Le progrès technique explique-t-il fondamentalement la croissance économique ?





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date de publication01.11.2018
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Le progrès technique explique-t-il fondamentalement la croissance économique ?

Cerner le sujet

- « croissance économique » : pas de problème, sf celui de l’horizon temporel

- éviter le terme ‘crise’ : éventuellement, on parle de phases de croissance + ou – rapide ou ralentie, de ‘blocage’ de la croissance

- « progrès technique » : + délicat

- sens strict : amélioration des techniques de Y (innovations de procédé)

- sens + ou – large :

- en passant par les différents types d’innovations

- en l’assimilant à « un accroissement de la connaissance que les hommes ont des lois de la nature appliquées à la production. » (Guellec et Ralle)

- sens encore plus large en l’assimilant à ces effets : l’augmentation de la productivité (résidu)

- « fondamentalement » : c’est le terme fondamental du sujet !

- idées sous-jacentes : le facteur de croissance qui déterminerait tous les autres, la condition nécessaire et suffisante de la croissance, le facteur qui expliquerait en tout temps et en tout lieu la croissance.

La rigueur

- dans l’analyse

- « comme l’a constaté Rioux, la révolution démographique est une condition préalable de la révolution industrielle »

- « Cependant, ce sont des facteurs exogènes donc ils induisent une limite dans le temps pouvant ainsi déboucher sur une crise »

- dans l’expression

- problèmes de syntaxe : « En effet, selon A.Smith dans la Richesse des Nations, prend l’exemple de la manufacture d’épingles… »

- les termes et expressions interdites : « booster »

- dans la rédaction :

- les abréviations interdites : USA

- souligner les titres d’ouvrages, mettre des guillemets aux titres d’articles.

- les fautes d’orthographe et de grammaire

Transitions, annonce des parties et des sous-parties

- les transitions doivent être partout : éviter à tout prix le catalogue dont le correcteur ne saisit pas immédiatement la cohérence et la pertinence pour l’argumentation.

L’introduction

- soulever des questions, émettre des hypothèses ⇒ on suggère déjà pas mal des réponses

mais : ne pas transformer l’intro en conclusion(s).

ex : le PT c’est la cause du take-off

- « en quoi le PT peut être une condition nécessaire mais non suffisante… » : remplacer par « Le PT est-il une CNS… ? »

- « Quelles sont les conditions qui permettent au PT d’engendrer la croissance ? » : remplacer par « Des conditions préalables ne doivent-elles pas être remplies pour que le PT puisse engendrer la croissance ? »

- tous les termes du sujet doivent apparaître : il est même conseillé de reprendre l’intitulé du sujet.

- « sujet » est un terme qui ne doit pas apparaître

Arguments en faveur du oui

- Ricardo, Malthus, Solow : seul le PT permet de faire face aux rendements décroissants

- Schumpeter : pas de PT ⇒ les cycles disparaissent et la croissance avec

- les néo-schumpétériens (Mensch, Freeman…)

Arguments en faveur du non

- Conditions préalables au PT

- croissance endogène (investissements en R&D), PT incorporé

- Kaldor-Verdoorn

- institutions nécessaires : financement, brevets…

- problème des obstacles à l’innovation que constituent les corporations, les actes de navigation…

- institutions de base : celles sans lesquelles aucune coordination des décisions n’est possible

- facteurs psycho-socio-culturels (institutions) : esprit d’innovation et d’accumulation

- déf d’un système économique : l’esprit et les institutions

- North, Fogel…

- problème des croyances hostiles au PT (et à la croissance ?)

- rapports sociaux assurant (dans un contexte historique donné) une coordination favorable à l’innovation et la croissance (Ecole de la régulation)

- Conditions nécessaires aux effets du PT sur la croissance

- partage du surplus (des gains de productivité issus du PT)

- une demande suffisante

- l’assimilation du PT : K humain…

- l’acceptation sociale du PT

- autres facteurs ⇒ possibilité d’une croissance sans PT (croissance extensive)

Elément de hiérarchisation des arguments (voire de problématisation) : l’horizon temporel.

- certains arguments ne font-ils pas simplement que retarder les effets (positifs) du PT sur la croissance ? ⇒ ils ne jouent pas sur le (très) long terme.

Quelques remarques sur les théories de la croissance endogène (TCE)

1) On ne peut affirmer que les TCE proposent une endogénéisation du PT

- retour à la définition du PT : « un accroissement de la connaissance que les hommes ont des lois de la nature appliquées à la production. » (Guellec et Ralle)

- chez Romer (1986) : l’investissement est la source endogène de la croissance. Cette croissance est autoentretenue du fait de l’existence de rendements d’échelle croissants, eux-mêmes issus des externalités positives générées par l’investissement. Ces externalités positives s’expliquent la connaissance produite par l’investissement (learning spillover en particulier).

⇒ à la suite de l’argumentation précédente (donc en évitant toute affirmation hâtive), nous pouvons donc considérer que, d’après Romer (1986), l'investissement génère une forme de PT, ce dernier étant entendu dans un sens large, distinct notamment de la notion d’innovation.

- chez Romer (1990) : la source de la croissance se trouve dans l’activité de R&D. Le secteur de la R&D produit de la connaissance (donc génère du PT), utilisée par le secteur des biens intermédiaires. Ce dernier produit des biens nouveaux (des machines) augmentant la diversité (le nombre) de biens de capital que le secteur des biens finaux peut utiliser. Précision supplémentaire : l’input du secteur de la R&D est du capital humain (ce sont les chercheurs qui produisent de la connaissance) ⇒ il n’y a pas de connaissance produite s’il n’y a pas de capital humain ; mais, le stock de capital humain est supposé fixe dans le modèle : le capital humain n’est pas la source de la croissance.

⇒ il n’y a donc aucune ambiguïté ici : il y a bien endogénéisation du PT (dans un sens strict puisqu’il s’agit essentiellement d’innovation technologique), et incorporation de celui-ci au capital physique.

- chez Lucas (1988) : la source de la croissance se trouve dans l'investissement en capital humain (qui se définit comme le « stock de connaissances valorisables économiquement et incorporées aux individus »). La croissance est autoentretenue parce que la productivité de chaque individu est d’autant plus élevée que le niveau du capital humain de l’économie est fort. Ainsi, l'investissement d’un individu en capital humain génère une externalité positive.

⇒ on ne parle donc pas de PT dans ce modèle. Le stock de connaissance est fixe : la croissance trouve sa source dans l’activité d’appropriation de ces connaissances par les individus.

- chez Barro (1990) : la source de la croissance se trouve dans l'investissement en capital public, lequel augmente la productivité du capital privé (l’autre facteur de production dans ce modèle. Le taux d’imposition a deux effets sur la croissance. L’un est positif : l’augmentation du taux d’imposition permet d’augmenter le stock de capital public, donc d’augmenter la productivité du capital privé. L’autre (traditionnel) est négatif : l’augmentation du taux d’imposition créé un effet désincitatif sur l’activité privée. Il existe donc un taux d’imposition optimal qui maximise la croissance économique.

⇒ le PT ne joue aucun rôle dans ce modèle

⇒ en résumé, seul le modèle de Romer (1990) constitue sans ambiguïté une endogénéisation du PT. Pour considérer que le modèle de Romer (1986) constitue une endogénéisation du PT, il faut préciser que l'investissement en capital physique (véritable source de la croissance dans ce modèle) a pour conséquence, outre son effet classique d’augmentation des capacités de production, une augmentation du stock de connaissances. Quant aux modèles de Lucas (1988) et de Barro (1990), ils ne font pas référence au PT.

2) Le PT explique-t-il fondamentalement la croissance selon la TCE ?

- en toute rigueur, la réponse est : non.

- ceci peut paraître surprenant, car la motivation principale de la TCE fut d’expliquer le résidu, lequel est fréquemment assimilé à l’effet du PT sur la croissance. Souvenons-nous cependant que cette assimilation n’est qu’une interprétation, ou plutôt une simplification : si le PT a une influence sur la croissance (et nous pouvons évidemment trouver de nombreux arguments pour affirmer que c’est le cas), la mesure de son effet est nécessairement incluse dans le résidu. Mais, rien n’autorise a priori d’affirmer que la totalité du résidu est due au PT. En toute rigueur, le résidu est la « mesure de notre ignorance » (Abramovitz (1956)).

- Toutefois, d’une part, la TCE met en avant d’autres facteurs de croissance que le PT (le capital humain, le capital public). D’autre part, même lorsque le PT est la source de croissance dans certains modèles de croissance endogène (Romer(1990)), celui s’avère dépendant d’autres facteurs pouvant apparaître dans une certaine mesure tout aussi fondamentaux que le PT lui-même. En particulier, lorsque l’on soulève la nécessité d’un capital humain, d’un financement des dépenses de R&D ou de l’existence d’un système de brevets, on révèle des conditions d’apparition du PT. Ces conditions peuvent être considérées comme fondamentales si (c’est à discuter), en tout temps et en tout lieu, il ne peut y avoir de PT lorsqu’elles ne sont pas remplies.

Un (mauvais) exemple de début d’une 1ère partie

« En 1956, Solow construit un modèle qui est une application des théories néoclassiques dans un cadre dynamique. Il veut montrer que la croissance économique est un phénomène équilibré à l’encontre de ce que prédisait le modèle Harrod-Domar (1939). Selon Solow, le coefficient de capital n’est pas une variable exogène mais il dépend de la structure de la technologie au moment présent. Ainsi, le rythme de la croissance économique dépend de la productivité marginale du capital alors que le volume de la production dépend du taux d’épargne. Si les prix sont flexibles, ils permettent l’équilibre entre le niveau d’investissement et le niveau d’épargne engendrant ainsi une croissance économique équilibrée. Les facteurs de la croissance sont un ‘résidu’ indéterminé qui comporte le progrès technique et la croissance démographique supposée corrélée à la croissance de la population active. Ainsi Solow développe une théorie de la croissance dans laquelle le progrès technique est une cause fondamentale mais exogène et qui se surajoute aux facteurs de production. »

- Précisions :

1) L’annonce du plan (fin de l’introduction générale) : « Le progrès technique est tout d’abord ce qui permet le passage d’une croissance extensive à une croissance intensive. Cependant, si c’est une condition nécessaire à la croissance intensive, le progrès technique n’est pas une condition suffisante. Enfin, nous analyserons l’effet du progrès technique sur la croissance économique au travers du processus d’innovations engendrant une demande nécessaire à la croissance régulière et durable. »

2) Les ‘transitions’ et la structure de la 1ère partie telle qu’elles apparaissent

- « Carré, Dubois et Malinvaud vont tenter de vérifier le modèle de Solow… »  2e paragraphe du I.A.

- « Le progrès technique est un problème pour l’analyse économique qui peine à le définir. »  apparemment (saut d’une ligne avant) : début du I.B

- « Kaldor met au point une théorie de la croissance cumulative. »  apparemment (saut d’une ligne avant) : début d’un I.C (faisant 9 petites lignes)

- « Le progrès technique se situe au cœur de la croissance économique en permettant à l’économie d’échapper à l’état stationnaire prédit par Ricardo. »  apparemment : début de la transition vers la 2e partie.


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