Recherche du spectateur impartial perdu a propos d’«Adam Smith and the economy of the passions»





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A la recherche du spectateur impartial perdu

A propos d’« Adam Smith and the economy of the passions » de J-H Keppler, Routledge, 2010

Benoît Walraevens1

“Unlike old soldiers, old Adam Smith Problems never die nor fade away” (Young, 1997).

-Ce court mais dense essai sur Smith est la traduction de « L’Economie des passions selon Adam Smith » paru deux ans plus tôt aux éditions Kimé. Au sein d’une littérature secondaire qu’il qualifie à juste titre de « surabondante », mais qu’il ne cite malheureusement qu’avec parcimonie, l’auteur se propose d’offrir une nouvelle lecture de l’œuvre de Smith en insistant sur « la structure, les hypothèses informationnelles et les aspirations éthiques » de cette œuvre. Alors que l’Adam Smith Problem serait oublié, hypothèse quelque peu contestable quand on pense aux récents travaux de Fleischaker (2004), Montes (2003), Paganelli (2008) ou Diatkine (2010), l’auteur offre de souligner les tensions qui traversent les œuvres de Smith mais aussi et surtout de mettre en avant la continuité et le prolongement de réflexion qui existe entre la Théorie des SentimentsMoraux et la Richesse des Nations. Dès l’introduction (partie 1), l’auteur présente les principales thèses qu’il souhaite développer. Son point de départ est la coexistence dans la Théorie des Sentiments Moraux de deux principes normatifs, présupposés hâtivement contradictoires, de comportement humain : la sympathie et le spectateur impartial (parties 2 et 3). La thèse principale soutenue par Keppler est que le mécanisme de sympathie développé dans la Théorie des Sentiments Moraux permet la codification pleine et entière des préférences économiques et donc la présence de marchés de concurrence parfaite (et de rendements constants) dans la Richesse des Nations, assurant ainsi la concordance entre la poursuite par chacun de son intérêt personnel et la réalisation de l’intérêt général. Smith aurait donc privilégié le mécanisme de sympathie comme principe de régulation des comportements humains et la Richesse des Nations apparait dès lors comme un prolongement, bien que partiel, du projet de la Théorie des Sentiments Moraux d’une élaboration des normes de comportement humain. En effet, le mécanisme du spectateur impartial, ce « père » que Smith n’arrive pas à nommer (partie 3), serait relégué au second plan dans la Richesse des Nations et ne subsisterait qu’au travers d’éléments épars sur la justice, ce que l’on peut comprendre aisément puisque celle-ci devait faire l’objet, d’après Smith lui-même, d’un ouvrage séparé qu’il n’eut malheureusement jamais le temps de livrer à la postérité mais dont nous avons une idée par la lecture des Lectures on Jurisprudence, curieusement laissées de côté par l’auteur, bien que cela eût pu renforcer son propos à de nombreuses reprises. Si les normes morales de la sympathie, par opposition aux normes éthiques du spectateur impartial, sont mises au premier plan c’est parce qu’elles viennent façonner l’intérêt personnel des agents économiques de sorte que, de manière paradoxale et sans que les individus en aient l’intention, comme l’illustre la métaphore de la main invisible, ils réalisent les fins du spectateur impartial : la perpétuation et la propagation de l’espèce humaine (partie 4). La poursuite raisonnée et consciente des objectifs du spectateur impartial est dès lors rendue dispensable. La lecture par Keppler de l’œuvre de Smith est ambitieuse, stimulante et originale au premier abord, mais elle ne manque pas, néanmoins, de susciter quelques objections majeures tant dans le raisonnement que dans ses conclusions, au final très orthodoxes. C’est ce que je me propose de souligner en suivant le fil de son argumentation.

L’hypothèse de départ de Keppler est que Smith met en exergue dans la Théorie des Sentiments Moraux deux principes orthogonaux de formation de normes de comportement, la sympathie et le spectateur impartial, dont le statut dans son œuvre est différencié, avec une primauté accordée à la sympathie qui transparaitrait de manière claire dans la Richesse des Nations, considérée ce faisant comme l’ouvrage réalisant le projet de la sympathie (le développement économique), tandis que le projet du spectateur impartial (la justice) devait faire l’objet par Smith d’une histoire de la jurisprudence naturelle qui malheureusement ne vit jamais le jour. Ainsi l’auteur étudie en détail dans la partie 2 de l’ouvrage la formation des normes de comportement humain par le biais des relations interpersonnelles sympathiques. Le principe de sympathie est qualifié à juste titre d’ « horizontal » en ce qu’il met les hommes sur un pied d’égalité dans l’échange et la communication. L’idée force qu’il soutient est que les relations sympathiques entre les hommes, à travers le jeu spéculaire de croisement des regards qu’elles impliquent, permettraient la codification parfaite des préférences et valeurs économiques et en conséquence la nullité des coûts de transactions. La Théorie des Sentiments Moraux offrirait dès lors le socle de base des marchés compétitifs de la RN, considérés comme étant des marchés de concurrence parfaite. La thèse est particulièrement intéressante mais semble difficilement acceptable, car exagérée, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord il est bon de rappeler que pour Smith les interactions sympathiques permettent l’émergence spontanée et consensuelle, par les interactions libres des individus, de normes morales, et non économiques. La communication et les échanges sympathiques portent sur les sentiments et les passions, et non sur les biens économiques et leur évaluation. Que la sympathie puisse participer aux échanges économiques est tout à fait envisageable, et a été déjà défendu dans la littérature, par exemple par Pack (1991), Dellemotte (2005), Walraevens (2010 a) ou Breban (2011, 2012). Qu’en outre il existe une certaine analogie entre la formation des valeurs morales et la formation des valeurs économiques, les prix, a également fait l’objet de travaux2. De même qu’il est indéniable que les préférences individuelles pour Smith, comme nombre d’auteurs de l’époque, sont le fruit des interactions sociales et que la sympathie puisse y jouer un rôle en permettant aux individus de se mettre à la place des autres. Mais la transposition directe du mécanisme moral à l’univers économique nous semble ici trop brutale car jamais véritablement démontrée par l’auteur3. Il existe pourtant dans l’œuvre de Smith, comme a essayé de le montrer Walraevens (2010, b), un lien possible à établir entre ces deux dimensions de la vie sociale à travers l’analyse smithienne du langage et du désir de persuasion, reflet du désir universel de sympathie mutuelle (Dellemotte, 2005). L’auteur n’y fait malheureusement qu’une brève allusion. Et ceci ne constitue toujours au mieux qu’une analogie entre les phénomènes d’échange de biens, de sentiments et d’opinions. Ensuite, quand bien même accepterait-on la possibilité que les relations sympathiques permettent la codification des préférences, le résultat invoqué d’une absence des coûts de transactions sur les marchés économiques semble problématique. En effet, le mécanisme de sympathie permet aux hommes de se mettre à la place des autres, mais la circulation de l’information passionnelle qu’il permet n’est ni transparente ni parfaite (Griswold, 2010). Les spectateurs peuvent ainsi ressentir des émotions d’intensité trop faible ou trop forte, voir de nature totalement différente eu égard aux personnes principalement concernées. De même les agents sont parfois incapables de maitriser leur passion pour atteindre l’agréable point de convenance et sa sympathie mutuelle4. Smith évoque le bonheur que serait la franchise et la transparence des cœurs et des esprits (TMS, VII.iv.28, trad p.448-9), mais il est conscient qu’il s’agit plus d’un idéal que d’une réalité fréquemment observée. Les hommes sont des êtres rhétoriques qui cherchent à persuader à tout prix, y compris lorsqu’ils ont tort (LJ(B), 222, p.493-4). Au final, bien que suffisante pour assurer une certaine stabilité sociale, la sympathie est un mécanisme imparfait de transmission des informations et ceci nous semble incompatible avec une absence de coûts de transactions. Je serai enfin plus nuancé que l’auteur sur l’idée selon laquelle les marchés étudiés par Smith dans la Richesse des Nations sont des marchés de concurrence parfaite. De nombreux auteurs comme Blaug (1962), Hollander (1997) ou Béraud (2005) ont défendu cette position. Mais il existe également des voix dissidentes sur ce sujet, voyant plutôt en Smith un précurseur de la théorie des marchés contestables (Aspromourgos, 2007), de la concurrence imparfaite (McNulty, 1967), ou de la théorie autrichienne du processus de marché (Bradley, 2010).

-La troisième partie de l’ouvrage se focalise sur le second principe normatif de comportement : le spectateur impartial, principe vertical d’autorité (p.5) dont l’auteur tente avec un certain succès de nous révéler les mystères en prenant soin par exemple de le distinguer de la conscience sociale (p.85-6) ou de le comparer au surmoi freudien (p.85). Alors que les normes morales de la sympathie se forment dans les interactions sociales, les normes éthiques du spectateur impartial se jouent dans un dialogue intérieur des individus avec leur conscience. La discussion est fournie et enrichissante grâce en particulier aux digressions psychanalytiques. Elle débute par une intéressante et longue liste des différentes appellations du spectateur impartial dans la Théorie des Sentiments Moraux qui montrerait l’incurie de Smith à « nommer le père »5. Celle liste comprend toutefois, selon moi, un certain nombre d’intrus. En effet, Keppler y inclut « Dieu » et ses différentes ou proches appellations : « la Déité », « le Seigneur notre Dieu », « l’Auteur », « l’Auteur de la Nature », « le Grand Juge et Arbitre », « cet être divin »… Il semble pourtant que Smith prend soin de distinguer Dieu du spectateur impartial. Même si l’on peut imaginer que, pour Smith, Dieu est un spectateur impartial, la réciproque n’est pas vraie. Dieu constitue le tribunal supérieur et ultime des actions humaines. Il est omniscient, omnipotent, et fait office de juge parfait (TMS,II.ii.33, trad p.193), contrairement au spectateur impartial, humain et donc imparfait, car influençable par les clameurs de la foule, d’où son nom de « demi-dieu au-dedans du cœur » (TMS, II.ii.32, trad p.193). Parce qu’il humain, il est faillible et ne représente qu’une approximation du jugement divin (ibid). Autre élément problématique de l’analyse, la tendance systématique de l’auteur à minimiser le rôle du spectateur impartial, ou de l’autorité de la conscience sur le comportement des individus, qui semble considérée comme mineure, position qui mériterait d’être nuancée. Smith consacre pourtant les trois premiers chapitres de la troisième partie de la Théorie des Sentiments Moraux à l’étude de l’approbation de soi et du spectateur impartial et à son pouvoir sur le comportement des hommes, soit autant que pour expliquer la formation et l’influence des règles morales issues des échanges sympathiques (les chapitres 4 à 6 de la 3e partie). Alors que l’auteur écrivait au début de l’ouvrage, à juste titre, que le désir d’être aimé est l’un des puissants qui soit, Smith précise que « par nature, l’homme ne désire pas seulement être aimé, mais il désire aussi être aimable, être l’objet naturel et convenable de l’amour…Il ne désire pas seulement l’éloge mais aussi en être digne » (TMS,III.ii.1, trad p.176). L’ « émulation », principe si essentiel à l’activité économique, « est fondée, à l’origine, sur notre admiration pour l’excellence des autres » (TMS, III.ii.3, trad p.177). Enfin, il semble discutable de ne faire que de la vertu de justice le domaine d’application des principes du spectateur impartial, à moins de n’entendre la justice en un sens bien plus large que celui que lui prête Smith, essentiellement la justice commutative. La vertu de prudence, fondamentale pour l’activité économique, ne relève pas, à notre avis, de la seule mécanique de la sympathie et du désir d’être approuvé, aimé et admiré par nos semblables, qui serait la simple expression du désir d’améliorer sa condition. Smith souligne à de nombreuses reprises son lien avec le spectateur impartial et la noblesse de caractère de l’homme prudent dont la motivation première serait plus l’approbation du spectateur que l’utilité qu’il retire de sa conduite (TMS, IV.ii.8, trad pp 264-5). La vertu est une fin en elle-même, et non un moyen, aussi bien pour l’homme bienfaisant ou l’homme juste que pour l’homme prudent qui cherche (entre autres choses) à s’enrichir. Le chemin menant à la richesse et celui amenant à la vertu coïncident, fort heureusement pour la société, chez nombre d’individus (TMS, I.iii.3.5, trad p.105 ; III.5.8, trad pp 234-5).

La quatrième partie propose une relecture de la métaphore de la main invisible à partir des analyses précédentes. L’idée avancée est que le mécanisme de sympathie permet, de manière paradoxale, la réalisation des fins du spectateur impartial, rendant par là même inutile la poursuite consciente par les individus de son approbation et conduisant à sa quasi disparition dans la Richesse des Nations. En d’autres termes, la main invisible s’assurerait que la cause efficiente de l’intérêt façonné par la sympathie réaliserait la cause finale du bien être général. Ceci oblige à une réflexion approfondie sur les fins du spectateur impartial. N’est ce pas de définir la justice du comportement individuel en toutes circonstances, le Bien, ou encore la convenance parfaite, et non de réaliser le bien être général de la société, comme le laisse entendre l’auteur ? La conscience est une instance individuelle qui juge les actions des hommes et leurs passions, qu’elles soient sociales, asociales ou égoïstes. Ce que réalisent sans le savoir les individus à travers la main invisible ce sont les fins, non pas du spectateur impartial, mais de la Nature : la perpétuation, la propagation et le bonheur de l’espèce humaine. C’est seulement parce que Keppler (p.126, 134) fait de Dieu ou l’Auteur de la Nature une dénomination du spectateur impartial qu’il peut prétendre que la main invisible réalise les fins de ce dernier sans que les individus veillent consciemment à se conduire de façon à obtenir son approbation. En outre, il ne suffit pas de laisser les individus poursuivre leur intérêt personnel pour qu’ils réalisent l’intérêt général ou les fins de la Nature. Bien souvent ils se trompent et agissent contre leur intérêt ou (et) l’intérêt de la société (Paganelli, 2009). Il y a un besoin éthique, en particulier de prudence et de justice, pour que l’intérêt personnel et l’intérêt général n’entrent pas en conflit mais coïncident plutôt6. Le spectateur impartial ne doit pas se retirer pour laisser la place à la sympathie. Il doit la compléter, comme le suggère finalement l’auteur dans sa conclusion où il fait apparaitre avec justesse la subtilité de la pensée de Smith dans les nombreux points de contact entre les deux principes de création de normes de comportement (pp 138-41).  

Au final cet essai propose des idées originales et stimulantes, nourries par des références constantes et intéressantes à la psychanalyse, sur la pensée de Smith et les liens qui unissent ses deux œuvres, la Théorie des Sentiments Moraux et la Richesse des Nations. Pourtant, et bien qu’il se propose ouvertement d’aller au-delà des points de vue conventionnels, l’auteur aboutit paradoxalement à renforcer ceux-ci en soutenant que Smith est un partisan d’un Etat minimal (p.57), le père de l’homo economicus (p.130), un théoricien de la concurrence parfaite (pp 55-6) et de l’équilibre général (p.63), un conservateur (p.81) ou encore un défenseur de l’harmonie des intérêts (p.9, p.123). Enfin, la thèse principale d’une disparition progressive de l’influence du spectateur impartial et de l’hégémonie du mécanisme de sympathie à travers la publication de la Richesse des Nations doit être confrontée à une réalité éditoriale. En effet, la sixième et dernière édition de la Théorie des Sentiments Moraux à laquelle Smith a consacré ses dernières forces, et qui est parue quatorze ans après la publication de la Richesse des Nations, est celle qui contient les ajouts les plus notables et ceux-ci concernent presque exclusivement des développements sur l’autorité de la conscience dans la troisième partie ainsi que la toute nouvelle partie 6 consacrée à la vertu, soit les actions conformes au précepte du spectateur impartial (Raphael, 2007). L’ouvrage d’Hanley (2009) rend d’ailleurs bien compte de ce souci grandissant de Smith pour la noblesse du caractère des hommes. Nul doute que cet essai de Keppler ne manquera pas d’alimenter de nombreux débats parmi tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à cet auteur fascinant qu’est Smith.

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1 CREM, Université de Caen-Basse Normandie.

2 Voir par exemple Duboeuf (1985), Otteson (2002), Walraevens (2010, b) et Breban (2011).

3 Un autre problème concernerait la définition et la nature même de la sympathie. Dans le domaine moral elle est, pour Smith, spontanée et désintéressée. Si elle sert à la codification des préférences et à l’échange elle devient stratégique et intéressée.

4 Nurock (2009) souligne la complexité et la pluralité du concept smithien de sympathie, non entrevue par Keppler, à travers l’identification de ses différentes formes (agentive, cognitive, émotionnelle) dans la Theorie des Sentiments Moraux.

5 Rappelons s’il le fallait que Smith porte le même nom que son père, qu’il n’a pas connu.

6 Sur l’éthique de la main invisible on consultera Biziou (2003), Young (1997), Evensky (2005), Walraevens (2010, b).

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