Thème : La Première Guerre mondiale, mourir pour la patrie (1914-1918) (CM2 n°6)





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date de publication20.10.2017
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Thème : La Première Guerre mondiale, mourir pour la patrie (1914-1918) (CM2 n°6)

Connaissances :

  • Connaître le déroulement de la « Grande Guerre » et l’horreur des tranchées.

  • Verdun 1916.

Le déclenchement de la Première Guerre mondiale marque le début réel du XXe siècle. La guerre imprime sa marque et grave les corps et les esprits au-delà de ce que l’on pouvait imaginer. Plus rien ne sera désormais comme avant. Les contemporains l’appellent dès la fin des hostilités la Grande Guerre, comme si elle devait rester le modèle de l’horreur absolue. Le reste du XXe siècle nous a appris qu’en 1918, le monde de l’horreur n’en est qu’à ses débuts. Bien la comprendre, c’est mieux percevoir les raisons de la Seconde Guerre mondiale.
Les origines du conflit
Les origines sont nombreuses et ne peuvent être réduites au seul conflit franco-allemand et au désir de revanche des Français dans leur quête de l’Alsace et du nord de la Lorraine, perdus en 1871.

Les origines structurelles. Elles s’inscrivent dans les rivalités coloniales. Concurrence au Maroc entre la France et l’Allemagne, contentieux important entre l’Angleterre et l’Allemagne au Proche-Orient : les causes sont nombreuses au moment où les pays d’Europe semblent prêts à se partager le monde des colonies. En effet, les rivalités économiques assombrissent encore un peu plus le tableau international de l’avant-guerre. Il s’agit principalement de la concurrence accrue des puissances industrielles triomphantes (Royaume-Uni, Allemagne et France). Les revendications nationales, dont l’Alsace-Lorraine n’est qu’un des aspects, complètent le panorama des périls. L’invasion autrichienne de la Bosnie-Herzégovine en 1908 déstabilise la région des Balkans sous prétexte de la contenir. Enfin, la couse aux armements a débuté dès la fin du siècle précédent, ce qui fait dire à cette époque que l’Europe est sur un baril de poudre.

Les origines conjoncturelles. L’archiduc héritier d’Autriche, François-Ferdinand, est assassiné à Sarajevo le 28 juin 1914 par Prinzip, un jeune nationaliste serbe. L’Autriche déclare la guerre à la Serbie. Cet assassinat en des temps moins troublés, aurait certainement trouvé un règlement diplomatique, mais en 1914, l’engrenage des alliances européennes se met en route. Alliée de la Serbie, la Russie mobilise. L’Allemagne, alliée de l’Autriche, mobilise à son tour le 1er août ; la France, alliée de la Russie et de l’Angleterre, le 2 août.
Une population mobilisée pour une guerre totale
Contrairement aux attentes, le conflit se prolonge dès l’arrêt de l’offensive allemande (bataille de la Marne en septembre 1914). La guerre de mouvement laisse la place à une guerre de position. Sur tout le front, les belligérants s’enterrent, les soldats creusent des tranchées.

Dés lors, toutes les ressources dont disposent les Etats sont mobilisées pour conduire la guerre. Seule la puissance militaire est à même de vaincre l’adversaire. La guerre étant devenue une guerre moderne (utilisant bientôt aviation, sous-marins et chars d’assaut), la rupture de l’équilibre des forces dépend de la capacité d’innovation technologique. L’artillerie se perfectionne (canon à longue portée, obus de gros calibres) et utilise des armes chimiques (obus à gaz « moutarde »). Lance-flammes et mitraillettes datent également de 1914-1918. La gravité des blessures stimule les avancées de la médecine.

L’industrie doit suivre en produisant des armements en masse. C’est une guerre industrielle. Les Etats mettent en place une véritable économie de guerre. L’Etat contrôle le commerce extérieur, fixe prix et salaires, répartit les matières premières, rationne les denrées alimentaires. Cet interventionnisme se retrouve dans la mobilisation de la main d’œuvre : ouvriers qualifiés de la sidérurgie, coloniaux, prisonniers de guerre sont mis à contribution. Les femmes remplacent les hommes partis au front : les « munitionnettes » produisent dans des usines modernisées des tonnes d’obus. Censure et propagande, « bourrage de crâne » s’attachent à assurer l’adhésion des populations à la politique de guerre, y compris des enfants sont embrigadés.

Une guerre où règne l’extrême violence
La grande Guerre se révèle d’une brutalité inédite. La propagande, mais aussi l’intériorisation par la majorité des peuples des buts affichés par les gouvernements entraînent la formation d’une véritable culture de guerre. L’ennemi, assimilé au mal, est haï.

Les pertes engendrées par les armes nouvelles issues de l’industrie sont considérables. Les combats sont atroces, les corps pulvérisés par les gros calibres. On dénombre, après les trois jours de l’offensive du général Nivelle en 1917, 40 000 tués et 90 000 blessés. Et les batailles n’ont jamais été aussi longues : Verdun dure dix mois ! Les soldats, mais aussi les populations civiles, subissent ces violences physiques et psychologiques inouïes. Mais ce faisant, le conflit familiarise les soldats et les peuples à ce degré de violence et aux morts innombrables.
Une guerre longue
1ère phase : la guerre de mouvement de 1914 à 1915. Les armées allemandes pénètrent sur le territoire français et menacent Paris. Cette agression permet l’union sacrée. La bataille de la Marne (9-13 septembre 1914), menée par Foch, permet la stabilisation du front. Les Allemands sont arrêtés sur le front ouest alors qu’à l’est, ils battent les Russes à Tannenberg.

2ème phase : la guerre de tranchées, de 1915 à mars 1918. Les fronts stabilisés, on assiste à un enlisement du conflit. Les tranchées sont le véritable symbole de cette guerre. Les batailles sont terribles : celles de la Somme et de Verdun en 1916 occasionnent des pertes humaines considérables dans les deux camps, sans véritable succès définitif pour l’un et l’autre. Des avions, des gaz et de l’armement lourd sont utilisés massivement. La guerre se joue au front mais également à l’arrière avec la mobilisation des opinions publiques : la mobilisation des consciences et le travail des femmes dans les champs et dans les usines. Mais des résistances s’affirment : soldats récalcitrants, critiques à l’arrière, protestations contre les censures de la presse. Les mutineries éclatent chez tous les belligérants et sont partout réprimées. Cette guerre est également mondiale par la participation des colonies au conflit.

3ème phase : la guerre de mouvement, de mars à novembre 1918. L’entrée en guerre des Etats-Unis (avril 1917) aux côtés de la Triple-Entente décide du sort de la guerre, malgré le retrait du conflit et de la coalition alliée de la Russie devenue bolchevique (octobre 1917). L’armistice du 11 novembre 1918 met fin à la guerre.


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