Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, livre IV chaptire11





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date de publication05.01.2017
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La théorie de la Main Invisible
«  [lL’individu] recherche seulement son intérêt personnel, et il est en cela, comme dans biens d’autres cas, amené par une main invisible à atteindre une fin qui n’entrait nullement dans ses intentions [concourir à la prospérité générale.] Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, livre IV chaptire11

1 Les grandes idées de la théorie : La théorie de la main invisible a été développé par Adam Smith dans son ouvrage Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, paru en 1776 . Cette métaphore de la « main invisible » veut que, dans un marché concurrentiel, les individus , mus uniquement par leur intérêt personnel, concourent toujours à la prospérité générale. Cette métaphore exprime l’idée que la recherche du gain conduit les entreprises à produire les biens que recherchent les consommateurs, et ce au meilleur prix possible, en favorisant le progrès technique notamment. L’articulation des intérêts individuels permet la régulation des processus économiques de façon efficace, notamment grâce à la pression de la concurrence : «  en poursuivant son propre intérêt, [l’individu] agit souvent plus efficacement pour l’intérêt de la société que lorsqu’il cherche réellement à agir en faveur de ce dernier ».

2 Smith prône la libre concurrence : La poursuite des intérêts personnels est favorable à la société. Mais les bienfaits de la « main invisible » ne peuvent se réaliser pleinement que si l’économie est soumis à un régime de libre concurrence, car si des barrières limitent l’accès à des marchés, en protégeant certaines entreprises aux dépends des autres, alors le jeu de la « main invisible » est faussé et le consommateur en pâtit.
3 Smith prône l’intervention de l’Etat la plus réduite possible dans l’économie. Adam Smith déclare qu’il n’ a jamais « rien vu de bon de ceux qui prétendent faire des affaires pour le bien public.» Par conséquent, l’Etat ne devrait pas chercher à interférer avec les mécanismes du marché, ni à trop intervenir dans l’économie. Smith accorde trois fonctions à l’Etat : celle d’Etat gendarme, en charge des missions de justice, la fonction de responsable des missions de défense, et enfin celle «  d’élever et d’entretenir ces ouvrages et ces établissements publics dont une grande société retire d’immenses avantages, mais qui sont néanmoins de nature à ne pouvoir être entrepris ou entretenu par un ou par quelques particuliers, attendus que pour ceux-ci , le profit ne saurait jamais en rembourser la dépense » ( richesse des nations , livre V, chapitre I). Cette dernière analyse a contribué à la théorie moderne des biens collectifs.
4 L’héritage de cette théorie économique :L’héritage de cette théorie économique est encore présent dans la pensée économique libérale, pour qui la non-intervention de l’Etat est justifiée par le fait que les marchés permettent une allocation efficace des ressources. On citera par exemple parmi ces « héritiers » de Smith les noms de quelques théoriciens des libertés des marchés comme Friedman ou Stigler.

5 Attention aux erreurs d’interprétation La théorie de la main invisible ne doit pas nous amener à voir A. Smith comme le peintre d’un monde merveilleux , béat devant les bienfaits du libéralisme. Smith sait que le libéralisme est un système où existent de profondes oppositions de force et de tensions entre classes sociales. Ainsi dans le livre I , chapitre VIII, de son œuvre, il décrit comment les salaires sont fixés par un rapport de force et une opposition profonde entre les maîtres et les ouvriers.



6 Quelques critiques possibles de cette théorie : Tout d’abord, Smith se prononce en faveur d’une intervention réduite de l’Etat dans l’économie sous prétexte que le mécanisme de la main invisible rend efficace l’allocation des ressources par le biais des mécanismes du marché. Mais on sait qu’allocation efficace des ressources ne veut pas dire nécessairement allocation égalitaire des ressources. Ainsi, on constate que les mécanismes du marché nuisent parfois à certains groupes sociaux qui sont confinés à des conditions de vie inacceptables.

La justice sociale est donc un argument, qui venant à l’encontre de la théorie de la main invisible, justifie l’intervention de l’Etat dans l’économie.

De plus, on constate que, pour certaines questions, il est clair que les intérêts privés nuisent à l’intérêt général : ainsi, les entreprises qui veulent maximiser leur profit se soucient peu des externalités négatives qu’elles produisent. Or ces externalités nuisent très fortement à la prospérité générale.

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