Cours Introduction : la politique économique comme objet d’études évolutives





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La Politique Economique

Travail de Groupe

Journée du 08/03/2004

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Introduction : la politique économique comme objet d’études évolutives.
Il s’agit d’étudier les événements, la conjoncture et de voir dans quelle tendance lourde elle s’inscrit.
Politique économique : ensemble des décisions cohérentes prises par les pouvoirs publics et visant à l’aide des divers instruments à atteindre des objectifs relatifs à la situation économique d’une ensemble national, infra ou supranational (espace), la poursuite de ces objectifs pouvant être recherchée à plus ou moins long terme (temps).
Connaître les faits ; pb : le fait brut n’existe pas. Il est donc nécessaire de formuler des hypothèses, des constructions. Il est de plus en plus difficile de faire des comparaisons.

Analyser : utiliser certains outils théoriques pour évaluer un e situation et reconnaître les instruments et objectifs. Distinguer les faits, la description, l’interprétation, les règles d’action mises en place.
Evolution des points de vue sur les possibilités de maîtriser et orienter la conjoncture.

La politique économique correspond à une perception récente de la politique gouvernementale : action de l’Etat.
1° étape / durant la seconde guerre mondiale, il existe une politique budgétaire mais pas d’action globale éco. / pas de représentation mondiale de l’économie.

2 ° / idée d’action volontariste possible sur l’économie.

3°/ recul de la vision budgétaire au profit de la régulation par le marché.
Passage de la régulation étatique à la régulation marchande.

On constate ainsi une évolution certaine sur les idées de ce que l’on peut faire et sur l’efficacité de certains instruments (utilisation des déficits budgétaires/ remise en question : volonté de les supprimer).
Les défis majeurs :
-Libéralisme et « dictature du marché » : situation de repli de l’Etat. pb : quels sont les secteurs qui ne doivent pas devenir marchands ? Santé, éducation, justice…pb également de répartition, accroissement des inégalités. Même si le niveau de vie des classes les plus basses a augmenté.

pb : légitimité de l’action de l’Etat.
-Ouverture extérieure et mondialisation : la logique profonde du libéralisme est d’être international. Pb : le régionalisme (UE, Mercosur, Alena) s’oppose t il à la mondialisation,

Qu’est ce qu’une éco nationale ? Une firme nationale ?

Total Elf à Paris mais 60 % actionnaires étrangers. Exxon, entrpse américaine mais départmt d’Etat dicte sa conduite.
-Changements techniques : évolution de + en + rapide. Chgmt de qualification, coût social fort, exclusion technique, déqualification en augmentation. Exclusion massive.

Winner takes all. : « star system ».

Schumpeter parle de « destruction créatrice » : pas de création sans destruction.

Pb : qui en supporte le coût ?
-La «  nouvelle économie » : industrie du savoir, de l’information et plus encore du travail intellectuel, leur dynamisme permettrait une croissance forte et un faible chômage. Nombreuses controverses autour de cette idée.
Chapitre 1 : La connaissance de la conjoncture : outils- méthodes
C’est la situation économique et financière à un moment donné.
-Rappel des indicateurs de base :
PIB global ou par tête, la production industrielle, l’emploi, le chômage, la balance commerciale, la monnaie et financement.

Les agrégats macroéconomiques qui en sont les résultats et qui traduisent la conjoncture : le taux d’épargne, l’investissement, le % conso/revenu.

Besoin de modification régulière des indicateurs : Ex : indice des prix : alimentation 40 % du budget des ménages en 1960, 10 % auj.

Pb de l’évaluation de l’éco souterraine. Hors circuit, donc non mesurable.

Distinguer les variations absolues des var. en %.

Ex. quand les investissements passent de 700 milliards à 650 milliards, on peut en déduire qu’il y a eu une baisse des investissements

Mais quand le taux d’investissement passe de 4% à 2%, on peut dire que le taux baisse, non pas l’investissement.
-Il faut tenir compte des écarts : pb de périodisation : court moyen long terme.

Sur court terme, les éléments ne changent presque pas. Sur long terme, les variables changent (population, ressources nationales, comportement de l’Etat…)

Pb de phases : expansion, surchauffe, crise éco, récession, purge, relance, expansion…

Voir cycle KONDRATIEv.

Schumpeter parle de » vague d’innovations ».

Théorie du cycle réel : les agents économiques sont rationnels, ils anticipent donc la hausse des taux d’intérêt. Alors chocs extérieurs qui entraînent des mouvements économiques (théorie des anticipations rationnelles).

En arrière plan, demeure une question : l’économie est-elle stable ?

Pour les néolibéraux, réponse positive ; la responsabilité des crises incombe donc à une politique économique mauvaise ou à des chocs extérieurs.

Pour les keynésiens, l’économie est fondamentalement instable ; D’où la nécessité d’une intervention de l’Etat.
-PB/ Comportement des analystes : incertitudes, erreurs et panurgisme. 5000 variables, bcp instituts Insee, FMI, OCDE, paradoxalement rôle des gourous de Wall Street. Autant un art qu’une science : prévision. Doit avoir raison + d’une fois sur deux. Vaut mieux avoir tord a plusieurs donc suivent.
-Existe-t-il des moyens pour repérer l’état de la conjoncture ? Des avertisseurs d’un renouveau inflationniste ? Tendance est ref la plus utilisable.

Pb : le sens des causalités : diminution de la demande = chômage ou

chômage= diminution de la demande ?

Pb : évaluation : sous estimé ou sur estimé.

Impact du principe de précaution : si on n’est pas sûr qu’un produit est bon, mieux vaut l’interdire. Mais si on ne fait que ce dont on est sûr, les progrès sont lents. Le risque zéro n’existe pas. Combien de tps doit durer une nouveauté pour que prise en cpte par agents ?
-Prévisions, anticipations : La direction des prévisions appartient au ministère des finances. Elle ne peut que réduire les aléas, préciser/éclairer la conjoncture. On utilise la modélisation de manière croissante pour simuler une situation. Le problème majeur : les hypothèses peuvent être aléatoires. Pourtant on se fonde sur elles. Il importe d’abord d’opérer une distinction entre les chocs exogènes et ceux qui relèvent des modifications de comportement. Obligé de supposer rationalité et stabilité.
-Interdépendance des conjonctures économiques : rapport INSEE commence tjrs par conj. Internationale .
Problèmes de méthodes :

Qui intervient ? L’ETAT : au sens national ? Dans L’ UE ?

Deux grandes orientations :

-les libéraux : l’Etat doit être un agent comme les autres.

-La macro économie keynésienne : Etat-Arbitre entre avantages collectifs et individuels.
A quel niveau d’intervention ? Infra national, national, régional, mondial…

En arrière-plan demeurent plusieurs questions : est-ce que la régionalisation est un objet et une structure pérenne ou est-ce simplement une étape vers le marché universel ? Le Mercosur n’est pas un espace de libre-échange donc il se dissoudrait vite dans la mondialisation. Y a-t-il en ce domaine une vision claire aux USA ? L’ALENA est elle une étape vers le libre-échange mondial ou va-t-elle durer ?
Optimisation sous contraintes de l’éco : les budgets sont établis sans être acquis, pb des évolutions éco. Nouvelles contraintes comme normes ou standards de qualité…
Le temps et les délais : On appelle « timing » le choix du temps approprié. De plus, Les délais d’action et de réaction s’avèrent déterminant. Le bon responsable prend les bonnes décisions au bon moment. En France, au contraire, on prend souvent les mesures au mauvais moment. La politique des années 80-81 est une politique de relance faite au moment où tous les autres pays étaient en récession. On n’en a donc tiré aucun bénéfice.
1 Fondements de la politique économique «  l’ère des certitudes »

« L’ère des certitudes » correspond à l’âge d’or de la politique économique. Depuis on n’a pas pu réinventer un système de ce style. La politique économique est un phénomène récent (Keynes).

Il existe une analyse générale cohérente. Le mercantilisme puis le colbertisme : construction d’une économie par l’Etat. Intervention, surtout sur les manufactures. C’est la circulation monétaire qui est la richesse. Pour que l’Etat s’enrichisse, l’or doit rentrer : c’est le protectionnisme. Louis XIV va mener des guerres économiques. Colbert va faire enlever des ouvriers spécialisés pour les mettre dans les manufactures d’Etat.

En 1776, Smith dans La richesse des nations, pose les bases du libéralisme. Il existe un ordre naturel, spontané si l’Etat n’intervient pas, stable s’il se rétablit automatiquement.

Les équilibres sont déterminés par le marché à travers un système des prix et de concurrence. Dans ce contexte, la place de l’Etat se limite aux fonctions régaliennes : il faut un Etat pour assurer les fondements du marché (droit de propriété, lois, règlements, ordres,…).
2 L’age d’or des politiques keynésiennes : des années 50 à 70.

• Les ambitions : dès qu’il faut maximiser la croissance, éliminer les fluctuations cycliques, dépasser les échanges internationaux et contrôler l’inflation, on fait appel à l’Etat. C’est le « carré magique ».
Puis choc pétrolier, guerre du Vietnam, surendettement des pays du 1/3 monde ( et de certains pays pétroliers Nigeria, Mexique…).
La politique de redistribution des revenus (30 glorieuses) ne fonctionne plus. La croissance ralentit, les dépenses publiques augmentent en part de PIB.

Cette période a correspondu plus à une conjoncture d’éléments favorables qu’à une organisation fonctionnelle (décolonisation, rattrapage des PED, européens développent la recherche et les initiatives, stabilité internationale…).
3 Le keynésianisme dépassé ? Approches monétaristes, éco de l’offre et triomphe du marché.
L’école de la régulation.- Le système économique développé dans l’après-guerre n’a plus aujourd’hui de bases sociales et techniques qui permettent sa reproduction. Ex. Le Fordisme (production et consommation de masse). Evolution aussi du rapport salarial. Il y a déséquilibre entre la gestion du système et sa réalité. Outils d’analyse intéressants mais qui ne débouchent sur aucune politique.

Les écoles monétaristes.- C’est la mise en cause des fondements mêmes de Keynes. Idée que l’on ne peut pas passer par une politique monétaire et fiscale de type keynésien sans modifier le niveau de l’emploi et le taux d’activité. Très vite, il y aura de l’inflation si il y a création excessive de monnaie.

La nouvelle école classique : la théorie des anticipations.- Toute politique économique est impossible. Les agents, étant rationnels, anticipent toute politique économique et la contrent.
Le climat général est un climat d’hostilité à l’intervention de l’Etat. La régulation peut et doit se faire par le marché. C’est le tout marché.

On ne peut pas faire grand-chose. Moins il y a intervention publique, mieux l’économie se porte.
L’économie mondiale est en mutation : les services l’emportent sur les marchandises, le marché l’emporte sur l’Etat, la finance l’emporte sur le national, la flexibilité l’emporte sur la stabilité.
La nouvelle économie voit la fin de la possibilité de voir une économie administrée. L’ETAT ne peut pas déterminer les réactions des marchés. L’innovation ne peut plus venir de l’Etat.

C’est l’intervention qui est contestée car elle est présentée comme illégitime et inefficace : reste t il un champ pour la politique économique (surtout monétaire) dans des économies de marché ouvertes ? Un politique économique est-elle possible pour l’Europe ? Quels instruments ? La politique budgétaire est un instrument mais qui demeure l’apanage de chacun des Etats.

Il faut penser que l’Etat assure une connexion, explique les phénomènes sans passer par la rentabilité. Ex. La croissance est plus forte quand l’éducation meilleure. On peut donc développer une série d’interventions publiques qui créent l’environnement qui favorise la croissance. Donc la croissance dépend en partie des investissements, pas directement productifs des entreprises, mais d’investissement de la société.
Il reste donc une synthèse keynésienne.
Quelle coordination des politiques économiques ?

L’interdépendance des situations économiques a ses effets pervers : comment réduire les initiatives déstabilisantes, coordonner les activités ? Par exemple, en 1981, le gouvernement français décide de relancer l’économie par une politique keynésienne, mais c’est l’économie allemande qui profite du développement français car la France a adopté seule une politique d’expansion.

D’où l’idée qu’il faut essayer de coordonner, homogénéiser les situations. Les critères de convergence de Maastricht vont dans ce sens : au sein de l’Union Européenne, les écarts se sont réduits, les objectifs sont désormais communs (notamment en matière d’inflation). Mais si certaines politiques sont faciles à coordonner (la stabilité des prix par exemple), d’autres sont beaucoup plus difficiles (comme les politiques sociales : on a vu combien il est difficile de contrarier la culture française en matière de retraites).

Il y a conflit permanent entre la vision collective et la multitude d’intérêts nationaux.

En terme d’analyse globale, la question est de savoir s’il y a un intérêt collectif mondial qui justifierait une ingérence particulière. En contrepartie, un Etat devrait aussi savoir se limiter lorsqu’il est en phase de gêner cet intérêt supranational. Ces réflexions rejoindraient alors les interrogations qui portent sur la maîtrise des prix du pétrole, ou sur celle de la pollution.

L’intervention de l’Etat est justifiée par le postulat de l’existence d’un intérêt général.

C’est cet intérêt général qui est le fondement de la macroéconomie, et il s’exprime à travers un choix collectif qui n’est pas réductible à la somme des intérêts individuels.

Mondialisation et politiques nationales :

Les pays peuvent s’adapter, anticiper, améliorer leur gouvernance. Quelle est la part de souveraineté théorique qu’il faut abandonner pour conserver une influence plus globale ? Interdépendances des conjonctures nationales et coordination des politiques économiques

Politiques économiques et construction européenne : la monnaie unique

En ce qui concerne l’euro, il vaut mieux une BCE, plutôt que des BC. Mais les Etats désirent conserver une influence, d’où la définition commune de la politique de la BCE. L’important, c’est de maximiser sa capacité d’influence. Rmq : elle dépend souvent des personnes (cf. Win Duisenberg).
Chapitre 2 objectifs et stratégies des po économiques
Equilibre, déséquilibre, régulation.

La théorie peut se résumer ainsi :

Anticipations- stratégie- mécanismes d’ajustement- résultats –anticipations.

Existe-t-il un équilibre général et spontané stable ?

Unique et multiple ?

Satisfaisant ?

Mise en cause de l’équilibre : passage de l’équilibre comme norme à l’équilibre comme instrument d’analyse. L’équilibre était une fin en soi et donc la politique économique doit chercher à l’assurer. De plus en plus, on relativise : c’est devenu un instrument d’analyse plus qu’une norme.

La recherche des déséquilibres tolérables :

Ce sont ceux qui permettent la poursuite d’une tendance favorable. On affiche la volonté de limiter l’écart avec l’équilibre avec la présence de seuils de ruptures difficiles à évaluer. Les déséquilibres dynamisants s’opposent aux déséquilibres subis. S’il y a équilibre en permanence, on tend vers une situation peu dynamique. Le déséquilibre peut créer un appel d’air. Ex. Un certain taux d’inflation est indispensable pour une croissance forte.

Seul le Japon a eu une croissance et une inflation 0. Le déficit budgétaire peut être un instrument de la relance et l’emploi. Dans le cas des déséquilibres subis, le déséquilibre est négatif. Les déséquilibres sont liés à des chocs exogènes (hausse brutale du prix du pétrole) et les contraintes liées à des déficits extérieurs et budgétaires importants nécessitent des politiques d’ajustement. Les politiques de rééquilibrage sont imposées par les créanciers. Il est important de souligner toutefois que les équilibres ne sont pas nécessairement vertus et inversement les déséquilibres, malsains.
-Objectif d’équilibre :

La croissance équilibrée.

Carré magique : plein emploi, stabilité des prix, équilibre extérieur, croissance forte.

Dans ce cadre, la po éco contribue fondamentalement à réduire les déséquilibres.
-L’enchaînement des équilibres à court terme par des politiques de régulation conjoncturelle de la demande pour pérenniser la croissance.

La croissance est conçue comme un ensemble de politiques conjoncturelles. Ces dernières ne considèrent pas le long terme. Il s’agit de politiques conjoncturelles d’action sur des éléments à un moment donné.
-politique et éco de l’offre : intervention ou retrait de l’Etat ?

C’est l’offre dite compétitive qui va devenir l’objet et la condition de la croissance

(Ex : po éco REAGAN aux EU : po monétariste, THATCHER en GB : privatisations).
-po éco en période d’innovation + changement technique : la nouvelle éco marque le passage à une éco de la connaissance et de l’innovation. Enjeux nombreux. Si l’on veut comprendre la croissance et les évolutions éco, il faut accorder une attention particulière au chgmt technologique. Le progrès technique et la productivité sont-ils responsables de la disparition des emplois ?

Il est vrai que si la hausse de la productivité est de 3%, et celle de la demande de 1% seulement, certains emplois vont disparaître. A court terme, c’est vrai qu’elle tue des emplois. Mais à long terme, elle en crée plus qu’elle n’en détruit. Et par dessus tout, la qualité de l’emploi s’améliore. Freiner les investissements pour freiner les progrès techniques afin de limiter les pertes d’emploi serait donc suicidaire.
Le modèle de référence des politiques conjoncturelles d’intervention : situation keynésienne (cf. théorie).
Remise en cause par la nouvelle école classique et les anticipations rationnelles. Idée qu’il existe un taux naturel d’activité et qu’on ne peut s’en éloigner durablement.

Les écarts sont significatifs s’il y a des chocs exogènes. Ils correspondent à des erreurs de politique économique. Mais l’ajustement sur le marché sera supérieur à toute forme d’intervention globale.
Objectif de croissance : po de l’investissement et de l’offre compétitive. Approche structurelle pour accroître le potentiel de la croissance (innovation, progrès techniques…).

Investissement comme variable essentielle dans la croissance de plein-emploi.

Fiscalité favorable aux investisseurs, concurrence forte pour inciter entreprise à investir (compétitivité), po qui favorise le risque et l’investissement, exonérations fiscales, améliorer l’éducation, dévlper la recherche, partenariat public/privé…
Objectif d’emploi et limites des po éco. :

Croissance ne veut pas dire nécessairement emploi. (Augmentation de la production ss embaucher +).

Po du chômage ou po de l’emploi, offre/demande déséquilibré.
Objectif de stabilité des prix et de la monnaie.

Lutter ctre inflation.

Pb : comment la mesurer ?

Désinflation : ralentissement d’un phéno d’infla. Déflation : mvt cumulatif de baisse des prix et de l’activité. Stagflation : en même tps stagnation de la croissance et inflation (cho + infla).
Objectif de compétitivité des firmes et des nations
Politique spécifique

Agricole, environnement, éducation, industrielle, catégorielle (jeunes, femmes…).
Politique structurelle

Au sens large, les politiques structurelles sont différentes des politiques conjoncturelles, elles cherchent à définir les tendances longues qui vont déstabiliser des éléments stables. Cependant, le terme de « politiques structurelles » revêt un sens particulier pour le FMI et l’OCDE : il désigne des politiques destinées à rapprocher le fonctionnement d’une économie (ou d’un système économique et social) de l’économie de marché. Selon, ces deux institutions, le progrès se mesure à l’avancée vers le modèle de l’économie de marché. Le marché est la référence, et le chômage ou l’inflation traduisent le fonctionnement insuffisant des mécanismes du marché. Donc, en faisant référence au terme « structurel », il s’agit d’éliminer les obstacles à l’économie de marché : rigidité du marché de l’emploi, fiscalité, … Inciter une économie à modifier ses structures pour déboucher sur une économie plus efficace.

Par ex : en Europe, le pb structurel du chômage est la rigidité du marché du travail (FMI).

Les pays de l’Est doivent passer d’une éco administrée à une éco de marché : les comportements doivent changer. Pb : séparer l’éco du politique (cf. Mafia Russe qui contrôle + ou – le pouvoir).

Les pays émergents : déficit extérieur, inflation, offre inefficace, demande forte…

Crise de la dette liée à la baisse du pétrole et hausse du dollar (emprunt en dollars).

Mexique Venezuela, Nigeria, ce ne sont pas des pays pauvres. La responsabilité de la dette du Venezuela appartient à des Vénézuéliens qui ont investi en dollars, et non au capitalisme mondial.

Po struct : Renégociation de la dette, mise à niveau de l’appareil productif, qualif. des travailleurs, investissement …
Chapitre 3 Instruments de la politique économique.
I / La politique budgétaire.

Intervention continue : la TVA. Ponctuelle : lancer un emprunt.

Qualitatif : introduire ou supprimer un élmt

Quantitatif : augmenter ou diminuer l’intervention

Structurel : ex : privatisation.
Pour chaque objectif, il faut chercher l’instrument le + approprié.

Policy mix : Cette expression exprime la combinaison entre les politiques monétaire et budgétaire« pour un pilotage en finesse autour de l’inflation et du chômage ». Dans les années 1980, une politique budgétaire plutôt expansionniste (déficit) s’opposait à une politique monétaire plutôt rigoureuse (taux d’intérêt élevés pour contenir l’inflation). Aujourd’hui, c’est l’inverse : la politique budgétaire va dans le sens d’une réduction du déséquilibre, voire vers un excédent budgétaire, alors que la politique monétaire est assez souple avec des taux d’intérêt assez bas (cf. la politique de Greenspan).
Le choix des instruments n’est pas toujours un acte scientifique. Il y a une dimension politique très forte dans le choix de l’instrument et du moment de son utilisation : une baisse des impôts avant une élection, politique fiscale pour la gauche, politique monétaire pour la droite (même si c’est moins évident aujourd’hui qu’il y a 20 ans).
La politique budgétaire désigne des changements dans les dépenses et dans les recettes de l’Etat, en structure et en volume, pour atteindre certains objectifs. Dans la politique budgétaire, il existe donc une politique fiscale (recettes et impôts) et une politique des dépenses (prestations et allocs). Le solde des deux détermine l’excédent ou le déficit budgétaire.
3 gdes fonctions :

Allocation des ressources (éducation par ex)

Répartition/redistribution,

Stabilisation/ régulation (fonction po économique, intervention macroéconomique par excellence)

Cf. projet loi de finances 2004.
Les recettes : les impôts (25%), la TVA, la TIPP (pétrole).

Les collectivités locales ont des impôts spécifiques (taxe habitation, foncière)

Les dépenses : Education Nat, Défense, Emploi solidarité, Dette publique.
Transmission des effets : multiplicateur budgétaires et fiscaux.
Le multiplicateur des dépenses.

L’augmentation du revenu, grâce à l’augmentation des dépenses publiques, permettra d’augmenter les recettes fiscales et de retourner à une situation d’équilibre. Ce calcul résulte donc d’un décalage dans le temps : on dépense d’abord, on engrange ensuite.

Ce multiplicateur montre le rôle joué par la demande autonome de l’Etat ; les achats supplémentaires de l’Etat induisent une augmentation de la production plus importante que la dépense initiale.

Le multiplicateur fiscal.

Il décrit une baisse des impôts ou une hausse des dépenses publiques, celle-ci conduisant à une augmentation du revenu des contribuables et donc à un accroissement plus élevé de la production nationale.

Une baisse d’impôts de 100 ou une augmentation des dépenses publiques de 100 n’a cependant pas le même effet car, dans le premier cas, la demande est moins élevée puisque les contribuables épargnent une partie de leur revenu supplémentaire. En résumé, l’effet multiplicateur d’une hausse des dépenses publiques est plus élevé que celui d’une hausse des impôts.

Le multiplicateur de budget équilibré.

Si on augmente d’un même montant les dépenses publiques et les impôts, l’effet multiplicateur n’est pas nul, mais égal à 1. On a donc un accroissement du revenu. En période d’inflation, un accroissement équilibré des dépenses et des impôts provoque des tendances inflationnistes supplémentaires (en raison de la hausse de la demande qu’elle provoque).
Normes budgétaires : ppes directeurs.

Pour les libéraux, le budget doit être le + faible possible.

Keynes : interv budgétaire en période de sous emploi pr relancer l’éco.

Les normes :

La raison qui justifie la recherche de normes budgétaires est que le déficit favorise l’inflation. Il s’agit d’un cercle vicieux : l’inflation fait baisser le coût de la dette, et il est alors facile de financer le déficit public en s’endettant. Ensuite, le déficit augmente, l’inflation progresse, …

C’est ainsi qu’est venue l’idée des 3% en France. Si le déficit est supérieur à 3%, on a de l’inflation (sans qu’il y ait de fondement très clair à cette hypothèse). Une autre idée, développée dans les années 1970, voulait que le problème majeur consiste à ne pas augmenter les dépenses publiques plus vite que la croissance du PIB : il s’agissait là plus d’une norme de croissance des dépenses proprement dites, que d’une norme de déficit.

Aujourd’hui, le débat ne tourne plus autour du financement du déficit, mais autour de l’idée que les déficits ont un effet d’inhibition : la demande privée est remplacée par les dépenses publiques (effet de substitution). Dans la perspective d’une économie de l’offre le déficit fait appel à des capitaux qui viennent gonfler la dette, et l’essentiel de la hausse des dépenses publiques est dû à la hausse des dépenses de transfert (allocations chômage, …) qui n’ont pas d’effet stimulant sur l’économie.

Limite de la dette : 60 % du PIB selon Union Eco et Monétaire.
Contestation de l’interventionnisme budgétaire et fiscal :
L’effet d’éviction et la courbe de Laffer.

Thatcher et Reagan sont les premiers dirigeants politiques à remettre en cause les activités interventionnistes dans les économistes post-seconde guerre. Ils se placent en ait dans la perspective de l’économie de l’offre qui veut que cet interventionnisme est improductif, et que seule l’économie privée permet de procurer des richesses.

L’effet d’éviction sert à justifier cette trop forte présence de l’économie publique. Cet effet décrit les situations où l’activité du secteur public supplante celle du secteur privé. Ainsi l’effet d’éviction contribue très vite à éliminer les effets positifs d’une relance par le déficit public : les taux d’intérêt augmentent, la valeur des monnaies également, et le poids de la dette aussi.

L’idée est donc qu’il faut baisser le déficit public, en allégeant notamment la fiscalité. En résume, avec des impôts réduits, on aura une bonne activité et on pourra réduire le déficit.

Cette politique fut pratiquée dans les années 1980 aux Etats-Unis. Et si l’on a observé au début un accroissement simultané des déficits budgétaire et commercial, 15 ans plus tard les Etats-Unis dégagent bien un excédent budgétaire.

La courbe de Laffer constitue le fondement analytique de ce raisonnement.
Limites de la baisse interventionnisme : les prestations de l’Etat (justice, affaires étrangères, éducation, sûreté…)
Les contraintes budgétaires : zone euro : Le PCS : Traité de Maastricht.
II / La politique monétaire.

La politique monétaire se définit comme une action sur la liquidité de l’économie, c'est-à-dire sur la quantité de monnaie ou sur les taux d’intérêt. Il s’agit d’une action entreprise par les pouvoirs publics afin d’atteindre certains objectifs de la politique économique générale.

Le but recherché est en fait de maîtriser l’influence de la quantité de monnaie sur l’économie, pour éviter des tensions inflationnistes, mais aussi une activité freinée par le manque de liquidité.

Les politiques monétaires varient selon les objectifs, tout comme l’importance de la politique monétaire varie selon les périodes. Elle est cependant au premier plan en période d’inflation. Mais elle est plus efficace pour juguler l’inflation que pour relancer l’économie (cf. Keynes).


Action sur les taux d’intérêts :

Il existe deux compartiments pour l’action sur le refinancement : un interbancaire, un autre monétaire.

La BCE va modifier les liquidités afin d’influencer le crédit, soit pour freiner les tensions inflationnistes en baissant les taux d’intérêt, soit en modifiant les taux directeurs à court ou à long terme. Chaque jour, le marché a besoin de liquidités, et la banque centrale influence la quantité de monnaie disponible, en la rendant plus rare ou plus abondante.
Voir «  euro fort ou dollar fort « .

La politique monétaire dans la zone euro et les pouvoirs de la BCE :
La BCE est devenue aujourd’hui l’institution monétaire majeure pour les pays de la zone euro. Un élément historique de la souveraineté des Etats a été abandonné au profit de cette nouvelle autorité.

Cependant, un déséquilibre fondamental risque de menacer le fonctionnement du système à terme. Une question est en effet de savoir comment va se dérouler le processus de décision, en l’absence de pouvoir politique. Pour souligner ce vide politique, le Président Kissinger questionnait déjà avec ironie : « quel est le numéro de téléphone de l’UE ? ». En effet, il est difficile d’imaginer que le Conseil de l’euro devienne une sorte de ministère des finances. Il y a un vide institutionnel et le défi de l’Europe est d’y remédier en avançant davantage vers le fédéralisme. L’enjeu est aussi de faire de l’euro une véritable monnaie.

Chapitre 4 ; les économies dans le monde. (EU UE…)
Voir Presse économique.
CONCLUSION.
Aujourd’hui, on entend crier « non à la mondialisation » comme on crie « non aux tremblements de terre » ! Or, le problème n’est pas là car, à l’inverse des séismes, la mondialisation est un phénomène qui nous appartient. Le problème est donc d’avoir des capacités d’action et de réaction suffisantes.

Il y a incontestablement des aspects négatifs à la mondialisation. Des secteurs et des activités entiers échappent à tout contrôle ou sont délocalisés. Et un des aspects les plus difficiles à accepter est l’accélération des changements. Un sentiment général de précarité se répand face à des mouvements de plus en plus rapides, et de plus en plus difficiles à prévoir. De lus, il n’existe pas d’équilibrage naturel à la mondialisation, et les inégalités augmentent.

Mais il existe aussi des côtés positifs à la mondialisation. Il est important de ne pas faire de la mondialisation le nouveau « bouc émissaire » (« si ça va mal, c’est la faute du FMI » dixit certains gouvernements). C’est simplement que le changement technique impose des évolutions fondamentales, par exemple du travail : nature, rémunération, qualification, …

Les Etats conservent cependant une capacité d’action. En Europe, les administrations et les services publics ne sont pas les mêmes. Dans les relations internationales également, les Etats continuent de jouer un rôle fondamental, et déterminent de cette façon les conditions de l’activité économique. Les Etats gardent bien une certaine influence.

Il n’existe pas de modèle incontestable et transposable. La politique économique doit développer des capacités d’adaptation permanente aux changements techniques et de l’environnement international.

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