Épreuve composée – Eléments de corrigé





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Épreuve composée – Eléments de corrigé
Première partie : Mobilisation de connaissances (6 points)

1. Distinguez la mobilité observée et la fluidité sociale.

La distinction entre mobilité observée (ou taux absolus de mobilité) et fluidité sociale (ou taux relatifs de mobilité) a peu à peu remplacer la distinction entre mobilité structurelle (ou « forcée ») et mobilité nette (ou « pure »).
La mobilité observée est mobilité apparente qui repère les changements de PCS entre génération grâce au calcul des taux absolus de mobilité. Elle est influencée par la transformation des emplois, des occupations et des positions socioprofessionnelles, d’une génération à une autre.
La fluidité sociale ou mobilité relative correspond à la situation dans laquelle la position sociale des individus n’est pas déterminée par leur origine sociale. Elle renvoie à une indépendance statistique entre la position sociale des pères et celle des fils. On mesure la force du lien entre origine et position via la méthode du rapport de chances relatives pour accéder aux «bonnes positions» plutôt qu’aux «mauvaises» (odds-ratio), qui est indépendant de la taille des groupes (on compare par exemple la probabilité pour un fils de cadre de devenir cadre plutôt qu’ouvrier à cette même probabilité pour un fils d’ouvrier).
Ainsi, dans une société où la mobilité observée est importante peut-il y avoir une faible fluidité sociale.
2. Distinguez compétitivité prix et compétitivité hors prix

La compétitivité désigne la capacité d’une entreprise à gagner des parts de marché sur ses concurrents. Pour assurer ces gains de parts de marché, deux stratégies sont possibles.
Une première stratégie consiste à essayer de commercialiser des produits moins chers que les concurrents de façon à attirer les consommateurs. Cette stratégie est par exemple celle appliquée par les entreprises du discount alimentaire, qui propose des produits similaires (ou en tous cas substituables) aux produits proposés par les supermarchés classiques mais à des prix très inférieurs. Ces stratégies cherchent à améliorer la compétitivité prix des entreprises.
Les entreprises qui cherchent à améliorer leur compétitivité hors-prix cherchent elles à proposer biens et services différents par leur qualité, leur caractère innovant ou encore par les services proposés avec les produits (service après-vente, installation à domicile…) : ce n’est plus le critère tarifaire qui doit leur permettre de gagner des parts de marché. C’est par exemple la stratégie mise en oeuvre par Nestlé pour ses dosettes Nespresso, qui sont plus chères qu’un café classique mais propose un service (rapidité de confection d’un expresso) et une qualité qui permettent d’attirer les consommateurs.
Deuxième partie: Etude d’un document (4 points)
Vous présenterez le document, puis vous caractériserez l'évolution des inégalités face au chômage qu’il met en évidence.
Eléments de présentation du document :

Type de document statistique

Graphique courbe

Source

Insee, Tableaux de l’économie française

Titre

Taux de chômage entre 1985 et 2011

Unités

%. Taux de chômage = chômeurs / population active

Période(s)

De 1985 à 2011

Pays concerné(s)

France

Variables présentes

Années, sexe (h/f)

Indicateur statistiques

Taux de chômage en %

Notions à définir

Chômage, inégalités


Points saillants à mettre en évidence :

  • Evolution similaire des courbes de chômage des hommes et des femmes. A quelques variations près, les augmentations et les diminutions sont concomitantes. Hommes et femmes semblent touchés de la même façon par les fluctuations économiques et leur conséquence sur le chômage.

  • Mais, inégalité frappante : le taux de chômage des hommes est systématiquement au dessus de celui des femmes.

  • Tendance à la réduction des inégalités, avec des taux de chômage qui convergent progressivement jusqu’à être quasi similaires en 2007/2008.


Troisième partie : Raisonnement   s’appuyant   sur   un   dossier   documentaire (10 points)

Montrez que l’union économique et monétaire renforce les interdépendances entre les politiques conjoncturelles des Etats membres.

Introduction (Rappeler que vous maîtriser les termes du sujet)

Pouvoirs publics : Etat et ensemble des organisations de protection sociale et collectivités qui lui sont rattachées.

Inégalités économiques : Les inégalités économiques sont les inégalités l’accès aux ressources proprement économiques (revenu et patrimoine notamment, mais aussi emploi par exemple).
Développement (4 paragraphes expliquant chacun un argument… la construction d‘un plan problématisé n’est pas requise)

Argument 1 : Le pouvoirs publics mettent en place des système de redistribution pour lutter contre les inégalités.

La redistribution horizontale couvre les risques sociaux, quel que soit le niveau de revenus. Tout le monde, y compris les mieux rémunérés, peut dans ce cadre bénéficier des prestations sociales. La redistribution verticale couvre des transferts sans contrepartie à destination des plus modestes, elle s’inscrit dans le principe de l’assistance. A contrario, dans la redistribution horizontale, les prestations sociales, versées à l’occasion de la survenue d’un risque couvert, sont liées à des cotisations préalables, sur le principe de l’assurance.

Doc 2 : efficacité des politiques redistributives : comparaison des taux de redistribution pour le premier quintile et le dernier quintile / réduction de l’écart de revenus (comparaison D1 et D10)
Argument 2 : Les pouvoirs publics peuvent agir directement sur la répartition primaire des revenus.

Différence entre redistribution (action de modification de la répartition primaire des revenus) et action sur la répartition de la valeur ajoutée. Action sur le salaire minimum, qui, avant même redistribution, permet de lutter contre les inégalités.

Utilisation du doc 3 : Hausse du SMIC = écrasement de la distribution des salaires donc baisse des inégalités.
Argument 3 : D’une façon générale, les choix de fiscalité des pouvoirs publics permettent d’agir sur les inégalités.

Fiscalité : ensemble des impôts et des taxes perçus par les administrations publiques. Plus généralement, prélèvements obligatoires : impôts et cotisations sociales obligatoires.

Les impôts progressifs contribuent à réduire les inégalités (de situation), alors que les impôts proportionnels n'ont pas d'impact sur les inégalités (expliquer la différence entre les deux). Réduction possible des inégalités de patrimoine par le biais de la fiscalité sur le patrimoine et les successions
Argument 4 : Les pouvoirs publics assurent des productions non marchandes de services collectifs.

Services collectifs : productions non marchandes des administrations prenant la forme de services publics financés par les prélèvements obligatoires et le plus souvent au service de l’intérêt général.

Les services collectifs financés par l’impôt participent à la réduction des inégalités de différentes façons.

  • D'une part, les ménages pauvres n'auraient pas accès à ces services s'ils devaient les payer alors que les riches le pourraient. L'inégalité serait donc accrue.

  • D’autre part, les ménages qui ont des revenus faibles ne contribuent peu ou pas au financement du service collectif tout en en bénéficiant dans des proportions au moins aussi importantes que les autres ménages.

  • Enfin, même si les populations aisées profitent davantage de certains services publics (les personnes aisées vivent plus longtemps et bénéficient davantage des soins gratuits, les enfants des milieux aisés poursuivent plus longtemps leurs études et bénéficient davantage du système éducatif gratuit...), les écarts dans la consommation de services publics sont moindres que dans celle de la consommation privée, ce qui aboutit à une réduction globale des inégalités.

Utilisation du doc 1 sur les équipements collectifs.
Argument 5 : des mesures de discriminations positives sont également mobilisables par les pouvoirs publics.

Exemple des discriminations face à l’emploi qui débouche sur la mise en place de mesure non financière mais qui réduisent les inégalités d’accès à l’emploi (CV anonyme, quotas de femmes dans les CA…)
Dissertation – Eléments de corrigé
La croissance est-elle compatible avec le développement durable ?
Introduction

Accroche et définition : Définir les termes du sujet, rappeler l’existant pour bien commencer la réflexion : c’est-à-dire faire une accroche qui tourne autour de l’urgence écologique, définir rapidement la croissance comme l’augmentation du PIB en volume et la notion de développement durable, en vous servant des 3 piliers par exemple, ou en rappelant l’impératif de préservation des possibilités de développement des générations futures.

Problématique : la croissance semble mener à une impasse ; ici vous devez mobiliser des connaissances personnelles puisque les documents sont assez pauvres en chiffres liés à la dégradation des ressources, et à l’épuisement de celles-ci. Le problème : alors que la croissance nous impose de changer nos comportements économiques, faut-il apprendre à vivre avec moins de croissance ou celle-ci peut-elle, au contraire, nous donner les moyens de pallier les limites auxquelles nous sommes confrontés ?

Annonce de plan (cf. plan ci-après)

Cadre spatio-temporel : Pas nécessaire ici de proposer un cadre spatio-temporel. Ou alors, précisez que ce sujet touche le monde contemporain dans son ensemble.
Proposition de plan

  1. La croissance semble par nature non conciliable avec le développement durable




  1. Les limites écologiques de la croissance

  1. La croissance épuise les ressources naturelles (forêts, hydrocarbures, ressources halieutiques etc.)  tragédie des biens communs.

  2. La croissance ne permet pas à la planète de se renouveler (empreinte écologique trop forte face à la biocapacité de la planète ; cf. doc2, doc4)

  3. La croissance entraîne de trop fortes pollutions ainsi que le réchauffement de la planète de fait des émissions de GES trop importantes (doc3)

  1. La croissance compromet un véritable développement durable

  1. Thèse de la soutenabilité forte : le K naturel n’est pas remplaçable (ex : poissons, espèces menacées, énergies fossiles).

  2. Urgence du problème car la population mondiale augmente fortement et les PED veulent rattraper le niveau de vie des PDEM (doc2). Cela s’avère impossible aujourd’hui avec le mode de consommation et de production actuel (productiviste et énergivore).

  3. Le besoin de croissance pour chaque économie rend la régulation internationale du problème très compliquée : évoquer les difficultés de Kyoto par exemple




  1. La croissance peut apparaître aussi comme une condition du développement durable




  1. La thèse de la soutenabilité faible

  1. Le PT lié à la croissance via les dépenses en RetD va permettre le développement durable : le PT va permettre de substituer un nouveau K au K naturel détruit (poisson d’élevage, énergies renouvelables…) et permettre ainsi une croissance durable

  2. Thèse qui s’illustre avec la courbe environnementale de Kuznets : à expliquer (doc 3)

  3. Avec l’accroissement des niveaux de vie sur la planète peuvent apparaître des modes de vie plus favorables au développement durable : développement du recyclage, du tri sélectif, du covoiturage par exemple, du commerce équitable, des produits bio etc.

Importance alors, dans cette optique, de soutenir les PED technologiquement et d’accepter une « dette écologique » des PDEM envers les PED.

  1. Le rôle de l’Etat et des politiques climatiques indispensables pour concilier croissance et développement durable

  1. Les normes qui réduisent les atteintes à l’environnement de la croissance (donner des exemples de normes de produit, d’émission etc (ampoules, aérosols, recyclage obligatoire de certains déchets, lessives etc.))

  2. Les taxes qui contraignent les comportements des consommateurs et producteurs en augmentant les prix/coûts et qui permettent aux recettes fiscales supplémentaires des I en R & D, le développement de l’éducation, de la santé etc. Voir l’exemple de la Suède (doc1), qui a réussi à modifier les comportements tout en retirant des recettes pour financer le traitement de ses déchets en général.

  3. Les marchés des droits à polluer qui vont inciter les entreprises qui le peuvent à faire des efforts en investissements verts et qui doivent globalement récompenser les efforts d’innovation.

Conclusion : Rappeler grands arguments et ouvrir par exemple sur la difficulté à maintenir des politiques de développement durable en période de crise économique

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