Tourisme dans les collectivités d’outre-mer





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Tourisme dans les collectivités d’outre-mer
Tourisme dans les collectivités
d’outre-mer
la place du tourisme dans l’économie des collectivités d’outre-mer


Sous d’apparentes similitudes (l’insularité1 et la situation en zone tropicale2), l’Outre-mer français constitue un ensemble hétérogène du fait des disparités géographique, historique et culturelle, de la multiplicité des cadres institutionnels et de la diversité des situations. Cette diversité se retrouve dans la place occupée par le tourisme dans l’économie des départements et collectivités de l’Outre-Mer. Si la Guadeloupe, la Martinique et la Polynésie française ont réussi à se forger une notoriété touristique fondée sur l’exotisme et le balnéaire, le positionnement touristique de la Réunion et de la Guyane se définit lentement et difficilement. De même, si le tourisme occupe une place croissante dans l’activité productive de la Nouvelle-Calédonie, il demeure encore une activité marginale à Mayotte, Wallis-et-Futuna et à Saint-Pierre-et-Miquelon.
Quelques exemples mettent en évidence la diversité de la place du tourisme dans les économies ultramarines.

  • Guadeloupe : Les 4 951 entreprises touristiques représentent 37,5 % du nombre total d’établissements de services marchands non financiers3, dont 4 079 hôtels et restaurants et 872 relevant de la branche « activités récréatives, culturelles et sportives ». Le total des dépenses touristiques effectuées par les touristes en séjour en Guadeloupe dépasse les 400 millions d’euros dont la moitié en hébergement, un cinquième en location de voiture et un tiers en transport local, en achats de biens de consommation et de prestations de services. Le poids du tourisme dans l’économie est estimé à 10 % du PIB régional compte tenu du poids du secteur des hôtels-restaurants (5 %), du transport (4 % dont une part liée au tourisme), de certains services aux particuliers (2 %) et du commerce (12 % dont une part liée au tourisme). S’agissant de l’emploi : d’après l’enquête annuelle d’entreprises de l’INSEE sur les services marchands en 2002, les hôtels-restaurants qui emploient 36,9 % des salariés du secteur des services, contribuent à hauteur de 27 % du chiffre d’affaires du secteur et de 26 % de la valeur ajoutée. En 2004, l’ensemble reposant sur les hôtels et restaurants, les activités récréatives, culturelles et sportives, représentait 2 056 salariés, soit une croissance des effectifs de 72,1 % en 10 ans.




  • Polynésie française : Le tourisme international récepteur rapporte en moyenne 350 millions d’euros et constitue la première ressource de la Polynésie. Après 2000, l’année record avec 250 000 visiteurs, la fréquentation touristique internationale s’essouffle avec 208 067 visiteurs en 2005. Américains et Européens sont toujours les deux marchés les plus importants du tourisme polynésien. La durée de séjour est la plus longue de tous les marchés de l’Outre-Mer avec une moyenne de 13,4 jours. S’agissant de l’emploi: début 2004, 8 619 personnes occupaient un emploi directement lié à une activité touristique, contre seulement 5 796 en 1996, soit une croissance annuelle des effectifs de 5,1 % sur la période. La branche hôtellerie représente la majorité des emplois du secteur avec 4 125 personnes. Les services de transport de voyageurs se classent en seconde position avec 25 % des effectifs (2 157 salariés), suivis par l’activité de restauration (19,7 % soit 1 697 personnes employées).




  • Mayotte : En dépit d’une hausse du nombre de chambres depuis quelques années, la capacité d’accueil touristique de Mayotte reste faible avec 761 lits, dont 370 sur 8 hôtels (2004). Mayotte compte une douzaine d’agences de voyages. Des clubs de plongée et une quinzaine de structures proposant la découverte des fonds marins et de l’éco-environnement se sont développés. D’autres établissements proposent la location de matériel et moyens maritimes et aériens de locomotion (bateaux, voiliers, kayaks, avions et ULM …). En 2004, Mayotte a accueilli, selon les estimations de l’INSEE, environ 32 000 visiteurs, soit une progression de 39 % par rapport à 2003. L’activité touristique a rapporté près de 13,7 millions d’euros à l’économie locale, en 2004, avec une dépense moyenne par ménage de 889 euros.


La forte concurrence des autres pays du bassin Caraïbe, le niveau de coûts élevé, une offre trop axée sur le balnéaire, l’insuffisante diversification des clientèles (majoritairement métropolitaine), la faiblesse de la promotion et des infrastructures d’accueil, la forte dépendance des arrivées touristiques vis-à-vis des dessertes aériennes, les particularismes fonciers, constituent les principaux freins à la mise en place d’un réel développement touristique. Par ailleurs, les attentats du 11 septembre 2001 et la crise internationale du tourisme qui s’en est suivie ont affecté les économies touristiques de l’ensemble des destinations d’outre-mer. Toutefois, des évolutions apparaissent depuis quelques années. Une réelle volonté politique émane du gouvernement pour développer et soutenir l’activité touristique des départements et territoires d’outre-mer.

la loi de programme pour l’outre-mer et sa mise en oeuvre
Cette loi-programme traduit les engagements du Gouvernement dans la mise en place d’une statégie de développement durable des entreprises et des collectivités ultramarines. Le but étant de promouvoir leur développement économique dans une logique d’activité et de responsabilité.
Les dispositions de cette loi ont pour ambition de donner les moyens pour :

  • la création d’emplois durables en grand nombre dans le secteur marchand et la formation des jeunes. La loi allège fortement le coût du travail pour les entreprises, en particulier pour celles du tourisme, afin de les rendre plus compétitives et met en place des incitations directes à l’embauche;

  • la relance de l’investissement privé : la refonte du dispositif de soutien fiscal à l’investissement outre-mer vise à soutenir l’initiative privée pendant 15 années ;

  • la continuité territoriale entre les collectivités d’outre-mer et la métropole : la loi permet d’ alléger les charges sociales des compagnies aériennes, maritimes et fluviales desservant l’outre-mer.


Au delà du taux de base de la défiscalisation de 50 % , certaines activités du tourisme sont particulièrement aidées. Ainsi, le taux de défiscalisation est porté à 70 % pour les travaux de réhabilitation d’hôtels, des résidences de tourisme et des villages de vacances classés. Ce taux s’applique également aux investissements destinés à la location de bateaux de plaisance.
Les seuls bilans qui existent, à ce jour, concernent la période 2002 à 2004. Ils permettent de constater, dans les tableaux qui suivent, l’intérêt de cette loi pour le tourisme par rapport aux autres secteurs économiques, ainsi que l’importance des opérations de défiscalisation selon les départements et les collectivités de l’Outre-mer.


  • Le montant total des projets agréés (tous secteurs économiques confondus) s'élève à 1040,3 millions d’euros, dont 203 millions d’euros dans le secteur du tourisme.




  • 612 créations d’emplois : le nombre d’emplois directs, équivalents plein temps, que les promoteurs des projets agréés en 2004 (tous secteurs économiques confondus) se sont engagés à créer est de 1 897.


Appréciation qualitative de la défiscalisation dans le secteur du tourisme.

Cette appréciation est exprimée par le Conseil Économique et Social dans son avis du 12 juillet 2006 sur « Évaluation de la loi de programme pour l’Outre-Mer du 21 juillet 2003 » :


  • « La navigation de plaisance: un développement favorable au tourisme. La navigation de plaisance est un secteur sensible mais important pour l’activité touristique […]A partir de 2003, les demandes d’agrément déposées au niveau central ont fortement augmenté (53 dossiers pour 67 M€ en 2003, 37 dossiers pour 118 M€, en 2004 et 25 dossiers pour un montant d’environ 60 M€ en 2005). En 2002, 5 dossiers seulement avaient été déposés au niveau central pour 24 M€. Faut-il lier cette évolution au fait que le taux de défiscalisation a été porté dans le secteur à 70 % ? Pas exclusivement mais en grande partie. En Martinique, par exemple, ce secteur a contribué au développement économique et social de la commune du Marin. D’importantes infrastructures ont été réalisées dans la Marina, de nouvelles professions y ont vu le jour, permettant la création de nombreux emplois directs et indirects. L’aide fiscale a permis la remise à niveau du parc locatif des sociétés de location pour une flotte estimée à plus de 600 bateaux et plus de 6 000 nuitées au port du Marin en 2005. L’activité du port génère à elle seule quelque 600 emplois directs auxquels il faut ajouter l’ensemble des emplois induits. Compte tenu du développement du tourisme nautique, de l’importance des investissements dans les ports de plaisance et des emplois induits qui en résultent, la relance, sous contrôle accru, de la navigation de plaisance qui semble se dégager, représente un effet positif du dispositif de défiscalisation mis en place en 2003. »




  • « Des difficultés dans le domaine de la rénovation hôtelière : il s’agit en revanche d’un secteur où l’impact de l’avantage fiscal n’est pas très significatif, notamment pour les petits hôtels. Pour rénover, le ou les propriétaires doivent vendre l’hôtel à l’investisseur, puis le racheter. Psychologiquement, certains acceptent mal de se défaire de leur bien. En outre, la vente puis le rachat entraînent des frais supplémentaires (droits d’enregistrement). Enfin la défiscalisation ne constituant qu’une partie de l’opération de rénovation, il leur faut emprunter et les banques demeurent frileuses notamment dans le secteur du tourisme. Souvent, il s’agit de biens qui ont été construits grâce à la défiscalisation de la loi Pons, qui comptent de nombreux propriétaires (achat de chambres) lesquels ne les ont pas entretenus et se désintéressent de leur réhabilitation, le taux supplémentaire de défiscalisation et les autres avantages liés notamment la détunnelisation n’étant pas suffisamment motivants. L’état des hôtels et la passivité de leurs propriétaires conduisent souvent à la vente des établissements, à leur changement de destination (vers le parc de logements privés), parfois à leur destruction et, en conséquence, à des suppressions d’emplois. »



la desserte aérienne de l’outre-mer



Par lettre du 23 décembre 2005, les ministres chargés de l’Intérieur, des Finances, des Transports et de l’Outre-Mer ont demandé à leurs inspections générales une étude en vue « d’optimiser le dispositif de la desserte aérienne de l’Outre-Mer ». Cette étude vient d’être réalisée. La complexité du sujet a conduit les missionnaires à concentrer l’analyse sur les relations entre la métropole et les DOM. Cette étude décrit la situation actuelle des dessertes aériennes. En voici les grandes lignes :
Pour trois destinations sur quatre (Guadeloupe, Martinique, la Réunion), la concurrence existe bien avec trois transporteurs sur chacune, ce qui correspond à un optimum compte tenu de la taille de ces marchés. En ce qui concerne les problèmes liés à la faible disponibilité des sièges ou au prix élevé des billets, ils ont été essentiellement évoqués par des associations exprimant les demandes des personnes originaires des DOM et résidant en métropole. Par ailleurs, les ultramarins qui se rendent en métropole bénéficient de la dotation de continuité territoriale qui allège les coûts. Enfin, les professionnels du tourisme ne mentionnent aucune difficulté pour réserver des places d’avions pour les touristes qui achètent une prestation globale (hébergement + transport). S’agissant des Antilles, ils souhaitent une liaison au départ de Roissy-Charles de Gaulle. L’étude relève que la principale difficulté des dessertes réside dans l’hyperpointe de début et de fin d’été qui coïncide avec les congés bonifiés, notamment sur les Antilles.
La mission formule une série de propositions notamment :

  • assouplir les obligations de service public pour concernant, entre autre, l’obligation de service minimal en basse saison ;

  • écrêter l’hyperpointe par une action sur la demande (il s’agit de négocier une évolution du dispositif de congés bonifiés pour inciter les bénéficiaires à voyager à d’autres moments que le début et la fin des vacances scolaires), et sur l’offre (développer avec les professionnels des charters secs et du transport pour compte propre) ;

  • garantir l’existence même en hyperpointe d’une offre tarifaire complète avec un minimum de places dans les catégories tarifaires les plus faibles ;

  • améliorer le dispositif de la dotation de continuité territoriale (mutualisation des expériences des collectivités…) ;

  • favoriser l’arrivée d’un second transporteur sur la Guyane ;

  • instaurer dans le cadre d’un futur Comité d’Orientation de l’Outre-Mer, une concertation et une plus grande transparence sur la desserte aérienne outre-mer.



bilan du plan de relance du tourisme dans les DOM
Le plan de relance en faveur du tourisme outre-mer présenté par M. Léon Bertrand, ministre délégué au tourisme, en décembre 2002, et consolidé par le Comité Interministériel du Tourisme du 9 septembre 2003, avait pour vocation de conforter les atouts de l’Outre-Mer et de combattre les difficultés qui avaient été accentuées par la crise du tourisme postérieure aux attentats du 11 septembre 2001. Ce plan a été plus particulièrement orienté vers les quatre départements de l’Outre-Mer. Le bilan des actions menées, présenté ci-dessous, met en évidence les nombreuses avancées en faveur du développement touristique dans ces départements.



  • Mise en place d’un système de mesure de l’activité touristique plus performant


L’objectif était de disposer de données statistiques de qualité sur l’activité touristique des DOM afin d’avoir une banque de données permettant des analyses économiques et sociales pertinentes. La direction du Tourisme avait délégué dans les DOM une mission d’évaluation afin de mesurer le potentiel pour la mise en place d’un système de mesure fiable de l’activité touristique :

    • En Guadeloupe, l’enquête hôtelière est maintenant en cours, l’enquête aéroport dite aux frontières a démarré en juin 2004. Par ailleurs, a été mis en place un Observatoire du Tourisme dont le lancement officiel a eu lieu le 3 novembre 2005. Un comité de pilotage comprenant notamment l’Etat a été constitué à cette occasion.

    • En Martinique, une convention tripartite a été élaborée, entre DR-INSEE, le CPHTM4 et le CMT5. Ce dispositif fonctionne depuis septembre 2003 et il assure la publication mensuelle d’un dossier statistique et de conjoncture6.

    • En Guyane, une enquête aux frontières visant à apprécier la campagne de communication du Comité du Tourisme a été lancée en février 2004. Les résultats obtenus durant l’été 2005 avaient pour objectif d’augmenter le flux touristique en 2006 et de vérifier que le ciblage des clientèles en fonction des marchés porteurs a bien été atteint.




      • Appui aux collectivités d’outre-mer par ODIT-France pour la définition des stratégies de diversification et d’adaptation de l’offre touristique


Le «  Plan de relance » a prévu le financement d’une part pendant trois ans de deux chargés de mission de ODIT-France pour assister les collectivités outre-mer dans la définition de leur politique touristique, notamment la diversification de leur offre-produits et le montage de projets, d’autre part, le financement d’études de marchés et d’études sectorielles. ODIT France a créé une cellule DOM comportant un délégué pour les Antilles et la Guyane, basé à Basse-Terre, puis à Cayenne ; un délégué pour la Réunion et Mayotte, basé à Saint-Denis ; une chargée de mission DOM et un chef de projet à mi-temps, basés à Paris. L’action d’ODIT France dans chacun des DOM a comporté trois phases : un diagnostic, une analyse détaillée des forces et faiblesses, un programme d’ actions à mener dans chaque type d’hébergement ou d’activité (en cours de réalisation). Par ailleurs, deux études ont été financées sur convention spécifique: une étude sur le tourisme de pêche en mer et une étude sur l’image des DOM et les attentes des clientèles. La valorisation des résultats par la définition d’actions locales de développement touristique est assurée par les collectivités territoriales avec l’appui des deux délégués d’ODIT-France.


  • Diversification de l’image et des produits de l’Outre-mer, renforcement de la promotion dédiée : les actions de Maison de la France et de son « Club outre-mers»


Le ministre délégué au Tourisme a confié à Maison de la France la mission de créer un Club (le 6 mars 2003) consacré à la promotion touristique des destinations ultra-marines françaises. Ce Club rassemble et fédère l’ensemble des acteurs du tourisme d’outre-mer, tant institutionnels que privés, nationaux ou locaux. Il s'agit d'un groupement basé sur le partenariat permettant de mutualiser les moyens, d’élaborer et de mener des plans d’actions de promotion communs. Son objectif est de mettre en place une communication sur l’outre-mer dans une conception globale afin de relancer, d’élargir et de diversifier la fréquentation touristique de l’outre-mer français, trop axée sur la métropole.

Le Club a déterminé une ligne de communication sur l’outre-mer « La France des 3 Océans » sous l’égide de Maison de la France. Cette campagne de communication sur 3 ans (2004/2005/2006) par Maison de la France à l’étranger et en métropole a été lancée fin septembre 2003 et s'est déclinée par une campagne de communication (affichage, insertions presse, spots radio); elle a été relayée à l’étranger en Allemagne, Suisse, Italie, et Belgique.
Grâce à la création du Club Outre-Mers, les différents partenaires, qu’ils soient institutionnels ou privés, mettent désormais en commun des moyens pour réaffirmer le positionnement des destinations ultra-marines sur certains marchés. L’année 2006 verra la mise en place d’outils d’évaluation performants afin de valider la pertinence des actions communes mises en place et en tirer les enseignements pour les années à venir.


  • Sensibilisation de la population locale à l’accueil des touristes


Le « Plan de relance » a également pour objectif de faire comprendre aux populations locales l’intérêt économique et social du tourisme, lequel constitue une des rares voies de développement économique et de gisement d’emplois dans le secteur privé. L’objectif final étant que les touristes soient mieux accueillis.

Ainsi en Martinique, les actions mises en oeuvre consistent à poursuivre la campagne « Bienvenue en France » avec une touche personnalisée « Martinique » ; la journée du tourisme dans les écoles et collèges ; et la mise en œuvre du Plan Qualité Tourisme dans son volet « communication ». La maîtrise d’ouvrage est assurée par le Comité martiniquais du tourisme qui reste très actif et impliqué sur ce thème. De même en Guyane, la Fédération des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative a lancé la campagne « Trophée d’accueil ».


  • Promotion de dialogue social


Le «  Plan de relance » a également pour objectif de contribuer à apaiser le climat social (parfois tendu aux Antilles) qui a des répercussions négatives sur le tourisme et dévalorise fortement la destination. Cette action a été mise en œuvre par l’Institut National du Travail et de la Formation Professionnelle à l’initiative du Ministère de l’Outre-Mer.
En Martinique, des formations sur l’amélioration du dialogue social ont été organisées, dès l’année 2000, à l’attention des responsables syndicaux, des représentants du patronat, des représentants de l’administration de l’Etat et des collectivités locales. Cette action a débouché sur une structuration des procédures de prévention et de résolution des conflits à la Martinique avec la création d’une association pour le développement du dialogue social, qui a déjà donné des résultats très positifs. Par ailleurs, les organisations professionnelles qui s’étaient inscrites dans le processus de développement du dialogue ont désigné des personnes appelées à constituer les médiateurs-conciliateurs des conflits collectifs du travail. Ces personnes ont été formées en 2005 aux techniques de médiation et de conciliation. En novembre de la même année, elles ont été officiellement désignées par voie d’arrêté préfectoral. Le processus engagé en Martinique en matière de développement du dialogue social reste dynamique et demeure un enjeu pour l’ensemble des partenaires sociaux.
En Guyane, une action similaire engagée en 2003 a fait apparaître les principaux constats suivants : l’importance en Guyane de l’économie informelle, frein au développement ; l’absence d’un projet global pour le développement de la région ; un retard structurel global des entreprises guyanaises ; l’insuffisance de formation des dirigeants d’entreprise et des salariés ; des pratiques illégales dans le domaine des relations du travail, des organisations syndicales et professionnelles peu représentatives ; le manque de respect mutuel des acteurs sociaux générateur de conflits. Ce diagnostic est formalisé dans un document qui s’intitule :

«  Pour un contrat social en Guyane »
En Guadeloupe, il a été décidé de définir de nouvelles modalités d’intervention. Un projet de convention « Pour un nouveau contrat social en Guadeloupe » a été conçu avec le Comité Economique et Social Régional qui a accepté d’en assurer la maîtrise d’ouvrage. Des ateliers sur le thème « Vers une nouvelle approche du dialogue social en Guadeloupe » ont été organisés en 2004 et suivis par plusieurs centaines de personnes. Une charte de qualité a été établie par le Groupement Hôtelier et Touristique Guadeloupéen, le travail collectif réalisé pour son établissement a permis la sensibilisation des salariés aux problématiques de l’entreprise. Suite aux mouvements sociaux de février 2005, cette action a été mise en sommeil du fait de l’éclatement du groupement des hôteliers.


  • Formation aux métiers du tourisme et de la restauration


Un des objectif du « Plan de relance » a été de remédier à l’insuffisance de la formation du personnel de l’industrie touristique. Il a été fait appel au SMA (Service Militaire Adapté). Actuellement le SMA forme environ 200 stagiaires chaque année dans les métiers du tourisme (restauration, accueil, activités de loisirs)
La formation tourisme est dispensée dans six métiers : deux dans le domaine de la restauration. Plus de 50 % des stagiaires sont formés dans ces métiers. Les quatre autres métiers sont enseignés pour deux d'entre eux (aide guide accompagnateur et animateur de sport et tourisme) aux Antilles et en Guyane ; les deux autres (agent d'accueil touristique et agent de loisirs) sont assurées en métropole à Périgueux au sein d'un centre du SMA qui accueille des stagiaires en provenance des unités implantées outre-mer. Le taux de féminisation de la formation aux métiers du tourisme est de 59, 4 %.
Du point de vue de l’insertion professionnelle, si les stagiaires ne peinent pas à trouver un emploi, notamment dans la restauration, il s'avère qu'un bon nombre d'entre eux « s'essoufflent » après six mois compte tenu de la difficulté du métier et de l'exigence des horaires.


  • Aide à l’embellissement des centres villes et des fronts de mer


Le «  Plan de relance » a également pour objectif de mettre en valeur les lieux recevant la visite de touristes de séjour et/ou de croisiéristes. En Guadeloupe, un nombre important d’actions a été engagé. Dans le domaine urbain, l’OPAH de Pointe à Pitre est en cours, et celle du sud Basse-Terre intéressant 4 communes, doublée d’un volet patrimonial, est lancée. Ces opérations sont complétées par des équipements publics financés par les fonds européens dans le cadre de l’axe G « environnement naturel et cadre de vie » et l’axe I « développement des îles et des espaces ruraux » du DOCUP. Concernant l’embellissement des fronts de mer (mise en valeur des plages et des « arrière-plages »), plusieurs actions ont été, également, financées et réalisées avec la participation de fonds communautaires. Dans un autre domaine, des subventions aux opérations d’amélioration de l’habitat réalisées par des personnes à revenus modestes permettent de réaliser la rénovation extérieure (peinture et ravalement) des petites demeures ou cases créoles. Elles contribuent à rendre attractives les zones urbaines vis-à-vis de la clientèle touristique. Entre 2003 et 2005, plus de 8 000 logements ont bénéficié de cette aide sur l’ensemble des DOM.


  • Accompagnement de l’évolution du secteur des transports urbains (taxis) en martinique



Le «  Plan de relance » a également pour objectif d’améliorer le comportement des taxis de la Martinique. Le plan social « taxis » qui a été réalisé, entendait normaliser l’activité professionnelle des artisans taxis dans le domaine du transport touristique et de mettre en œuvre un dispositif concerté avec les professionnels du tourisme7. Il a, également, permis la mise en place de formations pour faire des artisans taxis de véritables acteurs de l’activité touristique. L’État et la région ont mis en place un dispositif (plan social taxis) de soutien à la cessation d’activité de 180 artisans taxis âgés de plus de soixante ans au 31 décembre 2001, selon les termes d’une convention cadre signée le 9 octobre 2002. Le plan a été étalé sur 4 ansmis. Le montant de l’indemnité de départ à la retraite a été fixé à 35 063 € par artisan taxi, supporté à part égale par l’État et la région.





  • Accentuation de l’intervention de l’Agence Nationale pour les Chèques Vacances dans les DOM.


Le «  Plan de relance » a permis d’assurer un développement local du Chèque-Vacances, de mieux faire connaître les aides attribuées par l’ANCV, mais aussi de valoriser les destinations de l’Outre-Mer auprès des plus de 7 millions de bénéficiaires de Chèques-Vacances, ce qui représente un potentiel important de clients.
Dès 2003, l’ANCV a mis en place un programme d'actions spécifiques avec, entre autre, le développement du nombre des bénéficiaires locaux du Chèque-Vacances, du nombre de professionnels locaux du tourisme et des loisirs et des communes acceptant le Chèque-Vacances en paiement de leurs prestations, la valorisation de la destination Outre-Mer en recherchant des possibilités de réductions particulières pour les bénéficiaires de Chèques-Vacances auprès des professionnels du tourisme, la promotion, la diffusion d’informations sur les subventions que l’ANCV attribue à des équipements de tourisme et de loisirs à vocation sociale en vue de leur rénovation, leur modernisation et de l'amélioration de l'accueil des vacanciers…
L'ensemble de cette démarche vise au développement de l'économie locale par une augmentation de la dépense touristique grâce au Chèque-Vacances. Elle vise également à valoriser la richesse et la diversité de l'offre touristique de l’Outre-Mer auprès des porteurs de Chèques-Vacances. L’ANCV recherche l’appui progressif des partenaires institutionnels locaux (Conseils régionaux et généraux, Comités de Tourisme), et met en œuvre avec eux des conventions de partenariat pour développer et valoriser ses actions dans chaque département et collectivité d’Outre-Mer.


1 Hormis la Guyanne

2 Hormis Saint-Pierre-et-Miquelon

3 Chiffres INSEE/2004

4 Club des professionnels de l’hôtellerie et du tourisme (CPHTM)

5 Comité martiniquais du tourisme

6 le MDT est directement impliqué dans le maintien de cette mesure par un soutien financier effectif : 6000 euros- chapitre 44-01 pour 2005 qui devra être reconduit en 2006.


7 Agence Régionale de Développement Touristique de la Martinique, Office Départemental du Tourisme de la Martinique, Groupement de la Croisière de la Martinique

Tourisme de A à Z – Direction du Tourisme

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