposent à la vue. Nous reconstituons ainsi le volume scénique qui s’offre à un observateur qui regarde autour de lui, depuis n’importe quel point de la région étudiée : nous simulons la vue de cet observateur en quantifiant la superficie vue et en la déclinant selon les types d’occupation du sol, selon l’éloignement et selon des indicateurs synthétiques.

Cette méthode, utilisée pour les régions d’étude de Dijon et Besançon a un coût élevé (acquisition des images, mais surtout temps de traitement). C’est pourquoi nous avons aussi eu recours à la base Corine Land Cover (CLC), déjà constituée, qui repose sur une nomenclature de l’occupation du sol validée à l’échelle de l’Europe (son homogénéité est décisive pour permettre des comparaisons entre différentes régions), que nous avons testée sur des régions françaises aux caractéristiques très différentes. Cependant, cette base a une faible précision (elle néglige tout objet dont la taille est inférieure au quart de km²), ce qui nous a conduit à revenir aux images satellites d’origine qui ont servi à sa réalisation. Par un procédé technique dit « de persillage », nous avons reconstitué une carte d’occupation du sol qui affine la base Corine Land Cover jusqu’à la précision de 25 mètres associée aux images de départ.

En résumé, le modèle géographique décrit la quantité de paysage vu par un observateur au niveau du sol en la répartissant entre 13 types de base d’occupation du sol : bâti, cultures, prés, vignes, feuillus, résineux, buissons, eaux et lacs, zones d’activité, routes, voies ferrées, zones minérales et la mer. Cette vue est répartie en six plans s’échelonnant de la vue la plus proche à la plus lointaine : 0 à 75 mètres, 76 à 150 mètres, 151 à 300 mètres, 301 à 1250 mètres, 1251 mètres à 6 kilomètres, 6 à 40 kilomètres. Dans les quatre premiers plans, les occupations du sol sont comptées par pixels de 25 mètres de côté. Dans le cinquième plan, les pixels ont 150 mètres de côté et dans le sixième plan, ils font un kilomètre de côté. Pour Besançon et Dijon, on dispose de pixels de 7 mètres de côté pour les trois premiers plans.

A ces variables de « vue d’en bas », on a parfois rajouté des variables de « vue du haut » qui décrivent l’occupation du sol dans les trois premières zones autour de chaque transaction. Ces variables ne décrivent pas le paysage vu réellement mais plutôt une ambiance globale.

Les représentations numériques du paysage qui sont ainsi produites peuvent apparaître réductrices à des paysagistes ou à des architectes. Elles le sont, mais des travaux comparant cette approche à d’autres (utilisation de photographies par exemple) montrent que la « simplification numérique » fait ressortir correctement la trame paysagère telle qu’elle s’exprime dans la réalité.
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