Leçon 1 : L’ère des ruptures





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date de publication14.11.2017
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Poirier Lucille

Daniel Cohen


Trois leçons sur la société post-industrielle

(La république des Idées, Seuil, 2006)

Plan :

Introduction

La société de services

La société de l’information

La « société » post-industrielle

Leçon 1 : L’ère des ruptures

Une révolution technologique

Une révolution sociale

Les nouveaux principes de l’organisation du travail

Les contradictions du fordisme

Mai 68

La révolution financière

Conclusion

Leçon 2 : La nouvelle économie-monde

La première mondialisation

Retour sur la division (internationale) du travail

La nouvelle économie-monde

La mondialisation des images de la mondialisation

Les enjeux du monde à venir

Conclusion

Leçon 3 : Existe-t-il un modèle social européen ?

Le mal européen (1)

La nouvelle économie de l’information

Le gratuit et le payant

Pour une université européenne

Le mal européen (2)

Le non-modèle social européen

Mélanges

L’étrangeté française

La crise des banlieues

Conclusion

Conclusion

La nouvelle question sociale

Les appariements sélectifs

Politique, économie et société

Le réel et l’imaginaire

Introduction

Selon Marx, l’histoire suit des phases, et capitalisme (Kisme) n’est qu’une étape. En fait, même le Kisme a une histoire. XXe : figure centrale de la gde firme industrielle => ingénieurs cherchent à rendre productifs des ouvriers sans qualifs, dirigeants salariés avec objectif de protéger la firme des aléas de la conjoncture, constitution de conglomérats (entreprise maillots de bain + parapluies = emplois tte l’année). Soc indus du XX lie mode de prodt° et mode de protect°.

Au XXIe, Kisme organise destruct° de cette société, # étages de la gde entreprise indus dissociés : sous-traitants, bureaux d’étude pour les ingénieurs, entreprises de services sollicitées. Révo financière 1980s change l’organisation : actionnaire diversifie son risque, n’a plus besoin qu’une entreprise fasse à la fois maillots de bain et parapluies. Salariés subissent les risques, actionnaires s’en protègent.

La société de services

Terme « post-industrielle » lâche, désigne monde par ce qu’il n’est plus, pas par ce qu’il est devenu. Passage à une société de services (classification Fourastié => « le gd espoir du XXe siècle » est un monde où l’homme serait libéré du travail (W) de la terre ou de la matière). Avec services, matière Wée est homme lui-même (« Face to Face » des économistes anglo-sax). Pt de vue comptable : emploi passé de l’indus aux services (2005 moins de 10% des emplois aux USA st indus, selon The Economist, chiffre probablement surestimé : avec la tertiarisation de l’indus, le nombre d’ouvriers strictement indus pourrait être inférieur de moitié.)

Attention : l’éco 3risée n’est pas pour autant « débarrassée » du monde des objets. Même si la part de prodt° se réduit en valeur, ils continuent de croître en volume et d’être aussi encombrants. L’espoir d’un W libéré de la dureté liée à ce monde n’est pas près de se concrétiser (voir les salariés de plus en plus nombreux qui se plaignent de douleurs physiques). Mais ouvriers d’usines deviennent minoritaires, plutôt manutentionnaires ou réparateurs, dans un environnement plutôt de type artisanal. Employés ne W plus majoritairement dans les emplois administratifs mais dans le commerce ou les services aux particuliers.

La société de l’information

Deuxième définition de la société post-indus comme une société de la connaissance, de l’information. Terme dps 90s de « nouvelle économie », structure de coût totalement atypique par rapport au schéma de Smith (castor/daim) : c’est la première unité du bien fabriqué qui est onéreuse, les suivantes ont un coût faible voire nul (ex médicaments : coût de fabrication est beaucoup plus faible que l’amortissement des dépenses de recherche et développement). Plus généralement, l’information coûte beaucoup plus cher à concevoir que le contenu physique qui lui est ensuite donné.

Intéresse aussi les firmes indus : Renault ds sa campagne de pub veut se présenter comme « concepteur » d’auto (ancien symbole de la soc indus), et en effet fabrique de – en – de voitures de sa marque (80% ds les 50s, 20% aujourd’hui).

Cette 2ème déf illustre d’une autre manière les causes de la décomposition de la firme indus : les activités immatérielles (promot° de la marque par ex) sont bien plus intéressantes que la strict fabricat° de biens.

La « société » post-industrielle

Elle fixe ainsi l’unité de 2 termes, en partie opposés : l’immatériel (concept° des biens) et la commercialisat° (leur prescript°) => ds les 2 cas, c’est la fabrication des biens qui tend à disparaître. Ceci semble rendre naturel le déclin de la soc indus d’hier, même si avec ces mêmes transformations, d’autres évolut° auraient été possibles pour renforcer le modèle antérieur au lieu de le détruire (ex « nouvel état indus » de Galbraith ds les 60s : qques gdes firmes contrôlant l’ensemble de la chaîne de prodt° ds chaque secteur). Pour saisir la nature de cette nvelle soc, il faut donc revenir sur les raisons du déclin de la soc indus (leçon I), découvrir la manière dt la mondialisat° contribue à en modifier les formes (leçon II) et enfin saisir les raisons pour lesquelles la régulation de cette soc semble aujourd’hui si difficile (leçon III). Paradoxe de notre période : au moment où la mondialisat° ouvre les frontières, les modèles sociaux tendent à s’éloigner de plus en plus (même au sein de l’Europe, homogène du pt de vue éco et institutionnel, les « modèles » anglais, scandinave, alld, italien st bien distincts). Il est plus difficile de parler d’une société « post-indus » que d’une soc « indus » : même si la conscience de vivre dans le même monde n’a jamais été aussi vive, les conditions sociales d’existence n’ont jamais été si distinctes. Fin de la solidarité inscrite dans la soc indus laisse ouverte la manière de concevoir la « société » post-indus.

Leçon 1. L’ère des ruptures

Bouleversement des condit° soc pdt les 30 dernières années comparable « gde transformation » enregistrée au XIXe. Cinq ruptures majeures permettent de comprendre ce nouveau monde : une rupture produite par la « 3ème révo indus » ; une rupture sociale, nouvelle façon de concevoir le W humain ; une révo culturelle, éveil de l’individualisme contemporain ; une rupture ds les marchés financiers sui ont repris dps les 80s l’ascendant sur la marche des affaires ; enfin la mondialisation (surtt avec l’arrivée de la Chine et l’Inde ds le jeu du Kisme mondial) => chacune a une logique #, bien que souvent confondues.

Une révolution technique

Il est utile de penser la période actuelle comme une 3ème révo indus (tt comme la 1ère révo indus de la fin XVIIIe et la 2ème fin XIXe), ac la caractéristique révélée par Schumpeter de se présenter sous forme de « grappes » d’innos radicales. On pourrait ajouter qu’elles apparaissent vers les 70s de chaque siècle : XVIII => machine à vapeur de Watt, machine à tisser de Hargreaves, métallurgie ; XIX => électricité, téléphone et moteur à explosion. De même, 1970s => 1969 : mise au pt Arpanet par le département de la Déf US, 1971 : premier microprocesseur Intel, 1976 : commercialisat° Apple II.

Economistes parlent de General Purpose Technology (GPT), technologies à usage multiple dt potentiel excède les intentions et l’imagination de leurs inventeurs. Ils répondent à un besoin initial, mais ouvrent un champ de possibilités qui le dépasse (Edison : gramophone devait enregistrer les testaments des mourants ; Internet était une solution de communicat° militaire en cas de frappe nucléaire soviétique.)

Une révolution sociale

Rupture de l’org du W. Electricité va de pair avec la future OST et le taylorisme, et de même révo informatique entraîne nvelle org du W indissociable de son avènement. Attention, pas de lien de cause à effet mécanique et programmé, plutôt indétermination. Ainsi avt électricité, système de « factory system », avec org interne de l’usine calquée en gde partie sur le modèle de la production médiévale, avec des corps de métier qui répliquent le monde des « compagnons ». « L’ouvrier de métier est, jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’héritier des « secrets » des corporations » (Benjamin Coriat, L’Atelier et le Chronomètre, éd Christian Bourgeois, « Cibles », 1979). A l’invention de l’électricité, les petits artisans ont cru que leur revanche sur les patrons qui disposaient du capital était prise. Premiers moments de la révo informatique : de la même manière, on a cru à la fin des gdes organisat° indus du XX au profit du « small is beautiful ».

Les nouveaux principes de l’organisation du travail

Principes de l’org du W à l’âge d’Internet (P.Askenazy) : « adaptabilité à la demande, réactivité, qualité, optimisation du processus productif » => polyvalence accrue des salariés + délégation de responsabilités aux niveaux hiérarchiques inférieurs. Complémentarité évidente entre ce type d’org et les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) : soc de l’informat° permet prodt° flexible, « sur mesure », Weurs st plus comptables de leurs performances. Nvelles méthodes reprennent en partie « toyotisme » 60s au Japon + informatique qui permet d’en radicaliser l’usage, idée de « mise en réseau » d’unités de prodt° complexes. Ds 80s, seuls qques secteurs ont réorganisé leurs modes de prodt°, diffusion progressive => accélérat° prodté ds les 90s aux USA.

3 exemples : dactylo, concurrence redoutable du traitement de texte qui détruit son W et sa principale qualité (premier jet parfait)[NT tendent à rendre + productifs les Weurs qualifiés et dévalorisent le W des – qualifiés => progrès tech s’accompagne de montée des inégalités ds 80s.] ; vendeur ds gde librairie, gère les stocks en tps réel, conseille le client, l’accompagne à la caisse, org + flexible du W (# logique « top-down », chaîne hiérarchique classique taylorisme. Effet réorganisat° : réduct° part personnel d’encadrement, du coup échelons intermédiaires svt déclassés vers le bas, - de possibilités de carrière ouvrière, de promotion.) ; employé de guichet d’1 banque, qui doit aussi tout gérer, polyvalent (encaisse chèques, donne liquidités, consulte les comptes, informe, répond au tél …)

Quel raisonnement éco pour comprendre émergence de cette polyvalence ? Bien sûr informatique permet traitement tâches en tps réel, information immédiate, mais ex employé de guichet s’appuie sur des principes concevables avt la révo informatique => thèse de Piore et Sabel, nvelle org W pas directement liée aux NT mais surtout nveaux principes sociaux. Explicat° réorg du W : nvelle org du W fait tt pour tuer les « tps morts », qu’un employé ait tjrs qqch à faire. Révo informatique est utile, permet de continuer un W laissé en suspens qd un client ns a interrompu. Mais cette nvelle org obéit à un principe extérieur, conséquence de hausse de la valeur W.

Entre début XXe et début XXIe : salaire ouvrier x 7 (relativemt prix marchandises + investissemts). Dc tt principe d’org qui permet à 1 pers d’exécuter la tâche réalisée avt par 2 pers amène économies 7 x plus élevées qu’un siècle avt (d’où intérêt traitement de txt, réduct° tâches d’encadremt …) : « néo-stakhanovisme »(P.Askenazy). Economistes comme Michel Aglietta critique dc idée selon laquelle les NT permettent gains de prodté au sens habituel : si plus de tps mort, on travaille plus et non de manière plus productive. Critique excessive (mail fait gagner prodté sur courrier) mais interessante : révi informatique n’est pas révo « énergétique », mais révo de l’information, dc de l’organisat°.

Lien étroit entre révo informatique et nveaux modes d’org du W, mais pas de nécessité, rencontre opportuniste. Monde post-industriel multiplie les désordres physiques et mentaux (# avènement gd espoir du XXe de Fourastié) : recrudescence accidents W, fatigue psychique, stress (P.Askenazy, Les désordres du travail). Maladies mentales parmi bénéficiaires d’allocat° d’incapacité st passées de 17 à 28% en – de 10 ans (OCDE). Mais causes physiques des accidents du W restent importantes : troubles musculo-squelettiques, principale catégorie de maladies professionnelles recensées. Pratiques innovantes en matière d’org du W créent aussi en moyenne un surcroît d’accidents du W variant de 15 à 30% (surtout fatigues physiques ou cumul avec tensions psychiques). Ces pathologies montrent optimisme de Fourastié qd à une soc de services censée libérer W humain de la fatigue physique. Ce n’est pas celle-ci qui caractérise la limite du fordisme mais autres forces, éco et soc.

Les contradictions du fordisme

Dès 1913, fordisme habité par contradiction interne, perçue par Ford lui-même : OST est par hypothèse « aliénante » => absentéisme, alors que OST rend le tout de la chaîne dépendant de l’assentiment des parties. Coup de génie 5 $ a day, plus d’absentéisme mais désir de bien faire. Part de débouchés offerte par ouvriers aux chaînes de montage Ford était ridicule, pas de volonté de Ford de permettre aux ouvriers de s’acheter une voiture. Autre théorie-clé ds compréhension du fordisme : salaire d’efficience (Shapiro et Stiglitz, 1984) => accroissement prodté d’un Weur en augmentant son salaire (idée habituelle inverse : gains de prodté déterminent salaires).

Principale fin OST est rendre productifs segments les moins dotés de la société (Ouvrier Sans qualif), unité entre question économique et sociale perdue aujourd’hui. Contradict° interne du fordisme : double salaire interessant par rapport à ailleurs, pas par rapport à hier. Or ac extension du fordisme, il y a forcément dépérissement du modèle. Limites atteintes lorsque inflat° salariale généralisée ne débouche + sur gains de prodté mais sur inflat° tt court (report hausses de salaires sur prix de vente). Blocage perceptible dès 60s et visible pdt 70s => « productivity slow down » USA.

Contradist° externe : W à la chaîne conçu pour pop illettrée, svt immigrée, et progrès éducat° 2ème ou 3ème génération ruine les fondements du fordisme.

Mai 68

Moment où les étudiants récusent la société hiérarchique de leurs parents, trait commun à tous les pays indus (pas seulement Fr mais aussi USA, All, It, Japon…). Evénements interprétés comme poussée d’individualisme au cœur d’une société indus encore très holiste (opposit° de Louis Dumont), rupture ds fonctionnement des institut° exposées : famille, usine, école se retrouvent immergées ds un environnement + concurrentiel où le monopole de leur autorité a été perdu. Famille se recomposent, école fait place à la pédagogie, usine commence processus d’externalisat°. Attention « individualisme » : force collective du mvt en est un des moteurs. Mai 68 est davantage émergence de la jeunesse comme force sociale autonome.

Pionniers de la révo technologique des 70s sont les mêmes baby-boomers que ceux qui ont fait mai 68. Etudiants des campus américains des 60s vont trouver le moyen par l’informatique de briser la standardisation du monde créée par leurs parents.

La révolution financière

4ème rupture qui permet de caractériser notre époque : révo financière 80s. Après krach de 1929, pouvoir de la bourse délégitimé, direction des entreprises laissé à des « managers » => seul solution à la contradiction entre taille croissante des entreprises et ressources limitées du Kisme familial, avec actionnaire unique (Berle et Means, 1932). Manager n’est pas actionnaire, mais salarié soumis à un contrat de W. règle de Rockefeller : dirigeant d’entreprise ne doit pas gagner plus de 40 fois salaire de ses ouvriers (aujourd’hui : 400 aux USA !). Pourtant c’est plus la rupture qualitative en jeu ici. Avec révo financière 80s, managers arrachés salariat, rendus également actionnaires : stock-options, chefs d’entreprises se comportent comme actionnaires.

Nature de ce divorce entre chefs d’entreprises et salariés étudiée par Shleifer et Summers (1988) => comment interpréter plus-values boursière d’un raider qui rachète une entreprise et la revend par appartements ? Selon Michael Jensen (Harvard Business School), elles mesurent améliorat° de l’efficacité productive des entreprises. Autre interprétat° S & S : qd raider attaque une firme pour créer « valeur », il exproprie les partenaires de la firme au profit des actionnaires. Ex : perspective de carrière interne offerte aux salariés habituelle, mais pour la firme, les salaires + élevés des personnels âgés st « surcoût », justifié juste par effet d’entraînement sur + jeunes.

Ces « contrats implicites » ont fonct° créat° « éco de partenariat », utiles, mais on comprend pourquoi ils peuvent devenir encombrants. [analogie système bonus/malus assurances : si bonus trop généreux, si pop qui en bénéficie s’accroît excessivement, + avantageux est de liquider les primes. Mais si cela peut créer « valeur » sens financier, est-ce que cela va créer « valeur » éco ? nvelle compagnie moins efficiente, même si plus rentable financièrement]

Ainsi selon S & S, révo des 80s a créé de la valeur en annulant nombre d’engagements implicites. « rupture de contrat » pt de départ du nveau Kisme « actionnarial ». pdt 80s, réduct° taille entreprises, cassage gds conglomérats, sous-traitance, firmes cotées deviennent plus volatiles. Recommencent à grossir à partir des 90s autour de leur « cœur de métier » => fusions-acquisitions toujours d’actualité.

Conclusion

Kisme contemporain engage gd démembrement de la firme indus. Image de la gde entreprise disparaît, hiérarchies deviennent plus plates, firmes se replient sur leurs avantages comparatifs.

Cette rupture n’a pas de cause unique. Lecture possible comme moment de la lutte des classes (1ère firmes restructurées aux USA sont les + syndiquées). Il casse les collectifs ouvriers construits au cours du siècle, mais causes externes jouent également rôle important : Mai 68, les NT => « nouvel esprit du Kisme », rupture paradigmatique, nouvelle façon de penser l’org du W => rendre possible avènement usines sans Weurs.

Condit° ouvrière affectée par déclin emploi indus. Avec reprise éco 2nde moitié 90s, reprise éphémère de l’emploi industriel, mais récession début nouveau siècle voit licenciements reprendre.

Leçon 2. La nouvelle économie-monde

Crise de la soc indus ds pays riches trouve //isme avec rupture observée à l’échelle planétaire. Affrontement Est/Ouest a laissé place à opposition Nd/Sd, marquée par arrivée gds blocs que st Chine, Inde et ex-bloc soviétique. Epuisement dynamisme soc indus => crise des « pays de l’Est », car modèle hiérarchique qui s’accordait ac régimes totalitaires et planificateurs. Même aux USA, Ford était fasciné par Hitler, qui a juste voulu importer modèle fordiste, dans domaine productif. A partir de 1929, on commence même à douter des écos de marché. Succès du keynésianisme aussi dû au fait qu’il redonnait espoir à ces écos qui se croyaient perdues. Pourtant tjrs question : pkoi majorité des pays pauvres en 1975 a préféré versant planificateur à celui des écos de marché ? Réponse forcément pays par pays, mais idée unificatrice : tous ces pays ont participé, pour la plupart tragiquement, à 1 première mondialisation (XIXe), et pour eux, commerce internat est inégal dans ses effets, favorise prospérité des riches, ne permet pas rattrapage des + pauvres. Du coup penchent pour protectionnisme.

La première mondialisation

Ressemblances entre 1ère mondialisat° et la nôtre : ressemblance des gdes puissances (GB et USA, ttes deux puissances mercantiles, cherchent à promouvoir partt libre-échange commercial) ; ttes 2 sont portées par révo des techniques de transport et de communication (véritable rupture n’est pas Internet mais plutôt XIXe avec télégraphe, chemin de fer, bateau à vapeur puis frigorifique => marque de ces avancées dans les écarts de cours de matières 1ère : milieu XIXe peuvent atteindre différences 50% entre Chicago, Londres ou Bombay / 1913 pas plus de 10 ou 15%). Notre mondialisat° reste même en retard sur la 1ère ds globalisat° financière et migrat° internationales : 1913 City Londres exporte 50% épargne anglaise (en Fr, ¼ épargne nationale à l’étranger) alors qu’aujourd’hui on en est loin, la City préfère investissement (In) outre-mer à In domestique, dc pas de dynamique positive du réIn des profits de l’accumulat° passée ds éco GB. Migrations internat : aujourd’hui mobilité des personnes semble exceptionnelle, mais 1913 10% pop mondiale émigrés, aujourd’hui 3%, imposant en masse mais relativement à la pop terrestre 3x < celui du siècle précédent. Ecart entre les deux mondialisations visible sur paramètre respect contrats ou propriété privé : intégration juridique en avance hier sur situation actuelle (Commonwealth : contrat signé à Bombay avait la même valeur juridique que signé à Londres), plus poussée que maintenant.

La mondialisation du XIX n’a donc rien à envier à celle d’aujourd’hui, offre le labo d’une mondialisation quasiment à l’état pur, et moyen de juger de ses effets spontanés => accroissement des inégalités mondiales au cours du XIXe ( 1820 GB 2x plus riche par habitant que l’Inde, 1913 écarts passés de 1 à 2 à 1 à 10) + convergence entre GB et autres gdes nations euro, Fr et All entre autre alors ils ont choisi voie protectionnisme. Du coup futur « Tiers-monde » va choisir le protectionnisme qd leur indépendance leur permettra de choisir leur politique commerciale => rôle 1/3 Monde va baisser, exportations passent de 28% en 1955 à 14% des échanges mondiaux en 1972 (alors que leur poids ds pop mondiale ne cesse de croître).

Mais en choisissant protectionnisme, un pays pauvre ne se met pas davantage en situation de rattraper les pays riches, se prive de leur découvertes, et écart de richesses entre pays pauvres et riches ne va pas se rétrécir davantage au cours du XXe que du XIXe. Consensus en faveur du protectionnisme va dc s’effriter. A partir des 80s et surtt 90s, les pays pauvres vt revenir au commerce internat. 2001 : 1ère année où augmentation du commerce a été plus importante selon axe Nd/Sd que axe Nd/Nd => nvelle division du W qui se dessine et à laquelle les pays émergents participent de plain-pied.

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