Memoire en vue de l’obtention d’une habilitation a diriger des recherches





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UNIVERSITE PIERRE MENDES FRANCE
ECOLE DOCTORALE D’ECONOMIE
LABORATOIRE LEPII
Christian GENTHON

MEMOIRE EN VUE DE L’OBTENTION D’UNE HABILITATION A DIRIGER DES RECHERCHES

DE QUELQUES PROBLEMES D’ECONOMIE INDUSTRIELLE

APPLIQUES A L’INDUSTRIE DU LOGICIEL

Janvier 2006

Christian GENTHON


MEMOIRE EN VUE DE L’OBTENTION D’UNE HABILITATION A DIRIGER DES RECHERCHES
DE QUELQUES PROBLEMES D’ECONOMIE INDUSTRIELLE

APPLIQUES A L’INDUSTRIE DU LOGICIEL
Introduction
1 - Régime de concurrence d’un secteur
2 - Logiciels et services informatiques : deux secteurs distincts
3 - Economies d’échelle dans l’industrie du logiciel
4 - Introduction à l’analyse du pouvoir de marché dans l’industrie du logiciel
Conclusion

INTRODUCTION



Plusieurs chemins s’offrent à qui s’engage dans l’exercice de la réalisation d’un mémoire d’une Habilitation à Diriger des Recherches. Il peut s’agir de présenter la mise en cohérence de ses travaux passés et d’annoncer des travaux futurs. Ce n’est pas la piste que nous avons suivie. Nous partirons de nos travaux précédents et plus précisément de la notion de régime de concurrence d’une industrie et de spécificité sectorielle. Mais nous avons l’ambition de présenter un travail de recherche original à partir de cette méthode d’analyse sectorielle. Il s’agit de mettre en jeu la méthodologie que nous avons développée et pour cela explorer une question centrale au cœur de notre problématique d’analyse sectorielle qui est celle de la dynamique industrielle. Nous choisirons comme point d’ancrage de cette question deux notions « critiques » en Economie Industrielle, celle des économies d’échelle et celle du pouvoir de marché. Les deux notions se positionnant en miroir l’une de l’autre, l’une pouvant structurer des conditions de base alors que l’autre interpelle la concurrence industrielle. Vu autrement, économies d’échelle et pouvoir de marché assurent l’interaction entre front de la production et front du marché. La mise en scène de notre approche méthodologique ne pouvait se concevoir sans une tentative de vérification et d’application empirique conséquente. Cette vérification se réalisera à partir d’un objet empirique construit, l’industrie du logiciel.
Dans son chapitre sur « Empirical studies of industries with market power » du Handbook of Industrial Organisation édité par Schmalensee et Willig (1989), Bresnahan présente les nouvelles approches de l’économie industrielle en ces termes : « Individual industries are taken to have important idiosyncracies. It is likely that institutional details at the industry level will affect firm’s conduct, and more likely that it will affect the analyst’s measurement strategy » (p. 1012). Il précise une page suivante: « The SCPP (structure – conduct – performance paradigm) did, however, introduce something into the field of tremendous value: systematic statistical evidence. The NEIO (new empirical industrial organisation) is an attempt to continue to use such evidence while returning to the study of single (or related) industries » (p. 1013). Je ne sais pas si le travail présenté ci-après peut appartenir à la catégorie de la NEIO mais il essaie d’en suivre les principes : attention portée à l’analyse empirique de données originales et choix d’une industrie, ici celle du logiciel.
Le projet de ce mémoire est d’essayer de mesurer le pouvoir de marché dans cette industrie. Pour cela, il faut identifier et mesurer une ou des caractéristiques structurelles du secteur. Le logiciel étant un bien immatériel, il est naturel de penser que les économies d’échelle sont cette caractéristique recherchée. Mais pour faire une analyse empirique, il faut identifier les frontières du secteur, car les résultats dépendent lourdement du périmètre retenu. C’est pour cela que nous montrons que le logiciel est un secteur distinct du secteur des services informatiques. Cette démonstration demande une méthodologie d’analyse de secteur. Voici la logique de notre démarche.
Cette étude comprend donc quatre chapitres. Le premier chapitre explicite la méthodologie d’analyse de secteurs. Cette méthodologie permet d’identifier les phénomènes de convergence et/ou de divergence sectorielle. Elle sera utilisée ici pour identifier le secteur objet de notre investigation, celui des logiciels informatiques. En conséquence, le second chapitre identifie et quantifie la différence entre l’industrie du logiciel et l’industrie des services informatiques. Le troisième chapitre présentera une tentative de mesure des économies d’échelle dans le secteur du logiciel, économies d’échelle qui apparaissent beaucoup moins radicales qu’une approche purement théorique peut induire. Enfin, le dernier chapitre utilisera les résultats empiriques concernant les économies d’échelle dans l’industrie du logiciel pour évaluer sur moyenne-longue période (10 ans) le pouvoir de marché de l’entreprise dominante, Microsoft.
CHAPITRE 1

REGIME DE CONCURRENCE D’UN SECTEUR


1) Méthodologie1
La méthodologie d’analyse de secteur est une adaptation du paradigme classique de l’économie industrielle (Scherer, 1990), des analyses de Porter sur les forces de la concurrence (Porter, 1980) ainsi que des travaux empiriques des sciences de gestion. Elle consiste à étudier systématiquement et successivement pour un secteur, les conditions de base, la concurrence, les stratégies et les performances. A la différence de l’économie industrielle, l’analyse sectorielle porte une grande attention aux conditions de base2. En effet, c’est dans ce champ que les spécificités de chaque secteur sont les plus importantes. L’analyse de secteur ouvre la boite noire des conditions de base, contrairement aux autres méthodes d’économie industrielle.
Les principales hypothèses de l’analyse de secteur sont les suivantes. Quatre champs interagissent pour former une configuration spécifique à chaque secteur, appelée régime de concurrence du secteur :

- les conditions de base : caractéristiques de l’offre (produit, technologie, processus de production, espace de production, etc.), caractéristiques de la demande (acheteurs, marché et dynamique du marché) et contexte institutionnel (réglementation, normes) ;

- la concurrence : structure de l’industrie, forces de la concurrence (ou forces concurrentielles) et barrières à l’entrée ;

- les stratégies : stratégies des acteurs industriels et des Etats ;

- les performances : efficience du secteur et des firmes du secteur.
L’objet de l’analyse sectorielle est de comprendre l’organisation du secteur, c’est-à-dire d’identifier les contenus des quatre champs et les relations entre ces derniers.
Notre hypothèse méthodologique est que dans chaque industrie existe, pour un temps donné, une articulation spécifique entre les quatre champs présentés ci-dessus. On appellera régime de concurrence cette articulation. Ce régime de concurrence a les propriétés d'une structure et possède donc une certaine permanence temporelle. La stabilité dynamique du système est assurée par la cohérence de l’articulation des champs. Dans un univers en perpétuelle transformation et dominé par un temps irréversible, le régime de concurrence représente une stabilisation temporelle de l'organisation de l'industrie.
Contrairement aux différents courants de l’économie industrielle, aucune détermination causale n’est postulée entre un ou plusieurs des champs identifiés ci-dessus3. Dans l’analyse industrielle classique, celle de Bain et Mason, la structure détermine les comportements qui influencent les performances. La révision moderne de cette approche réalisée par Scherer (Scherer & Ross, 1990) introduit des boucles de rétroaction entre les parties. Mais elles sont très génériques et il faut noter que les conditions de base sont oubliées dès que présentées. Comme toujours, les mots font sens et la méthode s’est appelée SCPP (structure – conduct – performance paradigm) oubliant de faire référence aux conditions de base. Les économistes de l’école de Chicago, de manière un peu caricaturale, inversent la causalité du paradigme SCP : les stratégies déterminent les performances qui impliquent la structure. Partant de la remarque que les outils statistiques utilisés pour valider les hypothèses de la théorie classique ne peuvent indiquer le sens d’une causalité, ils renversent cette dernière. La nouvelle économie industrielle, quant à elle, met l’accent sur les stratégies des firmes qui impactent les trois autres champs d’une manière pas très bien explicitée. Enfin, pour la théorie des marchés contestables, ce sont les fonctions de coût et les menaces d’entrée qui déterminent stratégies, structure et performances. On a bien ici une référence aux conditions de base. Mais la théorie des marchés contestables utilise les fonctions de coût dans une optique micro-économique rarement praticable dans une analyse sectorielle. En effet, la théorie définit les conditions de détermination du nombre de firmes sur un marché. Mais pour cela il faut connaître la fonction de coût pour tout niveau de production. Comme le note Gaffard (1990) dans une présentation détaillée de la théorie des marchés contestables, « … d’un point de vue pratique la démonstration de la propriété de sous-additivité, qui suppose la connaissance de toute la fonction de coût, est délicate sinon impossible » (p. 26). Dans tous les cas, les conditions de base sont très largement oubliées et les analyses sont présentées comme s’appliquant à l’ensemble du champ productif, quel que soit le secteur. En fait, c’est parce qu’elles représentent du spécifique que les conditions de base sont « évacuées » par toutes les écoles d’économie industrielle.
Dans l’analyse sectorielle au contraire, chaque industrie est considérée comme un cas particulier et c’est la pluralité des possibilités d’articulations entre les champs qui est privilégiée. Concrètement, dans certains cas, la structure va dominer les stratégies mais dans d’autres cas, ce seront les stratégies qui vont déterminer la structure. Dans d’autres cas encore, les conditions de base vont surdéterminer les autres champs, etc. Il n’est pas toujours assuré qu’une hiérarchie existe entre les champs, hiérarchie qui imposerait des contraintes aux champs dominés. L’hypothèse est que ces interactions sont spécifiques à chaque secteur. Le régime de concurrence d’un secteur identifie et qualifie le jeu des relations entre conditions de base, concurrence, comportements et performances.
On ne suppose pas l’existence de relations invariantes dans le temps et l’espace (ici l’espace des industries) mais on part de l’hypothèse que chaque secteur est l’objet d’une configuration spécifique. On pense aussi que le régime de concurrence d’un secteur n’est pas intemporel et que sa durée de vie peut être limitée. Par exemple, dans l’industrie informatique, le régime de concurrence des années 1970 a été remplacé dans les années 1990 par un nouveau régime de concurrence. Le régime de concurrence identifie donc la stabilité d’une industrie sur une période donnée. Pourtant, cette stabilité n’est jamais définitivement assurée. L'innovation - qui est ici, comme chez Schumpeter, le nom donné à une modification du circuit économique - qu'elle vienne de l'intérieur ou de l'extérieur de l'industrie, peut remettre en cause l’organisation industrielle existante, ce qui entraîne une situation de crise suivie par la mise en place d'un nouveau régime de concurrence. Mais il faut noter que toute innovation n’implique pas de remise en cause du régime de concurrence. En effet, une innovation peut être « absorbée » par le régime de concurrence et ne remettre en cause ni le contenu des champs, ni leur articulation. Les régularités se maintiennent4 et l’évolution du système se compare à une translation. Une innovation peut, au contraire, remettre en cause le régime de concurrence de l'industrie et cela se manifestera par la fin des régularités, par la disparition de la cohérence de l’articulation entre les champs et en fin de compte par une crise que l’on qualifiera de structurelle, de l’industrie. La crise passée, un nouveau régime de concurrence se met en place. Cela doit se traduire par le fait que les quatre champs possèdent de nouveaux contenus et par une nouvelle articulation entre ces champs. Mais cette séquence n’est pas mécanique et certaines industries ou services ont un régime de concurrence assez stable sur le long terme.
Pour présenter ce que l’on entend par régime de concurrence d’une industrie, il est opportun de revenir sur la notion de branche. Cette dernière est mesurée par agrégation de produits ou services de base autour du critère « d’association ». Mais ce niveau empirique, mis en œuvre pour des raisons de mise en forme de données statistiques de la comptabilité nationale, ne saurait donner un fondement à une telle segmentation. Il faut le chercher au niveau micro-économique, dans le jeu concurrentiel entre les entreprises. Comme le remarque Teece, les entreprises se différencient et se copient tout à la fois, que ce soit au niveau des procédés de production ou des produits. L’identité du secteur naît de la confrontation produits/producteurs autour du couple différenciation/imitation. D’où le paradoxe qu’un secteur est constitué des produits ou services d’entreprises, qui ne sont ni tout à fait identiques, ni complètement différents. Dans la tradition schumpétérienne, les entreprises cherchent la différenciation par l’innovation, source de rentes de monopole, mais elles savent également qu’il peut être moins coûteux et plus rentable d’imiter. C’est cette articulation entre innovation et imitation qui caractérise entre autres le secteur. Mais cette opposition est aussi conjonction. Les entreprises du secteur partagent une connaissance et un référentiel communs liés à la pratique répétée de la concurrence et des autres institutions les concernant telles qu’associations patronales ou syndicales ou encore collaborations de recherche ou organismes de standardisation. L’analyse présentée ci-dessus permet donc de définir le secteur comme un ensemble de produits / producteurs associés dans un régime de concurrence spécifique.
L’analyse sectorielle émet l’hypothèse que chaque secteur possède la dimension d’une structure, c’est-à-dire d’un système d’éléments différenciés (les quatre champs) relativement permanents qui ne prennent leur sens que dans les relations qui les relient mutuellement. Cette structure est le résultat d’une histoire et cette histoire est à jamais continuée, ce qui implique que cette structure peut être modifiée. Le secteur est le lieu de cette tension entre structure et mouvement.

2) Identification et frontières des secteurs
Les thèmes de l’identification d’un secteur et du traçage de ses frontières ont depuis longtemps été laissés aux comptables nationaux, les économistes reprenant les classifications réalisées par les instituts nationaux ainsi que leurs résultats. Les travaux de classification réalisés dans les années 1980 en France, qui utilisaient les nouveaux outils de l’analyse de données, ne pouvaient qu’agréger les classes déjà existantes de la nomenclature publique puisqu’ils partaient précisément de cette nomenclature. Or la dynamique du capitalisme et de l’innovation a un double effet sur les secteurs : d’un côté, elle tend à faire disparaître un certain nombre d’industries, éliminées par le progrès technique (comme l’industrie de la machine à écrire par exemple) et de l’autre côté elle impulse la création de nouvelles industries, création qui peut être rapide. Or la nomenclature publique doit être stable pour d’évidentes raisons de continuité statistique. Elle doit d’autre part réaliser une partition (au sens mathématique) du système productif, chaque unité de base (entreprise par exemple) devant appartenir à une classe et une seule.
L'identification des frontières d’un secteur pose des problèmes théoriques assez semblables à ceux rencontrés par la définition du relevant market dans les politiques de la concurrence. On sait définir un marché comme un groupe d’acheteurs et de vendeurs échangeant des biens qui sont fortement substituables les uns aux autres et pour identifier cette substituabilité, on utilise le concept d’élasticité croisée de la demande. Mais cette élasticité croisée est évidemment un continuum et il n’y a pas de solutions a priori. Il faut aussi noter la difficulté de mesure de l’élasticité croisée ainsi que le caractère volatile d’une mesure qui peut varier très rapidement en fonction de faibles changements dans les caractéristiques des produits. En conclusion, un secteur est une agrégation de marchés dans lesquels des produits voisins sont vendus.
Si un secteur comprend de nombreux marchés, il n’est pas toujours évident d’identifier ceux que l’on doit inclure. Une manière empirique de tester les limites d’un secteur est de l’agréger à partir de sous-secteurs a priori plus homogènes dans le sens où ils seront définis par des produits en concurrence directe. Par exemple, on peut distinguer les sous-secteurs suivants dans l’industrie informatique :

  • Micro-informatique ;

  • Mini-informatique et stations de travail, serveurs ;

  • Mainframes propriétaires ;

  • Systèmes d’exploitation ;

  • Périphériques.

Micro-ordinateurs, serveurs mini et mainframes sont dans une concurrence indirecte de plus en plus forte. Aucun ordinateur n’est vendu sans système d’exploitation et périphériques. Le secteur informatique peut alors être défini comme l’agrégation des sous-secteurs précédents.
Les problèmes d’identification des frontières d’un secteur sont en général résolus au cours de l'analyse mais de manière quelquefois précaire. La méthodologie présentée ci-après permet de résoudre les problèmes d’identification des frontières du secteur : une classe de la nomenclature ou un sous-secteur appartient à un secteur s’ils partagent le même régime de concurrence. Il n’appartient pas à ce secteur si son régime de concurrence est distinct du premier. Cette méthodologie permet aussi d’identifier des secteurs en dehors de toute référence à la nomenclature publique, ce que nous allons réaliser dans le chapitre suivant.
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